Guerre virtuelle

Oliver Classen revient sur les tractations sinistres autour du « Zürichsee-Zeitung ».

Le faiseur de roi dans la guerre des journaux zurichois qui se dessine entre Tamedia et la NZZ (voir page 17) n'est pas à Stäfa, mais à Lausanne, il s'appelle Hanspeter Rohner et n'a "rien de nouveau à dire" aux journalistes des médias. Rien d'étonnant à cela, puisque le régent de PubliGroupe a déjà annoncé son verdict en juillet et a promis à la NZZ la part P de la Zürichsee-Zeitung (ZSZ). Les spéculations nourries depuis par certains confrères sur un flirt de l'éditeur de la ZSZ Thedi Gut avec les offres certainement alléchantes de Tamedia sont donc dénuées de tout fondement. Menaces ou droit de préemption : après son accord d'exclusivité avec la Falkenstrasse, Rohner ne pourra pas, ne devra pas, donner la main aux plans d'expansion des Werdsträssler. Ce faisant, il contrecarrerait sa propre stratégie.
De plus, P n'est absolument pas obligée de revendre son paquet d'actions. En effet, Rohner n'a même pas encore annoncé le délai de 30 jours pendant lequel Gut pourrait faire usage de son droit de préemption. La dernière possibilité d'accès de Tamedia à la ZSZ est également de nature purement théorique : le fait que la famille d'éditeurs, soucieuse d'indépendance, ait décidé d'éviter la bataille du papier pour la ZSZ n'est qu'une question de temps.
rive gauche du lac cède ses propres actions à Kall & Co. se situe au-delà des frontières de la Suisse.
selon toute probabilité.
En conséquence, l'attention professionnelle devrait se concentrer sur la course à l'armement locale. Par exemple, les rumeurs selon lesquelles le Tagi établirait son camp de base à Wädenswil plutôt qu'à Horgen. Cet emplacement serait tout à fait plausible, car il permettrait non seulement d'éviter une confrontation directe avec le ZSZ domicilié dans le chef-lieu du district, mais aussi d'exploiter une zone dans laquelle le Tagi est moins fort qu'à Horgen. De plus, la commune parlementaire de Wädenswil est tout simplement plus active sur le plan politique et culturel. Et cela n'a jamais fait de mal à aucune rédaction locale - et surtout pas à une rédaction en cours de formation.
> Oliver Classen, rédacteur

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est le nouveau directeur de la création (CD) et directeur général adjoint de l'agence de publicité zurichoise Scotti. Jusqu'en 2001, Schaub a travaillé pendant dix ans chez cR Seiler DDB à Bâle, où il occupait le poste de directeur de la création depuis 1999.

est le nouveau Creative Director (CD) et directeur adjoint de l'agence de publicité zurichoise Scotti. Jusqu'en 2001, Schaub a travaillé pendant dix ans pour cR Seiler DDB à Bâle, à partir de 1999 en tant que CD.Thomas Schaub En dernier lieu, il a travaillé en tant que freelance.
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Matthias Felder rejoint l'équipe de l'agence de publicité lucernoise Kobalt. Ce directeur de la communication diplômé occupe dès à présent le poste de conseiller et de responsable de la stratégie/du concept. Felder était auparavant directeur de l'agence de publicité Suxess. Nicole Koller est également nouvelle chez Kobalt. La future planificatrice en communication marketing renforce et soulage l'équipe de conseil et la direction depuis septembre déjà.
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Début janvier 2005, Martin Denecke (photo) prend la responsabilité de directeur d'agence et de Creative Director (CD) chez Scholz & Friends Zurich. Il siègera également au conseil d'administration de l'agence et remplacera Diana Strebel, qui souhaite réorienter sa carrière. Denecke a été CEO de Lowe GGK jusqu'à fin 2000. Il a ensuite travaillé comme consultant créatif. Début novembre, Nicolas Edelmann a déjà rejoint Scholz & Friends. Le conseiller à la clientèle travaillait auparavant également chez Lowe.
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Fin décembre, Thorsten Stecher quittera la Weltwoche après plus de cinq ans. Il rejoint la rédaction culturelle de la télévision suisse, où il sera responsable de l'émission "Kulturplatz" à partir du 10 janvier.
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Le spécialiste du marketing en ligne Publicitas Webservices renforce la vente et la gestion des produits. Marc Lottenbach (photo) rejoint l'équipe en provenance de SevenOne Media. Il se consacrera à l'acquisition et au suivi des clients ainsi qu'à tous les domaines du marketing en ligne. Antonio Baglivo reprend le secteur Product Management de Philipp Scheidegger, qui devient pour sa part Product & Business Development Manager.

"Fais quelque chose de beau"

Mise en forme Que peut faire le design à une époque où les stimuli sont trop nombreux ? Quelle est encore la valeur d'un logo ? Andreas Panzeri s'est entretenu avec l'expert en design Michael Erlhoff.

Mise en forme Que peut faire le design à une époque où les stimuli sont trop nombreux ? Quelle est encore la valeur d'un logo ? Andreas Panzeri s'est entretenu avec l'expert en design Michael Erlhoff.WW Michelangelo était un grand artiste. Mais il a également conçu des armes. De l'artiste designer Philippe Starck, nous avons récemment présenté une canette de bière pour Kronenbourg. Est-ce que c'est comme si un homme de lettres se prêtait à un slogan publicitaire ? Michael Erlhoff Le thème est le design au quotidien. D'un côté, nous avons besoin de mondes d'objets qui bougent aussi et qui nous provoquent un peu. Mais l'intelligence du design doit aussi emprunter d'autres voies. Il faut réfléchir : Comment puis-je concevoir des processus ? Comment puis-je développer des réductions de produits ? Il s'agit d'une contradiction interne au design. Traditionnellement, on a toujours exigé du designer qu'il fasse quelque chose de beau. Mais nous sommes en fait depuis longtemps au stade de la surproduction. Nous devrions savoir depuis longtemps : S'il y a mille choses, je m'en détourne, car c'est tellement pénible de choisir encore une fois quelque chose parmi les mille.
Le mot design est présent partout. Bientôt, même le comptable voudra se faire appeler designer financier. Le terme de design ne commence-t-il pas à être galvaudé ?
Nous devons partir du principe que dans les pays anglo-saxons, tout ce qui est conception et design a toujours été appelé design. Le design de recherche, par exemple, dans les sciences naturelles. C'est une expression tout à fait normale. Nous sommes un peu battus par le fait que nous formulons de manière très imprécise ce qui était autrefois la conception de formes. Je ne suis pas si déprimé à ce sujet. Comme un symptôme du fait que - quelle que soit l'incompréhension - la discussion sur le design existe. Il y a vingt ans, cela n'existait pas, personne ne connaissait le mot design. Réjouissons-nous qu'entre-temps, il soit devenu connu. Maintenant, nous devons le prendre comme une plate-forme et en avoir une compréhension raisonnable.
Raymond Loewy a conçu des symboles aussi concrets que la coquille ou le double point rouge pour Lucky Strike. Aujourd'hui, tout semble plus diffus. Les grandes formes ou les grands symboles sont-ils usés ou ne sont-ils même plus demandés ?
C'est vrai. Cela fait longtemps que des signes aussi marquants n'ont pas été lancés sur le marché. Aujourd'hui, la marque ne se distingue justement plus seulement par un symbole. Il est désormais possible que des marques deviennent soudainement deux marques, par exemple pour une marque de mode. Cela va de plus en plus loin. Nous avons une relation beaucoup plus sûre avec la marque, qui ne peut plus être représentée par un symbole. Tout est devenu beaucoup plus complexe.
Le web a eu une grande influence sur le design graphique ces derniers temps. Où voyez-vous les tendances à venir, par exemple les images et les formes japonaises ?
Le logo de l'Expo lors de l'exposition universelle de Hanovre est devenu évident : Comment obtenir des structures flexibles dans un moule ? Nous avons appris de telles structures mobiles sur le web. Je ne suis plus aussi attaché à ce que nous ayons un seul logo clair. On travaille beaucoup plus avec des dérivés qui donnent quand même le sentiment qu'il s'agit de la même chose. En ce qui concerne les influences japonaises à venir, on ne peut pas prédire grand-chose. Je suis consterné par le niveau du design graphique des magazines japonais, par exemple. Je dirais tout au plus qu'il restera peut-être quelque chose de l'univers de ces mangas et autres résolutions figuratives étranges. Mais ces processus d'échange sont très lents.
L'apparition blasphématoire de StarckLe designer Philippe Starck a été récompensé à Berlin par le Lucky Strike Designer Award 2004.
Depuis 1991, la Raymond Loewy Foundation International décerne chaque année le Lucky Strike Designer Award, qui honore des designers internationaux pour l'ensemble de leur œuvre. Donna
Karan, Karl Lagerfeld, le cameraman Michael Ballhaus, le designer graphique Kurt Weidemann ou l'agence Phoenix Product Design font partie des lauréats précédents.
Jeudi dernier, Philippe Starck a rejoint l'illustre cercle à Berlin. Le Français est considéré comme le "designer des objets à emporter" avec des objets du quotidien comme le presse-agrumes, la bouilloire, le couteau, la télévision et les chaises.
Comme on pouvait s'y attendre, Starck s'est montré à Berlin comme l'enfant terrible. Il a laissé tomber à la dernière minute les interviews qu'il avait prévues. Dans son discours de remerciement, il s'en est pris avec humour au design et aux apparences. Pour lui, le plus grand designer est le créateur de la Kalachnikov. Il a reproché aux fondateurs du prix d'être hypocrites lorsqu'ils répandent une maladie avec des cigarettes et veulent ensuite se racheter avec une fondation. Mais Starck a tout de même accepté le prix de 50000 euros. "Sorry, it's not against your father", s'est-il excusé auprès de la fille de Raymond Loewy en quittant prématurément les lieux.
Loewy, qui a donné son nom à la fondation, avait reconnu le design comme un facteur marketing décisif et avait créé, outre le point rouge double face pour Lucky Strike (1941), la coquille de Shell, le logo de BP ou des voitures comme Studebaker.
Outre les grandes stars, la Loewy Foundation récompense également la relève en matière de design dans plus de dix pays. En Suisse, le prix doté de 30000 francs sera remis le 24 novembre à la Hochschule für Gestaltung de Zurich. 95 diplômés d'écoles de design ont posé leur candidature.
Icône du design pour la cuisine : le presse-agrumes de Starck.
Lauréat et provocateur : Philippe Starck.
> Michael Erlhoff est président de la Raymond Loewy Foundation, membre du jury du Lucky Strike Design Award et professeur de théorie du design à Cologne.

"Stevie Wonder" gagne

Récompenses : Ruf Lanz a su convaincre le jury des London International Advertising Awards avec « Stevie Wonder ».

Awards Ruf Lanz a convaincu le jury des London International Advertising Awards avec "Stevie Wonder". Le spot TV pour le foyer pour aveugles Mühlehalde a gagné dans la catégorie autorités/social. "Je suis heureux que Stevie Wonder nous ait permis de faire cette reprise passionnée", plaisante le directeur de la création Markus Ruf. "Je pense qu'il est temps que les résidentes de Mühlehalde lui tricotent des chaussettes pour cela". Les autres finalistes suisses sont repartis bredouilles.

Deal or no deal à Stäfa

Éditeurs : Certes, tout le monde se parle à nouveau. Mais il semble tout de même que l'on se dirige vers une confrontation entre le *Tages-Anzeiger* et la *Zürichsee-Zeitung*.

Éditions Certes, tout le monde parle à nouveau avec tout le monde. Le deal avec la presse zurichoise semblait quasiment bouclé. Mais depuis que Theodor Gut, président du conseil d'administration de Zürichsee Medien AG à Stäfa, a fait savoir via le HandelsZeitung qu'il était toujours en discussion avec différents intéressés, les spéculations sur d'éventuels scénarios alternatifs à la vente annoncée à la NZZ reprennent de l'ampleur.Du point de vue de Gut, l'expansion de Tamedia dans la région d'origine de la Zürichsee-Zeitung (ZSZ) est un "dommage de couloir", déclenché par le pacte entre PubliGroupe et la NZZ. On peut supposer que cette montée en pression, ainsi que les déclarations d'intention de la NZZ, jugées manifestement insuffisantes à Stäfa, selon lesquelles elle souhaitait soutenir l'indépendance des journaux régionaux et y prendre une position de leader au niveau national, ont déclenché un revirement. Gut, qui déclarait encore fin septembre vouloir se rapprocher de la NZZ et en aucun cas s'adosser au Tages-Anzeiger, relativise aujourd'hui cette déclaration : "Nous n'avons jamais démenti les contacts avec Tamedia. Théoriquement, tout est encore possible". Ni la NZZ ni Tamedia n'ont voulu commenter ce que cette nouvelle ouverture de la mariée signifie pour les deux mariés potentiels qui se pressent.
Le droit de préemption de Gut sur la participation de PubliGroupe de 45 pour cent dans la Zürichsee Presse AG est décisif pour les préparatifs de mariage à la campagne, qui paraissent de plus en plus kafkaïens. A la fin des années 90, les Lausannois avaient ainsi aidé la ZSZ à sortir d'une crise financière et à retrouver des liquidités. Aujourd'hui, le paquet d'actions, dont le groupe publicitaire veut apporter la moitié à la filiale FPH de la NZZ, a surtout une importance stratégique. Certes, Gut n'a pas appelé lui-même les esprits du Tagi. Mais il pourrait les apaiser en exerçant son droit de préemption et en revendant la participation à la Werdstrasse. A une condition : En contrepartie, Tamedia devrait renoncer à l'offensive de Horgen et la lancer à la place dans la zone urbaine de Zurich, à Winterthour ou dans la vallée de la Limmat.
Un retour en arrière semble toutefois peu probable, d'autant plus qu'une coopération rédactionnelle entre le Tages-Anzeiger et la ZSZ, qui tient à son indépendance, est difficilement envisageable. De plus, Tamedia veut collaborer avec l'éditeur de la Südostschweiz Hanspeter Lebrument dans le domaine des annonces. Ce signal a bien été compris à Stäfa (voir WW 39/04). Enfin, on peut se demander si PubliGroupe accepterait de rendre à Gut ses parts dans la Zürichsee Presse AG sous de tels auspices.
Si la ZSZ coopérait avec le Tages-Anzeiger, l'alliance souple entre les quatre quotidiens régionaux et les autres membres du Nord-Est de la combinaison, les Schaffhauser Nachrichten et la Thurgauer Zeitung, se briserait également. La NZZ, qui veut des journaux régionaux forts et indépendants comme rempart contre l'expansion de Tamedia, serait également irritée. "Ce que fait l'un d'entre nous a des conséquences pour tous", déclare Theodor Gut, conscient de la situation.
Et celle-ci est plus instable que jamais. En effet, d'une part, un paquet d'actions de 36 pour cent de l'Oberländer est toujours à vendre et, d'autre part, le Landbote, à la recherche de nouvelles possibilités d'impression, négocie non seulement avec Stäfa, mais aussi avec la NZZ et Tamedia. L'Oberländer, l'Unterländer et le ZSZ impriment ensemble au centre d'impression d'Oetwil, une usine commune dont la mise à niveau technologique a coûté 30 millions de francs aux participants. On y verrait volontiers le quatrième Landzeitung, le Landbote, comme partenaire. "Finalement, il s'agit du plus gros investissement depuis 12 ans et il permet de renforcer encore les journaux régionaux", explique Erland Herkenrath, directeur de ZSZ. Et souligne en même temps que toutes les parties prenantes sont liées à long terme par les contrats et qu'elles souhaitent les honorer.
Sans accord entre la ZSZ et le Tages-Anzeiger, on assisterait sur la rive gauche du lac à une épreuve de force éprouvante pour les nerfs entre deux équipes rédactionnelles qui se disputent les primeurs dans une zone de chalandise trop restreinte. Tamedia serait sans aucun doute mieux armé financièrement pour cela. Les connaisseurs de la situation sur place estiment que les chances du Tagi sont bonnes, car la perte de trois ou quatre milliers d'abonnés sur la rive gauche du lac affecterait déjà sensiblement la ZSZ.
Dans le cadre des bouleversements dans le paysage de la presse zurichoise, tout le monde parle à tout le monde. Hanspeter Lebrument fait également partie du cercle des intéressés. L'éditeur de la Südostschweiz n'est toutefois pas intéressé par des participations : "Nous n'achèterions jamais les 22,5 pour cent de la Zürichsee Presse AG, pas plus que le paquet d'actions de l'Oberländer", souligne-t-il. En revanche, il n'exclut pas des coopérations. Surtout pas si cela permettait de désamorcer la situation de concurrence sur le lac supérieur avec le journal March-Höfe-Zeitung appartenant à la ZSZ, le Fridolin et l'Einsiedler Anzeiger. Lebrument ne voit pas de nécessité d'agir dans l'immédiat. "J'attends tranquillement et je saisirai ma chance quand elle se présentera".
Chronique d'un transfert annoncéPubliGroupe et la NZZ ont annoncé cet été leur intention de coopérer. Selon ce projet, Publicitas, filiale de PubliGroupe, gérera à partir de janvier exclusivement les pages d'annonces de la NZZ et apportera en contrepartie des participations pour moitié dans Ackeret AG (Zürcher Unterländer) et dans Zürichsee Presse AG (Zürichsee-Zeitung) à la filiale de la NZZ Freie Presse Holding (FPH).
Fin septembre, Tamedia a lancé une contre-offensive en annonçant sa stratégie de croissance régionale pour le Tages-Anzeiger, après plusieurs tentatives infructueuses par le passé pour rapprocher les journaux régionaux zurichois (Zürichsee-Zeitung, Unterländer, Oberländer, Landbote) du Tagi. Une première rédaction régionale pour le district de Horgen, sur la rive gauche du lac, doit produire à partir de mars un supplément quotidien au format tabloïd. La décision de l'emplacement rédactionnel entre Wädenswil et Horgen n'a, paraît-il, pas encore été prise. D'autres régions, dont la ville de Zurich, devraient suivre. (rw)
Qui règne sur le lac de Zurich ? La Südostschweiz joue également un rôle dans la lutte pour le pouvoir sur le marché.
René Worni

L'harmonie fait monter les prix

Radio Les radios privées veulent un PMC le plus uniforme possible. Il en résulte pour l'instant des tarifs plus élevés.

Radio Les radios privées veulent un PMC le plus uniforme possible. Il en résulte pour l'instant des tarifs plus élevés.
Pour la première fois, les radios privées ont réussi à publier ensemble les tarifs des pools et leurs modules, et surtout bien avant la fin de l'année civile. La publication relativement précoce et commune des tarifs des pools est une innovation qui a été rendue possible grâce à l'association Radiopower.ch présentée en septembre (voir WW 30/04).
Mais ce n'est pas tout : dans le même temps, les radios se sont efforcées d'harmoniser le prix pour mille contacts (PMC) des pools. La consigne était de viser un PMC de base de 50 centimes (groupe cible 15+). Cet objectif n'a pas (encore) été respecté partout, ce qui explique pourquoi le souhait de la branche a eu des conséquences sur les prix, par exemple pour le One Pool qui, avec 45 centimes, était jusqu'à présent relativement avantageux.
Pour le groupe cible principal des 15/49, le CPM s'en trouve également significativement augmenté, et il continue de diverger nettement - selon la structure d'âge des pools (voir tableau). Néanmoins, l'harmonisation est également perceptible dans ce groupe cible, du moins au niveau des pools entiers. Ainsi, l'écart de prix entre le CPT à la seconde le plus élevé (Radio Romandie) et le moins cher (Pool 2000) est désormais de 10 centimes, alors qu'en 2004, la plus grande différence de prix était encore de 13 centimes. Au niveau des modules en revanche, on constate des écarts considérables, surtout là où des radios rurales sont impliquées : c'est le cas des modules Suisse centrale ou Suisse du sud-est du One Pool.
Les modifications de prix effectuées par les pools se situent entre -16,9 et +20,3 %. En gros, elles reflètent les pertes ou les gains de pénétration, sachant qu'à proprement parler, en raison de l'augmentation du panel Radiocontrol début 2004, il n'y a cette fois-ci pas d'augmentation directe.
Il n'est pas possible de procéder à des comparaisons de pénétration ou de CPM avec les autres médias.
Seul le Pool 2000 a procédé à des baisses de prix - tant en valeur absolue qu'en termes de PMC. L'une des raisons est que Canal 3 ne sera plus de la partie l'année prochaine (voir encadré page 15), ce qui entraîne une baisse de la portée du pool. Mais des considérations stratégiques jouent également un rôle : le Pool 2000 - combiné avec le nouveau module Zurich du One Pool - peut désormais être proposé encore mieux comme alternative au City Pool.
Le pool Radio Romandie Plus est le seul à maintenir son CPM de cette année. En termes de pénétration, il a toutefois légèrement progressé malgré le départ de Canal 3.
Le Swiss Radio Pool peut également augmenter sa portée, grâce au nouveau membre Canal 3. Son augmentation de prix de 20,3 % n'est toutefois pas tout à fait compréhensible, puisque le gain de portée n'est que d'environ 11 %. De plus, son ancien PMC (64 centimes) était l'un des plus bas, mais il devient maintenant le deuxième plus élevé avec 77 centimes.
Pour terminer, voici un aperçu d'une autre innovation en matière de prix grâce à Radiopower.ch : du 4 juillet au 14 août 2005, toutes les radios et pools accorderont pour la première fois un rabais d'été uniforme de 20 pour cent. Jusqu'à présent, ce rabais était variable.
Les pools radiophoniques changentEn raison de l'espoir d'Espace Media Groupe de pouvoir reprendre la concession de Canal 3, la chaîne biennoise quitte le pool 2000 fin 2004. La raison : le pool 2000 comprend également BE1, l'adversaire direct de la chaîne ExtraBern d'Espace Media. Or, comme les réunions du pool radio donnent souvent lieu à des échanges internes, ExtraBern obtiendrait à l'avenir des informations sensibles sur BE1 via Canal 3. C'est ce que l'on veut éviter. A partir de 2005, Canal 3 est rattachée au Swiss Radio Pool, mais elle est donc également exclue de la Radio Romandie Plus (qui s'appelait jusqu'à présent Top Romandie Plus).
Le One Pool fait lui aussi sa mue : il sera doté en 2005 d'un nouveau module Zurich, plus petit (uniquement Top et Energy Zurich), et l'ancien module Zurich (Top, Energy, Sunshine, Argovia) deviendra la variante Zurich-Plus. Ceci afin de mieux tenir compte des différents besoins des clients. En revanche, l'ancien module de Suisse orientale (Top, Ri) est supprimé. (mk)
Cas particulier de GrischaLes données de portée de Radio Grischa fournies par Radiocontrol (RC) sont toujours bloquées. La question se pose donc de savoir comment calculer un CPM pour le One Pool. "Pour les calculs de prix, nous avons pris comme base chez Grischa les taux de pénétration moyens de toute l'année 2003, à savoir du lundi au vendredi, groupe cible 15+. Les valeurs des autres membres du One Pool correspondent en revanche aux données RC du premier semestre 2004", explique Roland Baumgartner, directeur du One Pool.
En revanche, pour l'outil de planification RC, les données effectivement mesurées du premier semestre 2004 constituent partout la base. Techniquement, il ne peut en être autrement. Nous publions les données sous réserve, selon la devise "mieux vaut des données incohérentes que pas de données du tout" ; les évaluations peuvent encore changer et la base actuelle de l'enquête ne doit pas être considérée comme définitive", écrit à ce sujet Claudia Glauser, directrice de Grischa.
Le blocage des données de Grischa est en vigueur depuis le printemps 2004. A l'époque, le panel RC avait été renforcé par des horloges supplémentaires. Dans ce contexte, Grischa a subi une perte de portée allant jusqu'à 30 pour cent, qui n'a pas encore pu être clarifiée de manière définitive. (mk)
Les radios affichent leurs couleurs : le marketing générique doit être renforcé par des prix uniformes pour mille contacts.
Markus Knöpfli

Transformer fait de la publicité pour le perforateur en cuir

Accessoires : À l'issue d'un appel d'offres, Transformer a remporté le budget de communication de Leder Locher. L'agence de publicité zurichoise s'est imposée face à deux concurrents.

Accessoires Dans le cadre d'une présentation concurrentielle, Transformer a remporté le budget de communication de Leder Locher. L'agence de publicité zurichoise s'est imposée face à deux concurrents. La nouvelle présentation de la chaîne de magasins de maroquinerie sera visible à partir de la mi-novembre. Des annonces dans des magazines de mode et des illustrés ainsi que des mesures sur les points de vente sont prévues.

La Commission veut assouplir le partage des frais

Politique des médias La Commission des transports et des télécommunications (CTT) du Conseil des Etats propose une modification du splitting de la redevance dans la nouvelle loi sur la radio et la télévision.

Politique des médias La Commission des transports et des télécommunications (CTT) du Conseil des Etats propose une modification du splitting de la redevance dans la nouvelle loi sur la radio et la télévision.La version du Conseil national prévoit de verser "au maximum 4 pour cent" de la redevance de réception aux radios et aux chaînes de télévision privées. La CTT souhaite en revanche une fourchette de 2 à 5 %. Selon le communiqué, cela permettrait une plus grande flexibilité dans l'attribution. Un autre pour cent de la redevance (environ 10 millions de francs par an) doit être versé aux diffuseurs titulaires d'une concession à titre de contribution aux coûts d'investissement dans les réseaux d'émetteurs numériques et autres nouvelles technologies de diffusion.

La fédération régionale de l'AT arrive en tabloïd

Journaux : Dans le cadre de la scission prévue du *Tages-Anzeiger* (TA) pour la rive gauche du lac de Zurich, Tamedia opte pour le format tabloïd :

Journaux Tamedia mise sur le tabloïd pour le split prévu du Tages-Anzeiger (TA) pour la rive gauche du lac de Zurich : la partie régionale sera publiée en petit format, comme l'a confirmé la porte-parole du groupe Franziska Hügli à l'Aargauer Zeitung. La direction de l'équipe de rédaction sera assurée par Daniel Bach, lit-on dans le "Kleinen Hauspost" interne au TA.

Un Gertsch pour ton anniversaire

L'agence LangGysi Knoll offre des œuvres d'art à ses clients.

Pour son dixième anniversaire, l'agence de publicité bernoise LangGysiKnoll a décidé d'offrir à ses clients un cadeau de remerciement à forte valeur ajoutée. Cette année encore, ils ont invité tous les collaborateurs, clients, collaborateurs médias et de production ainsi que la presse et les amis à la fête de l'agence, placée comme d'habitude sous le signe de l'art. Cette année, les invités ne sont pas restés à Berne, mais se sont rendus à Berthoud, dans le musée Franz Gertsch. Une visite guidée intéressante de l'exposition actuelle "Ostwind" - des artistes contemporains d'Extrême-Orient - ainsi que de la collection permanente du célèbre photoréaliste suisse les y attendait, suivie d'un apéritif exquis et du discours enjoué du copropriétaire Silvano Spezia. Il a retracé l'histoire de la fondation de l'agence jusqu'à aujourd'hui et a évoqué avec plaisir la résistance du nom de l'entreprise, à laquelle le départ de deux des pères fondateurs n'a rien changé. Spezia a plaisanté sur le fait que l'on épargnait aux clients les ineffables vers blancs des initiales, typiques de la scène publicitaire, et a fait référence à l'autre tradition : la série d'œuvres d'art LGK. En guise de remerciement, l'agence offre chaque année une œuvre d'un artiste suisse. Cette coutume a été couronnée cette année par une sérigraphie de Gertsch, qui a pu être éditée grâce à l'artiste et à Stefan Wimmer, directeur de la Galerie im Park. Après le dévoilement de l'image, la société s'est retirée dans le romantique espace culturel Alpina, où elle a pu s'adonner à l'art gastronomique jusqu'aux petites heures du matin.
Les yeux dans les yeux : les invités du LGK dans l'exposition Franz Gertsch.
(la)

Les spéculateurs de Riepl

À noter : la campagne d'actionnariat menée contre le journal de l'Oberland zurichois n'est pas une farce provinciale, mais un signe des temps : le secteur de la presse écrite devient plus rude, plus rusé, ou tout simplement plus capitaliste.

Chronique La campagne d'actions contre le Zürcher Oberländer n'est pas une farce provinciale, mais un signe des temps : En 1913, un certain Wolfgang Riepl, qui sera plus tard longtemps rédacteur en chef du plus grand journal de Nuremberg, a écrit une thèse de doctorat sur l'histoire de l'information de l'Antiquité à nos jours. Or, en règle générale, les thèses sont oubliées depuis longtemps après 91 ans. Ce n'est pas le cas de Riepls. Aujourd'hui encore, nous citons la "loi de Riepl", qui dit en substance que les nouveaux médias ne se substituent jamais aux anciens, mais dont la validité a récemment été mise en doute : Le modèle économique, voire le genre du quotidien, semblait menacé par Internet et par les journaux gratuits. Il n'est toujours pas possible de lever l'alerte. La mère suédoise de tous les journaux pour pendulaires s'est entre-temps étendue comme une tache d'huile : actuellement, Metro imprime environ 5 millions de journaux par jour dans 38 éditions, 100 villes et 16 pays, de New York à Hong Kong, de Prague à Milan. L'entreprise se considère comme le quatrième groupe de presse au monde, une donnée qui peut être discutée. Mais il ne fait aucun doute que les Suédois sont en passe de devenir le McDonald's de la presse écrite.
être.
En Suisse, nous savons certes que cette évolution ne menace pas nécessairement les journaux de vente établis. Selon l'étude de la Remp, le journal de distribution 20 Minuten compte certes 782000 lecteurs. Mais le Blick - avec 736000 lecteurs - a lui aussi un peu plus de lecteurs malgré cette concurrence et l'augmentation des prix. Le journal gratuit a donc manifestement amené à la lecture plusieurs milliers de jeunes gens qui s'étaient jusque-là abstenus de lire des journaux. Même s'il s'agit en fin de compte d'un message de victoire, il ne faut pas le crier trop fort dans le pays : Car si les gens veulent manifestement lire le Blick et d'autres journaux à grand tirage, beaucoup d'entre eux ne veulent plus payer pour cela.
Sur le front d'Internet, les nouvelles sont également optimistes. La perte des annonces imprimées au profit des annonces en ligne a été nettement freinée en 2004. Les pertes d'annonces dans les journaux se stabilisent actuellement à moins 65 pour cent sur le marché de l'emploi et à moins 45 pour cent sur le marché de l'immobilier et de l'automobile. Parallèlement, la conjoncture s'améliore. Bruce Chizen, directeur de l'entreprise de logiciels Adobe, a même récemment parlé de la "fin de la récession dans le secteur de la publicité". Il se peut que Chizen transpose un peu vite l'évolution américaine au reste du monde. Mais dans la tendance, il a raison. Peut-on donc compter sur le vieux Riepl ?
Le Zürcher Oberländer, l'un des journaux régionaux restants, montre à quel point les affaires sont difficiles et imprévisibles aujourd'hui. Cette société anonyme non cotée, dans laquelle seules les actions nominatives transférables ont le droit de vote, est confrontée à une campagne dans laquelle une agence rachète ses actionnaires. Entre-temps, cette agence possède déjà 35 pour cent des actions. Les actionnaires, surtout les plus âgés, ont cédé au spéculateur qui offre un multiple du cours. Et derrière celui-ci, il n'y a ni le groupe NZZ ni Tamedia. Il s'agit de quelqu'un qui travaille pour son propre compte. Quelqu'un qui investit beaucoup parce qu'il est manifestement convaincu qu'une reprise de l'Oberländer (dont la gestion est tout à fait solide) est imminente et qu'il est possible de réaliser un juteux bénéfice à cette occasion. Le capitalisme médiatique le plus crasseux dans la province suisse : voilà qui montre à quel point la situation a changé.
Conclusion : les bonnes entreprises de presse pourront se maintenir, mais uniquement grâce à une lutte permanente pour de nouvelles idées et de nouveaux modèles commerciaux. Pendant des décennies, les éditeurs de nombreux pays européens ont pu se spécialiser dans le golf, mais l'argent continuait à affluer. Cette époque est irrémédiablement révolue.
> Peter Glotz est professeur de gestion de la communication et des médias à l'université de Saint-Gall.

Betty s'entraîne à faire le grand écart dans la casserole

Gastronomie Depuis que la « cuisinière de la nation » vend des plats préparés chez Coop, Betty Bossi fait la une des journaux. Cela se traduit par des chiffres d'affaires records… et nécessite quelques explications.

Food Depuis que la cuisinière de la nation vend des plats cuisinés chez Coop, Betty Bossi fait la une des journaux. Cela signifie des chiffres d'affaires records - et un besoin d'explications.Elle a appris à la Suisse à cuisiner. Avec un taux de notoriété non assistée de 80%, le fantôme culinaire Betty Bossi nous est aussi familier que Guillaume Tell. Rien d'étonnant à cela, puisqu'elle sait faire bien mieux que lui avec les pommes. Et maintenant ceci : un jeune homme est assis sur un banc dans un parc et pense à des choses importantes : "D'où venons-nous, où allons-nous ? L'infini fini existe-t-il ?" Puis nous voyons un simple sandwich et une bouteille de jus d'orange, et une voix off de ce spot TV pour "Idée Betty Bossi" promet : "Enfin, manger mieux. Ce n'est pas nouveau que des cuisiniers confirmés nous offrent des produits tout prêts. Même le légendaire artiste culinaire Paul Bocuse a donné son nom à des soupes en boîte. Si Betty Bossi vend depuis deux ans des "convenience frais" à la Coop, cela devrait encore moins nous étonner. Après tout, elle n'est pas née en 1956 comme cuisinière, mais comme instrument de marketing.
A cette époque, le groupe Unilever cherchait de nouveaux moyens de promouvoir ses matières grasses. Une certaine Emmi Creola, alors rédactrice publicitaire pour l'agence Lintas, a alors développé le "Betty Bossi Post". Elle a probablement trouvé le prénom "Betty" parce qu'il existait déjà aux États-Unis un guide ménager similaire qui avait connu un grand succès et s'appelait Betty Crocker. Quant au nom de famille "Bossi", elle l'a choisi tout simplement parce qu'il sonne bien dans toutes les langues nationales.
Bien qu'il s'agisse d'une créature artistique avec une mission claire, Betty Bossi a acquis une crédibilité phénoménale au cours des décennies suivantes. On ne lui en a même pas tenu rigueur lorsqu'elle a recommandé d'affiner les röstis sacrés non pas avec du beurre, mais avec de la margarine Planta. Celle-ci était en effet moins calorique et moins chère.
Les produits Freshconvenience ne sont pas bon marché. Depuis que le grand distributeur Coop a adapté la marque Betty Bossi pour sa nouvelle ligne de produits prêts à consommer et l'a imposée sur le marché avec une stratégie push and pull sans précédent, Betty Bossi est dans le collimateur des médias et des défenseurs des consommateurs.
Les critiques portent notamment sur les prix élevés et le manque de transparence. "La valeur ajoutée douteuse de Betty Bossi", titre par exemple le Tages-Anzeiger. Coop qualifie l'"idée Betty Bossi" moins de marque propre que de marque de compétence. Et pour se démarquer de l'expression négative "produit fini", elle utilise simplement le néologisme anglo-allemand "Frischconvenience".
Les critiques se demandent maintenant quelle compétence spéciale est nécessaire pour conditionner des herbes à l'aneth dans des sachets portant le logo de Betty Bossi, et quel est le rapport entre une soupe prête à l'emploi à base de tomates, que Coop fait produire en externe par l'entreprise Hilcona du Liechtenstein, et la fraîcheur. Mais ce ne sont pas les critiques qui décident, mais le marché. Grâce à une extension rapide de sa gamme de produits, Coop a augmenté en 2003 le chiffre d'affaires du label "Idée Betty Bossi" de près de 100 millions de francs pour atteindre 360 millions de francs. Selon les études de l'institut IHA-GfK, Coop est ainsi devenue en peu de temps le leader du marché dans le segment des produits convenience frais. Seules les années à venir montreront si, après la phase de lancement forcée, le label Coop pourra continuer à progresser dans le même style et s'imposer comme leader du marché face à la marque concurrente Anna's Best de Migros, qui a connu une croissance plus durable.
Aux éditions Betty Bossi, on est convaincu du succès du nouveau partenaire Coop. Les nouveaux produits sont développés en étroite collaboration, ce qui garantit une qualité optimale. Et avec le livre "Die blitzschnelle Küche", on voulait montrer de quelle manière simple les plats cuisinés de "l'idée Betty Bossi" peuvent être affinés. Par exemple, en utilisant un peu de concentré de tomates lorsqu'on réchauffe la ratatouille et en y ajoutant des feuilles de menthe fraîche. Cet engagement est manifestement payant pour les éditions Betty Bossi. Après tout, l'entreprise perçoit des droits de licence qui, selon les estimations des initiés, représentent entre un et deux pour cent du chiffre d'affaires.
Jusqu'en 2001, Betty Bossi était une maison d'édition classique et appartenait à 100 pour cent au groupe Ringier. Outre le journal Betty Bossi (tirage 922000), les livres de cuisine et les cours de cuisine, l'entreprise exploitait également un magasin d'accessoires de cuisine très rentable. Le chiffre d'affaires total s'élevait ainsi à environ 65 millions de francs.
En automne 2001, Coop a pris une participation de moitié dans l'entreprise. A la même époque, l'émission de cuisine et de quiz "al dente" a été lancée à la télévision et a permis de mettre en valeur aussi bien les produits traditionnels des éditions Betty Bossi (livres de recettes, accessoires) que les articles alimentaires classiques de Coop. Ces activités s'inscrivaient encore dans la tradition de Betty Bossi. Le saut quantique a eu lieu en 2002 avec l'offensive "convenience" dans les rayons de Coop.
Des synergies totalement inéditesL'histoire de Betty Bossi est tout à fait unique dans l'histoire des marques suisses. L'ascension de la conseillère culinaire inexistante au service du groupe Unilever au rang de cuisinière de la nation était déjà un petit miracle. Ce premier chapitre s'est déroulé de 1956 à 1995, date à laquelle Ringier et, un peu plus tard, Coop sont entrés en scène et se partagent désormais la propriété de la marque.
Ce qui est explosif, c'est que c'est justement parce que les deux groupes sont actifs dans des domaines totalement différents (qui entretiennent malgré tout des relations complexes) que des synergies totalement inédites s'ouvrent.
Les critiques s'exprimentCe n'est pas étonnant que les défenseurs des consommateurs observent cette
La presse suisse a suivi de près la joint-venture entre un groupe de médias et un grand distributeur et a mis en garde contre l'émergence d'un monopole alimentaire difficile à cerner "à la big brother is feeding you". Certains ont déjà critiqué le fait que la presse de Ringier, le Blick en tête, se soit montrée particulièrement discrète dans la discussion sur les prix autour du label "Idée Betty Bossi".
Jusqu'en 2001, Betty Bossi a pratiqué un marketing d'édition classique. L'accent était mis sur le marketing direct par mailings. Après le rapprochement avec Coop, la marque se retrouve soudain au centre de campagnes classiques avec des spots télévisés et des annonces.
"Dans le passé, Betty Bossi s'est présentée avec une certaine retenue. Aujourd'hui, grâce aux activités de Coop, nous sommes présents dans une mesure telle que nous devons gérer ce nouveau public différemment", explique Ruth Bannwart, responsable de la communication aux éditions Betty Bossi. L'important, explique Ruth Bannwart, c'est que Betty Bossi soit à l'avenir la marque compétente pour les besoins alimentaires les plus divers. Il s'agit toujours de la cuisine quotidienne de qualité, préparée à la maison, mais aussi, et c'est nouveau, du secteur des produits frais prêts à l'emploi. Le dénominateur commun de ces deux orientations doit pouvoir être décrit par un seul terme : Le plaisir. Ruth Bannwart ne croit pas que Betty Bossi se prive d'eau au sein de sa propre marque, si celle-ci est synonyme à la fois d'aliments prêts à l'emploi et de cuisine traditionnelle. La raison est compréhensible : "Le comportement alimentaire évolue constamment. Des études montrent que pendant la semaine, la demande de plats préparés augmente, alors que le week-end, on continue à cuisiner volontiers de manière élaborée".
Ainsi, du lundi au vendredi midi, Betty Bossi nous fait gagner du temps en nous proposant des produits prêts à l'emploi comme des sandwichs ou la soupe thaïlandaise, qui peut être directement mise au micro-ondes dans son gobelet d'emballage. Le vendredi soir, nous lisons le journal Betty Bossi et passons un week-end gastronomique avec une salade de châtaignes et de fenouil ou une cuisse de chevreuil à la sauce au vin rouge. Ruth Bannwart peut tout à fait s'imaginer cela. Car en fin de compte, la compétence de Betty en matière de cuisine et de pâtisserie doit à nouveau être communiquée de manière beaucoup plus forte que jusqu'à présent.
Nouvelle vieille BettyAu plus tard en 2006, lorsqu'elle fêtera son 50e anniversaire, nous devrions faire la connaissance de la cuisinière Betty d'une nouvelle manière. Et comme la cuisinière de la nation n'est finalement pas faite de chair et de sang dans la vie réelle, elle peut sans problème se redéfinir sans cesse selon ses envies et son humeur. Elle recommandait autrefois à nos parents des plats comme le jarret de veau Sofie ou le pâté Babouchka. Et que conseille-t-elle aux jeunes d'aujourd'hui ? Peut-être un filet de rouget en crêpe aux herbes et aux pousses.
cuit année après année1956, le groupe Astra/Unilever a donné à l'agence de publicité Lintas
premier "Betty Bossi Post" a été commandé. Il s'agissait d'une seule feuille de journal, rédigée par la rédactrice publicitaire Emmi Creola-Maag sur le modèle des guides ménagers américains. L'objectif : inciter les ménagères à cuisiner avec les huiles et margarines des marques Astra et Sais.
En 1966, huit numéros paraissaient déjà chaque année, auxquels il était également possible de s'abonner. En 1973, le premier livre de cuisine Betty Bossi a été mis en vente en collaboration avec des enseignantes d'économie domestique. En 1977, la maison d'édition Betty Bossi SA a été créée en tant qu'entreprise indépendante.
La dépendance vis-à-vis de la maison mère Unilever et de ses produits a ainsi été réduite.
En 1995, Betty Bossi a été rachetée par le groupe Ringier, et en 2001, Coop a pris la moitié des parts de l'entreprise. La même année, Betty Bossi a obtenu sa propre émission de cuisine et de quiz, "al dente", à la télévision suisse.
Avec le lancement du label de produits finis "Idée Betty Bossi" chez Coop, le chiffre d'affaires s'est multiplié, passant d'environ 65 millions de francs (édition Betty Bossi) à bien plus de 300 millions de francs (édition Betty Bossi et Idée Betty Bossi chez Coop). (thv)
Fournit à la moitié de la Suisse des idées pour la cuisine à la maison : le journal Betty Bossi, tiré à 922000 exemplaires.
"Je serai comme un trait quand tu reviendras..." : dans le spot TV de Coop, un Italien rêve de saJulietta dans la lointaine Italie en dégustant une pizza Betty Bossi.
Des classiques : les livres de pâtisserie et de cuisine de Betty Bossi rassemblent déjà trois générations de cuisiniers familiaux.
Annonces pour "Idée Betty Bossi" : des cuisiniers amateurs décontractés mais compétents invitent à les imiter.
Thomas Vaterlaus
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