L'AZ fait de la publicité avec une image

En général, les affiches des journaux dans les kiosques se contentent de reprendre les gros titres les plus importants.

D'habitude, les affiches de kiosque des journaux se contentent des principaux titres, ce qui est en fait trop sec, comme l'a constaté l'Aargauer Zeitung. C'est pourquoi il va désormais plus loin et fait de la publicité avec des incitations visuelles sur les affiches. L'histoire à la une du jour est illustrée par une photo grand format qui remplit pratiquement toute l'affiche. "Cette présentation unique en Suisse pour un quotidien suscite des émotions", explique Tamara Tschuor, responsable du marketing des lecteurs, en soulignant l'utilité de cette idée peu conventionnelle et frappante.Voici le déroulement technique : La photo de presse en noir et blanc très actuelle, y compris les gros titres, est transmise pendant la nuit par la rédaction de clôture de Baden au centre d'impression d'Aarau. L'affiche du kiosque y est imprimée recto-verso avec le sujet choisi, sur une face en format A3 et sur l'autre en deux fois en version A4. La nouvelle présentation du kiosque a été réalisée en collaboration avec l'agence Bürgi & Partner de Lenzbourg.
Daniel Schifferle

Comptes annuels positifs

C'est Martin Fueter, le directeur de Condor, qui a organisé la dernière soirée promotionnelle de l'année qui s'achève et a mis sur pied une fête gigantesque.

Le patron de Condor, Martin Fueter, a organisé la dernière fête publicitaire de l'année.
Tout d'abord, malgré les températures hivernales, il fallait aller au bord du lac de Zurich. Dans le bain branché Utoquai, il y avait à manger et bien sûr à boire. L'établissement de bains a été entièrement enveloppé pour l'isolation thermique et équipé de nombreux tissus flottants et de lampes chauffantes. Le mélange de styles se situait ainsi quelque part entre "Lawrence d'Arabie" et "Oberstadtgass". En fait, il est dommage que le décor du bain n'ait été aménagé que pour une seule nuit. "On aurait très bien pu en faire un nouveau bar à la mode", ont déclaré Barbara Strahm, Markus Cavegn, Roli Hess et Daniel Müller, qui se trouvaient dans le foyer.
La mère du patron de Condor Fueter, Anne-Marie Blanc, a attiré de nombreux regards. Gebi J. Schregenberger n'a en tout cas pas manqué de poser pour une photo avec la grande dame du cinéma et du théâtre suisses.
Les jeunes visiteurs se sont ensuite rendus jusqu'au petit matin dans les studios de la Filmfabrik, où un DJ a fait résonner les rythmes. Sur la piste de danse, Pascal Schaub et Rosanna Gates ont fait du rock, tandis que Brigitte Eschenmoser et Andrea Reiter ont discuté à une petite table.
Le lendemain, les choses sérieuses ont repris. La remise des diplômes aux directeurs et directrices de la communication marketing était au programme au bar ZürichExpress. "Pour la première et la dernière fois" aurait été un slogan approprié. C'est en effet la première fois que le cours et l'examen ont lieu sous le nouveau titre, et pour le président de la commission d'examen Robert Bleuer, il s'agissait également de la dernière remise de diplôme. Il prend sa retraite après avoir remis, au cours des 18 dernières années, les certificats professionnels tant convoités à quelque 2800 assistants et 700 chefs de publicité lors de 36 cérémonies. Pour ce faire, il a dû, comme il a été calculé, apposer sa signature environ 11000 fois sur le papier, car chaque diplômé nécessite en fin de compte trois signatures.
C'est donc avec une certaine nostalgie que le président sortant a fait ses adieux et a évoqué dans son discours les différentes cérémonies de remise des diplômes. On s'est rendu dans des hôtels de luxe, dans de nobles mairies et à des foires, on a traversé le lac de Neuchâtel en bateau ou on a fait la fête dans la station inférieure et à l'hôtel de montagne sur le Pilate.
On n'oubliera pas non plus cette fête où l'on devait se rassembler de manière clandestine sur le Limmatquai de Zurich. On pouvait y admirer un feu d'artifice, mais seulement après avoir été prié de se mettre à l'abri subito une fois celui-ci terminé : l'œil de la loi était également attendu en raison de l'absence d'autorisation. A l'arrivée des forces de l'ordre, la magie du feu n'existait déjà plus et les pyromanes avaient disparu. A l'époque, le secteur de la publicité était encore un peu plus sauvage, tous les participants un peu plus jeunes et un peu plus insolents. C'est par des applaudissements prolongés que les personnes présentes ont remercié Bleuer pour son engagement au fil des ans.
Cette année encore, comme le veut la tradition, le président central du TCS Jean Meyer a remis au meilleur candidat, Peter Eisenegger - exceptionnellement un homme cette année -, le prix spécial sous forme de chèque de voyage. Les deuxième et troisième du classement, Nadine Kollbrunner et Simon Lerch, ont également reçu un cadeau du co-sponsor Louis Paquier de Philip Morris.
Pendant les fêtes de Noël et de fin d'année, on se retrouve à Davos, récemment qualifiée de "Ballermann des Alpes" par le journal Blick. C'est là que se rassemblent ceux qui trouvent St-Moritz trop tranquille et Gstaad trop ennuyeux. Avant la fin de l'année, des hommes durs s'élancent sur la glace lisse de la Spengler Cup, pour le plus grand plaisir des spectateurs et bien sûr des sponsors. Le chef de la SGA, Christian Kauter, en faisait partie.
D'autres Zurichois, intéressés ou non par le hockey sur glace, s'ébattaient sur les pistes. Par exemple, l'ancien président de l'ASW Diego Bally et sa famille ou le patron de Cinecom Matthias Luchsinger qui, accompagné de sa compagne Yvonne Steinmann, dévalait les pentes en snowboard (style "soft boot") en suivant la tendance.
On voyait aussi souvent Beat Stähli de la Plakanda au "Chalet Güggel" ou au "Fuxägufer", les refuges de ski à la mode au Jakobshorn. Il veillait avec des yeux d'épervier à ce que son amie Sandra Ulrich, responsable de la publicité Pick-Pay, ne s'entiche pas d'un autre moniteur de ski ou de snowboard.
La nuit de la Saint-Sylvestre, Mario Buchmann et Sacha Baer de McCann-Erickson, ce dernier avec son amie Norma, Stefan "Bachmä" Bachmann du marketing publicitaire de Ringier ainsi que Natalie Schneider et Sandra Haldi de By Heart se sont également amusés au "Mona Lisa", le local en sous-sol du bar branché "Carlos". Mischa "The Rude Dude" Kälin, barman à temps partiel et propriétaire du magasin de snowboard du même nom à Davos, leur a réservé le meilleur accueil. Rude Dude est d'ailleurs aussi le fournisseur officiel de l'équipe de snowboard shortlist.
Beat Fritsch

s'est encore rendu en décembre dernier à la fête de fin d'année de Condor et y a rencontré son actrice préférée, Anne-Marie Blanc. La fête
à la piscine Utoquai et la danse qui a suivi dans les studios Condor ont été du meilleur effet. Les nouveaux diplômés de la direction du marketing et de la communication se sont montrés un peu plus soigneux, mais tout aussi enjoués, lors de leur di-
plom fête. Celle-ci a clôturé le lendemain une longue année d'événements. Mais même après, les yeux ont été ouverts. Et voilà : même à Davos, on trouve l'un ou l'autre annonceur.
En 2001, nous continuerons à enquêter sans relâche pour savoir qui est avec qui, où, quoi et pourquoi. Et ce, de l'avant-dernière piste de ski au meilleur dancing zurichois. Car cette année encore, il y aura de nombreux événements. Alors, ne manquez rien ! Vous avez déjà quelque chose à raconter ? Prenez le téléphone
(01 296 97 98) ou sur les touches ([email protected]). Des suggestions de manifestations ainsi que d'autres photos de la shortlist sont disponibles en ligne sur www.werbewoche.ch.

Buffoli perd Lezza et gagne de nouveaux partenaires

L'agence zurichoise Buffoli et Lezza GmbH a changé de nom pour devenir Buffoli et Partner.

L'agence zurichoise Buffoli und Lezza GmbH a changé de nom et s'appelle désormais Buffoli und Partner : "Mon partenaire s'est retiré, il est désormais mon client", explique Carmelo Buffoli, le directeur, pour justifier ce changement de nom. Dans la nouvelle structure commerciale, les collaborateurs participent à l'entreprise en tant qu'associés.L'agence ASW emploie six personnes et propose un service complet allant de la publicité classique à la conception et à la réalisation de CD-ROM et de pages d'accueil. L'accent est mis sur le design. Parmi ses clients figurent Hero Gastronomic Services, Lindt, Daimler Benz, Cathay Pacific et d'autres. (ba)

Ni sorcellerie ni magie

Un ouvrage révisé consacré au thème inépuisable de la publicité démystifie de nombreux mythes

Un livre révisé sur le thème inépuisable de la publicité dissipe de nombreux mythesPar Thérèse BalduzziLa publicité n'est ni de la sorcellerie, qui manipule pour faire acheter des marchandises, ni de la magie, sur laquelle les annonceurs n'ont aucun contrôle, affirment les auteurs Max Sutherland et Alice K. Sylvester dans leur livre "Advertising and the Mind of the Consumer".
Dans cette nouvelle édition révisée, le couple d'auteurs internationaux tente d'expliquer de manière simple le fonctionnement de la publicité, tant pour les consommateurs que pour les annonceurs, et de montrer aux annonceurs comment ils peuvent améliorer l'efficacité de leurs campagnes.
Ce n'est pas parce que l'effet de la publicité n'est souvent pas consciemment compréhensible qu'il s'agit de forces mystérieuses, mais de mécanismes psychologiques beaucoup plus inoffensifs et faciles à expliquer, écrivent Sutherland et Sylvester. Pourtant, grâce à des livres tels que "The Hidden Persuaders" de Vance Packard, des pouvoirs mystiques seraient attribués à la publicité. Mais pour d'autres raisons également, les donneurs d'ordre se méfieraient souvent de l'efficacité de la publicité.
La première et meilleure partie du livre est consacrée à la démystification de la publicité. Des explications claires et pratiques, d'innombrables exemples et de nombreuses références à la recherche universitaire permettent d'éclairer le fonctionnement de la publicité sous différents angles. La deuxième partie s'articule autour de l'efficacité de la publicité et des méthodes permettant de la mesurer.
Le livre publié en Australie est une édition internationale révisée d'un livre déjà paru en 1993. Il est basé sur des années d'expérience professionnelle des auteurs. L'Australien Sutherland a été président de la société NFO Market-Mind, une filiale de NFO Worldwide, et a réalisé des études de marché pour Gillette, Merck, Kodak, McDonald's, Miller, AT&T et Nestlé. Sutherland enseigne dans plusieurs universités en Australie et en Amérique.
L'Américaine Sylvester est vice-présidente et directrice de la planification des comptes chez Foote, Cone & Belding à Chicago.
Le plus grand mythe sur les pouvoirs étranges de la publicité a été mis en circulation dans les années 50 par un propriétaire de cinéma américain, racontent Sutherland et Sylvester. James Vicary a raconté qu'il avait fait apparaître à l'écran des déclarations telles que "Drink Coca-Cola" et "Eat Popcorn" de manière si brève que les spectateurs ne les avaient pas perçues consciemment. La vente de ces produits aurait toutefois augmenté de manière exponentielle par la suite.
Bien qu'il soit largement admis que la pratique de la publicité subliminale est illégale, de telles lois n'ont jamais été adoptées en Amérique, écrivent les auteurs. Elles ne sont pas non plus nécessaires. Les tentatives de reproduire cet effet dans des expériences ont échoué. Plus de 200 articles universitaires ont été publiés sur le sujet, mais l'affirmation du propriétaire du cinéma n'a jamais pu être étayée. En 1984, il a avoué avoir inventé cette histoire.
Les auteurs écrivent en outre que la "publicité subliminale" n'est pratiquement pas possible : en faisant un détour par la psychologie comportementale, ils expliquent que la conscience n'est pas une grandeur absolue, mais une grandeur graduelle. On n'est pas conscient ou inconscient d'une chose, mais plus ou moins conscient. L'idée du "subliminal advertising" repose sur l'hypothèse que la publicité est perçue juste en dessous du seuil de conscience.
Or, ce seuil n'est pas atteint par tous au même moment. De plus, la publicité perçue avec un faible degré de conscience n'est pas du tout dangereuse, mais au contraire moins efficace que celle qui est perçue avec une attention accrue.
Le mythe de la "publicité subliminale" ne tient que parce qu'il confirme l'image de forces obscures que beaucoup attribuent à la publicité, et parce que le fonctionnement de la publicité n'est souvent pas clairement identifiable. La publicité ne permet pas de téléguider inconsciemment les consommateurs et de les faire sortir en courant pour acheter le produit vanté. Il s'agit plutôt de petites étapes d'influence beaucoup plus inoffensives, mais subtiles.
La publicité a peu d'impact sur les produits haut de gamme
C'est surtout pour les produits d'usage courant comme le shampoing, ce que l'on appelle les décisions à faible impact, que la publicité peut influencer la hiérarchie des choix qui s'offrent au consommateur. Les affirmations concernant un produit ne seraient pas nécessairement crues, mais resteraient en mémoire et pourraient jouer un rôle dans la décision entre deux alternatives équivalentes.
La répétition sur une certaine période a pour effet que l'on s'habitue aux déclarations, d'autant plus qu'il n'y a pas de raison de s'y intéresser activement comme par exemple lors de l'achat d'une voiture, une décision à fort impact. Dans de telles situations, la publicité joue un rôle encore moins important et a souvent pour seul effet d'intégrer la marque dans le classement et de la prendre en considération.
Les marques deviennent des symboles
et déclenchent des réflexes
La raison principale pour laquelle la publicité reste mystérieuse pour beaucoup réside dans le fait qu'elle ne se présente généralement pas comme un message évident. La publicité d'image et les expériences visuelles sont enregistrées comme des impressions, mais ne sont pas consciemment classées comme message.
Sur plusieurs chapitres, les auteurs expliquent comment des images fortes en interaction avec des mots et de la musique sont vécues comme des divertissements, des mini-drames ou des images d'ambiance qui suggèrent certaines associations et jugements de valeur. Cela influence au fil du temps la manière dont un produit, une marque ou ses consommateurs sont perçus.
Les marques acquièrent une valeur symbolique. Qu'il s'agisse de la croix gammée, de l'étoile Mercedes ou du sigle Volvo, les réactions que les symboles suscitent sont apprises. Mais ce processus d'apprentissage passe souvent inaperçu.
Dans un chapitre consacré aux limites de la publicité, le couple d'auteurs souligne que le pouvoir d'influence est largement surestimé. A la critique souvent formulée selon laquelle la publicité crée des besoins et manipule les consommateurs pour qu'ils achètent des marchandises dont ils n'ont pas besoin, ils répondent qu'au moins 40 pour cent des nouveaux produits ne s'imposent pas sur le marché.
En outre, pour lancer un nouveau produit, la publicité seule ne suffit pas, loin de là, et doit être accompagnée de promotions et d'échantillons. En outre, il est impossible de mesurer objectivement ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas. Le luxe d'hier, comme les climatiseurs ou les magnétoscopes, sont les articles d'usage courant d'aujourd'hui.
Le plus grand obstacle à l'efficacité de la publicité est l'activité de la concurrence. Le bruit général de différentes publicités concurrentes dans la même catégorie de produits dilue l'effet des campagnes individuelles. Les auteurs citent en exemple les réactions à la dérégulation des opérateurs téléphoniques dans les années 80 et 90 en Amérique. A l'époque, les opérateurs téléphoniques se sont surenchéris les uns les autres avec des campagnes, ce qui a conduit les consommateurs à se lasser et à se déconnecter.
La publicité n'est pas magique, écrivent encore les auteurs, car le produit dont on fait la promotion doit aussi se mesurer à la concurrence sur le plan qualitatif. La publicité peut inciter les consommateurs à essayer quelque chose de nouveau, mais le produit doit pouvoir passer le test.
En faisant une pique aux directeurs de création, qu'ils classent comme des réalisateurs de films empêchés, les auteurs soulignent en outre combien il est difficile de produire une campagne efficace. Les petits cinéastes abuseraient souvent de leurs commandes pour se réaliser eux-mêmes et les prix publicitaires ne récompenseraient que la création artistique et non l'efficacité.
Patchwork superficiel
contributions recyclées
La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à l'efficacité de la publicité et à la manière dont elle est mesurée. Elle se compose de différents articles déjà parus dans des revues spécialisées. Outre les différentes méthodes de mesure, ils montrent également ce qu'il faut prendre en compte lors du lancement de nouveaux produits, les problèmes posés par la publicité à la radio et ce qui se passe lorsqu'on arrête complètement la publicité.
Toutefois, le recueil d'articles réunis dans un livre donne l'impression que trop de thèmes sont abordés trop brièvement et de manière superficielle. Il s'agit de sujets qui mériteraient d'être présentés de manière exhaustive dans un livre. Le mince chapitre consacré au thème passionnant de la publicité sur Internet laisse par exemple le lecteur sur sa faim. Le chapitre sur le grand rôle joué par un style unique et cohérent de la publicité est plus convaincant, comme l'illustre la campagne pour la vodka Absolut.
L'humour dans la publicité - ou mon sourire inconnu
Le chapitre sur l'impact de l'humour dans la publicité est également intéressant. Ce domaine est étonnamment peu étudié, disent les auteurs, et les résultats des études existantes sont souvent contradictoires. Contrairement à ce que l'on pense généralement, l'humour n'est pas toujours bon, écrit le couple, qui met en garde contre son visage de Janus.
L'humour naît de l'association surprenante d'éléments qui ne vont pas ensemble. Les auteurs citent par exemple le spot pour un service de messagerie : un canari semble picorer des graines. Mais en réalité, il picore les touches d'un téléphone. Ce qui semble d'abord être une coïncidence se révèle être une mauvaise intention dans la scène suivante : un coursier vient chercher le chat endormi. L'effet résulte de l'image bizarre de l'oiseau qui se sert d'un téléphone et de son comportement intelligent et sournois, normalement réservé aux humains.
La publicité humoristique a l'avantage d'attirer davantage l'attention. Mais cela peut aussi avoir des effets négatifs, préviennent les auteurs. Tout comme les célébrités ou l'érotisme, l'humour peut avoir un effet distrayant et détourner l'attention de la marque promue. C'est pourquoi il est particulièrement important d'intégrer la marque visuellement et de la manière la plus organique possible dans l'intrigue. Contrairement au fameux spot Budweiser, dans lequel des grenouilles rotent "Bud-Weis-Er", la marque est totalement interchangeable dans le spot des canaris. Etant donné que dans les spots humoristiques, la catégorie de produits est souvent bien intégrée, mais pas la marque, on court en outre le risque de servir la concurrence, écrivent-ils.
Le fait que les spectateurs vivent le message comme un divertissement et qu'il y ait ainsi moins de résistance à surmonter que dans le cas d'affirmations qui suscitent une réaction de jugement (vrai/faux) a toutefois un effet positif. De plus, les publicités humoristiques sont appréciées et la popularité d'une publicité se traduit par son efficacité. La manière humoristique de communiquer est perçue comme faisant partie de la personnalité de la marque.
Les auteurs ont également des choses étonnamment positives à dire sur la durée de vie des spots humoristiques : on suppose habituellement que les campagnes humoristiques montrent plus rapidement des signes de fatigue que les autres. D'après leur expérience, ils ne peuvent pas le confirmer, écrivent-ils. C'est même souvent le contraire. Des études montrent que les spots continuent de faire un tabac alors que des changements sont déjà prévus.
Les auteurs attribuent les études contradictoires sur la durée de vie des publicités humoristiques à différentes situations sociales. L'humour est davantage apprécié lorsque les rires peuvent être partagés. Certaines campagnes gagneraient en popularité avec le temps parce que, vues dans des situations communautaires, elles deviendraient un sujet de conversation ou parce que leurs punchlines trouveraient leur chemin dans le langage courant.

Martin Denecke s'en va

Au milieu de l'année dernière, les réseaux Lowe et Lintas ont fusionné pour former Lowe Lintas & Partners. Avec des succursales dans 80 pays, ce groupe d'agences est désormais le quatrième plus grand réseau au monde.

Au milieu de l'année dernière, les réseaux Lowe et Lintas ont fusionné pour devenir Lowe Lintas & Partners. Le groupe d'agences est désormais le quatrième plus grand réseau au monde, avec des filiales dans 80 pays.Pour la filiale zurichoise Lowe|GGK, cette fusion entraîne maintenant, début 2001, le changement de nom, déjà annoncé au moment de la fusion, en Lowe Lintas GGK.En revanche, le départ simultané du CEO de longue date Martin Denecke de la direction opérationnelle est plutôt surprenant. Le "publicitaire de l'année 1996", qui dirigeait l'agence depuis 1991, restera à la tête de Lowe Lintas GGK en tant que nouveau président du conseil d'administration et continuera à s'occuper de quelques mandats en tant que directeur de la création.
Le poste vacant de CEO sera repris par Kurt Schmid, 48 ans, copropriétaire de l'agence et directeur général de l'agence depuis la fusion avec le groupe Lowe en 1998.
L'homme fort de la création sera Mark Stahel. Ce membre de l'ADC âgé de 38 ans a acquis en 1994, avec Denecke, Schmid et Mathias Meier, décédé en 1999, la majorité de GGK Basel lors d'un management buyout. Sous sa direction créative, de nombreuses campagnes primées ont vu le jour au cours des dix dernières années.
La direction est élargie avec Daniel Keller, 35 ans, qui a déjà repris la fonction d'Agency Manager en juin de cette année, et Peter Bächtiger, 44 ans, qui est responsable des finances en tant que CFO. (ew)

La Poste construit-elle un nouveau monopole ?

La Poste, deux de ses filiales et des distributeurs privés prévoient de créer une nouvelle société dédiée aux envois publicitaires non adressés

La Poste, deux filiales de la Poste et des distributeurs privés prévoient de créer une nouvelle entreprise pour les envois publicitaires non adressésDe Markus KnöpfliTrois grands distribuent la publicité non adressée en Suisse : La Poste, Swiss Mail ainsi que les filiales de la Poste Direct Mail Company et Epsilon. Mais les trois grands pourraient bientôt se réduire à deux : la Poste et une nouvelle entreprise avec participation de la Poste.
Il n'est pas indifférent de confier la distribution de publicité non adressée à la Poste, à sa filiale à 50 pour cent Direct Mail Company (DMC) ou à Swiss Mail (SM), un groupement composé de 16 organisations de distribution. En effet, une comparaison effectuée par WerbeWoche il y a six semaines (WW 39/00) a montré que les deux entreprises n'avaient pas les mêmes besoins : Les différences en termes de qualité, de prix, de temps nécessaire et de tirage sont considérables.
Peut-être plus pour longtemps. En effet, la Poste, DMC, SM et Epsilon, une filiale de la Poste détenue à 66% en Suisse romande, mènent des discussions de coopération. Selon les informations dont dispose WerbeWoche, le modèle suivant est en discussion : à côté de la Poste, il n'existera à l'avenir plus qu'une seule autre organisation de distribution pour la publicité non adressée dans toute la Suisse. Il s'agira d'une nouvelle entreprise à créer, à laquelle participeront, outre la Poste, DMC et Epsilon, les 16 partenaires SM et peut-être d'autres personnes intéressées. La nouvelle société aura quasiment la suprématie sur l'ensemble du réseau de distribution et accordera des licences territoriales aux entreprises contractuelles participantes.
Détail piquant : la Poste semble vouloir prendre une participation d'au moins 45 pour cent dans la nouvelle entreprise, en partie directement et en partie par le biais de ses filiales Epsilon et DMC.
L'œuf que la Poste veut faire éclore n'a pas encore été pondu
Ce qui est certain, c'est que les quatre partenaires ont déjà soumis à la Commission de la concurrence (Comco) "un contrat de coopération dans cette affaire pour examen", comme l'a indiqué le directeur de la Comco Rolf Dähler. La Comco examine maintenant si le nouveau modèle présente des "indices de restrictions de la concurrence".
Les personnes désireuses de coopérer sont restées muettes. Chez DMC et Epsilon, les directeurs n'étaient pas joignables. Et le porte-parole de la Poste, Hubert Staffelbach, n'aime ni confirmer ni infirmer : "Je ne peux pas prendre position sur vos questions".
Des tentatives de démenti ont toutefois été faites par le président du CS, Peter Wüthrich. Le directeur de l'Anzeiger Luzern parle d'"indiscrétions qui ne sont pas vraies et pas fondées". "Pas de commentaire", c'est aussi ce que l'on entend chez divers membres du CS. Mais certains font référence à René Bill, directeur de l'AWZ Berne, membre du SM, qui est le seul à donner des informations "sur cette affaire". Bill relativise lui aussi. DMC, Epsilon et SM se répartissent depuis trois ans les zones à faible densité d'épandage pour des raisons de coûts. Cet automne encore, il y a eu de tels "nettoyages de zones". "Tout le reste n'est que spéculation", dit Bill. Il admet ensuite que des négociations sur d'autres coopérations sont en cours, tout comme le fait qu'un contrat de coopération est en cours d'examen auprès de la Comco. "Mais nous négocions dans différentes directions, il n'y a encore rien de prêt sur la table", dit-il.
Les souhaits de coopération ont leur raison d'être : ces dernières années, environ trois milliards de francs nets ont été dépensés en publicité directe, ce qui est peu pour trois grandes entreprises et de nombreuses entreprises locales. Le taux d'autocollants "stop" très élevé en de nombreux endroits complique la situation, et les supports sont actuellement rares. Mais surtout, le prix de l'essence et la RPLP font grimper les coûts. Plusieurs membres du CS sont donc en difficulté et DMC travaille également à perte à certains endroits.

Dans le vin, la vérité de la marque

La production, le marché et le marketing sont les piliers d'une marque de vin à succès

La masse, le marché et le marketing sont les piliers de la réussite des marques de vinPar Chandra KurtLes vins ont également besoin de leur marque pour s'imposer sur le marché mondial. Le branding des vins est devenu à la mode. Bien sûr, les viticulteurs ne sont pas toujours à l'origine de la marque, et les consommateurs en déterminent encore moins la valeur. Les intermédiaires sont de plus en plus dominants dans le secteur du vin.
Qu'est-ce que Gaja, Gallo et Penfolds ont en commun avec Armani, Mitsubishi et Nike ? Spontanément, on penserait : rien. Sauf qu'il s'agit d'entreprises de renommée internationale. Bien que les appellations citées ne soient pas toutes originaires du monde du vin, elles jouissent du statut de marque. Elles donnent à l'acheteur une garantie sur le produit et une possibilité d'identification. Elles lui donnent en outre l'assurance qu'il peut compter sur la qualité de ce qu'il achète, indépendamment du prix payé. En effet, les marques se retrouvent dans toutes les catégories de prix, et les marques de vin ne font pas exception.
Malgré tout, il y a du bon. Les eaux-de-vie de vin ne vivent pas uniquement d'air et d'amour. Ils doivent être nourris. Et de manière vigoureuse. Ainsi, ce sont surtout les investissements dans le marketing et la publicité qui font d'une marque de vin une réalité. Et ce sont des investissements à grande échelle. Car l'image d'une marque s'exprime en premier lieu chez les personnes qui l'achètent, et non chez celles qui la créent.
En d'autres termes, leur quotidien est enrichi par la force de rayonnement artificiellement créée par une association de label. Et c'est ainsi que les marques de vin à succès couvrent les besoins et l'humeur de leurs acheteurs de A à Z. A commencer par l'emballage, l'étiquetage et la philosophie de la maison de vin.
Le goût réel du jus de raisin acheté joue alors un rôle presque secondaire. Les eaux-de-vie de vin peuvent être issues d'une histoire fictive ou réelle. Elles peuvent être le fruit d'une longue tradition familiale ou le produit d'un conteur talentueux, comme le vigneron californien Robert Mondavi.
Un vin fermé, c'est comme Aladin dans la lampe magique
Le nom de Mondavi est justement un symbole de statut indestructible pour l'économie viticole californienne. Des milliers de passionnés de vin et de bouchonniers amateurs se rendent chaque année dans la Napa Valley californienne pour découvrir les traces de Robert Mondavi et humer un peu l'air des pionniers. Pourquoi ? Parce qu'il ne cesse de leur raconter des histoires avec ses vins. Contrairement aux viticulteurs européens, il n'a jamais fait de mystère sur le vin et sa production. Il a fait et fait toujours participer les consommateurs à sa création. Selon la devise : on peut faire tout ce qui apporte une bonne histoire.
Comme chacun sait, le vin a un caractère utilitaire pour la plupart des buveurs de vin. Il est certes un peu plus qu'un liquide que l'on déguste en accompagnement d'un repas ou avec des connaissances. Mais le vin est moins essentiel à notre quotidien que la puissance de lavage d'une nouvelle poudre à laver ou l'intensité lumineuse d'une ampoule. En règle générale, on ouvre une bouteille par pur plaisir, que ce soit à la maison, au restaurant ou en pleine nature.
C'est pour cette raison que l'on espère ressentir lors du débouchage un effet similaire à celui d'Aladin lors du nettoyage de la lampe magique. L'entrée dans une nouvelle dimension d'expérience, où l'on peut et doit laisser libre cours à sa propre imagination. Et pour cela, il faut le pouvoir magique des eaux-de-vie de vin.
Une force qui, étonnamment, peut toujours être mise en œuvre. Ou y a-t-il une explication tangible au fait que chacun se sente flatté et particulièrement honoré lorsqu'il bénéficie d'un verre de Barbaresco de Gajas ? Ce n'est pas le prix, qui est certes très élevé dans ce cas, mais qui n'est pas hors de prix. Ce n'est pas non plus la rareté de la bouteille, mais plutôt le charisme qu'elle et son créateur dégagent. Ils transmettent l'énergie d'un succès constant. Il est évident que ce sentiment désirable a un prix. Mais cela n'a plus grand-chose à voir avec le goût et les cépages.
Un autre exemple : Alors qu'Angelo Gaja est une personne qui existe réellement et qui porte son statut de marque dans le futur avec une aisance toute italienne, une autre marque se bat pour gagner les faveurs de ses adeptes. Il s'agit de Bordeaux. Pendant des décennies, cette région viticole française a été considérée comme le summum de la création viticole et le propriétaire de vieux Bordeaux comme un connaisseur absolu en matière de vin. Une situation qui a aujourd'hui perdu beaucoup de sa stabilité.
La raison de cette rupture de fidélité n'est pas la concurrence, mais la propre surestimation et le mépris des clients. Car bien que l'homme reste généralement fidèle à une marque pendant des années, le rapport qualité-prix ne doit pas être déséquilibré.
Les corrections d'image ne sont pas faciles à réaliser
C'est exactement ce qui s'est passé à Bordeaux ces dernières années. Sans se soucier de leur clientèle, les différents châteaux ont fait grimper le prix de leurs bouteilles sans offrir davantage en contrepartie. Et ce, tant du point de vue de la qualité que de l'image.
La correction de ce déséquilibre est désormais plus qu'une entreprise difficile. D'une part, le Bordelais ne peut pas apparaître soudainement avec de nouvelles marques, d'autre part, de plus en plus d'eaux-de-vie de vin du Nouveau Monde affluent sur notre marché, dont le prix et le goût correspondent exactement à l'esprit du temps.
Tout comme les eaux-de-vie de vin, les points de vente sont également marqués. La définition claire de l'assortiment joue ici un rôle central. Le magasin de vin zurichois Bindella n'est pas visité pour sa sélection de champagnes, mais pour sa prédominance italienne. Des noms comme Sassicaia, Tignanello ou Solaia y sont directement liés.
Landolt, Zweifel et la Zürcher Staatskellerei se sont surtout fait un nom avec leurs propres mises en bouteille locales, et avec la sélection de vins de la Vinothek zum Wohlsein de Beat Caduff, on peut supposer sans risque que chaque bouteille a aidé le gastronome grison à se sentir bien.
Le brand building se déplace vers les intermédiaires
A l'avenir, ce seront de toute façon les revendeurs qui décideront de ce qu'est une marque. Et non les producteurs, comme les consommateurs pourraient le croire à tort. Aujourd'hui déjà, environ 70 pour cent du vin consommé chaque année en Suisse est acheté dans les grands magasins ou chez les grossistes. Cela représente tout de même 200 millions de litres. Une tendance à la hausse.
Le nombre de marques dans les rayons des grands magasins est également en augmentation. Plus le choix est grand, plus la décision est difficile à prendre. Il faudrait savoir trop de choses pour pouvoir choisir de manière optimale. Une marque, en revanche, est le garant de la bonne décision. Il est adapté aux masses. Il est donc logique que chaque catégorie de prix, chaque région viticole et chaque type de vin ait sa marque.
Les opposants aux marques craignent que la culture de marques individuelles n'étouffe le développement naturel de la culture du vin. Ce n'est cependant pas la marque seule qui conduit à la ruine une multitude de viticulteurs individuels, mais un goût calibré au niveau national. Les vins à la mode et les tendances de consommation sont bien plus dangereux que le label d'un domaine viticole. Car les marques n'arrêtent pas l'intérêt des consommateurs.
Au contraire. Ils possèdent le don étonnant de susciter l'intérêt pour quelque chose qui, d'une part, rassemble autour de lui une multitude de concurrents équivalents et, d'autre part, ne coule dans la gorge que par plaisir. Contrairement aux incendies de vêtements, les incendies de vins incitent les consommateurs à agir. On achète des livres sur la région viticole ou on s'y rend même en voiture. Et c'est ainsi que quelque chose d'artificiellement créé à des fins de vente devient soudain vivant et tangible. Sans l'énergie magique d'une marque, cela ne serait guère possible.
Comme chacun sait, il n'y a pas de tendance sans contre-tendance. Et
ainsi, l'augmentation constante des marques mondiales crée à nouveau
également une place pour les matadors locaux. Autrement dit, des vins qui ne trouvent un débouché que dans leur pays d'origine ou dans un environnement géographiquement limité. C'est finalement grâce à ces mises en bouteille que les régions viticoles du monde entier conservent des niches individuelles et ne se transforment pas en une bouillie uniforme.
Bien que les textes publicitaires qui accompagnent une marque soulignent généralement le caractère individuel du produit, ils ne peuvent justement jamais lui donner ce caractère. Une marque est automatiquement synonyme de masse, de marché et de marketing.

Service : Print Media Planer 2001

Dès maintenant, les informations sur les titres de la presse suisse, les principaux résultats de Mach Basic 2000, les données de diffusion ASSP et les évaluations de l'étude Internet MA Net 2000 peuvent être consultés dans le 25e Print Media Planer.

Dès maintenant, les informations sur les titres de la presse suisse, les principaux résultats de Mach Basic 2000, les données de diffusion ASSP et les évaluations de l'étude Internet MA Net 2000 peuvent être consultés dans le 25e Print Media Planer.Service Print Media Planer 2001
Il est disponible en allemand et en français pour 30 francs dans toutes les filiales Publicitas ou chez Publimedia.
Corporate Publishing FactbookPour la première fois, le Forum Corporate Publishing, qui regroupe des prestataires de services CP de l'espace germanophone, publie le "Factbook". Ouvrage de référence annuel de la branche, il doit assurer une transparence croissante sur le marché du CP et informer les éditeurs de magazines clients ainsi que les décideurs en matière de marketing et de communication des principaux développements dans tous les domaines du Corporate Publishing. Le "Factbook 2001" est disponible au prix de 98 marks auprès du secrétariat du Forum, petra.tewes@ forum-corporate-publishing.de ou par téléphone au 0049 89 34 077 977.
Manuel de la communication 2001En dix chapitres, l'agenda publicitaire suisse 2001 fournit des informations sur les thèmes de la publicité, de la communication, des médias et du marketing. La dernière édition contient également un index des mots-clés et des entreprises. Toutes les adresses sont également disponibles sur Internet sous www.werbeagenda. ch. L'agenda de 900 pages coûte 190 francs et paraît aux éditions Orell Füssli, ISBN 3-280-03121-4.

Une grande niche pour un petit

Star Plakat s'appuie sur son savoir-faire existant pour mettre en place un réseau d'affichage destiné à un public mobile

Star Plakat met en place un réseau d'affichage pour un groupe cible mobile en s'appuyant sur le savoir-faire existantDe Markus KnöpfliQui fait le plein doit attendre. C'est ce temps d'attente d'un groupe cible mobile que le jeune annonceur extérieur Star Plakat veut désormais exploiter pour répondre aux besoins publicitaires de ses clients : avec un réseau d'emplacements d'affichage uniquement dans les stations-service.
Les utilisateurs des stations-service passent environ trois minutes devant les pompes à essence. Ce temps précieux était jusqu'à présent inutilisé - du moins du point de vue publicitaire : les stations-service suisses ne présentent pratiquement pas de publicité. C'est pourquoi l'entreprise Star Plakat, qui existe depuis deux ans et demi, veut exploiter activement ce potentiel inexploité. Pour ce faire, elle lance, en collaboration avec Migrol, un réseau de stations-service équipées de surfaces d'affichage.
Migrol dispose au total de 350 stations-service. Mais seules les 290 qui reçoivent au moins 40 000 visites par an seront intégrées au réseau d'affichage Star. Il est prévu d'installer au total 1400 surfaces B12 et environ 500 surfaces B200. Actuellement, dix stations-service sont desservies, dont sept à Zurich.
"Nous avons obtenu des permis de construire pour 50 autres stations-service Migrol, ce qui nous permettra de proposer à partir de la mi-2001 un total de 300 surfaces d'affichage B12 et 70 surfaces B200 à forte fréquentation", explique Renato Schena, directeur et unique propriétaire de Star Plakat. Toutes ces surfaces d'affichage peuvent être occupées individuellement et réservées exclusivement par Star Plakat. A partir de 2002, Star Plakat proposera deux réseaux nationaux de stations-service pour chacun des deux formats d'affichage.
Premiers essais dès les années 90
Les nouveaux emplacements d'affichage sont bien visibles. "Dès que le client a introduit le robinet dans le goulot de remplissage, son premier regard doit se porter sur l'une des affiches", explique Schena à propos de son concept. Grâce à l'éclairage, même la nuit. Ces surfaces permettent de s'adresser à un public cible principalement axé sur la mobilité : Les touristes, les pendulaires, les riverains qui font leurs courses et les artisans qui s'y arrêtent pour prendre leur goûter.
En Suisse, il existe au total 3652 stations-service appartenant à une bonne dizaine de sociétés d'exploitation (voir tableau). Star Plakat a donc sans aucun doute découvert une niche et s'est également offert un acteur de taille moyenne, Migrol. Et pourtant, Star Plakat n'est pas le premier. Au milieu des années 90, l'annonceur extérieur AWI, qui appartient aujourd'hui à Plakanda, a conclu des partenariats avec OK Coop (nouvellement Coop Mineralöl) et plus tard avec Tamoil (voir encadré).
Ce n'est pas un hasard, puisque c'est Schena qui, à l'époque où il était directeur d'AWI, a lancé l'idée des panneaux d'affichage pour les stations-service avec Coop. Lorsque AWI a été reprise par Plakanda, l'équipe d'AWI était en surnombre. C'est alors qu'elle a mis en place Star Plakat en collaboration avec Schena et poursuit depuis lors cette idée avec persévérance.
L'expansion est déjà prévue : Des négociations sont actuellement en cours avec d'autres exploitants de réseaux de stations-service. Un appel d'offres du numéro deux de la branche, Shell, est notamment en cours. Outre Star Plakat, Plakanda/AWI, la SGA et l'entreprise bernoise Gutjahr ont fait une offre.
Star Plakat ne peut pas encore vivre du réseau de stations-service Migrol. C'est pourquoi l'offre principale se compose encore de surfaces d'affichage qui sont louées de manière fixe à la Société Générale d'Affichage (SGA) ou qui peuvent être louées pour une durée limitée, comme à Zurich.
Au total, six régions touristiques suisses sont ainsi desservies par Star Plakat. L'entreprise dispose en outre de 90 emplacements d'affichage B12 à Bâle et à Berne et de 25 à Lucerne. A Zurich, des réseaux à choix individuel sont disponibles avec des emplacements B12 et B200.
Star Plakat travaille également en étroite collaboration avec la SGA : Tous les sites Star Plakat sont gérés techniquement par la SGA. Schena est également directeur d'Externa Media, une filiale de la SGA. Selon Schena, l'équipe de Star Plakat, composée de quatre personnes, a réalisé cette année un chiffre d'affaires brut de trois millions de francs. A titre de comparaison, la SGA a réalisé en 1999 un chiffre d'affaires d'environ 217 millions de francs en Suisse.
Stations-service publiques (TS)

des compagnies pétrolières
en suisse
Fournisseurs TS Boutiques TS
Avia 656 65
Shell 537 271
BP 417 172
Migrol 348 133
Agrola 348 11
Agip 343 128
Esso 275 127
Tamoil 237 92
Onze 194 39
Huile minérale Coop* 90 68
Divers 207 30
Total 3652 1136
*jusqu'à présent OK Coop
Source : Union pétrolière : situation au 1. 1. 2000

Pas de fin aux "conneries psychologiques

IP Multimedia avait organisé une table ronde sur les « Real Life Soaps » – qui s'est transformée en véritable déballage

IP Multimedia a invité à un Trendtalk sur les "Real Life Soaps" - qui s'est transformé en règlement de comptesVon Andreas Panzeri "Beaucoup d'entre nous en sont accros et d'autres les détestent. Mais personne ne peut y échapper", disait l'invitation d'IP Multimedia à un Trendtalk sur les "Real Life Soaps". La discussion a porté sur la chasse à l'audimat avec de tels shows, "entre présentation de soi et entraînement à la survie", en présence d'un public illustre.
"Ce qui compte, ce n'est pas comment une chose est, mais comment une chose agit", a dit Tucholsky un jour. Cette sagesse a servi de point de départ à la table ronde pour sa discussion sur "Big Brother" et ses émissions sœurs.
Pour mettre un peu d'action dès le début du talk-show, l'animateur Gerry Reinhard de Radio Z a voulu savoir ce que ses invités pensaient d'une évolution qui verrait l'émission en conteneurs "Big Brother" durer toute une année en Allemagne, avec une prime de cinq millions de marks à la clé.
"Rien n'est encore décidé", a déclaré de manière lapidaire Torsten Prenter, directeur des programmes de RTL 2. En jetant un regard sur l'avenir de la télévision, il a toutefois révélé les premiers détails de l'émission "Der Club". Ainsi, la version actualisée de l'émission prolétarienne s'appellera bientôt "Big Brother".
A l'instar d'autres spin-offs issus de ce coin sordide des créateurs de programmes TV, ce format doit jouer encore plus sur les possibilités d'interactivité. Pour cela, "Le Club" doit offrir plus de variété fiable et calculable, en permettant aux "occupants" fixes du clubhouse d'inviter régulièrement les personnes de leur choix.
Comme autres frères de sang de l'émission "Big", RTL 2 réfléchit actuellement à un cabinet médical comme cadre de diffusion ou même à une école. En principe, tous ces concepts télévisuels futuristes ne devraient pas changer grand-chose. Du moins, Prenter n'a encore rien laissé sortir de concret du container à l'occasion de ce talk-show dans le studio Bellerive, chargé d'histoire télévisuelle, si ce n'est la prophétie selon laquelle les quiz-shows seront bientôt de retour en prime time.
Les autres invités du talk-show ont profité de cette absence de nouvelles concernant l'avenir pour parler de manière d'autant plus approfondie de la situation actuelle et pour se moquer de "Big Brother".
Real Life TV n'est pas le
Même chose que la télé-réalité
"Nous n'avons encore rien ressenti d'une augmentation du chiffre d'affaires de nos ventes de chewing-gum", a plaisanté Alex Minder, directeur de Stimorol. Cette marque sponsorise l'émission "Big Brother" de TV 3, qui se dirige vers la finale. Stimorol ne veut plus être présent lors de la prochaine saison. "Mais cela n'a rien à voir avec le succès ou l'échec. Cela fait partie du concept de Stimorol de ne participer en tant que sponsor qu'à des choses totalement nouvelles. Ce qui nous intéresse, c'est l'impulsion initiale", a précisé Alex Minder.
Andy Lehmann n'a pas caché son mépris pour "Big Brother". Le directeur d'Optimedia a toutefois tenu à distinguer qu'il n'apporterait jamais son opinion personnelle dans un magasin de ses clients. "Si de telles émissions ont beaucoup de spectateurs et que mes clients veulent y faire de la publicité, c'est merveilleux", a-t-il déclaré.
IP Multimedia a invité Karin Böhme-Dürr comme quatrième membre de la table ronde. Cette enseignante en sciences des médias à l'université de Düsseldorf publiera prochainement un ouvrage spécialisé sur l'évolution des tendances autour du phénomène "Big Brother".
Sous le titre "Derrière les portes closes", Böhme veut explorer le succès du concept "Big Brother", très demandé au niveau international. "Comment tout a-t-il dû concourir pour que le succès soit aussi grand qu'il l'est aujourd'hui ?", demande-t-elle, cherchant déjà une première réponse scientifiquement correcte dans le terme "Real Life TV", que la chercheuse en médias veut utiliser dans son livre à la place de "Reality TV".
Il est également apparu clairement que le succès de "Big Brother" n'est pas seulement le fait des chaînes de télévision responsables, mais aussi de tous les autres médias, passifs ou actifs. La NZZ accompagne le phénomène avec des articles spécialisés. Le Blick fait un reportage sur le chagrin d'amour de l'ami de Janine qui regarde la télévision seul à la maison.
"Conneries psychologiques" du
Le conteneur, c'est de la folie
Et sinon, quoi ? Différentes études ont montré que les jeunes recherchent des modèles. Or, ils les trouvent de moins en moins à l'école ou même à l'église. C'est pourquoi des enfants de trois à treize ans regardent aujourd'hui régulièrement "Big Brother", a-t-on avancé comme thèse. Et qu'y apprennent-ils, à part à faire bonne figure lorsqu'ils sont victimes de mobbing ?
Pour Karin Böhme-Dürr, il est clair que "des personnages rejetés par le spectateur peuvent également constituer une aide didactique". Alex Minder voulait voir les choses de manière moins scientifique : "Autrefois, on regardait la vie du roi. Aujourd'hui, c'est son voisin", a-t-il commenté.
"Il n'y a que nous, les vieux, qui discutons sans cesse du sens ou du non-sens de l'émission dans le conteneur. Les jeunes regardent simplement ou ne regardent pas", a philosophé Lehmann, entre-temps légèrement lassé des éternelles discussions de spécialistes autour de cette nouvelle téléréalité. Et concernant un mépris du public qui transparaît régulièrement, il a déclaré : "Mon fils, un étudiant en économie, n'a aucun problème à zapper aujourd'hui sur 'Big Brother' et demain sur 'Literarisches Quartett'".
Le spécialiste des médias a donc plaidé pour que les fans de "Big Brother" ne soient pas traités comme des psychopathes. Lehmann s'est toutefois énervé, moins pour jouer que pour de vrai, lorsque Karin Böhme-Dürr a voulu parler des séquelles psychologiques des anciens co-mobbers dans le conteneur.
Qu'arrive-t-il à Conny la mite ou à Remo le taureau lorsque leur célébrité les fait soudain retomber dans l'oubli ?
"N'importe quoi", a répondu Lehmann et s'est insurgé : "Ce genre de conneries psychologiques, c'est de la folie par rapport aux vrais problèmes, par exemple des gens qui sont au chômage". Lehmann trouvait que de telles discussions "jouaient avec la psychologie". Mais l'animateur Gerry Reinhard a ensuite remis les pendules à l'heure : "Même après une semaine de camp scout, un enfant rentre chez lui perturbé".
Les versions plus brutales de la téléréalité nuisent à l'image des sponsors
Enfin, les nombreux publicitaires présents ont pu analyser de manière un peu plus pertinente les avantages que les sponsors ou les annonceurs potentiels peuvent attendre de la diffusion de spots autour de tels "real life soaps". Rétrospectivement, Alex Minder se montre heureux de son engagement dans "Big Brother", car la tendance s'est pleinement développée.
En ce qui concerne la nouvelle idée d'un gain de cinq millions de marks pour le vainqueur de la prison en conteneur d'un an, Lehmann d'Optimedia est toutefois sceptique quant à l'existence d'un environnement judicieux pour la publicité. Une caisse aussi grande ne pourrait être financée que par des entreprises de sponsoring tout aussi grandes, comme par exemple des banques. Et celles-ci n'auraient sans doute pas grand-chose à voir avec l'émission.
"Ce qui compte, c'est ce à quoi une marque donnée est associée. Lorsque je sponsorise quelque chose, je veux savoir sous quelle forme il y a un transfert d'image sur ma marque", déclare le directeur de Stimorol, M. Minder, qui se montre également sceptique face aux versions toujours plus brutales des jeux de harcèlement ou des autres émissions de téléréalité auxquelles on peut s'attendre.
L'homme de RTL Prenter a certes opposé à cette déclaration que seule la station de télévision était responsable d'un contenu et non le sponsor. "Ce qui est important, c'est le groupe de contact", a-t-il déclaré.
Prenter a toutefois été mis en minorité lors de la discussion finale : "Celui qui soutient quelque chose en tant que sponsor, le soutient également sur le plan du contenu. En termes de publicité, cela a un effet similaire à celui des testimonials !"

Via Keystone vers Cannes

Keystone et Plakanda/AWI invitent les jeunes créatifs de moins de 30 ans à participer au concours d'affiches

Keystone et Plakanda/AWI invitent les jeunes créatifs de moins de 30 ans à participer à un concours d'affichesDe Andreas PanzeriPlus de 10 millions d'images dorment dans les archives de Keystone. Dans le cadre d'un concours nouvellement créé et intitulé Cannes Open, les jeunes créatifs de moins de 30 ans doivent maintenant créer une affiche à partir de ce fonds. Les meilleurs travaux seront récompensés par un voyage au festival de la publicité à Cannes.
"Le concours Cannes Open doit devenir une institution qui se répète chaque année pour promouvoir les jeunes créateurs", estime CD Daniel Meier chez Honegger von Matt. Cette agence organise le nouveau concours pour le compte de l'agence photographique suisse Keystone et de Plakanda/AWI. Sont autorisés à participer tous les talents créatifs connus ou, jusqu'à présent, clandestins, âgés de moins de 30 ans. Les équipes de deux personnes maximum sont également admises.
La tâche ouvre toutes les limites à la créativité : Il s'agit de créer une affiche pour une entreprise de son choix à l'aide d'une ou de plusieurs photos tirées des archives de l'agence de photos Keystone. Qu'il s'agisse de lessive, de cierges magiques ou de vacances en randonnée : Aucune restriction n'est imposée quant au choix des entreprises à promouvoir. La seule condition est la suivante : Les travaux du concours doivent - ou peuvent - être réalisés avec des images provenant de l'ensemble de l'assortiment de Keystone.
"Notre agence de photos est petite en comparaison européenne, mais techniquement, elle est à la pointe", estime Walter Grolimund, CEO de l'entreprise fondée en 1953. Plus de 10 millions d'images se sont accumulées depuis lors dans les archives de Keystone. Grâce à la numérisation précoce et à l'introduction d'une base de données numérique compatible avec le web dès 1994, ce trésor est accessible rapidement et ouvertement à tout moment pour les journaux et les agences de publicité.
Environ 200000 images ont été enregistrées à ce jour sous forme numérique dans une base de données. Celle-ci fonctionne sur un serveur Unix et dispose actuellement d'une mémoire de 650 gigaoctets, ce qui permet de stocker plus de 800000 images. Grâce à 17 photographes employés à plein temps et à la sous-traitance de services photographiques internationaux comme AP et EPA, le plus grand album photo de Suisse s'enrichit chaque jour de 1200 photos.
Ceux qui souhaitent collaborer professionnellement avec Keystone peuvent, moyennant un abonnement de 50 francs par mois, parcourir librement les archives via Internet. Ceux qui ne se font servir qu'occasionnellement ou individuellement reçoivent leurs images par e-mail, ISDN, FTP ou envoi postal.
Toutes les informations sur le concours sont disponibles sur Internet
Les personnes intéressées pourront (bientôt) découvrir comment les participants à l'Open de Cannes obtiennent leurs photos sur le site www.cannes-open.ch. Les conditions de participation y seront également publiées, ainsi que des informations sur les personnes à contacter chez Keystone pour obtenir des conseils ou commander des images. Les premières informations se trouvent également dans l'annonce en page 4 de ce numéro de WerbeWoche.
Le jury a reçu jusqu'à présent les réponses (provisoires) de Matthias Freuler, CD Wirz, Daniel Comte, CD McCann-Erickson, ainsi que du CD indépendant Simone Fennel et du concepteur indépendant Markus Ruf. Les gagnants se rendront gratuitement à Cannes avec leur travail, y compris le vol, l'hôtel, les entrées et les frais de soumission.
En outre, Plakanda/ AWI met à disposition, à partir du 26 mars et pendant six semaines, deux emplacements d'affichage B12 à la Weinbergstrasse. Et bien sûr, WerbeWoche rendra compte des gagnants. Pour ce faire, nous avons réservé des emplacements de choix pour les meilleurs travaux.

En outre, l'agence viennoise de RP, d'événementiel et de promotion On Duty veut conquérir le marché suisse avec son propre bureau. Récemment, On Duty a ouvert une dépendance à St-Prex VD.

Ausserdem L'agence viennoise de RP, d'événementiel et de promotion On Duty veut conquérir le marché suisse avec son propre bureau. On Duty a récemment ouvert une dépendance à St-Prex VD. Depuis le lac Léman, le directeur Oliver Knehs a pour mission d'assurer non seulement la promotion de la Suisse, mais aussi celle de l'Europe.

Ausserdem L'agence viennoise de RP, d'événementiel et de promotion On Duty veut conquérir le marché suisse avec son propre bureau. On Duty a récemment ouvert une dépendance à St-Prex VD. Outre la prospection du marché suisse, le directeur Oliver Knehs doit également étendre son champ d'action à l'espace français depuis le lac Léman.
Après trois ans passés chez Cinecom & Media, Philip Hofmann, directeur adjoint de la division Print, quitte la régie publicitaire le 11 décembre. Il sera remplacé par Katja Biffiger, qui prendra ses fonctions le 3 janvier.
Nicolas Betticher devient porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP). Il remplace Hansjürg Wiedmer, qui a rejoint le Ministère public de la Confédération en tant que chef de l'information.
L'agence m & m Media, Glattbrugg, aura un nouveau directeur. À partir du 1er janvier, Markus Worch reprendra le poste d'Urs Schneider, qui souhaite également quitter son poste de membre du conseil d'administration à la mi-mars.
L'actuel porte-parole de Sunrise, Stephan Howeg, devient chef de la communication des entreprises de télécommunications fusionnées Sunrise et Diax.
A partir du 1er avril, Urban Möll sera le nouveau directeur de la filiale de Ringier Zürcher Druck und Verlag AG à Rotkreuz. Il remplacera Alois Sigrist, qui prendra sa retraite au printemps prochain.
L'agence de marketing direct Go de Hambourg a ouvert un bureau à Zurich. Stefan Rüttinger en assure la direction et Marianne Festner y travaillera en tant que CD.
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