Ringier-TV et Mountain DV s'associent

Audiovision Ringier-TV Business Productions et Mountain DV Solutions renforcent leur collaboration. Mountain DV produit des DVD destinés à la communication d'entreprise et au divertissement.

Audiovision Ringier-TV Business Productions et Mountain DV Solutions étendent leur collaboration. Mountain DV produit des DVD pour la communication d'entreprise et le divertissement. L'entreprise s'installe début juillet chez Ringier-TV à Hagenholz à Zurich. L'authoring, l'encodage et la réplication de Mountain DV seront alors étroitement liés à la production, à la postproduction et au graphisme de Ringier-TV.

Des données loin d'être à portée de main

Radiocontrol Des données sont encore bloquées. Cela nourrit la demande d'une fondation de recherche.

Radiocontrol Des données sont encore bloquées. Cela nourrit la demande d'une fondation de recherche.
Les données Radiocontrol des radios Grischa et Fréquence Jura (FJ) sont toujours sous scellés. Ni la SSR ni le service de recherche de la SSR (SRG-Forschungsdienst, FD) ne donnent de date pour leur libération.Au début de l'année, toutes les données RC avaient été bloquées en raison d'une erreur de pondération. Alors que les données des autres radios ont été libérées à la mi-mai, le directeur général de la SSR, Armin Walpen, a maintenu le blocage pour Grischa et FJ, car celles-ci présentaient jusqu'à 30 % d'auditeurs en moins.
Cette intervention dans la recherche, probablement contraire aux statuts, a suscité l'indignation des radios privées (voir WW 19/04). Celle-ci est alimentée par le blocage permanent, car il est impossible de connaître les raisons exactes du retard.
Des rumeurs circulent à présent. Par exemple, que l'utilisation de la radio (locale) par les touristes étrangers est désormais étudiée. Ceux-ci ne sont pas inclus dans le panel RC. Mais comme ils font augmenter temporairement le nombre d'habitants de 100 % à certains endroits et que certains écoutent aussi la radio (locale), ils devraient augmenter la portée de certaines stations.
Cet état de fait existait déjà à l'époque de l'étude sur les médias. "Nous l'avions déjà signalé il y a une dizaine d'années, mais à l'époque, on n'y avait pas prêté attention", explique Martin Muerner, directeur d'antenne de Radio BeO. De toute façon, la question se pose de savoir si l'approche touristique permet de clarifier la perte d'audience - ou si la perte est actuellement inexplicable, mais doit être compensée par des auditeurs touristiques.
Le malaise vis-à-vis de la SSR grandit et la demande d'une externalisation de la recherche radio et TV de la SSR se fait de plus en plus pressante. Le 22 juin, le comité de l'Association suisse des radios privées a réaffirmé à l'unanimité qu'il continuait à soutenir la fondation de recherche décidée par le Conseil national.
Markus Knöpfli

Le démarchage téléphonique interdit

À l'international : dans le cadre d'un amendement à la loi sur la concurrence déloyale, le Parlement allemand interdit le harcèlement par démarchage téléphonique lorsque le consommateur n'a pas donné son consentement.

International Le Parlement allemand interdit, par le biais d'un amendement à la loi sur la concurrence déloyale, le harcèlement par le biais du démarchage téléphonique si le consommateur n'a pas donné son consentement.Les branches des éditeurs et du DM se sont opposées en vain à ce projet. Le président de l'éditeur Hubert Burda a déclaré : "Il nous serait largement interdit en Allemagne de développer et d'exploiter nos connaissances sur les clients et les marchés au moyen de technologies modernes". L'amendement entraînerait le départ de jusqu'à 400000 emplois vers des pays étrangers moins réglementés. En Suisse, les appels publicitaires ne sont interdits que si le consommateur s'y est expressément opposé. Selon Christian Altenburger, directeur de l'Association suisse de marketing direct, il existe toutefois des règles strictes pour les appels à l'étranger, à savoir qu'il faut se conformer à la législation respective du pays destinataire.

Économiser les frais de port grâce au travail d'équipe

Distribution : La Poste rationalise la logistique des quotidiens, et les éditeurs y contribuent – dans un souci de stabilité tarifaire.

Distribution La Poste rationalise la logistique pour les quotidiens, les éditeurs y contribuent - par souci de stabilité tarifaire.La distribution de la plupart des quotidiens est assurée par des organisations de distribution matinale. Pourtant, chaque nuit, environ un million de quotidiens supplémentaires sont distribués par la Poste. Pour cette logistique nocturne spéciale, la Poste et les associations d'éditeurs ont élaboré ensemble un projet d'économie qui réduit les coûts de la Poste d'au moins 10 millions de francs par an. Pour ce faire, ils ont bouleversé l'ensemble du transport des journaux. Le nouveau système, qui concentre l'essentiel de la logistique des quotidiens sur quatre centres de transbordement (hubs) dans toute la Suisse, sera mis en place dans la nuit du 8 au 9 août 2004.L'augmentation des tarifs postaux pour le transport des journaux et des magazines en Suisse, intervenue au début de l'année, est à l'origine de cet effort d'économie. La Poste exige cette augmentation parce que la Confédération a réduit sa contribution aux coûts non couverts du transport des journaux et des revues de 100 à 80 millions de francs à partir de 2004 et qu'elle veut la supprimer complètement à partir de 2008. Pour 2005, la Poste avait donc laissé entrevoir une nouvelle augmentation du tarif de la presse.
"La branche ne pourrait toutefois pas supporter une nouvelle augmentation des tarifs. Il fallait donc éviter que les tarifs n'augmentent encore une fois en 2005", explique Hanspeter Kellermüller, conseiller juridique de l'Association Presse Suisse. Du point de vue des associations - outre l'Association Presse Suisse, la Presse Romande et l'ATEG (Associazione Ticinesi Editori di Giornali) étaient également impliquées - il y avait un "net potentiel d'économies" à la Poste. C'est pourquoi il a été convenu avec la Poste de faire des efforts d'économie au lieu de procéder à de nouvelles augmentations de tarifs.
La Poste a déjà promis que les tarifs intérieurs resteraient au niveau actuel l'année prochaine. Mais l'avenir plus lointain reste ouvert. "Les éditeurs s'attendent à une stabilité des prix jusqu'en 2007", dit Kellermüller - et il ajoute : "Ce sont en tout cas nos espoirs".
Deux choses n'ont pas été modifiées : Les délais rédactionnels et le moment de la distribution chez l'abonné. Ce dernier sera même amélioré avec le nouveau système : "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas distribuer 3 pour cent des quotidiens le même jour. A l'avenir, ce ne sera plus que 2,5 pour cent environ", explique Alfred Hugentobler, responsable des médias imprimés à l'unité Postmail.
Les efforts d'économie touchent surtout le personnel de la Poste : 130 postes à plein temps seront perdus, notamment dans les wagons postaux qui seront retirés de la circulation. L'effort organisationnel principal a également été fourni par la Poste : au cours des derniers mois, elle a clarifié les détails logistiques avec chacun des éditeurs de quotidiens. Ceux-ci ont rationalisé leurs processus et ont été prêts à faire certaines concessions. Ainsi, le St. Galler Tagblatt (voir page 1) introduit une édition à distance avec des heures de bouclage plus tôt. En outre, les éditeurs apportent désormais leurs journaux directement aux quatre hubs de Zurich, Berne, Lausanne et Hunzenschwil AG ou aux
centres régionaux de tri du courrier. Ces transports routiers ont été coordonnés avec ceux de la Poste de manière à éviter de nombreux trajets à vide et parallèles. "Bien que nous transférions en grande partie la logistique des quotidiens du rail à la route, le bilan écologique sera en fin de compte meilleur qu'aujourd'hui", explique Hugentobler.
La nouvelle organisation logistique des éditeurs de quotidiens et de la Poste profite à l'ensemble de la presse. Les tarifs intérieurs pour les autres périodiques resteront également au niveau actuel l'année prochaine. C'est la raison pour laquelle les associations d'éditeurs ont négocié en première ligne avec la Poste.
Des deux côtés, on ne tarit pas d'éloges. Alors que Kellermüller souligne les efforts de la Poste, Hugentobler se réjouit "que nous ayons pu trouver des solutions avec les éditeurs malgré leur composition hétérogène et la diversité de leurs besoins".
La Poste achemine chaque année environ un milliard de produits de presse, dont près d'un tiers sont des quotidiens. Il n'est donc pas étonnant que certains éditeurs sentent depuis longtemps le potentiel d'économies dans la distribution des magazines. On pense alors à une organisation alternative de la distribution (AZO). Une telle organisation est effectivement en cours de planification depuis quelques mois, avec la participation de grands éditeurs et de Valora (K-Group). La Poste, en revanche, n'est impliquée que de manière marginale. Il est évident que les éditeurs et K-Group souhaitent créer leur propre organisation : ils disposent déjà de sociétés de distribution régionales coûteuses et de réseaux de distribution dans toute la Suisse. Si ceux-ci peuvent être encore mieux exploités, c'est encore mieux. (mk)
Chaque nuit, un million de quotidiens partent en voyage en Suisse par la poste. Les coûts de cette opération peuvent désormais être réduits.
Markus Knöpfli

Synergetics relance Nordwest5.ch

Internet Le prestataire de services web zurichois Synergetics procède à la refonte du site Internet de Nordwest 5. La chaîne de télévision de Bâle-Campagne devrait ainsi disposer d'un portail proposant de nombreuses nouvelles fonctionnalités et offres.

Internet Le prestataire de services web zurichois Synergetics revoit la présentation en ligne de Nordwest 5. La chaîne de télévision de Bâle-Campagne doit disposer d'un portail avec de nombreuses nouvelles fonctions et offres.Il sera mis en ligne début juillet.

PME Magazine s'agrandit

Presse économique À partir de septembre, le magazine PME paraîtra sous une forme profondément remaniée. Il se veut désormais plus actuel, plus personnel et plus pertinent.

Presse économique Dès septembre, PME Magazine paraîtra sous une forme fortement remaniée. Pour ce faire, le magazine PME romand renforce sa rédaction de deux postes. De plus, la collaboration avec les titres frères HandelsZeitung et Stocks sera renforcée.

Orcamedia réveille la soif de bière naturelle

Boissons : depuis quatre ans, on brasse à Villmergen une bière fraîche et naturelle. Aujourd’hui, la petite brasserie Sorg & Schädeli lance pour la première fois une campagne de marque pour son « Erusbacher Bräu ».

Boissons Depuis quatre ans, une bière fraîche et naturelle est brassée à Villmergen. La microbrasserie Sorg & Schädeli lance pour la première fois une campagne de marque pour sa bière Erusbacher, un mandat confié à l'agence de publicité Orcamedia de Baden. Les affiches et les annonces sont visibles au niveau régional en juillet et en août.

Le neuvième coup du Tagblatt

À partir du mois d'août, le St.Galler Tagblatt (SGT) ajoutera une neuvième édition à ses huit éditions régionales : une édition nationale.

A partir du mois d'août, le St.Galler Tagblatt (SGT) recevra, en plus de ses huit splits régionaux, un neuvième - une édition à distance. Celle-ci est destinée à environ 2500 abonnés en dehors de la zone de diffusion du SGT (domicile fixe ou déviations de vacances) ainsi qu'à une présence supplémentaire dans les kiosques.L'impulsion pour l'édition à distance a été donnée par la nouvelle logistique postale pour les quotidiens (voir page 15). Leur horaire est calculé de manière si pointue que les 2500 exemplaires de l'extérieur doivent être à Zurich à 0h30 - trop tôt pour les confédérations locales. L'édition à distance résout le problème de la manière suivante : Sa partie centrale, y compris le Regiobund Ostschweiz, est actuelle, alors que le cahier local correspondant date de la veille. A l'inverse, le SGT sera désormais disponible dans des kiosques qui étaient jusqu'à présent trop éloignés (par exemple au Tessin) en raison de la livraison plus précoce.
Le tirage de l'édition à distance passe ainsi à environ 3700 exemplaires. Daniel Ehrat, directeur de la maison d'édition SGT, explique : "Le SGT peut ainsi conserver les 2500 exemplaires à l'extérieur et enregistrer un gain d'image grâce à la présence supplémentaire dans les kiosques".
(mk)

CS brille au CPA

Corporate Publishing One, le magazine des collaborateurs du Credit Suisse, a remporté l'or au concours Best of Corporate Publishing. Le magazine a été conçu par l'agence de branding Process à Zurich.

Corporate Publishing One, le magazine des collaborateurs du Credit Suisse, a remporté l'or au concours Best of Corporate Publishing. Le magazine a été conçu par l'agence de branding Process à Zurich.Corporate Publishing One, le magazine des collaborateurs du Credit Suisse, a remporté l'or au concours Best of Corporate Publishing. Le magazine a été conçu par l'agence de branding Process à Zurich. La banque a remporté le bronze avec le périodique B2C Bulletin (Arnold Design, Uerikon ZH). La Suisse a également remporté trois médailles d'argent : pour le titre Clarity de KPMG Fides Management, pour le magazine Clariant (Primafila, Zurich) et pour la newsletter Direct Point de la Poste Suisse.

"Je sais ce que signifie la concurrence"

Gilles Marchand, fraîchement élu président du conseil d'administration de Publisuisse, s'attend à de nouvelles habitudes visuelles qui mettront également la publicité TV au défi.

Gilles Marchand, fraîchement élu président du conseil d'administration de Publisuisse, s'attend à de nouvelles habitudes visuelles qui mettront également la publicité TV au défi.
WW : Où allez-vous mener Publisuisse et que ferez-vous de différent par rapport à votre prédécesseur Peter Schellenberg?Gilles Marchand Je connais Publisuisse depuis trois ans, puisque j'étais déjà membre de son conseil d'administration avant mon élection à la présidence. Je soutiens donc pleinement la stratégie que Publisuisse a développée sous la présidence de Peter Schellenberg et je veillerai à sa poursuite et à sa continuité. Je connais le marché publicitaire depuis longtemps. Ainsi, en tant qu'ancien directeur de Ringier Romandie. Avant de m'engager sur le marché des magazines, j'ai en outre travaillé pour une entreprise de presse. Les discussions avec les annonceurs ne sont donc pas nouvelles pour moi et j'ai de nombreux amis dans le secteur de la publicité.
Quels sont pour vous les plus grands défis de la publicité télévisée suisse pour les années à venir ?
Il y a deux grands défis : le cadre juridique qui régit la publicité et l'évolution technologique qui ne sera pas sans conséquences pour la publicité dans les médias électroniques.
Quel rôle jouent la nouvelle LRTV et les règles plus restrictives en matière de publicité pour les chaînes de SRG SSR ?
La nouvelle LRTV est encore en cours de consultation et il est difficile de tirer des conclusions d'un texte provisoire. Mon point de vue est cependant simple : les restrictions publicitaires pour les programmes de SRG SSR ne sont pas seulement problématiques pour Publisuisse, mais aussi pour tous les annonceurs de Suisse et pour l'économie du pays en général. Elles n'ont pas non plus nécessairement un effet favorable sur le développement des télévisions locales privées. Au contraire, je pense que les restrictions publicitaires profitent plutôt aux fenêtres publicitaires étrangères en Suisse, qui n'investissent pas dans la création audiovisuelle suisse. Ce mécanisme est assez dangereux à moyen terme.
Mais l'utilisation future de la télévision sera aussi fortement influencée par les développements techniques comme le magnétoscope, qui peut masquer la publicité. Il s'agit là de grands défis pour la publicité TV.
Le défi technologique concerne en premier lieu l'évolution de la distribution et de la consommation télévisuelle. Dans quelques années, une partie du public de la radio et de la télévision regardera ses émissions de manière non linéaire, interactive et à la demande avec "time delay", c'est-à-dire en différé. L'objectif n'est pas seulement de garder le contact avec ce nouveau public et de le recenser numériquement, mais aussi de trouver de nouvelles formes de communication publicitaire qui correspondent aux nouvelles habitudes de consommation. La créativité et la clairvoyance sont requises. Publisuisse atteindra cet objectif en collaboration avec les agences de publicité et les annonceurs, et en concertation avec les programmes de SRG SSR.
En raison des nombreuses fenêtres publicitaires en Suisse alémanique, Publisuisse avait avec Schellenberg un président issu d'un marché TV où la concurrence est très forte. En revanche, la Suisse romande a plutôt un marché publicitaire TV cloisonné. Ma thèse : une concurrence accrue favorise le développement et la mise en œuvre d'idées innovantes. Partagez-vous ce point de vue ?
Je partage votre avis. C'est justement parce que la Suisse romande est soumise à une concurrence massive que la TSR et la RSR proposent des contenus nouveaux et originaux, très appréciés des téléspectateurs et des auditeurs. Je peux donc vous rassurer : Je sais ce que signifie la concurrence, j'en ai l'expérience, et tant que la concurrence est loyale, elle ne me fait pas peur. Mais Publisuisse est une entreprise nationale qui agit sur tous les marchés en tenant compte des spécificités de chacun. Elle soutient les idées publicitaires créatives avec un grand savoir-faire, des instruments performants et innovants. J'accompagnerai l'entreprise dans cette voie, qui correspond parfaitement à la structure fédéraliste de notre pays.
Comment le marché publicitaire TV suisse alémanique et tessinois peut-il profiter de l'expérience du marché romand ?
Comme les chaînes tessinoises et romandes sont soumises à une forte pression concurrentielle en raison de la forte présence des opérateurs français et italiens, elles élaborent en permanence de nouvelles offres de programmes. Ils observent leurs concurrents de très près. Cette attitude est positive : elle a par exemple conduit au développement de projets multimédias en Suisse romande et au Tessin. De plus, dans les deux grands pays de la télévision que sont la France et l'Italie, il règne dans le secteur de la publicité une fantastique créativité, associée à un sens aigu de la communication et de l'art de la séduction. Un climat qui pourrait s'étendre à notre pays, dans un sens positif.
Pour que Publisuisse puisse croître à long terme, elle doit aussi développer de nouveaux secteurs d'activité. Où cela est-il possible ?
Un processus stratégique est actuellement en cours chez Publisuisse, qui indiquera la voie à suivre pour les cinq prochaines années. Les offres crossmedia basées sur la publicité et le sponsoring restent toutefois intéressantes. La TSI en est un bon exemple. Le sponsoring radio est également très prometteur - pour autant que la nouvelle LRTV ne le freine pas. A cela s'ajoutent les nouvelles possibilités offertes par le développement technologique. Je pense par exemple aux écrans mobiles ou à la publicité interactive.
La fenêtre publicitaire de M6 à Genève et Lausanne reste-t-elle fermée ? Votre position a-t-elle changé ?
La décision de continuer à diffuser la fenêtre publicitaire de M6 en Suisse incombe aux différents câblo-opérateurs. Cablecom était pour, d'autres comme Genève et Lausanne étaient contre. Ma position en tant que directeur de la TSR et citoyen de Suisse romande est claire : je n'ai aucun problème avec M6 en Suisse - tant que M6 acquiert les droits pour les programmes destinés à la Suisse, qui constituent la base de sa publicité, de son chiffre d'affaires et de son activité commerciale. La TSR doit en tout cas acquérir ces droits. Pourquoi pas une chaîne privée ? Il ne faut pas oublier que, contrairement à la région germanophone, les droits sont réglementés territorialement dans l'espace francophone. Ne pas vouloir acquérir les droits en Suisse romande, c'est en quelque sorte nier leur existence. C'est pour ce principe de base que je me bats. Et non pas contre la concurrence en soi.
Les annonceurs veulent de meilleures possibilités de publicité TV en Suisse romande. C'est aussi ce que demande explicitement le SWA, l'association des annonceurs suisses. Peut-on rester insensible à ce souhait à long terme ?
Je peux comprendre ce point de vue. Mais vous êtes certainement d'accord avec moi pour dire que TSR1 et TSR2 proposent des programmes attrayants et de qualité, qui permettent d'obtenir de bonnes performances médiatiques. Je suis toutefois d'accord avec vous sur un point : nous devons continuer à développer notre offre, notamment en ce qui concerne certains groupes cibles. La TSR y travaille : il y a encore du potentiel à exploiter, surtout dans le domaine de la deuxième chaîne.
L'évolution actuelle du chiffre d'affaires de la TSR indique que non seulement la fenêtre publicitaire de M6 n'enlève pas de chiffre d'affaires à la TSR, mais qu'elle parvient même à dynamiser la publicité TV. Car malgré M6 (ou justement grâce à M6 ?), la TSR est la seule unité d'entreprise de la SSR à ne pas avoir subi de pertes de chiffre d'affaires en 2003 ! Contrairement à SF DRS (- 1%) et à la TSI (- 3%).
Qu'est-ce qui vous fait penser que l'évolution du chiffre d'affaires publicitaire de la TSR signifie que la fenêtre publicitaire suisse de M6 dynamise le marché au lieu de le priver de chiffre d'affaires ? Quoi qu'il en soit, nous avons effectivement réussi à stabiliser les résultats 2003 par rapport à 2002. Vous oubliez toutefois de mentionner que TSR1 et TSR2 ont amélioré leurs parts de marché au cours de la même période ... Le bon résultat publicitaire n'est sans doute pas étranger à cette évolution positive.
En 2002 et 2003, Publisuisse s'est tout de même hissée à la deuxième place du Media Trend Award des régies publicitaires. Qu'allez-vous faire pour que la prochaine fois, vous puissiez même atteindre le podium ?
La culture d'entreprise est la chose la plus importante. Celle de Publisuisse et de ses collaborateurs est axée sur la performance, la satisfaction des clients, l'anticipation des évolutions futures du marché, la créativité et l'innovation. Nous poursuivrons dans cette direction avec toute notre énergie. Et pour ce faire, il s'agit de développer en permanence nos instruments et outils afin de faciliter la vie de nos partenaires dans leur travail quotidien. Il est également important d'observer attentivement le marché et ses acteurs. L'éthique professionnelle, la culture d'entreprise et la créativité me semblent être des valeurs essentielles. Si nous
Si, sur la base de ces valeurs, nous remportons un jour le Media Trend Award, c'est encore mieux.
Publisuisse actuellement 12% de plus que l'année précédenteLes temps de vaches maigres appartiennent au passé, du moins pour la télévision. Au premier trimestre 2004, Publisuisse, la régie de la SSR, a réalisé un chiffre d'affaires de près de 73 millions de francs dans le domaine de la télévision. C'est environ 8 pour cent de plus que l'année précédente. Le deuxième trimestre promet d'être encore meilleur : Au 10 juin, les réservations s'élevaient à près de 95 millions de francs, soit une augmentation d'environ 15%.
L'assemblée générale de Publisuisse n'a pas seulement élu Gilles
Marchand, directeur de la TSR, comme nouveau président du conseil d'administration. Elle a également élu Ingrid Deltenre, directrice de la télévision suisse alémanique DRS, comme nouveau membre. Son prédécesseur, Peter Schellenberg, s'est retiré pour raison d'âge après douze ans d'appartenance au conseil d'administration, dont trois ans en tant que président. (dse)
Gilles Marchand, président de Publisuisse : "Ce qui est le plus important, c'est la culture d'entreprise".
Entretien : Daniel Schifferle

Redémarrage dans les ruines du web

Gebi Bischoff a fondé WebDirekt. Il est convaincu qu'Internet n'en est qu'à ses débuts.

Gebi Bischoff a fondé WebDirekt. Il est convaincu qu'Internet n'en est qu'à ses débuts.Après l'engouement pour Internet, le marché était devenu très difficile. "Les clients ne voulaient plus payer pour des sites web parce qu'ils doutaient d'Internet", se souvient Gebi Bischoff. Même lorsque le spécialiste du web de la première heure proposait ces derniers temps : "Fais un spot publicitaire de moins, et tu auras une super page d'accueil pour l'argent économisé", les affaires ne marchaient pas encore. "Les prix étaient au plus bas". Gebi Bischoff a donc cherché une solution pour continuer à apporter son savoir-faire aux clients. Son entreprise s'appelle désormais WebDirekt, avec laquelle il combine des solutions sur mesure depuis son bureau d'Oberrieden avec une technique et des logiciels professionnels, mais bon marché, venus d'Inde.
Aujourd'hui, il est clair que chaque entreprise doit avoir une page d'accueil attrayante. "Après un blocage des investissements au cours des trois dernières années, les affaires reprennent", affirme Gebi Bischoff avec conviction. Il pense avoir choisi le bon moment pour créer sa première entreprise : "De nombreux anciens sites web doivent être adaptés aux nouvelles possibilités".
WebDirekt propose des conseils pour la révision de sites ou la création de nouveaux sites. Comment la page d'accueil doit-elle être structurée ? Comment fonctionnent les mécanismes de communication ? Comment le web est-il intégré dans la communication globale ? S'agit-il uniquement d'une présentation de marque ou d'une présentation d'entreprise avec d'autres priorités, d'une carte de visite pour les clients ou également d'informations pour les propres collaborateurs ?
Pendant plus de 25 ans, Gebi
Bischoff a pu acquérir de l'expérience dans ce domaine au sein de grandes et petites agences nationales et internationales. Bischoff a fait un stage d'assistant en publicité, est passé chez Lintas et a évolué de conseiller à directeur de compte. Ses principales étapes ont été Publicis, Ogilvy et, pendant huit ans, Zogg Kettiger Gasser.
C'est là que le publicitaire a été de plus en plus confronté à Internet au milieu des années quatre-vingt-dix. Les clients pensaient qu'ils devaient aussi penser à un site Internet. "Cela m'a toujours plus intéressé", se souvient l'autodidacte.
Déjà à l'époque, il était clair pour le spécialiste actuel qu'"Internet est un média et non une affaire technique". Certes, comme pour la télévision, les contenus ne sont transmis que grâce à la technique, mais ce qui est décisif pour le succès dans les deux cas, c'est en fin de compte le programme.
Deux expériences clés pour Bischoff ont été Mitsubishi et Mars, à qui il a pu montrer et vendre pour la première fois les possibilités d'Internet. Pour ces deux emplois, la question s'est vite posée : "Faut-il créer sa propre agence pour de telles tâches ou travailler avec des spécialistes externes ?"
Zogg Kettiger Gasser a décidé de collaborer et Bischoff a pu par la suite s'occuper de tous les contacts avec l'entreprise Update. Après trois ans, il y a été nommé à la direction. Il a assumé cette responsabilité d'août 2001 à janvier 2004.
Il existe aujourd'hui un grand nombre d'agences web et de fabricants de technologies. Qu'est-ce que WebDirekt peut offrir de plus que les autres ? Gebi Bischoff voit un avantage dans son background de la publicité. Il s'y connaît en gestion et en positionnement de marque. A la combinaison du savoir-faire en matière de communication et de technologie s'ajoute un troisième facteur : le prix.
Gebi Bischoff est entré en contact avec une agence appelée WebDirekt en Allemagne par l'intermédiaire d'un client commun. Celle-ci a été fondée il y a sept ans par un Grison émigré et emploie désormais dix personnes. En coopérant sous le même nom, Bischoff veut faire avancer la construction d'un réseau en Suisse. Depuis ses débuts, WebDirekt a une filiale en Inde avec 20 développeurs de logiciels.
Maintenir les sites web à jour, concevoir des systèmes de gestion de la clientèle, rédiger des newsletters et créer des outils pour les newsletters, les forums, les chats, les boutiques et les formulaires numériques - telles sont les principales offres de WebDirekt. Avec sa nouvelle entreprise, Gebi Bischoff veut "viser plus de qualité que de quantité" en matière de croissance.
Le fait que son fils ait fait son premier pas "hors de la maison" en accomplissant son école de recrues et que sa femme travaille comme éducatrice de la petite enfance s'inscrit également dans cette philosophie. Dans ces conditions, il est plus facile de prendre le risque de créer sa propre entreprise, même dans un secteur chaud, estime Bischoff.
Gebi Bischoff voit la chance de WebDirekt dans le fait que "de nombreux sites web doivent être adaptés aux nouvelles possibilités".
Andreas Panzeri

Le meilleur de la publicité imprimée

Étude de marché : Ovomaltine, Daimler Chrysler et McCormick ont diffusé les publicités les plus appréciées dans les médias suisses au cours du premier trimestre de cette année.

Etude de marché Ovomaltine, Daimler Chrysler et McCormick ont diffusé les annonces les plus populaires dans les médias suisses au premier trimestre de cette année.Best of SoutheastAffinité des annonces chez les supporters du "camp chrétien
En collaboration avec l'institut d'études de marché Demoscope, Publimedia présente cinq fois par an aux lecteurs de Werbewoche un extrait des résultats de l'Advertising-Index (AX-Print). Cet indice (voir ci-dessous) est un module du Market Radar et mesure la popularité des annonces. Dans les encadrés à gauche et à droite, on peut voir les annonces qui ont été les mieux acceptées par le groupe cible psychographique concerné. Les trois sujets qui ont obtenu les meilleurs résultats auprès de l'ensemble de l'échantillon, c'est-à-dire auprès des quatre groupes cibles au total, sont présentés sous le titre "Top Three". (ww)
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