Le mobile représente 64% de l'inventaire, mais le retour sur investissement est moins efficace que pour le desktop
La place de marché publicitaire internationale Sublime a interrogé des éditeurs du monde entier sur la monétisation de leur inventaire. Les résultats de l'enquête le montrent clairement : le mobile représente déjà 64 % de l'inventaire, mais d'un point de vue économique, en termes de prévisions de bénéfices, les éditeurs atteignent leurs limites ; de plus, les formats publicitaires mobiles ne sont souvent pas encore au point.
93% des éditeurs du réseau mondial de Sublime interrogés début 2019 déclarent avoir déjà monétisé leur inventaire mobile. 72 % d'entre eux ont recours à des services tiers, tandis que la moitié des éditeurs interrogés gèrent leur inventaire disponible en interne. Un éditeur sur quatre utilise les deux méthodes. Avec 86%, les bannières sont le format publicitaire le plus souvent monétisé, suivies par la publicité dans le flux (71%) et la vidéo (58%).
Le plus grand obstacle à la monétisation est l'espérance de gain, qui est trop faible ou inconnue pour l'inventaire mobile (45 pour cent). 40 pour cent des éditeurs indiquent en outre ne pas pouvoir trouver de format publicitaire adapté à leurs besoins publicitaires et un quart des personnes interrogées ne peuvent pas se prononcer concrètement sur la demande d'inventaire mobile ou ne sont pas sûres. En revanche, l'ignorance sur la manière de monétiser leur inventaire mobile ne freine qu'une minorité (8 pour cent).
Pour choisir le bon format publicitaire pour leur site web, les éditeurs placent l'expérience utilisateur et la lisibilité du contenu en première position (45 %), le bénéfice attendu en deuxième (41 %). En outre, 36 pour cent indiquent que le format publicitaire ne doit pas entraver de manière significative les temps de chargement et la navigation. Pour environ un quart des éditeurs, il est particulièrement important d'utiliser des formats qui s'intègrent bien dans le site web (23 pour cent).
Dans le même temps, les éditeurs doivent choisir des formats qui soient attrayants pour les annonceurs. La majorité des éditeurs (65%) indiquent que le principal critère de décision pour les annonceurs est l'esthétique : ils souhaitent des formats qui n'influencent pas négativement l'image de marque. En outre, plus d'un éditeur sur deux (53%) indique que les formats conformes aux normes de la Coalition for Better Ads sont importants pour les annonceurs. Les formats innovants et inhabituels suivent de près (50 %), les formats intéressants avec lesquels l'utilisateur peut interagir sont également demandés (38 %). Les formats vidéo ne seraient intéressants que pour environ un quart des annonceurs.
La durée d'utilisation des appareils mobiles a fortement augmenté au cours des dernières années. En 2017, les utilisateurs en Allemagne passaient déjà deux fois plus de temps sur leur appareil mobile que sur leur ordinateur de bureau. (Comscore, Global Digital Future in Focus 2018). Dans le même temps, les dépenses publicitaires pour le mobile ne cessent d'augmenter. Les prévisions actuelles du Medianetwork Zenith le montrent : en 2019, les dépenses en Allemagne atteindront un pic de 1,16 milliard d'euros. En 2017, les annonceurs n'avaient investi que 438 millions d'euros dans la publicité mobile.
Assen Sarawainow, directeur commercial de Sublime en Allemagne, est convaincu que les groupes cibles des annonceurs continueront à passer du desktop au mobile et que le trafic web mobile deviendra de plus en plus une source de revenus importante.
"Néanmoins, l'industrie de la publicité doit tenir compte des attentes croissantes des éditeurs. Les formats ne doivent pas masquer le contenu ni nuire à l'expérience utilisateur, pour cela il existe déjà une multitude de formats publicitaires disponibles et évolutifs. L'avenir de la publicité mobile réside dans la personnalisation, qui permet un contenu pertinent, ainsi que dans des formats publicitaires qui, grâce à notre approche Creative First, sont idéalement adaptés au contenu, tout en étant diffusés de manière efficace sur le plan programmatique".

















