À compter du 1er juillet 2014, Migros indiquera désormais à ses clients Cumulus ce qu'on appelle la « part Cumulus Green ». Les clients pourront ainsi, pour la première fois, évaluer le caractère durable de leurs achats. Cette nouveauté est mise en avant par Publicis.
Rédaction
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4 juillet 2014
Depuis 17 ans déjà, Migros récompense ses clients de leur fidélité avec des points Cumulus. Aujourd'hui, une nouvelle dimension s'ajoute. Les personnes qui participent à Cumulus seront désormais informées de la part de leurs achats réalisée avec des produits issus d'une production durable. Pour la part de Cumulus Green, les achats de produits portant l'un des 12 labels de durabilité actuels seront enregistrés. Tout au long du développement du concept, Migros a misé sur la coopération avec le WWF.
Publicis a accompagné le développement de Cumulus-Green jusqu'à son lancement sur le plan de la communication.
Responsable chez Migros Cumulus : Benedikt Zumsteg (responsable du marketing clients), Roman Reichelt (responsable de la marque ombrelle), Lisa Moser (responsable de la gestion du programme Cumulus), Alexandra Brunner (responsable du marketing direct), Philipp Kuonen (chef de projet marque ombrelle / CI / CD), Daniela Wettstein (chef de projet stratégie marque ombrelle), Nathalie Lustenberger (chef de projet junior). Responsable chez Publicis : Wim Roelfs (CD), Carlos Mejia et Marvin Hugentobler (direction artistique), Oliver Gisi (texte), Karin Lang, Dolores Baeza et Maria Gasieniec (conseil), Adrian Häni, Samuel Bollow et Flavia Hänni (PAO/lithographie), Romeo Bucceroni (conseil en production). Photographie : Markus Müller.
Onlineprinters renforce sa direction
Michael Fries, ancien membre du directoire de CEWE Color, rejoindra la direction d'Onlineprinters à compter du 1er juillet 2014. Cet acteur majeur du secteur de l'imprimerie prendra la direction de l'entreprise aux côtés de Walter Meyer.
Rédaction
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4 juillet 2014
Walter Meyer est le fondateur et CEO de Onlineprinters. Ensemble, ils dirigeront la Online-printers Holding et ses filiales Druckerei und Verlag E. Meyer et Onlineprinters. Fries, spécialiste de l'impression en ligne, apporte une longue et vaste expérience stratégique et pratique de la branche, comme l'indique un communiqué publié jeudi. Dans sa dernière position en tant que membre du conseil d'administration du fabricant de livres de photos CEWE Color, il était responsable jusqu'à fin 2013 de ses opérations en Allemagne et de la mise en place de l'imprimerie en ligne B2B Viaprinto. Il a acquis une expérience internationale en matière de management auprès du Boston Consulting Group. Auparavant, il a dirigé la production de Mohn Media chez Ber-telsmann AG dans les domaines du prépresse et de l'impression de feuilles.
Photo de presse : La nouvelle direction de Onlineprinters (de g. à dr.) : Walter Meyer (fondateur et directeur) et Michael Fries (directeur depuis le 1er juillet 2014).
Franz & René : Saga de la Suisse de l'énergie, partie 2
Dans le cadre de son mandat pour Energie Suisse, l'agence bernoise bilingue Franz & René lance deux nouvelles campagnes de sensibilisation.
Rédaction
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4 juillet 2014
La première campagne vise à encourager l'utilisation du vélo au quotidien. La seconde encourage l'extinction complète des appareils électroniques avant le départ en vacances, indique l'agence dans un communiqué.
La campagne Velo-Affair a été créée en collaboration avec Suisse Mobile, Swiss Cycling et Pro Velo Suisse. Cette campagne interactive à 360°, placée sous le slogan "Velo Affair", vise à communiquer au grand public la tendance selon laquelle le vélo est un moyen de locomotion très apprécié des Suisses. Un concours photo en ligne, dans le cadre duquel les participants montrent leur amour du vélo en postant des photos personnelles et originales sur le microsite Velo-affair.ch spécialement créé à cet effet, combiné à différentes mesures de communication telles que l'affichage, les annonces et les bannières web, sont les principaux éléments de la campagne. Un jury de spécialistes ainsi que les utilisateurs en ligne via leurs "likes" permettent aux participants de gagner des prix tels que de l'argent ou l'un des trois vélos. La campagne est également soutenue par une action de street marketing, par la distribution simultanée de 20'000 housses de selle de vélo dans toute la Suisse et par la présence d'une équipe de photographes lors des slowUp de Morat, Soleure et Sion (organisés par Suisse Mobile).
Actuellement, plus de 800 photos sont postées sur le microsite Velo-affair.ch. Le concours se termine fin août 2014.
La campagne Déconnecter a été créée en collaboration avec Swisscom, Sunrise et UPC Cablecom. Selon l'agence, de nombreuses personnes ne savent pas que leurs appareils électroniques continuent de consommer du courant lorsqu'ils sont éteints, mais toujours branchés à la prise électrique. Cette thématique est l'élément principal de la nouvelle campagne de sensibilisation, qui démarre à point nommé avant les vacances.
La campagne est divisée en deux vagues : Une première avant les vacances d'été et une seconde avant les vacances d'automne. La première vague est présente avec une campagne d'affichage dans les rues et les gares ainsi qu'un spot dans les cinémas en plein air. Une action de street marketing a été mise sur pied avec des lunettes de soleil et des étiquettes de valise rappelant l'objectif de la campagne "En vacances, déconnectez ! La présence sur le site Internet des CFF complète la campagne. La deuxième vague, en automne, se déroulera principalement en ligne.
Responsable chez Energie Suisse : Chantal Purro (Office fédéral de l'énergie OFEN). Responsable chez Franz & René : Valérie Pecalvel (Direction stratégique ), Luciano Gerber (Direction du service client), Nicole Gütiger (Account Manager), Marco de Albuquerque (Junior AD), Sven Jungo (Design graphique).
La norme pénale contre le racisme a mauvaise presse, et pas seulement depuis les plaintes peu informées contre Massimo Rocchi, Alexander Tschäppät et d'autres. Mais les médias laissent volontiers d'autres procédures à droite. Par Hans Stutz
Rédaction
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3 juillet 2014
Les mêmes partis, associations et commentateurs s'en prennent à la "loi antiraciste LRA" depuis bientôt vingt ans, en utilisant toujours les mêmes arguments. La plainte pour "atteinte à la liberté d'expression" est particulièrement appréciée, y compris de la part de la droite bourgeoise, qui couvre volontiers les journalistes de plaintes pour atteinte à l'honneur. Le reproche de "politiquement correct" est également rarement absent. Arthur K. Vogel, rédacteur en chef du Bund, n'échappe pas à la règle. Dès l'hiver, il s'est énervé "contre la charia du politiquement correct", contre "un ensemble de lois et de sanctions dont les auteurs et les exécutants" sont inconnus. Au début de l'été, il commente maintenant l'acquittement obtenu par Dominic Lüthard, président du parti d'extrême droite National Orientierter Schweizer PNOS, devant la Cour suprême. Lors d'une manifestation à Langenthal en octobre 2010, Lüthard avait d'abord mis en garde contre la menace de "l'islamisation", puis avait nettoyé cinq minarets en carton d'un drapeau suisse avec un balai. Lüthard veut-il vraiment seulement dire que les cinq minarets suisses existants doivent disparaître ? Toujours est-il que les personnes désireuses de discriminer ont l'habitude de parler en symboles lorsqu'elles veulent exclure des minorités ou les priver de leurs droits. Deux organisations déposent une plainte pénale. Vogel les accuse de vouloir "poursuivre en justice des actions ou des opinions politiques déplaisantes". En clair : Vogel discrédite ce qu'il prétend défendre. Il ne prend pas en considération le fait que Lüthard, avec les cinq minarets en carton qui représentent les cinq minarets suisses existants, a peut-être aussi voulu expulser tous les musulmans du pays, ce qui serait alors punissable. Conclusion : l'acquittement des juges suprêmes bernois est compréhensible, mais pas les réserves de Vogel à l'encontre des auteurs de la plainte et du procureur.
Une deuxième observation mérite d'être faite : les médias s'intéressent avec persévérance aux plaintes pénales douteuses contre des personnalités, mais laissent de côté d'autres procédures pénales pour racisme. Le procès contre Willy Schmidhauser, ancien président des Démocrates Suisses SD du canton de Thurgovie, n'a récemment fait l'objet que d'articles dans les médias locaux. La procédure avait pourtant débuté en novembre 2009, quelques jours avant la votation sur l'interdiction des minarets, par un article du SonntagsZeitung qui avait eu un retentissement national. L'homme des SD avait alors affirmé - après des citations coraniques choisies arbitrairement - dans le journal Schweizerzeit d'Ulrich Schlüer qu'une "cohabitation amicale et fédérale" avec les musulmans était impossible. L'immigration et la naturalisation des musulmans devraient être repensées. Oui, il ne reste "que le rapatriement massif des musulmans". Après les premiers rapports des médias, le conseiller national UDC Schlüer a rapidement écrit qu'il s'agissait d'une "erreur". Des mois plus tard, des musulmans genevois ont déposé une plainte pénale parce que personne d'autre ne l'avait fait et que les autorités de poursuite pénale n'étaient pas non plus intervenues, bien que la norme pénale contre le racisme fasse partie des délits poursuivis d'office. Après presque trois ans, le procureur a classé la procédure contre Schlüer. Avec une justification compréhensible, l'auteur est en premier lieu responsable d'un texte publié. Mais ce qui est remarquable, c'est que l'ordonnance de non-lieu prouve le manque de contrôle de la qualité au sein de la rédaction de la Schweizerzeit. Tant le rédacteur en chef Schlüer que le "rédacteur final" Reinhard Wegelin se sont défendus avec succès en indiquant qu'ils n'avaient pas du tout examiné le texte de Schmidhauser de près avant de le publier dans le journal. L'essentiel était que la longueur soit correcte. Le tribunal de district d'Andelfingen l'a désormais constaté en première instance : Le texte de Schmidhauser est discriminatoire. Le jugement n'est pas encore définitif. Certains médias régionaux en parlent, les autres se taisent. Même le Der Bund d'Arthur K. Vogel. Le silence permet aussi de créer une ambiance.
Hans Stutz, Lucerne Conseiller cantonal pour les Verts et auteur de la chronologie "Racisme en Suisse".
Pour la première fois, moins de 6 milliards de francs
Le chiffre d'affaires national cumulé des grands groupes de médias s'élevait à 5,9 milliards de francs en 2013. Cela représente une baisse de près de 4 % par rapport à 2012. Le chiffre d'affaires à l'étranger n'ayant reculé que de 1,1 %, on observe au total une baisse de 3,6 %, pour un chiffre d'affaires total de 6,5 milliards de francs.
Rédaction
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3 juillet 2014
Les chiffres d'affaires réalisés en Suisse continuent certes de se contracter, mais moins fortement qu'entre 2011 et 2012. Alors qu'ils avaient encore reculé d'environ 300 millions de francs l'année dernière pour les sept entreprises de médias actives dans le journalisme et les quatre régies, le chiffre d'affaires a diminué de "seulement" 236 millions de francs en 2013. Cela correspond à une baisse de 3,9 pour cent. Les régies (Publigroupe, Goldbach Group, Publisuisse ainsi que APG|SGA) ont perdu un peu moins. Toutefois, le chiffre d'affaires de Publigroupe, et donc de la commercialisation de la presse, a baissé de 7,6 %, tandis que celui des deux régies publicitaires TV et radio (Publisuisse et Goldbach Group) a augmenté de 1,6 %. En revanche, la SGA, qui avait progressé entre 2011 et 2012, a de nouveau subi un recul de 2,7 %. La SSR, dont les recettes de la redevance sont assurées, affiche pour la deuxième fois consécutive un chiffre d'affaires en baisse. Depuis 2002, il a toutefois augmenté de 7,9 % ou 118 millions pour atteindre 1,6 milliard de francs.
UPC prend ses distances avec Publigroupe
Le graphique "Aperçu de l'évolution du chiffre d'affaires" illustre ces différentes évolutions. Il montre également qu'UPC Cablecom, recensée depuis 2009, a augmenté son avance sur le chiffre d'affaires national de Publigroupe, qui atteint désormais plus de 400 millions de francs. En 2009, UPC avait encore un retard d'environ 179 millions de francs. Alors que le chiffre d'affaires national de Publigroupe a diminué de plus de 450 millions de francs depuis lors, celui d'UPC a augmenté d'environ 129 millions. Il convient de noter qu'en 2012, Publigroupe a adopté les Swiss GAP RPC pour sa présentation des comptes, où le chiffre d'affaires net, nettement plus faible, constitue la nouvelle unité de mesure. En 2013, APG|SGA a également fait ce pas. Toutefois, les effets sur le chiffre d'affaires ne sont ici que marginaux, car contrairement à Publigroupe, elle ne commercialise que ses propres espaces publicitaires. Comme Goldbach et Publisuisse continuent de présenter leur chiffre d'affaires selon les IFRS ou une norme comparable, le total de la facturation de Publigroupe a été utilisé pour les comparaisons croisées avec d'autres entreprises. En 2013, ce dernier s'élevait à environ 830 millions de francs en Suisse.
Comme le montre le graphique "Evolution du chiffre d'affaires des régies en Suisse", la différence entre Publigroupe et Goldbach Group s'est réduite depuis 2002, passant de plus de 1,6 milliard de francs à environ 425 millions de francs. Avec un chiffre d'affaires national en hausse de 2,5 % à 405 millions de francs, Goldbach Group conserve clairement la deuxième place devant Publisuisse qui, avec 324 millions de francs, a pu augmenter son chiffre d'affaires de 0,5 %. En revanche, APG|SGA a vu son chiffre d'affaires national reculer de 2,7% à 289,1 millions de francs. En comparaison à long terme avec 2002, tant APG|SGA que Publisuisse et Goldbach sont toutefois nettement en hausse, alors que Publigroupe a perdu depuis lors pas moins de 947,4 millions de francs ou 53,3 pour cent de son volume facturé.
Ringier au plus bas
Quatre entreprises ont contribué à la baisse du chiffre d'affaires en Suisse des grands acteurs par rapport à 2012, pour un total de 218,2 millions de francs. La plus importante est Publigroupe avec 72,6 millions de francs. Suivent Ringier avec 60,7 millions, la Basler Zeitung Medien avec 48,3 millions et le groupe de médias NZZ avec 36,6 millions de francs. Au total, les entreprises de médias actives dans le domaine de la publication ont réalisé l'année dernière en Suisse un chiffre d'affaires de 165,6 millions de francs, soit 3,6% de moins qu'en 2012. Si l'on exclut la SSR, le recul absolu du chiffre d'affaires se réduit certes à 146,5 millions de francs, mais le recul relatif augmente à 5,0%. Comme le montre le graphique "Evolution du chiffre d'affaires des maisons de presse en Suisse", seule Tamedia a pu augmenter son chiffre d'affaires. Et ce, après un net recul l'année dernière. Tous les autres ont subi des pertes. Ringier a atteint son plus bas niveau avec 710,7 millions de francs et a perdu depuis 2002 environ 111 millions de francs ou 13,5 pour cent de son chiffre d'affaires en Suisse. La vente de la participation dans Betty Bossi et des magazines de programmes à Axel Springer y a bien sûr contribué.
En revanche, le groupe NZZ Medien a réalisé en 2013 pratiquement le même chiffre d'affaires qu'en 2002. A l'époque, les médias LZ n'étaient toutefois pas encore consolidés. En 2002, ils ont atteint un chiffre d'affaires de 122,1 millions de francs. La NZZ s'est également constitué un petit coussin pour l'avenir en reprenant intégralement la Freie Presse Holding, car de ce fait, les chiffres d'affaires des deux maisons d'édition régionales de Saint-Gall et de Lucerne sont pratiquement entièrement intégrés dans le chiffre d'affaires de la NZZ.
Somedia désormais devant Baz
Après avoir vendu toutes ses activités d'impression et s'être recentrée sur son cœur de métier, la Basler Zeitung a subi une véritable cure de jouvence qui se traduit par une baisse de près de 28 pour cent de son chiffre d'affaires global, qui s'élève désormais à 126,3 millions de francs. Elle est ainsi passée derrière Somedia (anciennement Südostschweiz Medien) qui, après une baisse de 5,9 pour cent l'année dernière, a encore réalisé un chiffre d'affaires de 128,1 millions de francs et est ainsi revenue à peu près au niveau de 2003. Par rapport à 2002, le recul est de 8,9 pour cent, alors qu'il est de près de 60 pour cent inférieur à celui de la Basler Zeitung Medien. C'est surtout pour cette raison que l'AZ Medien a pu conserver sans problème sa position de numéro quatre des maisons de presse, conquise en 2010. Contrairement à 2012, où les chiffres d'affaires achetés à des médias électroniques régionaux avaient permis de faire un bond en avant du chiffre d'affaires, ils ont maintenant de nouveau dû faire face à un recul de 3,8 pour cent à 242,2 millions de francs. Par rapport à 2002, il reste toutefois une augmentation du chiffre d'affaires de 22 pour cent, soit près de 44 millions de francs.
Baisse de la part de la presse écrite
Le net recul du chiffre d'affaires des maisons de la presse n'est pas vraiment étonnant au vu de la baisse du volume publicitaire de la presse de 168 millions de francs, soit 9,4 %. Comme chaque année, nous essayons donc ici d'analyser un peu plus en détail la dépendance des deux plus grandes maisons de presse vis-à-vis du marché de la publicité imprimée. Si l'on additionne les parts de revenus issues de la vente d'annonces et de l'impression, on constate que Ringier et Tamedia dépendent de moins en moins du marché de la publicité imprimée (voir graphique "Parts de revenus issues du marché de la publicité imprimée"). Chez Tamedia, elle est pour la première fois inférieure à 50 pour cent et chez Ringier, à 40 pour cent. Tamedia "profite" toutefois d'une nouvelle règle comptable, car depuis 2013, les chiffres d'affaires des participations de 50 pour cent dans des entreprises cotées en bourse ne peuvent plus être pris en compte proportionnellement. Et comme cela concerne, avec 20 minuti Ticino, Berner Oberland Medien et Edita au Luxembourg, trois participations avec une part élevée du chiffre d'affaires provenant du marché de la publicité imprimée, le chiffre d'affaires de la presse a plus fortement baissé sur le plan comptable que dans la réalité. Cet effet ne devrait toutefois représenter qu'un à deux points de pourcentage.
Augmentation de la part du non-print
En revanche, les parts de revenus provenant du non-print ont nettement augmenté chez les deux éditeurs (voir graphique). Chez Ringier, elles représentent déjà plus d'un tiers. Ringier profite aussi du secteur du divertissement et des recettes du groupe Energy. Ici, l'évolution est linéairement à la hausse depuis 2009. Contrairement à Tamedia, où l'on n'enregistre une nette tendance à la hausse que depuis l'année dernière. Ce sont surtout les diverses reprises dans le domaine en ligne qui ont contribué à cette évolution, notamment la joint-venture avec Ringier pour la plateforme d'emploi Jobs-ch. Le produit des médias en ligne de Tamedia a ainsi augmenté de pas moins de 53 pour cent pour atteindre 204,6 millions de francs. A l'inverse, Tamedia a dû essuyer un petit revers au niveau des parts de revenus provenant de la distribution (voir graphique). L'augmentation des prix de vente des médias imprimés n'a donc pas suffi à compenser le recul du tirage vendu.
En revanche, le groupe NZZ Medien a pu augmenter ses revenus issus de la distribution (marché des lecteurs) de près de 1 million de francs par rapport à l'année précédente, pour atteindre 153,8 millions de francs. Cette croissance est exclusivement due aux médias régionaux, qui ont encaissé près de 2 millions de francs supplémentaires et ont ainsi surcompensé la perte de 1 million de NZZ Medien. Avec 198,5 millions de francs, le groupe NZZ Medien a en revanche perçu 7,7 pour cent de moins qu'en 2012 sur le marché publicitaire. Ces recettes ne sont toutefois pas ventilées entre la presse écrite et les autres médias. Les informations sur les segments qui viennent d'être publiées montrent tout de même que les médias NZZ ont perdu 8,0 pour cent de leur chiffre d'affaires sur le marché publicitaire et les médias régionaux 10,1 pour cent.
D'immenses différences
Malheureusement, les entreprises ne vivent pas du chiffre d'affaires, mais de ce qu'il reste au bout du compte, c'est-à-dire du bénéfice. Et là, les différences restent énormes. Alors que Tamedia a pu afficher en 2013 un bénéfice net de 118,5 millions de francs, en baisse de 5 pour cent, Somedia n'a réalisé qu'un million de francs et AZ Medien seulement 1,8 million de francs. Les deux sociétés de commercialisation Publigroupe et Goldbach Media ont enregistré une perte. Chez Publigroupe, cette perte est due à l'activité d'impression, qui a été vendue à la société de participation allemande Aurelius. La perte de Goldbach Media repose sur des amortissements de goodwill et d'autres valeurs immatérielles ainsi que sur des corrections de valeur chez Wilmaa Digital TV. Hors effets exceptionnels, le groupe affiche un bénéfice de 9,4 millions de francs pour 2013, soit près d'un tiers de plus qu'en 2012.
Le graphique "Bénéfices et pertes" montre une véritable société à trois vitesses. Tamedia, qui enregistre régulièrement des bénéfices à trois chiffres depuis 2010, vit dans un monde à part. Depuis le pic de 177 millions de francs en 2010, il a toutefois diminué de près d'un tiers entre-temps. Quatre entreprises avec des bénéfices à deux chiffres inférieurs à 50 millions de francs (SRG, NZZ Mediengruppe, Ringier et APG|SGA) se trouvent pour ainsi dire en deuxième classe. Le loueur d'emplacements d'affichage est la seule entreprise, avec Tamedia, à se situer au-dessus de la moyenne. Les 47,7 millions de francs représentent donc son deuxième meilleur résultat depuis 2002. Seule l'année 2007 avait fait mieux avec 65,4 millions de francs. Ringier, en revanche, avec 26,5 millions de francs, n'a affiché un bénéfice net encore plus bas qu'en 2011 (22,8 millions) et 2009 (17,8 milliards). Le groupe de médias NZZ a réalisé un résultat de 24,9 millions de francs, à peine inférieur à la moyenne décennale de 25,9 millions de francs. Après la perte importante de l'année précédente - due à une provision unique pour la caisse de pension - la SSR a renoué avec les bénéfices.
Baz à nouveau bénéficiaire
En troisième classe se trouvent les entreprises avec des bénéfices ou des pertes à un chiffre. La Basler Zeitung Medien, qui a réalisé l'année dernière un bénéfice de 8,1 millions de francs, se distingue positivement. C'est huit fois plus que Somedia, dont le chiffre d'affaires est à peu près équivalent. En tant que filiale de la SSR, Publisuisse ne vise pas un bénéfice élevé, car l'achat de temps d'antenne publicitaire et de sponsoring auprès de sa mère est nettement plus important pour la SSR. En 2013, 281 millions de francs ont ainsi été versés dans les caisses de la SSR. Le bénéfice de 2 millions de francs de l'année dernière n'est que de 0,6 million de francs inférieur à la moyenne sur dix ans.
En revanche, le bénéfice de 1,8 million de francs d'AZ Medien est nettement inférieur à la moyenne décennale de 6,5 millions. Selon le rapport annuel 2013, cela s'explique entre autres par les coûts de mise en place du portail d'information Watson, qui s'élèvent à environ 3 millions de francs. Ce portail engloutira encore plus d'argent qu'il n'en rapportera cette année et dans les années à venir.
En plus des investissements dans la nouvelle chaîne de télévision nationale TV24 et dans une nouvelle machine à imprimer, AZ Medien veut investir 45 millions de francs cette année. C'est ce qu'a annoncé le CEO Axel Wüstmann dans une interview accordée au journal interne Nordwestschweiz. L'interview était intitulée "Ne vous surestimez-vous pas avec vos investissements ? Au vu de la baisse des revenus dans le secteur de la presse écrite, il s'agit d'une question tout à fait justifiée, qui souligne tout de même l'indépendance rédactionnelle de la Nordwestschweiz.
La P devient-elle un cheval de course ?
En ce qui concerne les marges de profit et de perte (par rapport à la part du chiffre d'affaires total), il existe plutôt une société à deux vitesses. Comme le montre le graphique, quatre entreprises se situaient en 2013 au-dessus de la moyenne de 3,6 pour cent. Dans cette optique, les médias Basler Zeitung ont dépassé le groupe de médias NZZ. Et l'APG|SGA se situe encore clairement devant Tamedia. Les deux entreprises sont toutefois les seules à atteindre une marge à deux chiffres. Avec 2,6 pour cent, Ringier se situe juste derrière la moyenne de 3,6 pour cent. La SSR, qui occupe la sixième place, parvient au moins à une marge de un avant la virgule. Toutes les autres se situent en dessous ou sont même négatives, comme pour les deux régies qui enregistrent une perte. Il y a un an, Publigroupe réalisait encore la marge bénéficiaire la plus élevée avec 17,6 pour cent, devant Tamedia, AZ Medien, APG|SGA et le groupe de médias NZZ. La vente de Publicitas, qui génère des pertes, est donc également judicieuse de ce point de vue. Reste à savoir si le nouveau propriétaire pourra redresser la barre de manière aussi radicale et transformer à nouveau ce cheval boiteux en un cheval de course. Le doute est permis.
Baisse du nombre d'employés
Derrière tous ces chiffres, il y a bien sûr aussi des personnes. C'est pourquoi le MTJ recense depuis 2002 le nombre de collaborateurs à la fin de chaque exercice. Il n'est toutefois pas facile de les comparer 1:1, car Ringier et Somedia indiquent les têtes, alors que toutes les autres additionnent les pourcentages de postes pour calculer les postes à plein temps (FTE). Pour suivre malgré tout l'évolution, le MTJ a calculé un indice des collaborateurs qui commence par la valeur 100 pour toutes les entreprises en 2002. Le graphique correspondant montre une évolution très différente, fortement marquée par les maisons de presse, qui emploient toujours plus de la moitié des personnes. L'indice global évolue donc en grande partie parallèlement à celui des maisons de la presse et ne figure pas dans le graphique pour des raisons de clarté. Les maisons de la presse avaient atteint leur point culminant en 2007 avec un indice de 110 et sont retombées depuis lors de 12 points en dessous de leur valeur initiale. La SGA|SGA a atteint son pic de 124 un an plus tard. La valeur actuelle de 90 est bien sûr fortement liée à l'abandon en Europe du Sud et de l'Est. Ceci contrairement à Publigroupe, dont la chute de près de la moitié depuis 2008 devrait surtout être marquée par l'évolution en Suisse. En revanche, l'indice des régies TV et radio a crevé le plafond. Le Goldbach Group, qui s'est développé en Suisse et à l'étranger, a largement contribué à ce résultat.
Tamedia 2013 comme 2002
En revanche, la performance par tête des différentes entreprises n'est comparable que si elles indiquent le nombre de collaborateurs sur la même base. C'est pourquoi la comparaison entre Ringier et Tamedia, en soi attrayante, n'a pas de sens. Mais une comparaison entre Tamedia, le groupe de médias NZZ et AZ Medien est tout à fait possible et attrayante pour la période depuis 2002. Le graphique "Chiffre d'affaires par poste à plein temps" révèle quelques faits remarquables. Ainsi, en 2006, Tamedia a réalisé de loin la valeur la plus élevée par ETP avec environ 427 000 francs. Après l'intégration d'Espace Media en 2007, cette valeur a toutefois chuté de près d'un quart jusqu'en 2009 pour s'établir à 320 000 francs. L'intégration d'Edipresse a ensuite entraîné une légère hausse et, en 2013, la rentabilité par FTE était de nouveau au niveau de 2002. On peut alors se demander où sont passés les effets de synergie tant vantés. Christoph Zimmer, directeur de la communication d'entreprise de Tamedia, pose d'une part la question inverse, à savoir où en serait la valeur sans les fusions. D'autre part, il souligne à juste titre que le chiffre d'affaires par FTE doit être interprété avec une certaine réserve. Ainsi, les investissements dans de nouveaux projets n'entraînent dans un premier temps qu'une augmentation du nombre de collaborateurs, mais ce n'est qu'avec un certain retard que le chiffre d'affaires augmente en conséquence.
Rentabilité alignée
Cet argument s'applique toutefois moins à l'évolution plutôt erratique d'AZ Medien, car la croissance du chiffre d'affaires a été presque exclusivement réalisée par l'acquisition de médias déjà établis. En revanche, le groupe NZZ Medien n'a cessé d'augmenter son chiffre d'affaires par ETP depuis 2002, pour atteindre aujourd'hui 318 000 francs. On observe une augmentation particulièrement forte après la consolidation intégrale du chiffre d'affaires de LZ Medien à partir de 2004. Il est intéressant de noter que les valeurs des trois entreprises de médias se rapprochent fortement depuis 2009, la première année après le grand effondrement du chiffre d'affaires. Alors qu'en 2012, la valeur était pratiquement la même pour les trois, en 2013, le groupe NZZ Medien ne devançait l'AZ Medien que de 22 000 francs, alors qu'en 2002, ce dernier devançait encore le groupe NZZ Medien de 83 000 francs.
Mais c'est la Basler Zeitung Medien qui a clairement tiré le gros lot l'année dernière. Elle a triplé son chiffre d'affaires par ETP pour atteindre près de 800 000 francs. Ceci après une réduction radicale du personnel de 630 à 158 postes à plein temps par la vente de toutes les activités qui ne faisaient pas partie de l'activité principale du quotidien - notamment tout le secteur de l'impression.
Ueli Custer
Coupon Plus construit des ponts entre l'imprimé et le mobile
À la demande de l'association Curaviva Thurgovie, Brüggli Medien a mis en place, en collaboration avec Coupon Plus, une campagne d'image visant à générer des prospects pour le secteur du recrutement.
Rédaction
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3 juillet 2014
La campagne vise à augmenter l'attractivité des maisons de retraite et des établissements de soins en tant que lieu de travail et de vie. Dans l'air du temps, la campagne s'oriente également vers l'utilisation de terminaux mobiles. L'un des éléments est la promotion de la campagne sur des affiches contenant un code QR. Celui-ci mène à la page Page de renvoi adaptée aux mobiles de Curaviva Thurgovie, sur lequel les personnes intéressées peuvent facilement demander des informations sur les possibilités de formation spécifiques et les opportunités de carrière via un formulaire en ligne.
Qu'est-ce que la Swiss Academy of Marketing Science et que veut-elle ?
Outre la remise du « Rigour & Relevance Research Award » et du « Swiss Academy of Marketing Science Award », la Swiss Academy of Marketing Science est appelée à devenir la marque ombrelle des produits de formation.
Rédaction
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3 juillet 2014
Thorsten Tomczak a dévoilé le secret de l'institution qui se nomme courageusement et avec ambition Swiss Academy of Marketing Science. Elle veut servir de lien entre le public intéressé et les chaires de marketing. L'éventail de ses activités est large et comprend la stimulation de la recherche en marketing, le développement de la coopération entre les universités suisses au-delà du Röstigraben et la création d'une formation de haute qualité. La nouvelle de la création de l'Académie a suscité beaucoup d'applaudissements et d'attentes. A l'heure actuelle, des activités futures prometteuses sont déjà visibles, notamment dans le domaine de la formation continue.
Une bonne réponse à la situation actuelle
Des nuages gris et noirs planent au-dessus des universités suisses. Le programme Erasmus est menacé, la corne d'abondance de l'Etat se montre asséchée. La concurrence des hautes écoles spécialisées se montre sûre d'elle. Il semble que cette situation de plus en plus étroite représente aussi une chance. La pression extérieure crée des alliés. La Swiss Academy of Marketing Science veut agir sur la politique intérieure et extérieure. En politique intérieure, elle défend un marketing qui travaille de manière scientifique et qui se rapproche davantage de la pratique. A l'extérieur, elle rappelle la pertinence des activités de recherche suisses.
Deux récompenses comme signaux des objectifs (et des valeurs) poursuivis
Le premier prix, le Rigour & Relevance Research Award, a été remis au chercheur Prof. Dr Reto Hofstettler, qui a commencé sa carrière à l'Université de Berne, l'a poursuivie à l'Université de Saint-Gall et enseigne désormais à l'Université de Lugano. L'éloge a été prononcé par Thomas Amstutz, CEO de Feldschlösschen Boissons SA et président du jury. Son travail de recherche a été honoré en soulignant clairement que le travail lui-même et les résultats étaient compréhensibles et d'une grande utilité pour la pratique. Le deuxième prix, le Swiss Academy of Marketing Science Award, a été décerné au Dr Dominique von Matt. En tant que cofondateur et président du conseil d'administration de l'agence de publicité la plus performante de Suisse à l'heure actuelle, il prend le temps depuis des années d'initier les étudiants de l'université de Saint-Gall, mais aussi d'autres universités, au travail d'agence. Ici, le lien entre la pratique, l'enseignement et l'université est réalisé au plus haut niveau. L'éloge a été prononcé par le professeur Harley Krohmer de l'université de Berne et vice-président de la Swiss Academy of Marketing Science.
Le premier projet de coopération : un programme de master
Les éléments du nom "Academy" et "Science" font référence à l'éducation et aux projets éducatifs. Dans un marché qui n'est pas transparent, il s'agit de créer des cursus qui répondent aux exigences les plus élevées. La Swiss Academy of Marketing Science devient la marque ombrelle des produits de formation. Elle garantit ainsi la modularité dans différents lieux de réalisation, donc, de fait, un standard de qualité. Un premier projet est en cours dans les universités de Berne et de Saint-Gall. Deux cours CAS seront proposés à Berne et un cours CAS à Saint-Gall. D'autres éléments pour un diplôme de master prévu proviennent des deux institutions. La première formation CAS en gestion du marketing et de la vente a déjà eu lieu avec succès et débutera le 18. 9. 2014. Les détails sont disponibles sur www. imu-weiterbildung.ch. Le professeur FH Robert Hasenböhler, responsable de la formation continue à l'Institut de marketing et de gestion d'entreprise de l'Université de Berne, se montre optimiste : "Nous sommes nous-mêmes un peu surpris par le succès de ce premier cursus, mais nous en sommes très heureux".
Et quoi d'autre ?
Il est évident que d'autres services passent par l'Académie : elle assume le patronage de manifestations de haute qualité. Elle soutient les publications. Elle représente aussi bien la science que la communauté suisse du marketing. Dans tous les cas, les responsables ne manqueront pas de travail. www. academy-of-marketing-science.ch (red)
La télévision sociale est-elle déjà en train de disparaître ?
Il y a environ un an, tout le monde ne parlait que de la télévision sociale. Mais l'engouement dans les médias et parmi les spécialistes s'est quelque peu essoufflé ces derniers temps. En va-t-il de même pour son utilisation ? La télévision sociale serait-elle donc déjà sur le déclin avant même d'avoir vraiment pris son essor ?
Rédaction
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3 juillet 2014
Une étude récente du Council for Research Excellence aux Etats-Unis fournit quelques éléments de réponse à cette question. Elle suggère qu'il existe bel et bien un groupe pertinent de consommateurs qui élargissent leur expérience télévisuelle grâce aux médias sociaux. Elle montre en outre que l'utilisation de Facebook & Co. joue justement un rôle dans les nouveaux formats TV et pendant les reportages sportifs. Pour l'étude "Talking Social TV 2", le Council for Research Excellence a examiné à la loupe l'utilisation des médias sociaux liés à la télévision de 1665 internautes américains âgés de 15 à 54 ans. Pendant une période de trois semaines, les participants à l'étude ont été priés de documenter leur quotidien médiatique à l'aide d'une application. L'accent était mis sur la consommation de télévision en prime time et l'utilisation des médias sociaux. A la fin de la période d'étude, les chercheurs ont pu analyser 78 000 entrées de journal concernant 1600 émissions de télévision. Les résultats de ces analyses montrent tout d'abord que 19% des consommateurs utilisent quotidiennement les médias sociaux en rapport avec la télévision. Il s'agit aussi bien de l'utilisation de médias sociaux liés à la télévision directement pendant le programme télévisé qu'à n'importe quel autre moment. Un regard plus attentif sur cette utilisation de la télévision sociale au sens large, qui ne comprend pas seulement la publication active, mais aussi la lecture de contributions autour de la télévision, montre que les médias sociaux sont utilisés de plus en plus souvent : L'utilisation des médias sociaux liée à la télévision a lieu aussi bien pendant la télévision (10% des consommateurs) qu'en dehors de l'événement télévisuel proprement dit (11% des consommateurs). Selon l'étude, les femmes (indice 109) sont légèrement plus affinitaires pour la social TV. L'âge médian de 35 ans montre en outre clairement que les plus jeunes ne sont pas les seuls à être actifs.
Une analyse des sessions TV recensées révèle que les consommateurs utilisent également les médias sociaux pendant une session de prime time sur six (16%). Dans la moitié de ces cas (8% de toutes les sessions TV), l'utilisation de Facebook, Twitter & Co. a également un rapport avec la TV - soit avec le programme actuellement diffusé (7% = Social-TV au sens strict), soit avec d'autres émissions (1%). Les 25-34 ans ont une affinité particulière pour la social TV au sens strict (indice 131). Les plates-formes sociales les plus appréciées pendant la consommation TV sont Facebook, utilisé pendant 11% des sessions TV, loin devant Twitter (3%).
Dans des analyses supplémentaires, les chercheurs américains sont arrivés à la conclusion que les consommateurs aiment surtout échanger des informations sur les contenus avec leurs amis et leur famille pendant les toutes nouvelles émissions de télévision : Facebook, Twitter & Co. sont utilisés dans 10 pour cent de toutes les sessions TV correspondantes (indice 142). Outre les premières, les émissions de science-fiction et les formats sportifs sont particulièrement attrayants lorsqu'il s'agit de Social TV - les consommateurs échangent ici sur l'actualité dans 11 pour cent (indice 152) ou 9 pour cent (indice 129) de toutes les sessions TV.
Autre constatation : les consommateurs sont plus enclins à utiliser la Social TV lorsqu'ils ne regardent pas la télévision de manière classique sur leur téléviseur, mais utilisent des appareils alternatifs pour regarder la télévision à distance. Selon l'étude, les consommateurs utilisent la Social TV pendant 11% de toutes les sessions TV sur PC (indice 144). L'utilisation de la Social TV est encore plus marquée pour la télévision sur smartphone ou tablette : ici, Facebook & Co. sont utilisés pendant 18 pour cent (indice 241) ou 21 pour cent (indice 287) de toutes les sessions TV pour échanger des informations sur ce qui se passe à la télévision. Dans l'ensemble, les résultats de l'étude suggèrent donc que la Social TV continuera à nous accompagner - sans toutefois devenir une routine quotidienne pour tout le monde.
Clemens Koob
Faits clés
- 19 % des consommateurs américains utilisent quotidiennement des médias sociaux ayant un lien avec la télévision. - L'utilisation des médias sociaux liée à la télévision a lieu aussi bien pendant le visionnage de la télévision (10% des consommateurs) qu'à d'autres moments (11%). - Les médias sociaux sont utilisés pendant 16% des sessions de télévision en prime time. - Pendant 7% des sessions TV, les médias sociaux sont utilisés pour échanger des informations sur l'émission en cours (social TV au sens strict). - La social TV est particulièrement appréciée pour les toutes nouvelles émissions (10% des sessions), la science-fiction (11%) et le sport (9%). - La propension à utiliser la social TV est également plus élevée lorsque la télévision est regardée sur un smartphone (18% des sessions) ou une tablette (21%). - La télévision sociale va continuer à nous accompagner - sans toutefois devenir une routine quotidienne pour tout le monde.
Second Life pour la réalité virtuelle
La réalité virtuelle va conquérir le marché grand public dans les années à venir. Qu'est-ce que cela signifie pour le marketing ?
Rédaction
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3 juillet 2014
Facebook a acheté le fabricant de lunettes VR (Virtual Reality) pour joueurs, Oculus Rift, et possède ainsi le ticket pour une position dominante sur le marché VR. Par le biais des joueurs, l'impact de la RV devrait atteindre notre quotidien dans les années à venir. Quelle attention les spécialistes du marketing doivent-ils accorder à l'Oculus Rift et quelles possibilités le matériel offre-t-il pour le marketing ?
Après l'engouement pour "Second Life" il y a onze ans, la VR s'est faite discrète. Mais la technologie Oculus Rift (angle de vision de 110°, temps de réaction rapide aux mouvements) et l'investissement de Facebook dans l'entreprise ont donné un nouvel élan à la réalité virtuelle. Les produits Oculus Rift ne sont pas encore disponibles à la vente, ils sont proposés aux développeurs en version bêta. Si l'on regarde les films sur YouTube, les jeux VR, spécialement réalisés pour les lunettes, enthousiasment les utilisateurs. Pour accélérer la pénétration de l'Oculus Rift, Facebook a pour stratégie de nouer des partenariats avec les grands acteurs du marché du jeu. Actuellement, les lunettes VR sont encombrantes, lourdes et fascinent les nerds. Si l'Oculus Rift parvient à établir la VR en collaboration avec l'industrie du jeu, ce n'est qu'une question de temps avant que des instruments utilisables au quotidien soient disponibles et que la réalité virtuelle devienne intéressante pour le marché de masse. Facebook considère la réalité virtuelle comme une nouvelle plate-forme sur laquelle il est possible de vivre des expériences et des aventures avec des amis. Les utilisateurs d'Internet passent 40% de leur temps sur les plateformes sociales et 40% à jouer. Facebook veut désormais fusionner ces deux mondes. Les entreprises qui s'appuient déjà fortement sur Facebook pour leurs activités de marketing doivent réfléchir au rôle que leur marque doit jouer dans l'écosystème Oculus. On trouve déjà des approches sur YouTube : la visite virtuelle d'un supermarché Tesco ainsi que la participation à l'entraînement de l'équipe de rugby britannique O2. L'équipe de rugby ouvre un nouveau monde d'expériences via la VR et permet aux fans de participer à la vie de la marque.
La VR peut mettre le marketing au défi dans les années à venir : Il faut des concepts VR créatifs à forte valeur de divertissement ou d'information, qui ne se contentent pas de fasciner, mais qui créent aussi des expériences qui n'étaient pas possibles jusqu'à présent. La représentation du monde réel, comme le fait Tesco, ne devrait pas suffire pour cela.
D'ailleurs, Oculus Rift soutient la relance de Second Life. La nouvelle version devrait être disponible en 2016.
Imre Sinka
images : Keystone
Zürcher Werbeclub : Assemblée générale chez Y&R
C'est dans les locaux de Y&R Group Switzerland, à Zurich-Ouest, que le Club de la publicité de Zurich a tenu cette année sa 78e assemblée générale. Plus de 40 membres du ZW se sont retrouvés mardi 1er juillet 2014 au 133 de la Hardturmstrasse.
Rédaction
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3 juillet 2014
Le programme de la soirée était le suivant : Coupe du monde - MV - Coupe du monde. Après une première mi-temps sans but au Brésil, les supporters du club de publicité zurichois se sont rendus à l'assemblée générale. Toutes les minutes, les points à l'ordre du jour se succédaient. La fusion du ZW avec l'association pour la communication publicitaire comm-on a été décidée - à l'unanimité -, les anciens membres du comité directeur Roberto D'Elia, Daniel Suter et Patrick Frey ont été remerciés et remerciés, et les nouvelles personnalités Edith Swiezy, Fabian Dieziger, Kim Osinga, Wanda Ledermann et Bruno Felder ont été accueillies dans le cercle du comité directeur et élues tout aussi unanimement. Après 15 minutes intenses, le président du club, Danijel Sljivo, a clôturé l'assemblée générale de cette année du club de publicité zurichois.
Ensuite, Andreas Widmer, hôte et CEO de Y&R Group Switzerland, s'est chargé de suivre le club de publicité zurichois. Le chef en personne a fait visiter les bureaux de l'agence de publicité, a donné un aperçu de ses activités et a répondu aux questions du public. Mais lui aussi a essayé de faire court, afin d'abandonner au plus vite les affamés de football parmi les membres du ZW à leur sort.
Peu après 20h30, le silence s'est fait dans le Y&R(+ZW)-Viewing de la Hardturmstrasse. Ángel Di María, l'attaquant de l'équipe nationale argentine, a martelé le ballon dans les buts suisses pour le 1:0. Mais la nostalgie n'a pas duré longtemps. Très vite, les gens se sont remis à rire, à parler, à boire du vin et à manger des amuse-gueules. Même cette défaite historique de l'équipe nationale suisse à São Paulo n'a pas réussi à gâcher l'ambiance de la soirée du club de publicité zurichois.
Sur le fond : meilleures pratiques
La mentalité du « l'avarice, c'est cool » – qui nous est venue à l'origine de nos voisins du nord – est aujourd'hui devenue la norme chez nous. Bon, d'accord, cela existait déjà en partie auparavant.
Rédaction
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3 juillet 2014
Si l'on était en vacances au Tessin, on se rendait aux marchés de Luino pour y acheter des chaussures, des vêtements et des sacs bon marché.
Aujourd'hui, tout se passe simplement à une plus grande échelle. Des dizaines de milliers de touristes suisses envahissent chaque samedi le centre-ville de Constance et font des affaires en or pour le commerce local. Les caisses enregistreuses chauffent, les lecteurs de cartes de crédit fonctionnent sans arrêt et le lundi, chacun essaie de vanter ses achats si avantageux au café de la pause. Nous trouvons une autre augmentation plus au nord. Là-bas, ce sont les marchés en Pologne, près de la frontière allemande, qui attirent des milliers et des milliers de consommateurs. Un choix énorme, une qualité médiocre, des copies plutôt que des originaux - l'essentiel est d'être bon marché. Mais même dans le sud, les acheteurs compulsifs ne doivent pas se priver. En été, il y a régulièrement des courses en bus de la Côte d'Azur vers l'Italie. On y trouve des articles de marque contrefaits à des prix imbattables. Si l'on est habile, on peut faire baisser encore plus le prix avantageux. Le seul problème, c'est que les douanes françaises effectuent régulièrement des contrôles extrêmement sévères. Des cargaisons entières de sacs Louis Vuitton, de foulards Hermès, de chaussures Gucci et de montres Rolex contrefaits disparaissent alors dans une grande poubelle et sont détruits publiquement à grand renfort de publicité.
Le besoin d'obtenir quelque chose à un prix plus avantageux (que celui affiché, que celui figurant dans la liste des prix, que celui payé par le collègue, etc.) semble être un besoin profondément humain. Cette mentalité d'aubaine privée s'est malheureusement répandue depuis un certain temps déjà dans le monde des affaires. Encore plus de rabais, encore plus de prestations supplémentaires, encore un peu de gratuit en plus, le marchandage devient ainsi un hobby professionnel. Pendant des années, le secteur suisse des médias s'est enorgueilli d'être fidèle aux tarifs. Tempi passati. Au plus tard avec le succès des médias électroniques, la presse écrite a dû apprendre que ses tarifs étaient négociables. L'avènement de la publicité numérique a ensuite accéléré les choses.
Il existe désormais une nouvelle arnaque. Imaginez que vous vous rendiez dans un bon restaurant, que vous vous fassiez donner la carte des menus, que vous choisissiez ensuite le menu à 200 francs et un vin à 180 francs. Le tout avec des conseils intensifs de la part du maître. Après tout, le client est roi. Lorsque le pauvre homme veut enfin prendre sa commande, ils lui disent qu'ils n'ont que 100 francs en poche. Que se passerait-il ? Ils seraient probablement mis à la porte sans ménagement.
Une histoire inventée ? Dans le temple de la gastronomie, peut-être. Dans le secteur des médias, c'est une réalité ou, comme disent les garçons et les filles intelligents, une bonne pratique.
En août, Philipp Skrabal débute en tant que nouveau CCO chez Farner Consulting. Ce créatif de renom veut y faire jouer une combinaison prometteuse de publicité, de relations publiques et de stratégies numériques.
Rédaction
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3 juillet 2014
Dans ses dernières fonctions, Philipp Skrabal a été directeur de la création et copropriétaire de Wirz Werbung ainsi qu'Executive Creative Director chez Advico Young & Rubicam/ Y&R Group et Creative Director chez Publicis.
Tout le secteur de la communication parle de contenu. Un tel contenu est soumis à des changements passionnants à l'ère des canaux numériques. La séparation classique entre RP et publicité devient de moins en moins importante. Dans cette évolution, "crossmedia" ne se réfère plus seulement à différents médias, mais aussi à différentes disciplines. "Chez Farner, le contenu et la pensée multidisciplinaire sont profondément enracinés dans l'ADN", estime Philipp Skrabal. "Le modèle de Farner, qui consiste à générer des insights, à développer une idée générale à partir de ces insights, puis à la rendre palpable à travers tous les points de contact, représente l'avenir et coïncide fortement avec ma vision". En tant que nouveau Chief Creative Officer, l'ancien chef de la création de Wirz souhaite désormais "apporter la créativité comme multiplicateur d'impact au vaisseau amiral des RP" qu'est Farner à partir du mois d'août. En tant que marque de communication leader en Suisse, Farner veut participer activement au changement dans la communication. "Des campagnes et des solutions de communication émouvantes ne nécessitent pas seulement une stratégie, de bons contenus et une mise en œuvre complète, mais aussi beaucoup de créativité", estime Roman Geiser, CEO et Managing Partner de Farner Consulting. "La publicité et les RP peuvent et doivent s'enrichir mutuellement", affirme Skrabal avec conviction. Le "earned media" sera l'un des thèmes abordés. De même, la grande compétence numérique de Farner doit jouer un rôle clé dans le nouveau travail de Skrabal. "Je vais pouvoir travailler en étroite collaboration avec Daniel Jörg, notre stratège numérique". Chez Farner, Philipp Skrabal assumera une double fonction. A partir du mois d'août, il dirigera d'une part le secteur de marché Farner Werbung et développera d'autre part la signature créative de l'agence dans toutes les disciplines de la communication en tant que CCO.
Dans ses dernières fonctions, Philipp Skrabal a été directeur de la création et copropriétaire de Wirz Werbung ainsi qu'Executive Creative Director chez Advico Young & Rubicam/Y&R Group et Creative Director chez Publicis. Il est membre du comité directeur de l'ADC Switzerland et compte parmi les publicitaires les plus primés du pays. Récemment, ses travaux les plus récents ont été récompensés par quatre EFFIE d'argent et le Crossmedia Award d'or. Skrabal a fait ses débuts dans la branche en suivant le cours préparatoire à l'école des arts et métiers de Zurich. Mais il s'est vite rendu compte qu'une formation plus axée sur la pratique pourrait lui apporter davantage. Il a trouvé une place d'apprentissage chez Seiler DDB. Après sa formation et une année supplémentaire chez Seiler DDB, on lui a proposé d'entrer chez Euro RSCG en tant que Junior AD. Les cinq années suivantes ont également été marquées par un détour chez Lintas, où Skrabal travaillait à l'époque dans une équipe avec Pierre C. Meier, l'actuel rédacteur en chef de Werbewoche.
"Très enrichissant" a été un séjour de six mois en Australie, où Skrabal a eu la chance de travailler à Sydney au sein de l'Eurogroupe. "Cela m'a donné une toute nouvelle image du métier. Au milieu des années 90, en Suisse, un AD passait surtout beaucoup de temps à mettre en œuvre, à faire de la typographie et à concevoir, et relativement peu à chercher des idées. En Australie, je ne faisais rien d'autre que de chercher des idées toute la journée. Ensuite, le traffic management est venu, a pris nos propositions et est parti en studio pour les mettre en œuvre", explique-t-il pour décrire la répartition quelque peu différente des processus créatifs. Ceci à la différence d'un processus "où le rédacteur écrivait d'abord une phrase d'accroche et où l'AD cherchait ensuite une image correspondante". Après son retour en Suisse, Skrabal a également commencé à répartir son temps le plus efficacement possible. "J'ai aussi appris à mieux préparer et à déléguer différemment. J'ai réparti les tâches de manière cohérente et j'ai pris moi-même le plus de temps possible pour les idées". Philipp Skrabal a pu vivre un autre tournant dans sa vie professionnelle chez Daniel Matter. Au sein de l'agence, qui a fusionné peu de temps auparavant avec Benker Steiner, il a pu "faire pour la toute première fois ce que je trouvais bien moi-même. Avant, je devais toujours mener des combats internes", se souvient Skrabal. "Dans beaucoup d'agences, on ne cherchait pas tant les bonnes idées que le bon déroulement des opérations avec un client qui ne se plaignait pas. Mais parfois, la meilleure solution n'est pas celle qui permet de tout faire passer facilement".
Les créatifs passionnés avaient alors beaucoup travaillé pour Migros chez Matter & Partner et gagné d'autres budgets importants. "Matter était en plein essor. Avec 15 personnes, nous sommes arrivés à la cinquième place du classement". Skrabal a été nommé CD et également membre de la direction durant cette phase. "Ce fut une période très marquante, car on m'a laissé faire et on m'a donné de l'espace pour grandir. J'ai vu que les limites étaient les miennes. Et pas celles que mon entourage me fixe". Au bout de six ans, Skrabal a toutefois voulu laisser derrière lui "cette zone de confort" et tenter sa chance dans un "grand magasin". "Markus Gut, avec qui j'ai fait ma formation, m'a demandé en 2004 si je voulais venir chez Publicis en tant que CD. J'étais bien chez Matter. Malgré tout, j'ai pris ma décision en connaissance de cause : Je veux maintenant savoir ce que je peux apporter de mes connaissances à une organisation comme Publicis". Il s'agissait d'apprendre que c'est une toute autre mécanique de diriger des gens quand on est soi-même l'un des faiseurs dans une équipe de huit créatifs - ou que l'on peut et doit travailler avec 40 autres. "C'est déjà un défi en soi, jusqu'à ce que l'on connaisse un peu mieux tous les collaborateurs, avec leurs forces et leurs faiblesses, et que l'on apprenne à motiver chacun d'entre eux. Là aussi, j'ai beaucoup appris. Et j'ai pu gérer de superbes budgets".
Lorsque Markus Gut a rejoint le groupe Y&R en tant que Chief Creative Officer, Skrabal a rapidement compris qu'il voulait lui aussi accepter l'offre de partir avec lui. "Je ne me suis pas seulement entendu parfaitement et amicalement avec Markus Gut. Derrière le projet se trouvaient également Andi Widmer et sa Futurecom, qui dominait alors le secteur numérique depuis plus d'une décennie. Je savais qu'il s'agissait d'une partie essentielle de l'avenir. Et je dois et veux être l'un des premiers à venir de la publicité traditionnelle, à connaître les possibilités numériques, le terrain de jeu ainsi que les règles du jeu et à vouloir les intégrer dans la nouvelle publicité". Après seulement deux semaines chez Y&R, la nouvelle équipe a remporté un pitch pour Sunrise en 2008 et a commencé de manière assez dynamique avec son "histoire de révolution" autour du slogan "Free Internet". "Il y avait beaucoup de gens affamés à l'époque du côté numérique. Le personnel d'Advico était au top et devenait plus ouvert. Cela aussi a été une très bonne période pour moi", se souvient Skrabal.
Lorsque le déménagement à la Hardturmstrasse a marqué "la fin d'une étape", l'ECD a eu la possibilité de monter encore d'un cran chez Wirz. "Bien sûr, déjà avec la perspective d'être partenaire". De plus, après l'éclatement de la bulle immobilière, Skrabal a vu "les handicaps que peut avoir un grand réseau lorsqu'il s'agit d'agir en entrepreneur". Le siège dicte où il faut dépenser et économiser quoi. "C'était pour moi une raison décisive : le défi de redonner à Wirz une touche de créativité. Mais aussi et surtout la liberté d'entreprise de pouvoir décider soi-même où investir et où nous avons besoin de nouvelles personnes aujourd'hui, même si elles ne sont pas encore pleinement rentables demain". Pour Markus Gut, le départ de son compagnon de longue date n'a jamais été un problème. "Nous étions amis et il savait exactement ce qui me touchait. Aujourd'hui encore, nous échangeons régulièrement des informations". Bien que la fin de Wirz en novembre 2013 ait été "une mauvaise chose sur laquelle je n'avais aucune influence", Skrabal se souvient de quatre années très réussies. L'agence est passée de la sixième à la deuxième place du classement, et ce pour la deuxième fois consécutive dans le classement de Werbewoche. "Nous avons remporté de nombreuses distinctions dans le monde entier, nous étions bien partis pour le contenu, j'ai beaucoup appris de ce travail". Sous la direction créative de Philipp Skrabal, Wirz a également remporté cette année quatre EFFIE d'argent et le Crossmedia- Award d'or. "Wirz a de nouveau été une agence dont on a parlé. On lui a fait confiance. Cela a également eu une grande influence sur les personnes que j'ai pu engager. Cela m'a fait très plaisir et c'est aussi quelque chose qui reste. Nous avons gagné de super clients, Ikea par exemple, ce qui n'a pas été sans importance pour le succès créatif que nous avons pu fêter ensuite".
C'est pourquoi il ne porte pas du tout un regard frustré ou déçu sur cette période. "Au contraire. Cela m'a énormément apporté. La Mobilière était aussi un client très important pour moi. Il n'y a rien de plus difficile que de trouver de nouvelles voies dans un concept qui fonctionne depuis longtemps pour un client aussi exigeant et professionnel. "Skrabal et son équipe y sont parvenus, par exemple avec le contenu de marque pour la jeune chaîne de télévision Joiz et le quiz sur les sinistres "Wer's glauben". Avec Christoph Ott et son équipe de la Mobilière, l'équipe de Skrabal a trouvé "de nouvelles solutions qui ont apporté beaucoup de sang neuf. La campagne de la Mobilière est entrée dans une nouvelle ère". Bien entendu, Philipp Skrabal ne veut pas s'attribuer tout le succès. Il a "seulement" assumé la responsabilité globale. "Ce que j'ai en revanche dirigé de manière vraiment créative, c'est Ikea et Mobiliar. Là aussi, j'avais une équipe formidable autour de moi. Elle a grandi avec moi dans ces succès. C'est pourquoi je ne suis pas étonné que de nombreux prestataires de mon époque soient aujourd'hui partis".
L'Executive Creative Director, bientôt père de cinq enfants, a dû "d'abord se remettre du choc". Pour de nombreux collègues sur le marché, la décision n'était pas non plus compréhensible. "Je me suis demandé : Qu'est-ce que cela signifie pour moi ? Cela a déjà ébranlé certains systèmes de valeurs en moi. J'ai alors réfléchi : Le modèle de la grande agence, tel que la plupart de ces agences ont fonctionné au cours des 25 dernières années, est-il vraiment le bon modèle pour l'avenir ? Ma réponse très personnelle à cette question est la suivante : Non". Chacun peut avoir sa propre opinion à ce sujet. Mais chez Skrabal, l'expulsion a déclenché un processus intellectuel où il s'est demandé : "Où se trouve donc l'avenir ? Si ce n'est pas la grande agence, comment doit-on se positionner ? S'agit-il de se mettre au service des autres en tant que combattant solitaire ? S'agit-il d'agences plus petites ? S'agit-il d'agences qui viennent davantage du secteur corporate ? Des agences issues du secteur des RP ?" La mutation des médias oblige à rapprocher la communication corporate et la communication marketing. "Les canaux numériques deviennent le backbone de chaque marque. A l'avenir, il faudra une équipe d'architectes interdisciplinaires et bien sûr une direction de projet. Gagner de l'argent avec des idées, pas avec la réalisation". Parallèlement à ces réflexions stratégiques, le contact avec Roman Geiser a été établi. Skrabal se souvenait parfaitement du CEO de Farner Consulting, du temps où il travaillait pour Burson Marsteller et pour "Free Internet". Ainsi, une chose en a entraîné une autre. "J'ai vu : De l'autre côté, on se fait les mêmes réflexions et on arrive aux mêmes conclusions. Alors, relativement vite, c'est aussi devenu clair : C'est une très grande chance".
Andreas Panzeri
Ouverture d'Ikea Rothenburg : l'une des promotions suisses les plus réussies de ces dernières années : or au Crossmedia Award, argent à Cannes, EFFIE, Epica, Eurobest. 1,5 million de vues sur YouTube pour le viral avec Didier Cuche pour la Mobilière. Les relations publiques sont dans l'ADN de Skrabal : ses idées ont toujours fait la une des journaux. Liens pour le musée des dinosaures d'Aathal.
Contenu de marque pour MobiJeunes : L'émission de quiz sur les dommages en six parties "Wer's glauben" sur Joiz. Skrabal a travaillé sur ce format pendant un an et demi. 20 minutes et de nombreuses actions d'ambiance ont assuré la diffusion médiatique de la campagne. Le travail a été récompensé par une médaille d'or et un EFFIE d'argent lors du Crossmedia Award (à droite).