UPC Cablecom verse des millions au bailleur

UPC Cablecom fait l'objet de critiques en raison des frais de raccordement répercutés sur les loyers. On apprend aujourd'hui que l'entreprise verse aux propriétaires un montant secret de plusieurs millions pour ces raccordements.

Comme l'écrit la Schweiz am Sonntag dans son édition actuelle, UPC Cablecom est sévèrement critiqué par son concurrent Sunrise parce que la taxe de base de Cablecom est payée par le bailleur et décomptée dans le loyer. Il est reproché que ces coûts supplémentaires - non directement inclus dans les prix des abonnements - faussent la concurrence. Afin de garantir une comparaison directe des prix entre UPC Cablecom et ses concurrents Sunrise et Swisscom, les frais de raccordement devraient être communiqués de manière plus transparente.

Ce qui vient d'être révélé et qui devrait créer des tensions supplémentaires : UPC Cablecom rembourse une partie des frais de raccordement aux propriétaires. Comme l'estime la Schweiz am Sonntag, il devrait s'agir d'un montant annuel de plusieurs dizaines de millions. L'entreprise ne veut pas commenter le montant et justifie le paiement par le fait que les propriétaires d'immeubles sont dédommagés "pour leur activité d'encaissement". Il ne s'agit pas de commissions.

Les documents dont dispose le journal montrent que les propriétaires reçoivent trois pour cent des frais d'abonnement. Certains propriétaires reçoivent - au sens d'une "prime de fidélité" - jusqu'à cinq pour cent. Et les documents provenant du bureau du surveillant des prix Stefan Meierhans montrent clairement que les paiements ne sont pas des indemnités pour l'activité d'encaissement. Celles-ci peuvent être utilisées en plus, selon un autre accord dont le Surveillant des prix ne dispose pas.

Sara Stalder, directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs, critique ce "système de kick-back" qu'elle juge "peu transparent" et "extrêmement préoccupant". Le fait que les taxes de raccordement soient facturées via les loyers peut certes avoir du sens, mais les remboursements devraient être indiqués.

En revanche, le Surveillant des prix - tout comme Sunrise - n'est pas d'accord avec la perception des taxes par le biais des loyers. D'une part, parce que le client final n'est pas confronté au prix du raccordement, d'autre part parce qu'il existe un frein à la résiliation en cas de non-utilisation. En outre, le bailleur a intérêt à ce que la relation contractuelle se poursuive grâce aux remboursements. (hae/Schweiz am Sonntag)

Image : UPC Cablecom
 

Double pack pour la gestion des parties prenantes

Les consultants en communication Felix Müller et Urs Neuenschwander unissent leur savoir-faire et leur longue expérience du secteur sous la marque ombrelle commune « Stakeholder Communication ».

C'est sur cette voie qu'ils soutiennent leurs clients depuis septembre 2015 en leur proposant des services ciblés sur la gestion des parties prenantes et la communication de projet dans des environnements complexes. Les deux fondateurs de Stakeholder Communication sont des initiateurs, des conseillers, des animateurs et des réalisateurs.

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Avant de se mettre à son compte en 2008 avec FMKomm, Felix Müller a acquis de l'expérience dans le journalisme (Anzeiger von Uster, Tages-Anzeiger), dans la communication d'entreprise (Holcim) et du côté des agences. Urs Neuenschwander travaille en indépendant depuis 2008, après des engagements en tant que journaliste indépendant, rédacteur, porte-parole des CFF, conseiller en relations publiques et chargé d'information du conseil municipal de Zurich.

Selon le communiqué, Urs Neuenschwander et FMKomm restent des entreprises indépendantes. Sous l'égide de la marque et de l'agence Stakeholder Communication, les deux propriétaires de la marque s'engagent pour de nouveaux mandats dans les domaines de la gestion des parties prenantes et de la communication de projet.

Et enfin, le dernier mais non le moindre : La restauration rapide fait école

Aux États-Unis, McDonald's attire les élèves. C'est discutable, mais la campagne plaît quand même.

McDonald's peut être acceptable pour les enfants en tant qu'exception, mais certainement pas en tant qu'habitude. C'est tout simplement trop malsain. Trop sucré, trop gras, trop déséquilibré. L'exception est bien sûr ici aussi le cas particulier de la Suisse, où le géant du fast-food glisse désormais des fruits dans les Happy Meals des enfants (Werbewoche.ch a rapporté). Il y a d'ailleurs aussi des enfants qui aiment les fruits sans offensive marketing. De leur plein gré et tout ça. Mais les plus petits ne sont pas les seuls à se sentir à l'aise au pays de McDonald's qu'est la Suisse : pour les plus grands, Lidl-Schudel conçoit des burgers qui coûtent cher - et qui sont bien plus proches d'un vrai burger que les Big Mac et autres. A propos de Big Mac : pour la rentrée scolaire, McDonald's aux Etats-Unis offre aux élèves une campagne créée par l'agence Moroch. Simple et belle. (hae)

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D'ailleurs, plusieurs commentaires sur Adsoftheworld.com montrent que l'idée du deuxième sujet n'est pas nouvelle. Mais une bonne idée peut être utilisée plusieurs fois en toute confiance.

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Schawinski arrête "Roger gegen Roger" avec Köppel

L'émission "Roger contre Roger" ne sera plus diffusée à partir de maintenant. La chaîne privée zurichoise Radio 1 retire de son programme le débat entre Roger Schawinski et Roger Köppel en raison de débats "improductifs".

Le thème des réfugiés a été déterminant. C'est ce qu'a annoncé Radio 1 samedi. La station justifie cette décision par le fait que depuis l'entrée de Köppel en politique, la constellation initiale et la tonalité de l'émission ont fondamentalement changé. Cela s'est surtout manifesté dans les discussions sur la situation des réfugiés en Europe. Les débats sont devenus de moins en moins productifs et les slogans politiques ont été "présentés sous une forme de plus en plus extrême". "Cela n'est plus acceptable pour de nombreux auditeurs de Radio 1, comme le prouvent de nombreuses réactions", peut-on lire dans le communiqué. Le format avait été lancé il y a plus de quatre ans et, selon Radio 1, il avait été conçu comme une "discussion directe et ouverte entre deux journalistes à l'opinion forte" et aux positions différentes. Schawinksi regrette la fin de l'émission. Le communiqué le cite en disant qu'il n'a pris cette décision qu'après de longues hésitations et de nombreuses discussions - "mais ma conception journalistique de base ne permet pas d'autre conclusion". (ATS)

Podcast "Roger contre Roger

Pay per View : la SST paie les spectateurs

Une action originale en faveur de la protection des animaux : samedi, à Winterthur, les passants recevaient un franc s'ils regardaient une vidéo d'information de six minutes sur l'expérimentation animale.

"Voulez-vous regarder un film pendant 5 minutes et gagner un franc ?" ont demandé samedi des activistes sur la Grabenplatz de Winterthour. De nombreux passants se sont alors arrêtés, étonnés par cette offre inhabituelle, et ont pris place avec curiosité devant les écrans installés. Avec l'action "Pay per View", la CA AVS (Communauté d'action des Antivivisectionnistes Suisses) a expliqué les expériences sur les animaux et informé en même temps sur les méthodes de recherche sans expériences sur les animaux.

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Le film "Absurde expérimentation animale" de Médecins contre l'expérimentation animale a été projeté dans le centre-ville de Winterthour sur trois stations de cinéma mobiles. Dans ce film de six minutes, des images animées expliquent de manière compréhensible, à l'aide d'exemples, pourquoi les résultats sont inutilisables et souvent même dangereux pour une application sur l'homme. Une grande partie de la population suisse ne sait que très peu de choses sur les expériences animales, car les responsables passent volontiers sous silence les innombrables expériences, selon un communiqué de l'AG STG, qui s'est donné pour mission d'éclairer les consommateurs.

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"La croyance largement répandue selon laquelle les expériences animales sont nécessaires à notre sécurité ne perdure que parce que le grand public n'est pas informé des expériences animales cruelles et absurdes", dénonce Valentina Rossel, porte-parole de la CAAVS, qui ajoute : "la cruauté, l'absence de transférabilité et les coûts exorbitants des expériences animales sont volontairement passés sous silence par les responsables, qui perdraient sinon leurs fonds de recherche". Les montants utilisés dans les universités pour l'expérimentation animale s'élèvent chaque année à plusieurs centaines de millions de francs suisses. La Confédération investit, rien que par le biais du Fonds national suisse (FNS), plus de 80 millions d'argent des contribuables dans l'expérimentation animale. La Communauté d'action des Antivivisectionnistes Suisses exige depuis longtemps la promotion et l'application conséquentes de méthodes de recherche sans expérimentation animale. En décembre, la CAAVS s'était déjà fait remarquer par une action, lorsque des anges avaient distribué des biscuits de Noël empoisonnés dans la vieille ville de Winterthur (Werbewoche.ch a rapporté).

Formeldrei : Publisuisse cherche le champion du rating

Qui détient les droits sportifs s'assure l'audience et, par conséquent, les meilleures audiences. Publisuisse, l'agence de commercialisation exclusive de la SRG SSR, présente le grand quiz « Sport Live Rating » destiné aux professionnels des agences médias et publicitaires ainsi qu'aux annonceurs.

Le champion du rating est recherché. Le gagnant sera celui qui aura le mieux pronostiqué à l'avance les ratings attendus pour huit événements sportifs majeurs de l'année à venir dans les domaines du football, du tennis, du ski, de la formule 1 et de l'athlétisme. Les prix sont deux billets VIP par tour pour des événements sportifs suisses sélectionnés et deux billets VIP exclusifs pour la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2016 à Estavayer pour le vainqueur du classement général. Les informations d'initiés de Rainer Maria Salzgeber et de ses collègues présentateurs en Suisse romande et au Tessin aident à faire des pronostics. Le lancement a eu lieu avec un mailing imprimé personnalisé et l'envoi d'e-mails. A partir du deuxième tour, les joueurs seront rappelés à temps pour donner leurs pronostics. Les pronostics se font sur le microsite Ratingquiz.chPublisuisse l'a réalisé en interne, de la même manière que les visuels clés. Le site Internet de Publisuisse a été mis à jour en permanence et permet de donner des conseils jusqu'à la veille de l'événement et de consulter tous les résultats intermédiaires.

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Responsable chez Publisuisse : Luca Jost (chef de projet communication / responsable du sponsoring) ; Rainer Binggeli (Head of E-Channel). Vidéos de présentation : TPC Zurich ; Mike Dürig (responsable du graphisme). Responsable chez Formeldrei : Moritz Adler (direction de la création) ; Christian Wüthrich (texte/concept) ; Matthias Guggisberg (direction artistique) ; Patrick Ochsenbein (conseil). Photo : Jan Holgerson, Zurich.

L'UDC et le PRD surreprésentés dans les médias en cette année électorale

Jusqu'à présent, les grands journaux suisses ont particulièrement souvent couvert les deux partis que sont l'UDC et le PLR dans le cadre de la campagne électorale. En revanche, le PS et le PBD sont sous-représentés dans les médias par rapport à leur part de l'électorat.

C'est ce qui ressort du moniteur de réputation politique de l'Institut de recherche opinion publique et société de l'Université de Zurich (Fög), publié vendredi. Près d'un tiers des articles de presse analysés concernaient l'UDC, près d'un cinquième le PLR. Les deux partis bourgeois reçoivent ainsi plus de la moitié de l'attention médiatique, bien qu'ils représentent ensemble environ 40 pour cent de l'électorat.

Thème principal : la migration

L'UDC est notamment aidée par le fait que les reportages sur le contenu des élections se concentrent fortement sur le thème de la migration, peut-on lire dans le Monitor. La migration est le thème qui attire le plus l'attention dans les reportages sur les thèmes de fond des partis, à savoir environ 15 pour cent. En août, un article sur trois consacré à des questions politiques de fond a même traité du thème de la migration. D'autres thèmes importants, ancrés dans les institutions, comme la réforme de la prévoyance vieillesse, ne sont en revanche guère présents. Les chercheurs écrivent que l'UDC est perçue en premier lieu à travers le domaine politique de la migration. Cela correspond à l'image que le parti se fait de lui-même et montre que l'UDC est en mesure de définir ses propres thèmes. Toutefois, les médias rapportent surtout des informations négatives : "L'attention médiatique élevée générée par le style provocateur s'obtient au prix d'une évaluation négative", ajoutent-ils.

Une couverture médiatique majoritairement négative

Mais les autres partis ne s'en sortent pas non plus très bien : les rapports sur les partis sont majoritairement négatifs. Le PRD s'en sort le mieux, suivi par le PS. Par rapport à sa part d'électeurs de 18,7 pour cent, le PS est sous-représenté dans la couverture médiatique - à peine 14,5 pour cent des articles analysés tournent autour des sociaux-démocrates. Il en va de même pour le PBD : "Le PBD ne reçoit que très peu d'attention et, en raison de ses chances électorales supposées limitées, un écho médiatique tendanciellement négatif". La couverture médiatique du PDC, des Verts et des PVL correspond à peu près à leur part d'électeurs, peut-on lire dans le Monitor. Les Verts et les PVL auraient toutefois du mal à s'émanciper de leur image de parti à thème unique se concentrant sur la politique environnementale. Si les deux partis avaient pu gagner de nombreux électeurs en 2011 grâce à la catastrophe nucléaire de Fukushima, cet effet disparaît désormais. Leurs chances d'être élus sont donc jugées négatives. Chez les Verts, le scandale de la politicienne locale zougoise Jolanda Spiess-Hegglin a en outre conduit à une couverture médiatique négative.

Pour le monitoring de la réputation, l'institut de recherche a examiné la couverture médiatique du 1er janvier au 31 août de cette année de six grands journaux en Suisse alémanique et en Suisse romande : Blick, NZZ, Tages-Anzeiger", 20 Minuten, Le Matin et Le Temps. Le Fög avait déjà communiqué vendredi, et dimanche, la Schweiz am Sonntag a rendu compte de l'étude. (ATS)

L'Impact Check de Werbewoche

Nous vous présentons les résultats obtenus par les campagnes publicitaires actuelles auprès des consommateurs. Cette fois-ci, le thème de Gallo Suisse a rencontré un franc succès et se démarque nettement des autres publicités.

Depuis un certain temps déjà, Marketagent.com teste une fois par mois, pour le magazine « Werbewoche », une sélection d’affiches et d’annonces publicitaires. Depuis début 2015, les sondeurs analysent également, en alternance, des spots télévisés. La rédaction a sélectionné cinq spots qui ont été fréquemment diffusés à l'écran ces dernières semaines. Ces spots ont été présentés à 457 internautes de Suisse alémanique âgés de 14 à 65 ans.

L'enquête visait à évaluer dans quelle mesure la population se souvenait des spots TV (notoriété) et comment elle les évaluait selon les critères clés « J'aime » (Likeability), « Se démarque des autres publicités TV » (unicité) et « correspond à l’image que je me fais de cet émetteur » (adéquation à la marque) sur une échelle à six niveaux. Dans cet article, Die Werbewoche présente les taux de notoriété globaux obtenus ainsi que les notes « Top Box » attribuées aux caractéristiques clés.

Gallo Suisse marque des points grâce à ses poulets heureux

Dans le spot publicitaire de Gallo Suisse, les poulets ne sont pas seulement en liberté, mais aussi heureux – « oh happy day », tel est le slogan. Ainsi, bien que ce spot ne se classe qu’en bas du classement en termes de mémorisation spontanée de la publicité (54,71 TP3T), il obtient de très bons résultats pour tous les autres critères : c'est le spot qui plaît le plus aux personnes interrogées (27,61 TP3T). Il correspond également bien à la marque (22,31 TP3T) et se démarque des autres publicités télévisées (21,01 TP3T). Le « Battery-Man » talonne de près les poulets, même s’il n’occupe pas une place très en tête en termes de mémorisation spontanée (61,11 TP3T). Pourtant, ce spot plaît beaucoup aux personnes interrogées (17,51 TP3T) et correspond bien à la marque (21,91 TP3T). C’est le spot d’Evian qui a obtenu le taux de mémorisation publicitaire spontanée le plus élevé, avec 67,2 %, suivi de près par celui de Zürich Tourismus. Son spot, placé sous la devise « La vie est trop courte pour faire les choses à moitié », a également été très bien retenu (63,51 TP3T). Le spot de Solidar Suisse plaît relativement bien aux personnes interrogées, avec 14,9 %.

Les membres du panel en ligne Marketagent.com, qui compte environ 43 400 participants actifs en Suisse (chiffres d'août 2015), ont été interrogés au moyen d'entretiens en ligne assistés par ordinateur (CAWI). La méthode de l'enquête en ligne garantit l'anonymat et l'objectivité. (uma)

Consulter le rapport détaillé des résultats (PDF)

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CEO avec moteur numérique

Olivier Rihs occupe depuis plus de douze ans différentes fonctions au sein de Scout24 Suisse, et depuis 2011, il est CEO du plus grand réseau suisse de places de marché en ligne. L'histoire de son succès chez Scout24 a commencé en 2001, lorsqu'il a quitté son travail et son appartement, vendu ses meubles et parcouru l'Amérique du Sud et du Nord pendant onze mois.

Depuis avril 2011, Olivier Rihs est CEO du plus grand réseau suisse de places de marché en ligne (AutoScout24, MotoScout24, ImmoScout24 et Anibis.ch). Il n'avait pourtant pas planifié sa carrière depuis longtemps. C'est plutôt en 2001, lors de son long voyage en Amérique du Sud et du Nord, qu'il a eu envie de relever un défi passionnant. "Je voulais me consacrer à un projet que je pourrais aborder avec un engagement total et beaucoup de curiosité", dit-il - et on le croit immédiatement. Ce sportif d'une quarantaine d'années rayonne d'une saine confiance en lui et sa franchise joyeuse est authentique, d'autant plus qu'elle est teintée de la volonté de parler des erreurs et des mauvaises décisions. "Les erreurs arrivent, surtout dans une branche qui se développe et évolue si rapidement", explique Rihs. Il encourage toujours ses collaborateurs, même s'ils ne sont pas sûrs d'eux, à essayer quelque chose plutôt que d'hésiter longtemps. Car on peut apprendre de ses erreurs, mais si on ne fait rien, rien ne peut naître.

Toujours en mouvement

Avant de travailler pour Scout24, les technologies numériques ne constituaient pas un point fort particulier dans le CV de Rih. Il a fait des études d'économie à l'université de Lausanne et a travaillé près de dix ans dans l'industrie automobile, notamment comme District Manager chez GM Suisse SA à Bienne et Peugeot Suisse SA à Berne. Mais très vite, le numérique et tout ce qui s'y rapporte ont commencé à le fasciner. Selon Rihs, il s'agit d'une évolution permanente. Et c'est exactement ce qu'il recherchait après son long voyage en Amérique du Sud.

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Les débuts de Scout24 Suisse remontent à la phase de boom d'Internet dans les années 90. En 1995, le fondateur Daniel Grossen avait déjà l'idée de numériser des données et des petites annonces. Le business s'est développé de manière fulgurante. "Aujourd'hui, les petites annonces numériques sont disponibles sur tous les appareils en Responsive Design", explique Rihs. Scout24 Suisse est actuellement détenue par Ringier Digital (56%) et l'investisseur financier américain KKR (44%). Pour ce dernier, il ne s'agit pas seulement d'une question de rendement, mais aussi de faire passer l'entreprise au niveau supérieur. Les deux actionnaires font donc avancer les innovations de manière ciblée.

"Par rapport à l'Amérique, nous avons certainement quatre à cinq ans de retard dans la numérisation en Europe, en particulier en Suisse", constate Rihs. Et pourtant, on constate que l'utilisation d'Internet et des appareils mobiles en Suisse est presque la plus élevée au monde. Mais dans de nombreuses entreprises, cela ne se reflète pas encore dans les budgets marketing. En 2014, 13 % seulement de toutes les dépenses publicitaires ont été consacrées aux domaines numériques. "La Suisse a donc un énorme besoin de rattrapage", conclut Rihs. Dans ce contexte, Scout24 se considère comme le moteur des innovations numériques. Nous voulons mettre l'accent sur le potentiel des places de marché numériques et leurs possibilités publicitaires, dans le domaine de l'automobile ou de l'immobilier ainsi qu'avec les petites annonces, explique Rihs. Scout24 analyse précisément les souhaits et les besoins des clients et essaie de relier intelligemment les différents groupes d'intérêts. "Il s'agit de mise en réseau et d'innovation", résume Rihs.

Pour faire avancer le changement numérique, il faut des collaborateurs bien formés. Mais c'est justement là que Rihs voit un grand défi : non seulement en Suisse, mais aussi dans le monde entier, on trouve trop peu d'ingénieurs logiciels, trop peu de spécialistes. Le core business est géré par les quelque 260 collaborateurs en Suisse. Mais Scout24 travaille aussi résolument avec des forces externes. En 2008, une entreprise a été achetée au Vietnam, avec 30 ingénieurs logiciels. "Pas parce que c'est moins cher là-bas, mais parce que nous y trouvons exactement les personnes avec les compétences dont nous avons besoin", souligne Rihs. Selon lui, les autorités ont davantage le devoir d'accompagner la numérisation en Suisse et de promouvoir les formations correspondantes. Car le développement de logiciels reste une branche dominée par les hommes. Mais il reconnaît aussi une nouvelle évolution réjouissante : "Ce sont surtout les jeunes femmes ayant des affinités avec la technique qui commencent de plus en plus à travailler chez nous en tant que personnes en reconversion", raconte Rihs.

Une entreprise saine avec 40 000 francs

Le développement de Scout24 jusqu'à sa taille actuelle n'a pas été rapide, mais il a été continu et stable. De plus, l'entreprise a démarré très modestement en tant que start-up. Le fondateur ne disposait que de 40 000 francs comme base d'investissement, révèle Rihs.

Aujourd'hui, les quelque 260 collaborateurs de Scout24 travaillent dans un grand bâtiment moderne. Le bâtiment Minergie est situé juste à côté d'un grand champ et d'un groupe de maisons individuelles, entouré de collines et de champs. Les hautes baies vitrées du bâtiment de Scout24 offrent une vue dégagée depuis chaque poste de travail. Flamatt, le siège principal de Scout24, est situé au milieu de nulle part - c'est ce qu'il semble. Le site est pourtant bien situé, aussi bien pour les collaborateurs de Fribourg et de Berne que pour ceux de Thoune ou de Lausanne. Au début, le site n'était pas un avantage pour le recrutement de personnel, selon Rihs. Mais entre-temps, les collaborateurs viennent volontiers à Flamatt, que ce soit en vélo électrique, en voiture ou en train - certains viennent même de Zurich. Pas forcément en raison de l'environnement idyllique, mais certainement en raison de l'attitude généralement écologique et saine de la direction. Ainsi, les collaborateurs n'ont pas de café gratuit, mais des fruits. Les murs aux couleurs vives reflètent davantage la lumière, ce qui permet de réduire la consommation d'électricité. Au sous-sol se trouve une grande salle de fitness, et les repas au restaurant du personnel sont un point fort particulier, comme le confirment plusieurs collaborateurs. Le visiteur est accueilli dans une atmosphère détendue et de bonne humeur avant même d'entrer dans le bâtiment. Cela aide aussi dans les périodes de stress. "Nous devons être très performants, nos clients ont des exigences élevées", souligne Rihs. Lui-même travaille de temps en temps à domicile, et régulièrement le week-end. Il est et doit être très flexible dans l'organisation de sa vie privée et professionnelle, révèle-t-il. Heureusement, il a une famille qui le soutient entièrement dans ce domaine. Il n'attend donc en aucun cas de ses collaborateurs qu'ils répondent à ses e-mails le week-end. Malgré des objectifs ambitieux, Scout24 accorde une grande importance à l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Ursina Maurer

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En bref
Olivier Rihs a commencé sa carrière chez Scout24 Suisse en 2002 en tant que Chief Operation Officer (COO). En 2005, il a été nommé directeur de la plateforme AutoScout24, fonction qu'il a occupée jusqu'en 2009. Entre 2009 et 2011, Rihs était responsable des places de marché AutoScout24, MotoScout24, ImmoScout24 et JobScout24 en tant que Chief Commercial Officer. À ce poste, il était responsable de l'ensemble du budget de vente et de la croissance des différentes places de marché, avec pour objectif de renforcer la position de leader du marché d'AutoScout24 et d'atteindre la même position pour ImmoScout24 et JobScout24 (en coopération avec Jobs.ch). Olivier Rihs est âgé de 45 ans et père de deux enfants. Il a grandi à Bienne et est de langue maternelle française. Sportif passionné, il pratiquait autrefois le football de manière intensive et trouve aujourd'hui son équilibre en famille, en faisant du jogging, du ski et du golf ou en tant que supporter lors des matches du HC Bienne et en tant que sponsor du SC Berne, du HC Fribourg-Gottéron et du Lausanne Hockey-Club.

Une étude de Clear Channel teste la combinaison de la publicité extérieure et de la publicité mobile

Selon Clear Channel, la publicité extérieure et le marketing mobile offrent, parmi toutes les combinaisons médiatiques, le meilleur équilibre entre audience et mobilisation des consommateurs. C'est ce que révèle une nouvelle étude d'impact sur les ventes réalisée en collaboration avec Coop.

L'affiche permet un développement rapide de la portée et de la notoriété, car elle garantit une grande accessibilité des groupes cibles et est présente 24 heures sur 24. Parmi les médias classiques, elle possède manifestement le plus grand effet de levier pour augmenter le succès des ventes et obtient ainsi le meilleur retour sur investissement en tant que média de base, comme l'écrit Clear Channel dans un communiqué. En tant que seul média de masse, la publicité extérieure joue également un rôle de porte d'entrée pour les campagnes en ligne et la publicité mobile, dont la force réside dans l'interaction, poursuit le communiqué.

En juin 2015, l'effet de vente d'une campagne de yaourt à boire de Hirz a été testé. La campagne d'affichage POS comprenait 365 emplacements d'affichage dans 176 filiales Coop sélectionnées, l'affichage a duré deux semaines. La campagne a été encore renforcée par l'utilisation coordonnée du marketing mobile basé sur la localisation, les données de géolocalisation des sites d'affichage étant associées aux possibilités de publicité mobile et de ciblage d'Adello.

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Oliver Schönfeld, directeur marketing de Clear Channel : "Depuis quelques mois, nous proposons à nos clients des produits cross-média exclusifs qui permettent de renforcer, d'approfondir et de prolonger les campagnes de publicité extérieure grâce au marketing mobile. En tant que partenaire idéal du marketing mobile, la publicité extérieure agit comme un puissant moteur de réaction et d'interaction immédiates. Il est très réjouissant de constater que cette étude nous permet de prouver l'impact significatif de cette offre - Hirz a pu augmenter les ventes de son yaourt à boire de 36% par rapport à la même période de l'année précédente pendant la durée de la campagne. La pénétration dans les ménages a également augmenté de manière considérable, à savoir de 78 pour cent par rapport à la période précédant la campagne".

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Etienne Schumpf, Brand Manager Hirz chez Lactalis Nestlé, ajoute : "Nous sommes extrêmement satisfaits de l'augmentation des ventes, la campagne cross-média sur le point de vente a eu un impact très positif sur notre résultat. En plus de l'augmentation des ventes et de la pénétration dans les ménages, nous avons pu stimuler notre part de marché de 2,45 points de pourcentage".

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TBWA et McDonald's : surprise pour les enfants

Chez McDonald’s Suisse, chaque Happy Meal est désormais accompagné d’un fruit. Cela fait en tout cas plaisir aux parents, comme le montre TBWA\Zurich dans sa nouvelle campagne.

McDonald's profite de la popularité du Happy Meal pour faire apprécier les vitamines à ses petits hôtes. L'ajout de fruits dans le Happy Meal est récompensé par la campagne "5 par jour", soutenue par la Ligue suisse contre le cancer. C'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui attachent de l'importance à une alimentation équilibrée. Mais qu'en pensent les enfants ? La campagne développée par TBWA\Zürich montre les réactions des enfants dans la presse, en ligne et dans un film, d'une manière amusante pour les adultes. En plus de la campagne, les enfants ont été filmés par leurs parents en caméra cachée lors de l'ouverture des boîtes Happy Meal. Le film ainsi réalisé et un jeu-concours supplémentaire incitent les parents à tourner leurs propres vidéos et à les publier sur le site Internet de la campagne. Site web de la campagne de poster.

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Responsable chez McDonald's Suisse : Thomas Truttmann (VP Marketing, Communications, Public Affairs, Supply Chain), Sébastien Dubey (Senior Marketing Consultant), Aglaë Strachwitz (Communications & Public Affairs Manager), , Christel Stadelmann (Communications Consultant Social Media). Responsable chez TBWA\Zürich : Bruce Roberts, Cyrill Wirz, Bettina Klossner, Stephanie Seematter, David Voges, Tizian Walti (création), Simon Rehsche, Michaela Büsse (stratégie), Stephan Lanz, Anna Magnaguagno, Katalin Bertyak (conseil), Tobias Jean, Serge Meierhofer (numérique), Agnes Meier (production). Production de films/photos : Ilonka Galliard (Art Buying), Frieke Janssens (Photographie), Ferco Dregelyvari (Traitement d'image), Andreas Vermeulen (Producteur Slow Motion), Frank J. Estermann (Producteur Virals), Südlich-t (Postproduction), Alex Kirschner (Musique). Responsable chez Goldbach Interactive : Mario Kurmann (consultant senior), Larissa Mörgeli (consultante junior), Nadine Franzen (consultante senior), Oliver Kohler (consultant chef de projet). Responsable chez Yjoo Communications / Relations avec les médias et les parties prenantes et communication interne : Nina Krucker (CEO), Lea Schindler (Senior Consultant), Katja Sommer (PR Coordinator). Responsable chez OMD Suisse / Media : Adrian Thomann (directeur de compte), Michael Zaugg (responsable numérique).
 

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le treizième épisode : Ordnungszwang (normomanie).

Description
L'obsession de l'ordre est un trouble obsessionnel-compulsif qui se traduit par un besoin intérieur de vouloir établir des directives de création (règles CI). La perte de flexibilité qui en découle entraîne de fortes perturbations dans le quotidien créatif (développement d'idées). Les personnes concernées se défendent contre la contrainte, car elle semble insensée, mais elles ne peuvent pas s'y opposer volontairement.

Pensées obsessionnelles et compulsives
La crainte d'être tenu pour responsable d'un éventuel malheur conduit à tourner en rond mentalement autour de certains thèmes. L'espacement : Des positions alternées du logo et du titre pourraient rendre la marque invisible. Univers visuel : il se peut que les solutions purement textuelles tourmentent le lecteur avec une froideur émotionnelle. Luminosité : les nuages, les ombres sombres ou les lignes noires peuvent plonger le groupe cible dans une profonde tristesse.

Actes compulsifs
Le tableau clinique va des pensées obsessionnelles aux rituels compulsifs développés (atelier CI) en passant par les actes compulsifs. Pour réduire les tensions, la compulsion d'ordre exige l'exécution exacte d'une chaîne d'actions ritualisée.

Diagnostic
Les contraintes d'une grande complexité et bizarrerie sont consignées par écrit (manuel CI). Les nouvelles actions qui s'insinuent entre-temps doivent être intégrées dans le rapport en tant qu'exceptions. Toutefois, la conclusion obligatoire de ce dernier est généralement tellement retardée qu'un tout nouveau système de règles se développe en parallèle.

Publié jusqu'à présent :

Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

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