Enfin, une dispute sur les revenus de l'ours polaire Knuts

Même si l'adorable petit ours en peluche Knut est désormais devenu un ours polaire adulte, il semble ne pas trouver la paix : il est aujourd'hui à l'origine d'un différend entre les jardins zoologiques de Berlin et de Neumünster.

 Bien que l'adorable ourson Knut soit devenu un ours polaire adulte, il semble n'avoir aucun répit : Il est désormais à l'origine d'un conflit entre les jardins zoologiques de Berlin et de Neumünster. Le zoo de Neumünster réclame en effet une part du bénéfice d'environ cinq millions d'euros que le zoo de Berlin a réalisé l'année précédente avec le chouchou du public. Selon l'ATS, il se réfère à un accord selon lequel Knut lui appartient en tant que premier rejeton vivant de Lars, le père de l'ours polaire. Lars avait en effet été prêté à Berlin par Neumünster. Si les habitants de Neumünster avaient su que l'ourson polaire de leur Lars rapporterait environ cinq millions d'euros en billets et en recettes publicitaires, ils ne l'auraient probablement pas prêté à leurs collègues berlinois. Mais qui sait... alors tout se serait peut-être passé très différemment - la femelle ours polaire avec laquelle Lars se serait accouplé à Neumünster n'aurait peut-être pas rejeté Knut comme celle de Berlin, il n'y aurait jamais eu de petits Knuts en peluche et autres mignardises à acheter, et aucun film sur Knut n'aurait jamais fait sonner le box-office... Ainsi, tout cela aura au moins valu la peine financièrement - pour le zoo de Berlin certainement, pour celui de Neumünster seulement peut-être...

Creative Assets engage Fiona Hefti pour Filippa K

La marque de mode suédoise Filippa K a engagé l'ancienne Miss Suisse et actuelle journaliste Fiona Hefti comme ambassadrice. Ce partenariat a été conçu et mis en œuvre par l'agence zurichoise de divertissement de marque Creative Assets.

La marque de mode suédoise Filippa K a engagé l'ancienne Miss Suisse et actuelle journaliste Fiona Hefti comme ambassadrice. Le partenariat a été conçu et mis en œuvre par l'agence zurichoise de divertissement de marque Creative Assets. La première apparition publique de Fiona Hefti en tant que testimoniale a eu lieu jeudi à l'occasion de l'ouverture du deuxième Filippa K Concept Store à la Schweizergasse à Zurich, a indiqué l'agence.Fiona Hefti est fière d'être la nouvelle ambassadrice de la marque de mode, selon le communiqué. La mode correspond à ses goûts : réduite mais stylée.
Patrick Kamm de Filippa K Suisse se réjouit également de cette collaboration. Avec cette nouvelle ambassadrice, Filippa K fait un pas de plus vers la consolidation de sa position sur le marché suisse.

Euro RSCG devient l'agence principale de Tele 2

À l'issue d'un appel d'offres en plusieurs étapes, Tele 2 a choisi une nouvelle agence principale : Euro RSCG Zurich s'est imposée face à plusieurs agences de renom.

 Dans le cadre d'une présentation concurrentielle à plusieurs niveaux, Tele 2 a choisi une nouvelle agence leader : Euro RSCG Zurich s'est imposée face à plusieurs agences de renom, peut-on lire dans un communiqué publié jeudi. Une stratégie claire et un concept rafraîchissant ont été décisifs pour remporter le pitch. L'agence doit prochainement lancer une campagne globale pour l'entreprise.

JvM/Limmat fait construire une mosaïque en ligne pour Swisscom

Outre la campagne de promotion de Swisscom, Jung von Matt/Limmat réalise pour l'entreprise un microsite sur lequel les visiteurs sont invités à compléter le nouveau logo de Swisscom sous forme de mosaïque à l'aide de leurs propres photos.

Outre la campagne de service pour Swisscom (voir ), Jung von Matt/Limmat réalise un microsite pour l'entreprise. Selon le communiqué de l'agence, les visiteurs sont invités sur le site à compléter le nouveau logo de Swisscom sous forme de mosaïque avec leurs propres photos sur fond rouge, bleu ou blanc. Pour chaque logo complété, un iPod Touch d'Apple sera tiré au sort parmi les participants. La participation est possible par téléchargement sur le web ou par MMS.  
En outre, des publicités en ligne seront diffusées pendant toute la durée de la campagne.
Responsable chez Swisscom :
Marc Werner (responsable Marketing & Sales), Thomas Ulrich (responsable Marketing Communication), Sake Jacqueline Goekbas, Peter Schilde, Patrizio Pivirotto (direction de la publicité). Responsables chez Jung von Matt/Limmat : Alexander Jaggy, Markus Rottmann (direction de la création), Bruno Manser (direction artistique), Iris Alder (texte), Martin Samsel (stratégie), Matthias Adolf (direction du conseil en ligne), Notarmon Buchli, Severin Gehring, Bert Hofmänner (programmation).

Radio 24 et Tele Züri face à un vent contraire

Comme on pouvait s'y attendre, les deux chaînes de Tamedia, Radio 24 et Tele Züri, ne sont pas satisfaites de la prise de position du Conseil d'État zurichois concernant les concessions. Après Schaffhouse, Zurich est déjà le deuxième canton à privilégier la concession TV Tele Top. De plus, Radio 24 ne pourrait plus postuler pour la concession plus restreinte couvrant la région de Zurich si la chaîne se voyait refuser la couverture d'une zone plus étendue.

 Comme on pouvait s'y attendre, les deux chaînes de Tamedia Radio 24 et Tele Züri ne sont pas satisfaites de la prise de position du Conseil d'Etat zurichois en matière de concessions. Il est regrettable que le gouvernement ne soutienne pas les demandes "de la plus ancienne radio privée suisse et de la plus ancienne télévision régionale de Suisse". Radio 24 et Tele Züri sont convaincues, sur la base de leurs prestations et des demandes déposées, qu'elles remplissent "au mieux" toutes les conditions pour l'attribution des concessions, peut-on lire dans un communiqué. Après Schaffhouse, Zurich est déjà le deuxième canton à préférer Tele Top. Les concessions seront attribuées au début de l'été par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Les prises de position des gouvernements cantonaux ne sont certes pas contraignantes pour le département, mais font partie intégrante du processus de formation d'opinion.
Que se passerait-il si Tele Züri ou Radio 24 ne recevaient rien ? "En cas de décision négative du DETEC, Tele Züri devrait repenser son concept et Radio 24 ne pourrait plus fonctionner comme une radio OUC", a déclaré Sonja Levy, porte-parole de Tamedia. "Pour Tele Züri, une décision négative signifierait qu'elle devrait entrer en concurrence avec une chaîne soutenue par l'Etat et se battre pour obtenir la diffusion sur le réseau câblé".
Le gouvernement zurichois part toutefois du principe que Tele Züri s'en sortirait même sans la redevance et sans place garantie sur le réseau. Les conséquences seraient plus graves pour Radio 24 qui, avec la concession, perdrait également sa place sur la bande FM. Sa portée diminuerait ainsi de manière dramatique, même si la station resterait présente via le câble et Internet.
Pas de possibilité de passer à une concession plus petite pour les radios
Radio 24 - tout comme sa concurrente Energy Zürich - n'a posé sa candidature que pour la grande région Zurich-Glaris, et non pour la concession plus petite de la région de Zurich. Selon l'Office fédéral de la communication, il n'est pas possible que les deux stations puissent encore se rabattre sur la petite région en guise de solution de secours si elles ne sont pas retenues pour la grande. "Ce n'est pas possible. Le délai pour les candidatures a expiré ; les chaînes ne peuvent plus postuler pour une autre zone", a déclaré le porte-parole de l'OFCOM Bernhard Bürki, interrogé par Werbewoche.
Tamedia examinerait des démarches juridiques contre une éventuelle décision négative de la Berne fédérale, comme l'a encore expliqué Levy. Elle s'est montrée convaincue que Radio 24 et Tele Züri peuvent également rivaliser avec la concurrence en matière de diversité d'opinion. "En ce qui concerne la diversité des opinions et de l'offre, il s'agit à nos yeux avant tout de la qualité du programme et non des propriétaires", a déclaré la porte-parole. "En ce qui concerne les prestations journalistiques et les investissements dans les collaborateurs et dans le programme, nous sommes en tête", précise la prise de position de l'entreprise de médias. Le gouvernement zurichois avait justifié sa prise de position avant tout par des considérations liées à la diversité des opinions et des médias.
Carole Scheidegger

Erik Neumann prend la tête de Publicis Dialog

Publicis Groupe Suisse nomme Erik Neumann directeur général de Publicis Dialog, l'unité de dialogue de Publicis issue de Fisch.Meier.Direkt, à compter du 1er avril 2008. Neumann aura pour mission de faire avancer le rebranding et remplacera Christian Hansen, qui dirigeait jusqu'à présent Fisch.Meier.Direkt.

Publicis Groupe Suisse nomme Erik Neumann directeur général de Publicis Dialog, issu de Fisch.Meier.Direkt, à partir du 1er avril 2008. Neumann remplace Christian Hansen, qui dirigeait jusqu'à présent Fisch.Meier.Direkt. L'automne dernier, il avait déjà été annoncé qu'il quitterait l'agence au printemps (voir ). Erik Neumann quitte Saatchi & Saatchi pour rejoindre Publicis. Après des études en gestion d'entreprise et en sociologie, cet homme de 41 ans a commencé sa carrière dans l'industrie. Il a ensuite travaillé dans des agences internationales comme Ogilvy, New York Communications et Lowe/GGK, où il s'est concentré sur le marketing de dialogue. En 2002, il a rejoint Saatchi & Saatchi Deutschland et y a développé à partir de 2005 le réseau de filiales Saatchi & Saatchi X Deutschland, spécialisé dans le shopper marketing. Il en est encore le directeur général jusqu'à fin mars 2008.
Erik Neumann doit faire avancer le rebranding de Fisch.Meier.Direkt en Publicis Dialog, lancé début 2008.
a annoncé Publicis. Il se réjouit de poursuivre avec Erik Neumann et son équipe Dialogue de 40 personnes l'intégration de toutes les disciplines de la communication sous un même toit, a déclaré Fredy Collioud, président et délégué du conseil d'administration de Publicis Groupe.

SF a perdu 3 pour cent de parts de marché en février

La télévision suisse a enregistré une baisse d'audience en février : avec SF 1, SF zwei et SF info, elle a atteint une part d'audience moyenne de 32,1 % sur l'ensemble de la journée.

 
En février, la télévision suisse a subi une baisse d'audience : avec SF 1, SF zwei et SF info, elle a atteint une part de marché de 32,1 pour cent en moyenne sur toute la journée. Par rapport à février 2007, cela représente une baisse de trois points de pourcentage. La veille et surtout le jour, les championnats du monde de ski et le succès public de "Music Star" ont fait défaut par rapport au même mois de l'année précédente, indique le communiqué de jeudi. SF ressent en outre la concurrence de plus en plus forte des petites chaînes et des chaînes thématiques. La numérisation et Internet ouvrent également de nouvelles formes de consommation des médias, ce qui se traduit par un intérêt croissant de la télévision suisse pour l'offre complémentaire aux programmes sur Sf.tv.Sur Internet, toutes les plateformes de SF enregistrent une augmentation des visites par rapport au même mois de l'année précédente. "SF Sport" reste l'offre la plus visitée sur Sf.tv en février 2008 avec 1'097'100 visites. Le nombre de visites par mois a augmenté de 27% sur la plate-forme sportive par rapport à la moyenne annuelle 2007. Environ 327'000 podcasts ont été téléchargés en février 2008, ce qui correspond à une augmentation de plus de 90 pour cent par rapport à février 2007.

Refaites du sport !

Santé Depuis cinq ans, Och Sport mène la campagne de prévention « Remettez-vous au sport » et contribue ainsi à la santé publique.

 
Santé Depuis cinq ans, Och Sport se présente avec la campagne de prévention "Refaites du sport" et contribue ainsi à la santé publique. La nouvelle campagne pour 2008 se déroule sur deux voies : Des affiches de tramp incitent les gens à brûler des calories, tandis que des spots télévisés expliquent aux groupes cibles comment tenir les équipements sportifs de manière appropriée.

Tout reste différent à la télévision

Télévision Il n'y a guère de sujet qui divise autant les esprits que l'avenir de la télévision. Mais il est clair que la télévision reste le média central.

 
Télévision Il n'y a guère de sujet qui divise autant les esprits que l'avenir de la télévision. Mais il est clair que la télévision reste le média central. La télévision va certes se redéfinir, mais ce changement s'effectue à un rythme raisonnable et la télévision reste le média central. Depuis 2006, le cabinet de conseil en stratégie Zehnvier analyse en permanence, en collaboration avec Publisuisse, les changements qui marquent le paysage médiatique. Le coup d'envoi de ces analyses a été donné par la vaste étude empirique "TV - média du futur". Depuis, les analyses se poursuivent par un suivi systématique des études de marché et des rapports de la branche. Les nouveautés en provenance de Suisse, d'Europe, d'Asie et des Etats-Unis sont prises en compte. Pas de tsunami numériqueLes observations du marché indiquent que la vague numérique géante souvent prophétisée n'a pas eu lieu. Le changement dans l'utilisation des médias ne nous tombe pas dessus de manière radicale. C'est ce que montre par exemple l'étude MindSet 2007, dans le cadre de laquelle 1923 personnes ont reçu un PDA pendant trois jours et ont été interrogées toutes les heures sur leur utilisation des médias. Les plus de 77 000 instantanés de l'étude permettent de tirer des conclusions détaillées sur les early adopters en tant que consommateurs de médias du futur, et donc de tirer de précieuses conclusions sur la manière dont les médias seront utilisés demain. L'étude MindSet définit les early adopters par leur équipement en appareils pour les nouveaux médias. Ils possèdent un téléphone portable, une connexion privée à large bande en ligne avec forfait et un appareil permettant de "regarder la nouvelle télévision" (récepteur TV numérique ou enregistreur DVD avec disque dur). Les early adopters peuvent être âgés de 16 à 59 ans.
Les early adopters utilisent tous les médias de manière intensive, en particulier Internet et les terminaux mobiles. Internet leur offre l'actualité, la valeur d'usage et l'information. Le téléphone portable est utilisé de manière intensive, mais néanmoins en priorité pour téléphoner et envoyer des SMS. Les médias classiques comme la télévision et la radio restent en jeu chez les early adopters. Ils sont particulièrement utilisés pour l'orientation sociale, c'est-à-dire pour savoir ce qui est important dans la société et pour pouvoir participer à la discussion. La télévision reste même de loin le média le plus utilisé par les consommateurs de demain. Elle offre du divertissement, détend et procure un état d'esprit positif. La télévision ne sera pas supplantée par Internet, car la fonction et le contexte d'utilisation sont trop différents, même si les deux sont des médias audiovisuels.
Malgré ces résultats, il ne faut pas oublier que le secteur de la télévision est soumis à des changements considérables. David Brennan, directeur de la recherche et de la stratégie de l'organisation britannique de la branche Thinkbox, le résume ainsi : "TV is not dying - it's having babies". Les changements s'opèrent toutefois à un rythme raisonnable, comme le montrent les exemples suivants.
La télévision mobile a du malLa télévision mobile a déjà été saluée à plusieurs reprises comme le "next big thing". Mais la percée se fait toujours attendre. Pour comprendre pourquoi, il suffit de jeter un coup d'œil sur l'Allemagne. Certes, presque tous les nouveaux téléphones portables sont désormais compatibles avec la télévision, mais les Allemands utilisent quand même leur téléphone portable principalement pour téléphoner, envoyer des SMS et prendre des photos. Cela est dû entre autres à la qualité de l'image : les offres mobiles ne peuvent toujours pas rivaliser avec les terminaux classiques au quotidien. De plus, il manque un réel besoin : Seuls 13 % des Allemands sont intéressés par la télévision mobile. Les coûts sont également considérés comme trop élevés. Ces éléments et d'autres obstacles (par exemple la fragmentation technique) rendent probable un développement hésitant de la télévision mobile. Pour 2012, trois millions d'utilisateurs sont attendus en Allemagne - les estimations précédentes tablaient encore sur neuf à douze millions.
En Suisse aussi, la TV mobile est loin d'être en plein essor. Seuls 6,9% de la population possèdent un téléphone portable compatible avec la télévision (2006 : 4,2%), et l'utilisation reste un phénomène marginal. Seuls 1,2 % des Suisses déclarent utiliser la télévision mobile (2006 : 0,7%). Reste à voir si la concession DVB-H de Swisscom et l'Euro 2008 aideront la télévision mobile à percer.
L'IPTV n'est pas un marché de masseIl en va de même pour l'IPTV, souvent présentée comme la télévision de la prochaine génération. L'observation objective montre que c'est un marché en perte de vitesse : La réception TV sur PC ou sur téléviseur, basée sur le protocole Internet, progresse, mais est encore loin d'être un marché de masse. En Allemagne par exemple : fin 2007, on comptait environ 270'000 abonnés IPTV. Sur 35 millions de foyers TV allemands, cela représente un taux de pénétration de 0,8 %. Pour 2010, le cabinet de conseil Deloitte prévoit environ 2,2 millions d'utilisateurs IPTV, d'autres études arrivent à des prévisions similaires. L'IPTV va donc prendre de l'ampleur, mais par rapport au nombre total de foyers TV allemands, le taux de pénétration ne sera que de cinq à sept pour cent.
En Suisse aussi, la télévision basée sur Internet ne compte pas encore un grand nombre d'utilisateurs. Fin 2007, Swisscom prévoyait environ 80'000 abonnés à Bluewin-TV, soit environ 2,7% des foyers TV suisses. Le fournisseur de télévision sur Internet Zattoo compte environ 500 000 inscrits en Suisse, qui ne génèrent toutefois pas plus de 400 000 changements de chaîne par mois.
Personal Video Recorder marginalPour l'avenir, on part souvent du principe que la consommation de médias sera largement individualisée, c'est-à-dire que les consommateurs regarderont en priorité la télévision en différé et à la demande. Des études et des observations de marché montrent toutefois que l'on continuera à regarder principalement la télévision en direct.
L'exemple du Personal Video Recorder, qui permet de consommer des médias en différé, illustre bien ce phénomène. Disponible depuis un certain temps déjà, sa diffusion reste toutefois en deçà des prévisions. En Grande-Bretagne par exemple : Jupiter Research avait estimé pour 2007 qu'environ 28% des ménages britanniques posséderaient un PVR. Or, à la mi-2007, le taux de pénétration réel n'était que de 12 %. En Suisse aussi, les PVR restent peu répandus. Selon l'étude KommTech actuelle, 6,1 pour cent des Suisses possèdent un PVR, et 9 pour cent dans les groupes cibles plus jeunes. La TV en direct ne reste pas seulement marquante parce que les PVR s'imposent plus lentement que prévu. L'impact qu'ils ont sur le comportement télévisuel est également décisif. Des études internationales le prouvent : même les propriétaires de PVR continuent de regarder la télévision en direct. Les mesures de Nielsen montrent par exemple que les propriétaires américains de PVR regardent 85 pour cent des émissions de prime time sans les modifier au moment de leur diffusion.
Une évolution plutôt qu'une révolutionLa TV mobile, la TV IP et le PVR vont certainement modifier le marché de la télévision, mais le passage à la télévision de la prochaine génération se fera sous forme d'évolution et non de révolution. Et : même dans l'ensemble des médias du futur, la télévision restera le point d'ancrage central.
Roland Kopf, Clemens Koob, Kerstin Schoegel
 
L'étude - comment les résultats ont été obtenusLe projet de Publisuisse
"TV - le média du futur" est un mélange d'études Delphi, de discussions de groupes de discussion, de sondages en ligne, d'interviews d'experts et de recherches secondaires. Les auteurs de l'étude ont ainsi pu s'assurer que les opinions de tous les acteurs du marché s'expriment :
Point de vue des experts
par le biais d'une étude Delphi : quelles sont les évolutions techniques prévisibles, comment leur pertinence est-elle évaluée, qu'est-ce qui est réaliste et à quel horizon ? discussions de groupe
avec les consommateurs de télévision : Enquête sur le comportement d'utilisation des médias et les besoins futurs, à quoi ressemblerait la télévision du futur en termes de qualité, de contenu, de disponibilité et d'interactivité?enquête en ligne
du secteur de la publicité (annonceurs, agences de publicité et de médias) : Évaluation de l'évolution technique en termes de changements et d'utilisation dans le cadre de ses propres activités de marketing et de publicité. Approfondissement
du point de vue du consommateur et de l'expert par une évaluation individuelle du point de vue de la science (psychologie publicitaire, recherche de tendances, etc.)
Desk Research : recherche secondaire approfondie avec traitement d'études, d'articles et de rapports déjà existants.

Les anciennes données 2007 à la poubelle !

Statistiques sur les annonces : attention aux données issues des statistiques de la VSW antérieures au 28 février 2008.

 
Statistique des annonces Prudence avec les données extraites de la statistique ASSP avant le 28 février 2008. Le 28 février, la Remp a publié la statistique des annonces ASSP pour janvier 2008 - avec deux semaines de retard. Mieux vaut tard que mal, telle était sans doute la devise. Une sage décision. Comme nous l'avions déjà signalé précédemment, l'ancienne statistique était erronée, raison pour laquelle la Remp a modifié son règlement sur les statistiques pour 2008. Suite à ce nouveau départ, la Remp a conseillé intensivement les éditeurs afin qu'ils déclarent leurs volumes d'annonces conformément au règlement. Marco Bernasconi, directeur de la Remp, est convaincu que "les erreurs devraient être de l'ordre du pour mille" et qu'il est clair que les nouveaux chiffres ne sont pas comparables avec les chiffres erronés. Cela vaut également pour les données de 2007 - et c'est là que les choses deviennent délicates. En effet, depuis le 28 février, deux jeux de données 2007 différents sont en circulation - un ancien jeu erroné et un nouveau jeu corrigé. Certes, la Remp a retiré l'ancien jeu de données du réseau et n'a mis en ligne que le jeu de données corrigé. Mais elle a omis d'attirer une nouvelle fois l'attention sur cet échange de données lors de la publication de la semaine dernière. Or, il existe encore dans les maisons d'édition d'innombrables anciennes évaluations et analyses erronées qui apparaissent soudainement sans que l'on s'en rende compte et qui risquent de semer la confusion. C'est exactement ce qui s'est passé lors du dernier changement de système il y a trois ans. Il aurait également été important de le signaler, car l'ancien jeu de données a donné tout au long de l'année dernière des impressions erronées, voire faussant le marché. Quelques exemples montrent à quel point le marché est faussé :
Celui qui, le 27 février, a consulté les statistiques de l'ASSP et comparé 20 Minuten avec Heute, a reçu l'information selon laquelle Heute Basel aurait dépassé l'édition bâloise de 20 Minuten de 500 pages d'annonces en 2007. Depuis le 28 février, depuis que le jeu de données corrigé de 2007 est en ligne, nous savons : La situation est exactement inverse, le 20 Minuten Bâle a clairement une longueur d'avance.
Des erreurs aussi flagrantes n'étaient pas exceptionnelles. Le Matin Bleu et Le Matin semaine affichent ensemble environ 1500 pages d'annonces de plus selon l'ancien jeu de données que selon la version corrigée. Pour la Neue Zuger Zeitung, la différence atteint même 3200 pages. Les différences ne sont pas partout aussi importantes, mais elles dépassent très souvent les 100 pages. Ici et là, il y a même des différences dans le nombre d'éditions. Quatre journaux - Basler Zeitung, Landbote, Schaffhauser Nachrichten, Thurgauer Zeitung - ont été conséquents : ils repartent de zéro et affichent un résultat nul pour 2007.
D'où le conseil ultime de la semaine publicitaire : les chiffres de 2007 qui ont été tirés des statistiques de l'ASSP avant le 28 février doivent être marqués comme erronés - ou supprimés.
Markus Knöpfli

Nouvelle LGK pour Freiburger Nachrichten

Journaux Un seul quotidien rend compte en allemand et de manière claire de l'actualité du canton de Fribourg : les Freiburger Nachrichten. À l'occasion de son relancement le 6 mars, le journal s'est doté d'une nouvelle mise en page et a renforcé sa rédaction.

 
Journaux Un seul quotidien écrit en allemand et de manière claire sur ce qui se passe dans le canton de Fribourg : les Freiburger Nachrichten. Pour sa relance le 6 mars, le journal s'est offert un relooking et a renforcé sa rédaction. Pour qu'il puisse rendre compte de manière encore plus attrayante de tout ce qui est pertinent, divertissant et digne d'être lu dans la région. La Neue LGK de Berne et Zurich avait remporté le pitch pour faire connaître le nouveau lancement. En se basant sur l'idée directrice "Cela vaut la peine pour nous d'en parler. Freiburger Nachrichten", l'agence a réalisé une campagne. Elle mise ainsi sur la compétence clé et la valeur des reportages locaux. Des annonces d'image aux spots radio en passant par une action d'autocollants, toutes les mesures impliquent et mettent en réseau la rédaction et le public cible. Pour la campagne, le photographe Tobias Madörin a mis en scène des personnes de Fribourg qui font l'actualité. En prenant leurs propres photos, les lecteurs découvrent des nouvelles dans le cadre d'un concours - et apparaissent ainsi dans le journal. Une annonce dans les médias de la branche indique aux annonceurs potentiels que ce n'est que par le biais des Freiburger Nachrichten que l'on peut atteindre la grande proportion de germanophones dans le canton.

Une fois que l'ambiance est bien lancée…

Chronique : Des victimes et des auteurs socialement bien considérés, sur lesquels on peut déverser ses préjugés : dans le cas des récents homicides, les médias ont renoncé à s'en tenir à des faits avérés.

 
Chronique : Des victimes et des auteurs socialement bien considérés, sur lesquels on peut déverser ses préjugés : dans le cas des récents homicides, les médias ont renoncé à s'en tenir à des faits avérés. 
« Une exécution brutale », a récemment affirmé Martin Meyer, responsable de la rubrique culturelle de la NZZ, une « opération de destruction massive ». La victime se serait « opposée à ses bourreaux en tant qu’objet de perturbation ». Seulement, de quel acte Meyer parle-t-il ?
À Bussigny, près de Lausanne, un jeune homme de 19 ans a mis le feu au pantalon d'un sans-abri qui dormait. La victime s'est réveillée à temps et a pu éteindre l'incendie, mais elle a subi des brûlures au deuxième et au troisième degré.
À Aarau, un jeune homme de 17 ans est entré dans un salon de massage, a étranglé une prostituée de 40 ans, puis s'est enfui par la fenêtre.
À Locarno, un étudiant de 22 ans est décédé après avoir été agressé dans une ruelle de la vieille ville. Peu après, la police a arrêté trois jeunes hommes…
Ces trois actes – deux meurtres et une tentative de meurtre – ont été commis par de jeunes hommes ces dernières semaines en Suisse. Ils ont fait l'objet d'une couverture médiatique très inégale et n'ont suscité que quelques commentaires passionnés.
Le fait d'avoir mis le feu à un sans-abri ne mérite ni un communiqué de presse ni un avis de recherche de la part de la police cantonale vaudoise. Ce n'est que cinq semaines plus tard, grâce aux recherches menées par les médias, que l'affaire est portée à la connaissance du public. Après avoir reçu des informations à ce sujet, des journalistes interrogent l’auteur des faits, un apprenti peintre suisse de 19 ans, avant même que la police ne le fasse. Un communiqué d’agence paraît dans quelques journaux de Suisse alémanique, seul le Blick publie un article de fond. Pas un mot dans la NZZ, pas même dans la rubrique culturelle, pas un mot sur la violence juvénile, aucune question sur l’intégration, qu’il s’agisse de Suisses ou d’apprentis peintres, aucune question sur les raisons pour lesquelles un père de famille perd son intégration et devient sans-abri. Pas non plus de communiqué d’une association politique, ni de l’UDC ni d’aucune autre. La victime est socialement défavorisée ; quant à l’auteur des faits – qui n’est ni étranger, ni naturalisé, ni consommateur de drogues illicites –, il ne permet pas de mener de campagnes politiques.
L'étranglement de cette prostituée de 40 ans, mère de trois enfants, n'a suscité qu'un intérêt médiatique limité – sauf dans la presse people suisse alémanique. L'auteur des faits est un Suisse de 17 ans, placé il y a plusieurs mois dans un foyer d'accueil par l'autorité tutélaire et ses parents d'accueil. Les indices selon lesquels le jeune homme aurait fréquenté les milieux d’extrême droite sont peu évoqués. Là encore, aucun commentaire, aucune question sur l’intégration des enfants placés.
Le samedi de carnaval, un étudiant de 22 ans est retrouvé gisant dans la rue à Locarno ; il succombe plus tard à l'hôpital à ses blessures à la tête. En l’espace de quelques heures, la police arrête trois jeunes hommes : un Bosniaque et deux Suisses, nés au Tessin de parents bosniaques et naturalisés depuis. C’est cette affaire qui pousse Meyer – ainsi que d’autres commentateurs – à prendre la plume. S'il ne véhicule certes aucun stéréotype raciste, il laisse toutefois entendre un lien entre le crime et l'origine : « Nous sommes tous – nous aussi – ce dont nous sommes issus, les histoires auxquelles nous nous identifions, les milieux dans lesquels notre conscience trouve ses racines. » Et il ne faut pas ignorer les statistiques. Celles-ci devraient toutefois être exhaustives et révéler également les niveaux de revenus. Car la règle empirique reste valable : la criminalité est masculine, elle est jeune et elle est issue de milieux socialement défavorisés.
Deux semaines après le commentaire de Meyer, la NZZ rapporte également qu'un quatrième suspect a été arrêté, un mineur tessinois. Et d’ajouter : « On ignore toujours ce qui s’est passé à Locarno dans la nuit du 2 février, lorsqu’un Tessinois de 22 ans a perdu la vie à la suite d’une bagarre. »
Mais pourquoi les journalistes publient-ils des commentaires alors que les faits ne sont pas encore établis ? C'est de la spéculation politique ! L’étudiant tessinois n’était pas encore mort que, dans le Tessin, les partis de droite et certains responsables politiques opportunistes réclamaient déjà des mesures : retrait de la nationalité, expulsion immédiate, internement. Les médias s’emparent de ces propos et enclenchent le manège des revendications politiques, jusqu’à ce que les commentaires deviennent inévitables. Une fois l’opinion publique chauffée à blanc, on peut bien se passer de faits avérés. Il suffit pour cela d’avoir des victimes socialement respectées et des auteurs sur lesquels on peut déverser ses préjugés.
 
Hans Stutz est journaliste indépendant
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