Eyekon crée une nouvelle place d'apprentissage de médiamaticien

Eyekon a créé une nouvelle place d'apprentissage en août 2012. L'agence de design et de communication zurichoise accompagne ainsi pour la première fois un apprenti tout au long de sa formation de quatre ans de médiamaticien CFC.

En tant que spécialistes de l'environnement médiatique, les médiamaticiens s'occupent du traitement des informations provenant de différents canaux. Ainsi, la conception et l'entretien de sites web, la création de contenus multimédias ainsi que la rédaction de présentations et de documentations font partie de leurs principaux domaines d'activité. Selon l'agence, les domaines du crossmedia et de l'interactif conviennent parfaitement aux activités polyvalentes d'un futur médiamaticien. Eyekon offre à un apprenti un aperçu et une collaboration dans tous les thèmes pertinents pour la formation : De la création de projets de communication interactifs aux tâches administratives en passant par la programmation active. C'est pourquoi l'agence s'est activement efforcée de créer une place d'apprentissage et d'encourager la relève dont le secteur suisse des TIC a un besoin urgent.
 

Etextera élargit son portefeuille

Etextera a convaincu une nouvelle entreprise de faire appel à ses services : Wago Contact SA. Cette entreprise technologique, dont le siège se trouve à Domdidier, est un fournisseur de solutions de connectique et d'automatisation.

L'entreprise fait appel à l'agence de rédaction féminine pour rédiger des textes destinés à la communication d'entreprise et à la communication marketing. Il s'agit entre autres de communiqués de presse et d'interviews pour les médias spécialisés et grand public.
 

La TV reste au top

Dans le cadre de l'évolution technologique, l'utilisation des médias évolue également à de nombreux égards. Il est intéressant de constater que, malgré tous ces changements, la télévision conserve sa position de média leader.

C'est la conclusion d'une nouvelle étude américaine pour laquelle la société d'études de marché Knowledge Networks a interrogé en ligne 1 557 consommateurs de 13 ans et plus pour le compte du Television Bureau of Advertising. Selon l'étude, la télévision touche tout d'abord quotidiennement plus de personnes que tout autre média. 88,3 pour cent des consommateurs de 18 ans et plus regardent la télévision tous les jours. L'Internet est utilisé par 73,1 pour cent des adultes, ce qui le place devant la radio (58,8 %) et les quotidiens (36,1 %). Seule une personne sur quatre (24,8 %) regarde un magazine tous les jours.

En comparaison avec 2010, il apparaît clairement que la télévision peut maintenir sa forte position, bien que la pénétration quotidienne d'Internet ait augmenté de 67,5 à 73,1 pour cent durant cette période. En 2010, la pénétration quotidienne de la télévision était de 89,5 %, elle n'est désormais que légèrement inférieure avec 88,3 %. Il est par ailleurs intéressant d'analyser les taux de pénétration en fonction de paramètres sociodémographiques. Il apparaît ici que la télévision peut rivaliser avec Internet en termes de pénétration, même chez les très jeunes, c'est-à-dire les 13-17 ans : 76,7 % de ce groupe regardent la télévision tous les jours, 76,3 % d'entre eux utilisent Internet tous les jours. La télévision est également en tête lorsqu'il s'agit d'atteindre des groupes cibles aux revenus particulièrement élevés : 90,5 % des consommateurs disposant d'un revenu annuel de plus de 100 000 dollars US par foyer regardent la télévision tous les jours - vient ensuite Internet, utilisé quotidiennement par 83,4 % de ce groupe.

La télévision n'est pas seulement le média avec la plus grande portée, mais aussi celui avec la plus grande durée d'utilisation. En moyenne, les Américains regardent la télévision 5,2 heures par jour, utilisent Internet pendant 3,0 heures et la radio pendant 1,4 heure. Les femmes ont en moyenne un temps d'utilisation des médias plus élevé que les hommes (12,0 contre 10,5 heures par jour). La télévision est toutefois clairement numéro un pour les deux sexes (5,4 vs. 5,0 heures par jour). Les jeunes de 13 à 17 ans regardent également la télévision plus longtemps en moyenne qu'ils n'utilisent Internet (3,1 vs. 2,3 heures par jour).

Qu'en est-il de l'influence des médias sur les décisions d'achat des consommateurs ? Sur ce point également, l'enquête donne des résultats passionnants. Ainsi, 39,8 % des personnes interrogées déclarent que c'est à la télévision qu'elles sont le plus susceptibles d'être attirées par des produits qu'elles aimeraient acheter ou essayer. Seuls 8,7 % le disent sur Internet, 8,0 % seulement dans les quotidiens et 6,8 % dans les magazines. La situation est tout à fait similaire lorsqu'on demande aux consommateurs quel média exerce la plus grande influence sur leurs propres décisions d'achat. Près de quatre personnes interrogées sur dix (37,2 %) indiquent que c'est la télévision qui influence le plus leurs décisions d'achat.

Ils ne sont que 10,6% à le dire pour les quotidiens et seulement 5,6% pour Internet. L'impact de la publicité TV est jugé le plus élevé par tous les groupes d'âge. Même parmi les 13-17 ans, 36,4 % des personnes interrogées considèrent la télévision comme le média publicitaire le plus influent, tandis que l'Internet n'est considéré comme le média publicitaire le plus influent que par 12,0 % des jeunes.

Le résultat suivant montre également que la publicité TV a une grande influence - et qu'elle interagit bien avec le Web : 51,0% des adultes indiquent avoir déjà recherché sur Internet des informations complémentaires sur des produits dont il est fait la publicité à la télévision.

Clemens Koob

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Itinéraire du vol Service clientèle

Comme de nombreuses compagnies aériennes, Swiss est extrêmement active sur les médias sociaux. Comme c'est surtout le service à la clientèle qui suscite l'intérêt des utilisateurs sur le web social, la compagnie aérienne a élargi son offre de services cet été.

Nous sommes assis dans le salon Business à Miami et sommes déçus : peu de boissons non alcoolisées et seulement des choses à grignoter". "Ne peut-on pas demander une indemnisation en ligne pour les vols annulés ? " "Pourquoi ne puis-je pas réserver en ligne des sièges en classe affaires sur les vols européens ?" Les passagers aériens contactent de plus en plus souvent Swiss via Twitter ou Facebook lorsqu'ils ne sont pas satisfaits d'un service ou qu'ils ont des questions sur un vol ou une réservation. Certes, les canaux de médias sociaux de Swiss sont bien plus qu'une hotline pour les clients : Sur le blog, les collaborateurs donnent aux clients et aux fans un aperçu des coulisses, des offres spéciales sont publiées en plus des séries de photos, des vidéos Youtube et des concours. Le cœur de la stratégie des médias sociaux est toutefois le service à la clientèle. "Chez nous, il est apparu très tôt que les utilisateurs souhaitaient avant tout ce service", explique Christian Lüdi, Social Media Manager de Swiss International Air Lines. "Si nous ne publiions que des offres sur Facebook, cela se heurterait à l'incompréhension des utilisateurs. De par leur nature, les canaux de médias sociaux ne sont pas conçus et orientés dans ce sens. Le dialogue est au premier plan".

Le service en ligne a connu une ruée temporaire au printemps 2010, lorsque le volcan islandais Eyjafjalla a paralysé la moitié du trafic aérien européen. Sur Twitter et Facebook, Lüdi a donné les dernières informations et a répondu à environ 1200 demandes de clients en cinq jours. Par la suite, il a également répondu à des questions sur Twitter et Facebook. Ce n'est que grâce à l'élargissement de l'équipe que le service peut désormais être proposé en plusieurs langues et que les réponses peuvent être données rapidement, ce qui permet d'assurer un service 24 heures sur 24.

Quelque 25 collaborateurs basés à Bâle et au Cap sont dès à présent à l'œuvre à cet effet. Des agents du service clientèle qui, à tour de rôle, répondent aux appels téléphoniques puis aux demandes sur les médias sociaux. Lüdi ne veut pas se laisser coincer sur la rapidité de réaction de Swiss aux demandes. "Nous avons fixé en interne un délai maximal de traitement. Mais nous ne communiquons volontairement pas ces données. Il y a aussi des cas isolés qui peuvent prendre plus de temps, car les clarifications sont complexes". Un examen du flux Twitter montre que les temps de réponse se situent la plupart du temps dans une fourchette de quelques minutes à une ou deux heures.

Plus qu'une hotline téléphonique
Pour l'utilisateur, les avantages du service de médias sociaux sont évidents : pas besoin de patienter dans la file d'attente de la hotline téléphonique, un contact simple et gratuit avec l'entreprise, disponible partout grâce aux appareils mobiles. Pour les questions simples, le service fonctionne sans problème. Mais dès que les choses deviennent plus complexes, l'espace limité met l'utilisateur dans l'embarras. Pas si simple de formuler une question compliquée en 140 caractères. Swiss renvoie donc ses clients au contact par e-mail pour de telles questions. Souvent, les demandes doivent aussi être traitées par e-mail pour des raisons de confidentialité : "Dès que nous avons besoin de la référence de réservation, par exemple, nous ne pouvons plus communiquer par un canal public comme Twitter pour des raisons de protection des données, mais nous devons nous rabattre sur l'e-mail".

Actuellement, Facebook et Twitter sont utilisés à peu près à la même fréquence pour les demandes, selon Lüdi. Mais il semble que les demandes via Twitter seront bientôt plus nombreuses. Et ce, bien que Swiss ait beaucoup moins de followers sur Twitter que de fans sur Facebook. Contrairement à la hotline téléphonique, les demandes sur Twittter et Facebook sont en général visibles pour les autres utilisateurs. Du point de vue de l'entreprise, cela présente l'avantage de ne pas avoir à répondre systématiquement à des questions qui reviennent souvent. Le revers de la médaille : les critiques et les commentaires agressifs sont également visibles. Il arrive que l'un ou l'autre passager s'emporte lorsque le vol est retardé ou que quelque chose d'autre se passe mal. Comment Swiss gère-t-elle de telles réactions ? "Chez nous, tout reste sur le mur, sauf les spams", répond Lüdi. "Rien n'est effacé, sauf s'il s'agit d'un commentaire sexiste ou raciste". Si un utilisateur commente de manière inappropriée, cela se règle généralement au sein de la communauté, car d'autres utilisateurs interviennent.

Toutefois, Swiss a déjà été confrontée à une avalanche de réactions négatives : Lorsqu'elle a présenté son nouveau logo il y a environ un an, les commentaires négatifs ont fusé sur le web social. Dans de tels cas, Lüdi mise sur la fourniture d'informations de fond aux utilisateurs - ce que Swiss a fait dans le cas en question. Le Chief Commercial Officer, Holger Hätty, a répondu pendant une heure aux questions sur le logo dans un chat. "Ensuite, les choses se sont brusquement calmées", explique Lüdi.

Qu'il s'agisse de réactions positives ou négatives, c'est en premier lieu la communication bidirectionnelle qui fait l'attrait de la présence sur les médias sociaux du point de vue de l'entreprise. "Nous travaillons beaucoup pour offrir quelque chose à la communauté. En même temps, nous recevons un précieux feedback", explique Lüdi. "Les grands voyageurs en particulier, qui connaissent bien nos produits et nos avions, ont un grand besoin de s'exprimer et voient souvent des potentiels d'amélioration". Swiss utilise également les médias sociaux comme outil d'étude de marché efficace et peu coûteux. Un sondage est rapidement mis en place. Par exemple pour savoir si les clients sont satisfaits de la classe affaires récemment introduite. De même, Lüdi a utilisé les portails pour recruter des participants à une dégustation de nourriture pour des vols long-courriers. En un rien de temps, 100 candidatures ont été reçues via Facebook. Le responsable des médias sociaux avait besoin de 30 testeurs.

Lüdi doit également garder un œil sur ce que les utilisateurs écrivent sur Swiss sur d'autres portails. Ce qui est étonnant, c'est que le Social Media Manager n'a pas d'outil de monitoring spécifique pour observer la communication de Swiss sur le net. Pour le monitoring, Swiss mise sur des outils gratuits comme Google Blog Search ou sur des requêtes de recherche sur Facebook et Twitter. Et, le cas échéant, va à la rencontre des commentateurs : "Nous contactons même les utilisateurs qui continuent d'écrire à propos de Swissair lorsqu'ils ont un problème".

Les médias sociaux bientôt partout
En raison de l'expansion des médias sociaux, la tâche actuelle de Lüdi consiste surtout à mettre en réseau en interne tous les collaborateurs qui s'occupent de médias sociaux et à veiller à ce que tous atteignent le même niveau. Lüdi décrit la situation actuelle : "Les médias sociaux pénètrent de plus en plus l'entreprise". Comme le montre l'exemple des collaborateurs du service clientèle, les compétences sont réparties entre différents départements. Les deux canaux Twitter spécifiques à la Suisse et aux États-Unis, qui s'ajoutent au canal officiel, sont gérés par le service marketing correspondant. Des collaborateurs s'occupent actuellement de la gestion locale des canaux de médias sociaux en différents points géographiques - à Zurich, New York, Mumbai, Tokyo et Shanghai. Quant au blog, il est alimenté par des collaborateurs de tous les secteurs.

Les activités sur les médias sociaux se font en étroite collaboration avec le département Corporate Communications. Et bien sûr, le département de branding veut aussi avoir son mot à dire. "Chaque responsable des médias sociaux commence par discuter avec le service de branding, ne serait-ce qu'en raison des restrictions imposées par les plates-formes. "Ainsi, sur Twitter, la compagnie aérienne s'appelle par exemple "@SwissAirLines" et non "Swiss International Air Lines", en raison du nombre limité de lettres. L'ancien logo, le double cube, s'est également avéré inadapté aux médias sociaux, car sa forme rectangulaire ne s'intégrait pas dans les insertions carrées. Cela a conduit à l'élaboration de nouvelles directives pour les médias sociaux dans le branding. Dans le cas de l'ancien logo, il a été convenu de ne présenter qu'un seul des deux cubes.

De plus, Swiss est confrontée à la dépendance de tiers comme Facebook, Youtube, etc. sur le web social. "Ce serait une catastrophe en termes de communication si Facebook fermait du jour au lendemain. Les 124 000 relations que nous avons via Facebook disparaîtraient tout simplement", remarque Lüdi. Swiss ne dispose pas d'une base de données complète dans laquelle tous les utilisateurs sont enregistrés. Il serait certes possible d'obtenir les adresses e-mail des utilisateurs avec leur consentement ou, par exemple, par le biais de jeux-concours. Mais les 124 000 ne communiqueraient probablement pas leurs coordonnées. Outre les données de contact incomplètes, la compagnie aérienne doit faire face à des modifications qui sont parfois effectuées quasiment du jour au lendemain. La situation juridique est également opaque. "Facebook a le droit d'auteur sur chaque image que nous téléchargeons sur notre page. En tant qu'entreprise, si l'on veut participer, on doit simplement se plier aux directives". Pour Lüdi, la direction à prendre n'est pas encore définie. "En tant qu'entreprise, nous suivons la communauté. C'est un tâtonnement permanent pour savoir ce que veulent les fans". Actuellement, Swiss travaille à la mise en place de services basés sur la localisation. Mais rien n'est encore prêt. Un développement intéressant serait des réseaux spécifiques comme Wayn.com, sur lesquels il s'agit exclusivement de voyages, le groupe cible est donc plus facile à cerner : "Là, nous savons déjà que tout le monde a un intérêt à voyager autour du monde". Toutefois, de tels portails en sont encore à leurs débuts. La stratégie consiste donc pour l'instant à attendre et à observer.

Isabel Imper

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Publicité numérique dans les centres commerciaux

L'agence de publicité extérieure Clear Channel élargit son offre dans le domaine de la publicité numérique et est désormais également présente dans les centres commerciaux.

On les rencontre de plus en plus souvent, les surfaces publicitaires numériques. A la gare, à l'aéroport, dans les stations-service, les pharmacies, les guichets de poste et chez les détaillants. Clear Channel mise également de plus en plus sur l'image animée. Depuis plusieurs années, l'entreprise commercialise des écrans numériques à l'aéroport de Zurich et à l'Euro Airport Basel-Mulhouse-Freiburg. Elle veut maintenant conquérir les centres commerciaux.

Alors que la majorité des fournisseurs comme Goldbach Media font de la publicité dans les magasins, Clear Channel place ses écrans à l'extérieur des magasins, dans les centres commerciaux. Dès maintenant, des écrans sont utilisés dans quatre centres commerciaux - Löwen Center Lucerne, Centre Meyrin près de Genève, Perry-Center Oftringen, Wankdorf Center Berne - pour commencer. Dans un premier temps, des stèles indépendantes avec écrans intégrés seront installées. Mais il est également possible d'intégrer les écrans directement dans les murs ou dans des structures existantes, comme l'a expliqué Jürg Rötheli, CEO de Clear Channel à Werbewoche.

Avec cette nouvelle offre, Clear Channel concurrence en premier lieu le fournisseur de "Digital Out-of-Home" Neoadvertising, dont les surfaces publicitaires sont actuellement visibles dans 48 centres commerciaux - dont 28 en Suisse romande, 19 en Suisse alémanique et un au Tessin. Son principal concurrent, la SGA, qui commercialise déjà des eBoards et des ePanels dans les gares, ne propose pas encore d'offre comparable. Mais il pourrait bientôt y avoir plus de concurrence. La publicité numérique dans les centres commerciaux est considérée comme tout à fait intéressante et, en tant que partenaire contractuel des dix plus grands centres commerciaux, la SGA examine les possibilités correspondantes, selon Beat Holenstein, responsable Partner- & Product Management à la SGA.

Attirer l'attention grâce à l'image animée

Clear Channel attend de l'intégration des surfaces publicitaires numériques dans les centres commerciaux qu'elle permette notamment de mieux cibler les flux de visiteurs. En combinant les affiches et la publicité numérique, les consommateurs pourraient, dans le cas idéal, être guidés de l'extérieur du centre commercial jusqu'au centre ou au magasin individuel, en passant par le parking, explique Rötheli.

Des images fixes, des animations et des séquences de film défilent sur les écrans. Contrairement à la publicité télévisée, elles sont toutefois sans son. La durée du spot est de 10 secondes. Ce n'est pas un hasard. Pour satisfaire les clients, les spots ont la même durée que ceux de la SGA, explique Rötheli. "Pour que les clients qui réservent un mix composé par exemple de centres commerciaux, de gares et d'aéroports ne soient pas obligés de produire des spots séparés".

Dans un premier temps, Clear Channel veut maintenant gagner d'autres centres commerciaux afin de pouvoir offrir une couverture nationale et devenir ainsi attractif pour les grands annonceurs qui lancent des campagnes à l'échelle nationale. Rötheli est persuadé que le secteur de la publicité numérique peut être massivement développé. "Une tendance irréversible vers le numérique est en cours", affirme le CEO. Clear Chanel prévoit ainsi de réaliser d'ici 2014 environ 10 pour cent du chiffre d'affaires mondial avec la publicité numérique. En Suisse, cette part devrait être plus faible. Les choses bougent également dans le domaine de la publicité extérieure, où les panneaux d'affichage sont de plus en plus remplacés par des surfaces publicitaires numériques. En collaboration avec la SGA, Clear Channel est actuellement en discussion avec la ville de Zurich au sujet d'un pilote numérique. L'objectif est de commencer la phase de test cette année encore, a déclaré Rötheli.

Isabel Imper

 

Matter & Gretener gagne de nouveaux clients

Matter & Gretener célèbre l'arrivée d'un nouveau client. Zürcher Oberland Medien fait désormais partie du portefeuille de l'agence.

Zürcher Oberland Medien a confié à l'agence Nudge la réalisation de mesures de recrutement d'abonnés pour le "Zürcher Oberländer" et le "Anzeiger von Uster". Les premières réalisations seront bientôt visibles, indique l'agence dans un communiqué.
 

Beaucoup de mouvement sur le marché des images animées suisses

Le 31 août, la date limite d'inscription à l'Edi, le prix du cinéma suisse pour les films de commande, est fixée. La Werbewoche a demandé aux membres du comité de la Swissfilm Association quels étaient les développements qui les préoccupaient ou les réjouissaient.

WW : Dans quels domaines les producteurs de films suisses voient-ils leurs chances à l'avenir et où se situent les dangers qui les menacent ?

Roduner : Dans le domaine du film de commande - et nous ne parlerons que de cela par la suite - nous sommes en pleine mutation. Les structures du donneur d'ordre, de l'agence et de la production sont devenues transversales. De nouvelles possibilités pour de nouveaux médias et de nouvelles plateformes fusionnent les hiérarchies. Tout le monde fait tout. La chance que nous avons, nous les producteurs, c'est d'aborder le sujet de manière cohérente et d'avoir le courage d'initier des changements et d'emprunter des voies que personne d'autre ne veut encore emprunter, parce qu'aucun garde-fou n'a encore été installé.

Kristian Widmer : Les dangers sont identiques aux opportunités : nouveaux produits, chaînes de valeur en mutation, nouvelles règles du jeu.

Levente Paal : Dans la diversité des applications, on trouve les deux. Mais je le vois surtout comme une chance. Concevoir tout de manière à ce que tout s'accorde finalement, quel que soit le domaine. Cela correspond de toute façon à l'entrepreneur général "producteur de films".

Nadia Rosasco : En termes de flexibilité, de proximité avec les clients et de compréhension envers les donneurs d'ordre. Nous, les Suisses, sommes différents, particuliers. Et ce n'est qu'en ayant grandi et en étant enraciné ici, en connaissant la mentalité des Suisses, que l'on a le bagage nécessaire pour soutenir les clients dans leurs projets en fonction de la Suisse.

Quels sont les défis actuels des producteurs de films suisses ?

Rosasco : Produire des films de qualité dans un pays où les prix sont élevés et les budgets en constante diminution.

Paal : Plus rien ne doit coûter quoi que ce soit. Cette attitude entraîne également la perte de l'estime pour le travail complexe. Maintenir la motivation pour soi-même et pour toute une équipe dans ces conditions est très exigeant.

Reiner Roduner : Redéfinir en premier lieu ses propres domaines de compétence. Nous devons nous adapter aux changements actuels. Proposer de nouvelles solutions.

Widmer : Le défi consiste à reconnaître avec la sérénité nécessaire ce qui reste et à accepter avec la cohérence requise ce qui change.

Comment se présente notre qualité en comparaison internationale ?

Paal : Le fait que les films suisses remportent toujours des prix dans les compétitions internationales montre qu'il n'y a pas de différence. Nous ne voyons généralement que les meilleures œuvres des productions étrangères. On a donc l'impression que seuls d'excellents films sont réalisés à l'étranger. Il suffit pourtant de regarder les publicités télévisées étrangères et les films d'entreprise sur les sites Internet pour se rendre compte rapidement que ce n'est pas le cas.

Widmer : En raison de la taille du marché, le volume des productions suisses est nettement inférieur à celui des autres pays. Cela réduit le nombre de films remarquables, ne serait-ce que statistiquement. Si l'on considère les choses différemment, les films de commande suisses peuvent être vus, au sens propre du terme. Celui qui sait cela peut aussi plonger dans la recherche de perles en Suisse.

Roduner : Je pense que les films EDI primés n'ont rien à envier à une comparaison internationale. Le fait que les clients et les agences optent malgré tout souvent pour l'étranger a de nombreuses raisons. La pression sur les prix peut en être une, le choix de l'agence de publicité, qui est domiciliée à l'étranger, ou le choix de la réalisation, qui est souvent liée à des productions étrangères.

Comment les producteurs suisses vivent-ils l'internationalisation sur le marché des films publicitaires ?

Roduner : La pression est devenue énorme. Malheureusement, beaucoup de choses ne se font plus que par le prix. La qualité devient secondaire. Nous avons de mauvaises cartes en main lorsqu'il s'agit d'une compétition budgétaire avec nos collègues étrangers, ce qui nous oblige souvent à produire à l'étranger - et cela affaiblit à son tour notre propre marché.

Widmer : Positif, car grâce à l'internationalisation, le nombre de talents disponibles pour les clients suisses augmente également. Négatif, car le cours actuel de l'euro incite à demander du savoir-faire à l'étranger. Ce problème touche les productions cinématographiques comme les agences.

Paal : Il est toujours difficile d'accepter que la tendance dominante soit que tout et tout le monde est mieux à l'étranger. En même temps, il faut faire face à la situation et accepter le défi, ou commencer autre chose.

Rosasco : La pression sur les prix est massive et il est de plus en plus difficile de résister à nos voisins. Mais là aussi, je compte sur l'enracinement. Le trilinguisme, le Röstigraben, autant de particularités que nous seuls, Suisses, connaissons. C'est pourquoi je pense que nous parviendrons malgré tout toujours à nous imposer face à la concurrence étrangère.

Haller : Ces dernières années, le marché s'est de plus en plus internationalisé. Je considère que c'est un défi - et une chance - pour les producteurs suisses de combiner de manière optimale la création internationale avec la création nationale, afin que le meilleur film possible puisse voir le jour.

La Suisse aurait toutes les possibilités : Argent, paysage, talents. Pourquoi ne sommes-nous pas pour autant une nation cinématographique de premier plan ?

Paal : La Suisse n'a pas d'industrie cinématographique. Elle n'est donc pas perçue par le public. Lorsque la télévision suisse apparaît quelque part et installe trois lampes pour une interview, les gens considèrent cela comme "Hollywood". Même les gens de la branche publicitaire ne peuvent souvent pas séparer le bon grain de l'ivraie. L'expression "boire l'étiquette" me vient à l'esprit.

Haller : En comparaison avec de nombreux pays, la Suisse ne dispose malheureusement que de peu de centres de formation pour la création cinématographique. Néanmoins, il existe de nombreux talents qui se forment en autodidacte ou à l'étranger. De même, il existe des producteurs qui attirent les jeunes intéressés. Malheureusement, cela n'est possible que de manière limitée pour la plupart des productions.

Roduner : Non, nous ne sommes pas une nation cinématographique. Nous ne le sommes pas parce que nous nous orientons généralement vers l'étranger et ne faisons souvent que copier et adapter. Il existe en Suisse des agences extraordinairement créatives qui proposent de nouvelles idées formidables. Mais elles échouent souvent, car on préfère choisir la voie sûre. Chez nous, les films publicitaires sont généralement un moyen d'atteindre un but et non une affaire de cœur - et c'est pourquoi nous ne sommes pas une nation cinématographique de premier plan.
Widmer : Que ce soit dans le long métrage ou dans le film de commande, l'argent, le paysage et le talent ne sont pas les ingrédients qui font d'un pays une nation cinématographique de premier plan !

Rosasco : On ne peut guère nous qualifier de grande nation cinématographique. Non, les commanditaires suisses manquent de courage et d'humour. Personne n'ose rire de soi-même de temps en temps. C'est une question de mentalité. Le trilinguisme ne facilite pas non plus la production d'une campagne nationale qui soit appréciée de la même manière dans toutes les régions du pays. Il en résulte généralement un compromis. Et les compromis sont généralement insatisfaisants.

Y a-t-il trop de producteurs de films en Suisse - par rapport au petit marché ?

Rosasco : A mon avis, le nombre de concurrents sérieux est sain.

Widmer : C'est l'évolution du marché qui répondra et devra répondre à cette question. L'avis d'un seul acteur du marché ne me semble pas pertinent, car celui-ci souhaitera naturellement avoir moins de concurrents.

Haller : Oui et non. En Suisse, il y a beaucoup de petites "productions boutique" qui peuvent se consacrer entièrement à un projet, ce que je considère aussi comme un avantage.

Paal : Nous en revenons à la question initiale : existe-t-il encore des producteurs de films ? A cela s'ajoute le fait que le petit marché s'étend à l'Europe - et là, la concurrence est définitivement trop forte.

Comment les budgets des films de commande ont-ils évolué et comment cela va-t-il encore évoluer ?

Widmer : Lors de l'établissement du budget, les donneurs d'ordre ne s'orientent plus seulement vers les objectifs d'impact d'un film, mais aussi de plus en plus vers les canaux de distribution. La création, la production et la distribution se fondent de plus en plus dans le film d'entreprise et le film de produit.

Haller : Les budgets ont tendance à diminuer, mais cela est également lié aux progrès technologiques. Mais en fin de compte, c'est le marché qui régule les prix.

Paal : Cela ne doit plus rien coûter. Les budgets sont devenus incroyablement serrés, selon la devise : trois pour deux. Mais il y a aussi des professionnels parmi les clients qui savent que la qualité a un prix. C'est pourquoi il y aura toujours plus de films "bon marché" et une petite partie de films de haute qualité. L'écart de coûts se creuse.

Rosasco : Les budgets sont de plus en plus petits. Les viraux sont toujours considérés comme de petits "films Internet" bon marché qui ne doivent rien coûter. Mais qui doivent quand même se propager d'eux-mêmes. Un film est un film. Qu'il soit diffusé sur Internet, à la télévision ou au cinéma. Et si un film doit se propager de lui-même, il doit être impertinent. Ce qui est malheureusement très rarement le cas ici.

Comment les exigences et peut-être aussi les fausses attentes des commanditaires ont-elles évolué ?

Haller : L'exigence en matière de films de commande a toujours été élevée. Il y a déjà eu de très bons films suisses par le passé et nous sommes toujours en train de nous améliorer afin de pouvoir rester à la hauteur du niveau international.

Roduner : La confusion sur l'efficacité du web et d'Internet et de leurs possibilités est le grand sujet du moment. La bonne pondération des dépenses est devenue une question centrale. TV - cinéma - web et internet ? Les attentes des annonceurs sont généralement claires. Les atteindre est plus difficile que jamais.

Paal : Il n'y a pas de débat interne. En exagérant un peu : on veut un film, mais on ne sait pas du tout pour qui et où il doit être projeté. L'essentiel est qu'il soit prêt la semaine prochaine et qu'il ne coûte rien.

Comment Youtube a-t-il changé le marché ?

Paal : Youtube a rendu les films accessibles sur Internet. Grâce à Youtube, on produit davantage.

Rosasco : Les clients s'attendent à ce que leurs films se propagent d'eux-mêmes, comme les films Youtube. Mais ce faisant, ils ne tiennent pas compte de ce qui caractérise les films Youtube : l'humour, le courage, l'ironie, la joie de nuire... des attributs que l'on trouve malheureusement très rarement dans les films publicitaires suisses ! Produire simplement un "film visuellement mauvais dans le style home made", qui ne doit rien coûter et dont le script n'est pas drôle : cela ne suffit pas pour une diffusion indépendante.

Widmer : Grâce à Youtube, les donneurs d'ordre sont de plus en plus conscients que toute image animée n'est pas forcément émouvante. La mesurabilité de l'impact peut faire mal, mais à long terme, il n'y a pas d'autre solution.
Haller : Youtube est pour nous une formidable plate-forme d'information, chacun peut voir ce qui est actuellement "en vogue" sur un sujet donné. Je trouve cela passionnant.
 
Toutes les entreprises veulent des images animées sur leurs sites web. Les producteurs de films professionnels ressentent-ils quelque chose de ce boom ou cela passe-t-il par un autre marché ?

Roduner : Nous le ressentons énormément. Le marché est ouvert. Actuellement, les agences et les professionnels du cinéma fusionnent. De nouvelles entreprises sont créées, de nouveaux marchés sont explorés et un important travail de pionnier est effectué. Les premiers labourent déjà le terrain.

Widmer : La demande d'images animées pour le web se fait clairement sentir. La production exige toutefois d'autres processus que la production classique de films publicitaires et de commande. Une société de production doit se demander si elle peut et veut adapter ses processus à ces nouvelles exigences.

Haller : Cela dépend du client. Il y a de très beaux sites web qui sont équipés de matériel vidéo professionnel et il y a aussi le contraire. C'est donc en partie perceptible pour nous.

Rosasco : Nous ressentons fortement cette évolution. Il est toutefois rare que l'on ne produise "que" ce type de matériel. Il arrive très souvent qu'un tournage soit suivi d'un matériel supplémentaire qui peut être utilisé pour le site web, l'application ou la bannière.

Paal : Les films dits sur Internet ont eu ou ont encore en partie le statut de "film bon marché". Sur Youtube, toute la palette est visible. On y trouve des films pour rien ou des productions très chères. Le producteur de films commence déjà avec des écoliers.

Le développement de la photographie numérique a profondément modifié le métier de photographe. Seuls les meilleurs ont encore des emplois. Les tâches intermédiaires sont confiées à des amateurs équipés de manière professionnelle. Une telle évolution se dessine-t-elle aussi dans le milieu du cinéma ?

Paal : Il existe effectivement des contenus qui peuvent être réalisés par des amateurs ambitieux. Mais dès qu'il s'agit d'un film qui veut faire plus que documenter un état, il faut des producteurs de films, des concepts, des scénarios, des réalisateurs, des cameramen, des décorateurs, etc. Et là, on revient à la case départ.

Roduner : Dans le domaine du petit budget, c'est certain. Il y a beaucoup de production dans ce domaine, justement parce que le web offre tant de possibilités. Mais la boucle est bouclée et c'est pourquoi il existe un Edi. Il veut encourager la création cinématographique et sortir les productions exceptionnelles de la boue de la médiocrité. Mais il donne une chance à chacun, même à un amateur équipé professionnellement.

Widmer : Je pars du principe qu'il y aura à l'avenir, comme dans chaque branche, trois groupes : les leaders en matière de qualité, les entreprises avec Price Leadership et un groupe intermédiaire qui est soit en mesure de mener une stratégie de niche, soit qui a du mal à se maintenir sur le marché.

Rosasco : Je ne vois pas une telle évolution. Sans vouloir être méprisant envers la photographie, le cinéma est une affaire bien plus complexe. Dans un film, il faut une dramaturgie pour éveiller l'objectif, l'attention du consommateur. Et la dramaturgie s'apprend, ce n'est pas pour les amateurs. Grâce aux possibilités techniques en constante augmentation, de nombreux jeunes talents émergent dans ce domaine. Mais il serait faux de les qualifier d'amateurs.

Haller : Le plus grand changement à mes yeux est le coût et le facteur temps. La pression est devenue plus forte. Mais la réalisation d'un film dépend avant tout des gens. Ce qui me préoccupe, c'est que tout le monde peut aujourd'hui prétendre pouvoir réaliser un film de manière professionnelle - mais c'est en fait comme pour un bon livre : tout le monde a un ordinateur et du papier. Pourtant, tout le monde ne peut pas écrire un bon livre. L'aspect positif, c'est que de jeunes talents peuvent ainsi se former en autodidacte à la création.

Quel serait un beau souhait et quel serait un souhait concret des producteurs de films à l'égard des agences de publicité et des annonceurs suisses ?

Rosasco : Plus de courage, plus d'ironie dans les scripts. Cela s'adresse avant tout aux commanditaires. Car comme on l'apprend régulièrement, il y a des scripts tout à fait drôles, mais qui doivent ensuite malheureusement céder la place au compromis.

Widmer : Je souhaite que les agences et les productions cinématographiques travaillent main dans la main pour prouver à leurs clients l'impact que peuvent avoir d'excellents films.

Haller : Il est dans notre intérêt à tous de soutenir la création cinématographique à notre porte, afin qu'il soit toujours possible de tourner des films exceptionnels en Suisse.

Sondage : Andreas Panzeri
 
 
Peter Beck, Beck & Friends, président de Swissfilm Associati on

WW : Quels développements ont suscité des discussions au sein du secteur lors de la planification et de la définition des critères de la concurrence EDI ?

Peter Beck : Dès le début, il y a 12 ans, il était clair que l'Edi devait être un concours national. Il devait devenir une vitrine de la qualité et de la créativité de la production suisse de films de commande et publicitaires. Cette exigence était fixée aussi bien pour les organisateurs que pour le DFI et reste valable aujourd'hui. La définition des différents domaines et critères s'avère plus difficile. La communication par le film et l'image animée, l'apparition de tout nouveaux canaux et d'innombrables nouvelles possibilités exigent une adaptation flexible des catégories.

Quelles circonstances particulières ont dû être prises en compte ?

Il n'est pas si difficile de créer une nouvelle catégorie comme par exemple le multimédia et l'interactif. La question est de savoir si ce domaine évolue réellement dans cette direction ou si ce n'est qu'un épiphénomène ? Ensuite, il faut un jury professionnel en conséquence. Et puis, il faut aussi suffisamment de candidatures appropriées dans cette catégorie.

Est-ce que l'Edi a aussi quelque chose à voir avec la "sécurité intérieure" ?

Je ne comprends pas la question. Edi est un concours national placé sous le patronage du Département fédéral de l'intérieur et qui récompense les réalisations suisses. Ce concours ne protège rien, il est la référence pour les films et les productions de notre industrie créative en Suisse. Ceux qui souhaitent se mesurer à la concurrence internationale ont de nombreuses autres occasions de le faire.

Comment se présente notre qualité en comparaison internationale ?

Dans le domaine de la qualité, la Suisse peut très bien rivaliser au niveau international. Par rapport au petit marché et donc au choix de productions, la part de productions de haute qualité est importante. Dans le domaine du film d'entreprise, les productions suisses ont en outre obtenu ces dernières années des résultats supérieurs à la moyenne dans les compétitions internationales.

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KSB : Ouverture de l'Umwelt Arena de Spreitenbach

Du grand cinéma pour l'Umwelt Arena de Spreitenbach. Un groupe de militants écologistes fait irruption de nuit dans un bâtiment sinistre. Des agents de sécurité accompagnés de chiens tentent de les en empêcher, mais arrivent trop tard.

Les activistes se hissent à la corde et déploient une énorme banderole. Nous nous attendons à quelque chose de typique de Greenpeace comme : "Stop ! mais il est écrit : Bravo ! Avec ce film, la guerre KSB Schlupp Bürge veut frapper un grand coup pour l'ouverture de la nouvelle Umwelt Arena Spreitenbach - l'arène d'exposition et de manifestations pour tous les domaines de la vie respectueuse de l'environnement. Le message doit être le suivant : "L'Umwelt Arena enthousiasme tous les visiteurs, même les plus critiques", comme le précise l'agence dans un communiqué.

L'Umwelt Arena réunit, sous le plus grand toit solaire intégré à un bâtiment de Suisse, plus de 40 expositions interactives des quatre partenaires principaux que sont la Banque cantonale de Zurich, Coop, Erdgas Zürich, ABB Suisse et plus de 90 autres exposants.

Responsable chez Umwelt Arena Spreitenbach : Katharina Teuscher (directrice), Monika Sigg (RP et publicité). Responsable chez KSB Krieg Schlupp Bürge : Uwe Schlupp (directeur de la création), Beat Egger (texte/contexte), Rahel Witschi (direction artistique), Flavia Salvisberg (conseil). Responsable chez Onfilm : Hans Kaufmann (réalisation), Pascal Walder (caméra), Peter Scherz (design de production), Marko Strihic (montage). Effets visuels : Vidéo en ligne. production : Michèle Seligmann, Michael Gloor, Rhea Mandanis.

 

Le format Caples avec un nouveau concept

Le 6 décembre, 200 créatifs et professionnels du marketing se réuniront à New York pour récompenser les meilleures réalisations mondiales dans le domaine de la communication et du marketing. Alex Schmid est président du jury pour la Suisse depuis plus de 20 ans.

WW : Alex Schmid, vous êtes depuis plus de 20 ans président pour la Suisse du Caples Award à New York. Comment le concours a-t-il évolué durant cette période ?
Alex Schmid : Au début, les choses se passaient de manière très artisanale : un jury majoritairement américain évaluait les candidatures en petits groupes autour de tables de bistrot, puis la remise des prix avait lieu. Aujourd'hui, la composition du jury est beaucoup plus internationale et la remise des prix est encadrée par un congrès de plusieurs jours, au cours duquel la création est thématisée et discutée au niveau stratégique à l'époque des données de consommation.
 
Quelles sont les raisons et les évolutions qui ont rendu nécessaire une révision complète du concours cette année ?
En l'espace de 35 ans, le poids du passé s'accumule. Il était temps de faire le ménage dans les anciennes catégories et d'en établir de nouvelles, comme le contenu numérique. De manière générale, la numérisation peut être considérée comme le moteur des nouveautés.
 
Quelles sont les principales nouveautés ?
Le plus passionnant est certainement le "Courageous Client Award". Ici, le partenariat entre le client et l'agence est récompensé. C'est le cas lorsque l'agence a pu inciter le client à sortir de la zone de confort du briefing et de la présentation ou, à l'inverse, lorsque le client a poussé l'agence dans ses retranchements. S'y sont ajoutées les catégories "contenu numérique", "mailings plats" et "3-D". Le marketing mobile et les applications mobiles ont été regroupés en une seule catégorie.
 
Concrètement, quels avantages cela apporte-t-il aussi aux soumissions suisses ?
Dans les concours internationaux, nous avons toujours le handicap de la taille et de la notoriété des marques. Nous pouvons difficilement rivaliser avec les cas de Coca-Cola ou de Nike. Les nouvelles catégories simplifiées nous conviennent parfaitement, la cause est beaucoup plus centrale que la marque ou le secteur.
 
Quelles chances voyez-vous pour les travaux de notre petit pays en comparaison internationale ?
Depuis les réformes, j'ai remis les gaz. Les résultats arrivent vite quand on est actif. J'en ai fait l'expérience à Cannes : si l'on va de l'avant, les choses avancent, mais si l'on reste en arrière, c'est la fin du monde. Cette année, nous avons à nouveau remporté trois Lions à Cannes dans la catégorie Direct. Mais cela n'est possible que si l'on est représenté dans le jury et que l'on fait de la publicité pour l'événement pendant l'année. Les chiffres le montrent bien : depuis que nous avons augmenté le nombre de candidatures et que nous avons un jury suisse, le nombre de finalistes et de gagnants est également en hausse. À New York, René Eugster et Roger Ruegger représenteront à nouveau la Suisse dans le jury. Je n'ai pas de tâche particulière à New York, si ce n'est le privilège de représenter la Suisse à l'Award Night. Je suis convaincu que la tendance est à la hausse et que nous avons de bonnes chances pour l'avenir. Les revers viendront d'eux-mêmes...
 
Qui doit absolument déposer une candidature et où pensez-vous qu'il existe un potentiel particulier ?
Malheureusement, les catégories Direct de nombreux prix sont devenues un réservoir d'idées diverses. L'association allemande du marketing direct déplore cette tendance. C'est la raison pour laquelle de nombreuses agences de dialogue ne présentent plus de projets. Aux Caples Awards, les vrais concepts de dialogue sont jugés par de vrais spécialistes du dialogue. C'est pourquoi je ne peux qu'encourager les agences de marketing direct et les clients disposant d'un savoir-faire en matière de dialogue à participer.
 
Entretien : Andreas Panzeri

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"Un grand marketing pour le marketing" - Déclarations sur le Marketing Trophy suisse

Pour s'imposer durablement sur le marché, il faut une image à l'épreuve des crises. Le Swiss Marketing Trophy joue ici le rôle de relais des bonnes nouvelles. Il place les lauréats sous les feux des projecteurs de la presse spécialisée et renforce leur image. Depuis peu, il y a également des prix en espèces à la clé.

Celui qui présente ses compétences en marketing sur le ring du Marketing Trophy et qui est nominé ou qui peut même monter sur le podium peut en profiter à bien des égards : "Le Marketing Trophy a été et reste un grand marketing pour le marketing. Le prix a prouvé l'efficacité, l'efficience et la crédibilité de nos campagnes. En interne comme en externe, les collaborateurs de SAM ont gagné en réputation. Le fait d'avoir remporté le Trophée Marketing les a remplis de fierté et les a motivés à continuer de développer et de mener des campagnes de marketing innovantes et efficaces", déclare Katja Breitenmoser Karpf, Head of Marketing SAM. Helmuth Fuchs, directeur de la fondation Pro Kloster Einsiedeln, confirme que cela vaut également pour le secteur des NPO : "Le Marketing Trophy et le fait que notre projet de rénovation de la place du monastère d'Einsiedeln ait reçu le prix du public et du jury ont été une formidable récompense pour toutes les personnes impliquées dans le projet. Mais les réactions extrêmement positives des donateurs, des partenaires et des personnes qui ne connaissaient pas notre projet jusqu'à présent ont été encore plus importantes. Ce prix a été la meilleure publicité pour le projet de la place du monastère. " Le monastère, qui revêt une importance culturelle nationale et internationale, en a profité tant sur le plan matériel que sur le plan des idées.

Reconnaissance crédible des meilleures performances

Le vainqueur du trophée Georg Twerenbold, partenaire Best of Swiss Gastro, a trouvé l'évaluation du jury très juste sur le plan humain et extrêmement compétente sur le plan professionnel : "L'équipe du Marketing Trophy nous a soutenus et accompagnés avec des conseils professionnels et un service orienté vers la prestation de services. Nous avons reçu une évaluation très juste et professionnelle de la part du jury d'experts. Aujourd'hui encore, nous nous remémorons ce que nous avons vécu et nous en parlons à chaque occasion dans notre réseau. Nous ne pouvons que recommander une participation au Marketing Trophy et une visite de la Journée du marketing". Peter Josika, CEO du service de renseignements 1818, confirme que ce prix revêt une grande importance tant pour les entreprises que pour les agences qui y participent. Lorsqu'on lui demande ce qui lui vient spontanément à l'esprit à propos du Marketing Trophy, il répond : "Je me souviens spontanément que le prix a été fortement thématisé de manière positive en interne au sein du groupe et qu'à l'époque, on en parlait aussi beaucoup dans le secteur des télécommunications en Suisse. Nous avons été félicités à plusieurs reprises. Les collaborateurs de Draft-Lowe qui étaient impliqués à l'époque ont certainement tous mentionné ce prix dans leur CV. On peut peut-être aussi dire que nos jumeaux 1818.parfois considérés au départ comme un peu 'bizarres' (dans le spot publicitaire) sont peut-être devenus encore plus cultes en Suisse grâce à ce prix, même si ce n'est certainement qu'un des nombreux facteurs".

Gagner une valeur monétaire élevée

Lors de la prochaine remise des prix du Trophée suisse du marketing, un autre avantage viendra s'ajouter : des prestations médiatiques d'une valeur de 10 000 CHF pour les gagnants du Trophée et des prestations de conseil de soutien pour le prix spécial d'une valeur de 10 000 CHF également. Participer est donc une option à recommander vivement. Ceux qui veulent saisir cette chance peuvent s'inscrire dès maintenant - et peut-être faire bientôt partie des nominés, voire des vainqueurs, avec un réel bénéfice.

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Où l'autocontrôle fonctionne

Ce n'est pas tous les jours qu'une revue spécialisée américaine comme la Columbia Journalism Review (CJR) s'intéresse sérieusement à un événement qui se déroule en dehors des États-Unis. Par Stephan Russ-Mohl, directeur de l'Observatoire européen du journalisme à l'université de Lugano.

Récemment, le magazine a consacré une longue histoire aux conseils de presse dans les pays scandinaves. "Self-Regulation Done Right" - l'autorégulation bien faite - était le titre de l'article. En se basant sur le reportage des médias norvégiens sur le tueur de masse Anders Breivik, le magazine a esquissé, à l'aide d'une multitude d'exemples convaincants et pleins d'éloges, les raisons pour lesquelles, dans le nord de l'Europe plus que partout ailleurs dans le monde, la conviction s'est imposée qu'une autorégulation journalistique qui fonctionne n'est pas quelque chose d'ennuyeux, mais qu'elle aide à la crédibilité du journalisme - à condition que les médias rendent compte de manière adéquate du travail des conseils de presse.
 
 Dans l'espace germanophone, la Suisse est sans doute le pays qui se rapproche le plus de l'idéal nordique, tandis qu'en Autriche et en Allemagne, les conseils de presse agissent plutôt dans l'ombre de l'attention médiatique. Le Conseil suisse de la presse contribue certainement à l'établissement d'une conscience de la qualité dans les rédactions. Il ne s'efforce pas seulement de traiter les plaintes avec équité. Il a toujours été présidé par des journalistes respectés que le père fondateur de la science des médias, Emil Dovifat, aurait anoblis en tant que "personnalités journalistiques" - depuis 1991, il s'agit de Roger Blum et Peter Studer, actuellement Dominique von Burg. Même la revue allemande spécialisée dans les médias Message commente depuis des années non seulement des cas allemands intéressants, mais accorde la même attention au Conseil suisse de la presse. Les rédactions suisses savent toutefois aussi que le Conseil de la presse est tributaire du soutien des journalistes s'il ne veut pas opérer dans le vide, et elles rendent compte en conséquence de ses décisions.
 
Malheureusement, il est loin d'être facile de développer une telle culture journalistique en Europe, qui associe la capacité d'accepter la critique à la lutte pour la crédibilité. C'est ce que montrent les premiers résultats de recherche du projet MediaACT (www.mediaact.eu), qui examine systématiquement les instruments d'autorégulation dans douze pays européens et deux pays arabes, ainsi qu'une étude récemment publiée par le Reuters Institute for the Study of Journalism, qui compare de manière ciblée les dispositifs de presse au niveau international. En Autriche, le tabloïd du même nom ainsi que le tristement célèbre Kronenzeitung ont récemment porté plainte devant les tribunaux contre le Conseil de la presse qui vient d'être réinstitutionnalisé. Intimider au lieu d'encourager - c'est certainement un mauvais signal.
 
Il est irritant de voir pourquoi les journalistes et les entreprises de médias, qui aiment tant dénoncer publiquement les fautes des autres, ont tant de mal à reconnaître leurs propres erreurs. Cela n'a en tout cas rien à voir avec des impératifs d'économie, car une plus grande transparence et une plus grande crédibilité pourraient être obtenues à moindre coût. Cela commence par des colonnes de correction dont les rédactions devraient certes s'occuper si elles les créaient enfin, mais qui ne coûtent guère d'argent. Les moyens nécessaires à la création d'un conseil de la presse sont répartis entre les entreprises de médias - si elles le veulent, elles peuvent les payer de leur poche. Les médiateurs, qui arbitrent les conflits, et les journalistes des médias, qui rendent compte en permanence des médias et du journalisme, seraient nettement plus chers. Mais si les médiateurs font bien leur travail, ils épargneront aux entreprises de médias bien des litiges coûteux.
 
Et même pour faire du journalisme médiatique, il n'est pas nécessaire de disposer de ressources supplémentaires. Il suffirait de fixer différemment les priorités au sein des rédactions - simplement pour sensibiliser les publics à la qualité journalistique. Pour cela, il suffit de comprendre que la crédibilité est un capital précieux du journalisme, car seuls les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et utilisateurs compétents en matière de médias sont capables de faire la différence entre RP et journalisme et sont prêts à payer quelque chose pour un journalisme solide et bien documenté. Le journalisme exigeant a besoin de tels publics - précisément parce qu'il ne pourra plus être financé à l'avenir par des recettes publicitaires florissantes. 

RTR : Euro RSCG Zurich fait d'une nouvelle une histoire

Depuis le début de l'année, Radiotelevisiun Svizra Rumantscha, filiale de la SSR, se positionne comme le conteur médiatique des Grisons. Dans le cadre de cette réorientation, Euro RSCG Zurich a conçu un nouveau spot cinéma pour RTR avec un budget minimal.

La nouvelle de 30 secondes raconte le déroulement de l'actualité régionale très discutée sur l'ours brun M13, qui est entré en collision avec une locomotive des RhB il y a quelques semaines, comme une histoire captivante avec une chaîne de causalité folle. Car derrière chaque actualité se cache une histoire, soigneusement recherchée et clairement illustrée par les journalistes de RTR.

Le nouveau spot sera à l'antenne dans tout le canton des Grisons à partir de septembre.

Responsable à RTR : Mariano Tschuor (directeur), Maurus Dosch (directeur commercial), Esther Bigliel (communication et marketing). Responsable à Euro RSCG Zurich : Alexander Holtz (CD), Ivan Madeo (concept/texte), Philipp Lengyel (direction artistique), Remo Rudolf (graphisme), Cara-Anne Specker (achat d'art), Christina Mayer (stratégie), Marcel Mägerle, Niklaus Huwyler (conseil), Frank Bodin (responsabilité générale). Kompost Film (production de films), RTR/Jingle-Jungle (studios d'enregistrement).
 

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