Ma maison ! Ma voiture ! Ma tension artérielle !

Par Manuel P. Nappo, responsable du CAS « Social Media Management » à la HWZ, Chief Networking Officer chez Centralway.

Sharing is caring, but sometimes I don't really care". Ce n'est certainement une nouveauté pour personne, mais pour moi, depuis peu, c'est quelque chose qui fait chuter les valeurs de ma tension artérielle. La raison en est un manque d'intérêt aigu lorsque ma timeline est parcourue en courant et en comparant les kilomètres, les calories et les temps.

Ceux qui me suivent sur Twitter ou qui sont mes amis sur Facebook savent que je partage comme un champion du monde. Je partage volontiers des contenus sur moi-même, où je suis, ce que j'écoute, ce que je regarde et en général. Quand je vais dans un bar, je me connecte sur Foursquare. Si je regarde une fois de plus ma série préférée "Friday Night Lights", mes amis du web social le savent grâce à l'application GetGlue. Et de temps en temps, le Sushi Toni de San Francisco atterrit sur Instagram. Cela apaise la faim. La faim de faire connaître son état.

Ce qui vient après l'assiette vide, je ne veux plus le savoir. Je ne veux pas savoir qui l'enlève, quand, où et comment. Pas mon fromage - pour rester dans le vocabulaire culinaire. Des applications comme Runkeeper, des gadgets comme le Nike Fuelband et les pèse-personnes high-tech de Withings m'y obligent pourtant.

Tout a commencé avec Runkeeper dans ma timeline. J'ai appris quand l'un de mes amis était parti faire son jogging, quel itinéraire il avait emprunté, à quelle vitesse et à quel point il était en forme. Depuis, il court, nage et se déplace de haut en bas dans ma timeline. Dernière entrée : XY just completed a 1.49 km walk. J'applaudis à tout rompre. D'ailleurs, on peut vraiment le faire. Il y a un suivi en direct où l'on peut encourager les sportifs d'un simple clic.

Ceux qui ont dû trop lutter pour respirer pendant la course se sont lancés dans la bataille suivante : le Nike Fuelband, un bracelet qui enregistre les mouvements quotidiens, les convertit en points Fuel et les compare avec ceux de leurs amis sur les réseaux sociaux. Cela semble effectivement inciter certaines personnes à faire plus d'exercice. Un gadget ludique qui frustre certains et confirme aux autres qu'ils sont physiquement actifs. Donc en fait, quelque chose dont personne n'a vraiment besoin.

Ceux qui ne veulent pas seulement faire savoir à quel point ils sont en forme peuvent aussi partager leur santé avec d'autres. Le fabricant Withings a mis sur le marché aussi bien un pèse-personne qu'un tensiomètre avec Wi-Fi. Les valeurs sont directement transmises à l'ordinateur, au smartphone ou à la tablette, d'où elles peuvent être partagées avec le monde entier. D'un point de vue médical, le tensiomètre devrait certainement être intéressant. Sur le web social, je n'ai jusqu'à présent jamais appris de mes amis leur poids actuel ou leur tension artérielle. En fait, j'attends seulement qu'il y ait prochainement des classements des meilleures valeurs de tension artérielle de la communauté. J'ai maintenant écrit environ 3 000 caractères, ce qui correspond à une consommation non négligeable de calories. Dans quelques instants, je vais me rendre sur le tapis roulant pour un nombre inconnu de kilomètres. Ceux qui le souhaitent peuvent passer et m'encourager depuis le bord du tapis de course. Je ne regarderai pas l'écran de mon voisin pour me comparer à lui. Ma tension montera inévitablement et l'aiguille du pèse-personne ne dira rien de ce que lui et moi sommes les seuls à savoir.

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Soucis avec les sauteurs

La tendance à la télévision en différé prend de l'ampleur et va avoir un impact significatif sur le secteur de la publicité télévisée.

Contrairement à la publicité imprimée, la publicité télévisée a jusqu'à présent survécu sans dommage à la numérisation. Aujourd'hui, deux tendances importantes du monde numérique s'attaquent aux taux de pénétration de la publicité télévisée classique : Smart-TV, c'est-à-dire l'intégration d'Internet dans les téléviseurs (dont Werbewoche a parlé dans son dernier numéro), et Catchup-TV, la télévision en différé, sans qu'il soit nécessaire de programmer des enregistrements. Cela correspond à un style de vie moderne pour une consommation télévisuelle indépendante du temps et du lieu, mais la publicité télévisée fait l'objet d'un soupçon généralisé : celui qui regarde des émissions en différé saute les écrans publicitaires. Si cette tendance augmente, les taux de pénétration de la publicité en pâtiront. On ne dispose encore que de peu de faits tangibles à ce sujet, mais les indices s'accumulent (cf.)

Accéder éventuellement par des voies détournées

Comme le panel de mesure TV actuel de Mediapulse ne recense pas l'utilisation en différé, il manque des faits précis à ce sujet. Nico Gurtner, responsable de la communication chez Publicadata, renvoie à un réservoir qui comprend également d'autres comportements de consommation télévisuelle qui n'ont rien à voir avec l'utilisation en différé, une séparation nette de ces éléments n'étant pas possible. Il peut néanmoins indiquer quelques "valeurs indicatives" sur la base des données du panel télévision de Mediapulse :

- En Suisse alémanique et en Suisse italienne, la consommation de télévision en différé devrait représenter nettement moins de 10 % de l'utilisation totale de la télévision. En Suisse romande, ce chiffre est plus élevé, mais n'a probablement pas encore atteint le seuil des 10 pour cent.
- Dans les foyers numériques, environ une personne sur cinq devrait faire usage de l'option d'utilisation différée au moins une fois par jour, même si c'est pour une courte durée.
- Si l'on considère les valeurs à partir de 2010, on constate une augmentation constante du recours à l'option de la consommation télévisuelle en différé d'un semestre à l'autre.

En Suisse, la télévision en différé s'est donc manifestement déjà plus imposée que sur d'autres marchés étrangers. Selon les données de Goldbach Media, en Europe, un à cinq pour cent des téléspectateurs en moyenne consomment quotidiennement la télévision en différé. Les valeurs concrètes en Autriche sont de 0,5 pour cent, en France de 2,8 pour cent, en Hollande de 3,1 pour cent ou en Allemagne de moins de 5 pour cent.

A partir de l'année prochaine, un nouveau panel permettra de relever l'utilisation en différé en Suisse également. Il ne sera toutefois pas possible de répondre à la question de savoir dans quelle mesure la publicité est ignorée. Il n'est toutefois "pas exclu", selon Gurtner, "qu'il soit possible d'obtenir quelque chose dans ce sens par des voies détournées".

Les sauteurs sont difficiles à recenser de manière fiable

Dans un avenir proche, le secteur de la publicité devra donc trouver une manière généralement acceptée de traiter les sauteurs lors de la mesure de la portée. Une solution universelle du type "si vous regardez des émissions de télévision en différé, vous sautez la publicité" semble certes évidente au premier abord. Comme le montre une enquête de Werbewoche auprès des agences médias, il existe différents arguments en faveur d'une approche plus différenciée. Axel Beckmann, CEO de MediaCom, déclare par exemple : "Les jeunes groupes cibles, qui regardent moins la télévision de manière linéaire, utiliseront davantage cette possibilité que les groupes cibles plus âgés". Karen Wilbrand, Director TV chez Mediabrands, fait remarquer : "En tant que média résolument lean back, le consommateur continuera à s'adonner à la consommation réelle de la télévision et à renoncer à cette possibilité l'une ou l'autre fois". Et Sandro Prezzi, Managing Director chez MEC, estime : "Pour l'instant, je m'aiderais du 'taux de zapping' : Celui qui zappe aujourd'hui, sautera probablement aussi".

Tant qu'il n'y aura pas de valeurs techniques fiables à ce sujet, on tentera de s'en sortir avec des enquêtes complémentaires. Des études superficielles et bon marché auront tendance à favoriser la confusion plutôt que la clarté. Ainsi, une étude britannique de 2010 a révélé que 86 % des téléspectateurs qui regardent la télévision en différé sautent la publicité. Tandis qu'une enquête menée en Nouvelle-Zélande au début de cette année a relevé ce chiffre à 50 pour cent. On peut donc supposer que des chiffres fiables sur le comportement de saut ne seront disponibles qu'à un prix élevé. En effet, tant que le saut habituel ne sera pas un phénomène de masse, de grandes enquêtes seront nécessaires pour recenser suffisamment de sauteurs. Et l'engouement pour le saut variera en fonction de l'émission et du groupe cible et se répandra probablement de plus en plus au fil du temps.

Etant donné que des faits concrets sur le comportement de Spring ne sont pas en vue, il est prévisible qu'à l'avenir, lors des négociations de prix, on négociera de plus en plus avec l'argument des pertes de portée dues aux sauteurs. Dans l'enquête de Werbewoche, certaines agences ont confirmé que de telles discussions ont déjà lieu. Brigitte Gubser, CEO de ZenithOptimedia, s'exprime clairement à ce sujet : "Une tarification qui inclut l'utilisation différée sans toutefois apporter la preuve que des prestations ont été fournies en contrepartie (c'est-à-dire que des écrans publicitaires n'ont pas été sautés) est inacceptable et ne peut pas être appliquée auprès des clients". Les régies se défendent, évoquent les faibles répercussions sur les taux de pénétration jusqu'à présent et ne veulent pas parler d'une pression sur les prix. Markus Hollenstein, responsable du marketing chez Publisuisse, argumente ainsi : "Les prix de la publicité ne dépendent toutefois pas uniquement des ratings. Outre le nombre de téléspectateurs, un facteur important est la demande. Les possibilités publicitaires avec une grande portée efficace sont très demandées et justifieront à l'avenir aussi des prix plus élevés en conséquence".

Litiges et pressions sur les investissements

La télévision de rattrapage n'est pas exempte d'obstacles. Les questions juridiques font l'objet de grandes controverses, car les chaînes et les producteurs de contenus y voient une utilisation supplémentaire de leurs œuvres et exigent une compensation. Pour cela, il existe le TC 12 (tarif commun 12, redevance pour la mise à disposition de l'utilisation de set-top-boxes avec mémoire et vPVR) de la société de gestion Suiss-image, qui expire à la fin de l'année et qui est actuellement renégocié. Le fait qu'un recours contre le tarif actuel soit en suspens auprès du Tribunal administratif fédéral montre que les négociations sont âpres. Ce n'est donc pas un tarif éventuellement insatisfaisant en soi qui gâche les affaires, mais l'incertitude quant aux redevances à verser.

Dans le domaine technique, on entend souvent dire qu'il faut empêcher les publicités d'être sautées par des mesures techniques. Selon Markus Hollenstein de Publisuisse, il ne s'agit pas d'une solution réaliste, du moins dans notre pays : "A court terme, on peut peut-être obtenir quelque chose, mais nous ne pensons pas que bloquer un besoin des téléspectateurs soit un objectif. Nous ne faisons d'ailleurs aucun effort dans ce sens". Et le porte-parole de Swisscom, Olaf Schulze, affirme : "Actuellement, il n'y a pas de solution technique pour cela".

Schulze fait référence à un autre aspect technique qui peut représenter un défi pour les opérateurs de réseau dans le contexte de la télévision de rattrapage : Elle entraîne une "augmentation massive de la charge de l'infrastructure informatique". En effet, contrairement à la transmission simultanée, où le signal n'est distribué qu'une seule fois, il doit être transmis individuellement pour chaque client dans le cas de la télévision en différé. Les exploitants de réseau doivent donc évaluer correctement les serveurs et la capacité du réseau en fonction du comportement d'utilisation des clients et les mettre à disposition. Cela coûte cher. Tobias Kistner, porte-parole de Sunrise, déclare : "Pour faire face à l'augmentation du volume de données, Sunrise va augmenter la capacité des lignes en développant les capacités". Pendant ce temps, Andreas Werz, porte-parole d'UPC Cablecom, se montre confiant : "Notre réseau est très large, il n'y a donc pas de goulots d'étranglement en termes de performance".

La publicité TV sous les prémisses d'Internet

L'augmentation de l'utilisation en différé place Mediapulse dans une situation difficile : les annonceurs, les agences et les spécialistes médias ont placé de grands espoirs dans le nouveau panel TV, qui a été créé avant tout pour pouvoir mesurer la télévision sur le web et l'utilisation en différé. Il est désormais clair que les chiffres ainsi collectés à partir de l'année prochaine ne pourront guère acquérir le statut de monnaie forte en raison des fonctions de saut de plus en plus simples de la télévision numérique. Mediapulse, mais aussi les fournisseurs de technologie pour le monitoring des médias, courent derrière le train de l'évolution technique fulgurante, sans avoir la perspective de pouvoir l'influencer.

Ce sont surtout les chaînes établies qui souffriront de la catchup TV, de la smart TV, de la web TV, de la TV mobile et autres. En cas de perte de revenus publicitaires, leur performance diminuera, comme on peut l'observer actuellement chez les éditeurs de journaux. Un aspect important est celui des portails médias des chaînes, où s'ouvrent des potentiels d'exploitation supplémentaires. En effet, le bon public a plus de valeur en ligne qu'à la télévision, et les possibilités d'interaction sont plus variées. C'est le cas de Hulu, le portail vidéo de différentes chaînes américaines : depuis longtemps déjà, les utilisateurs pouvaient y choisir les spots qui leur seraient diffusés dans des annonces pre-roll. Depuis l'automne dernier, ils peuvent arrêter un spot en cours et le remplacer par un autre. Premier avantage : les spots peuvent être diffusés de manière plus ciblée et les valeurs de mémorisation sont meilleures. Avantage numéro deux : comme ces spots peuvent être vendus plus cher, il y a moins d'interruptions publicitaires. Avantage numéro trois : grâce aux données de ciblage obtenues, Hulu peut jouer le rôle lucratif d'un réseau publicitaire.

A une époque où sauter une publicité est aussi instinctif que de changer de chaîne, la publicité doit évoluer - et la meilleure publicité qui fonctionne est celle que le public veut vraiment voir. A l'avenir, les marketeurs feront donc apparaître leurs messages davantage comme un contenu et les cibleront avec précision sur le public visé. Ceux qui publiaient jusqu'à présent un magazine destiné aux clients vont désormais entretenir leur propre canal sur Internet, sur des portails comme YouTube, où le message de la marque peut être intégré de manière optimale dans les contenus.

Il n'y a pas seulement un nouveau public, mais aussi et surtout de meilleures données d'utilisation que pour la télévision : qui sont les spectateurs ? Pourquoi sont-ils là ? D'où viennent-ils et où vont-ils ensuite ? Il est possible de répondre à ces questions de manière plus concluante dans le monde en ligne que chez Mediapulse et Nielsen. De plus, les canaux en ligne peuvent être reliés aux médias sociaux et combinés à des formats complémentaires (appelés seconds écrans). L'avenir de la télévision comprend des écrans de tailles très différentes. Pour les annonceurs, cela signifie des spots et des programmes qui fonctionnent sur tous ces écrans, à tout moment et partout. Christoph J. Walther

Des preuves évidentes

Les offres de télévision numérique des entreprises de télécommunication en sont le moteur essentiel. Pendant longtemps, l'activité de raccordement à la télévision a appartenu aux câblo-opérateurs, en particulier à Cablecom. En 2006, Swisscom a lancé son offre IPTV, aujourd'hui commercialisée sous le nom de Swisscom-TV. Lorsque Sunrise s'est lancé dans l'IPTV au début de l'année, il lui fallait des caractéristiques uniques pour avoir une chance de s'imposer sur le marché. La fonction ComeBack-TV a donc été lancée. Sans enregistrer l'émission à l'avance, il est ainsi possible de regarder spontanément l'ensemble du programme télévisé (de 40 à 80 chaînes au départ) jusqu'à 28 heures après sa diffusion. Il est en outre possible de redémarrer, d'arrêter, d'avancer et de reculer les émissions. Les petits réseaux câblés comme Quickline proposent depuis longtemps de telles fonctionnalités, mais ne sont actifs que dans des niches locales. L'arrivée de Sunrise sur le marché a mis les deux leaders du marché, UPC Cablecom et Swisscom, dans l'obligation de réagir. Chez Sunrise, le porte-parole Tobias Kistner se dit satisfait : depuis le lancement de Sunrise-TV au début de cette année, "plusieurs milliers" de clients l'auraient déjà choisi. Environ 80 pour cent de tous les clients ont testé l'option ComeBack-TV dès la première semaine après la mise en service, et ceux qui l'ont utilisée une fois y recourent "en général rapidement".

Swisscom propose actuellement la fonction Replay dans le cadre d'un test de marché. Selon le porte-parole Olaf Schulze, l'intérêt est "très grand" et environ 100 000 clients Swisscom TV-plus se sont inscrits. L'utilisation montre que ce sont surtout les émissions déjà en cours qui intéressent les clients. On observe le comportement des clients et on adaptera si nécessaire la fonction en ce qui concerne les chaînes disponibles et les temps de rembobinage. "De manière générale, on constate une demande accrue de télévision en différé", confirme Andreas Werz, porte-parole d'UPC Cablecom. L'introduction de la nouvelle plate-forme TV Horizon "dans le courant de l'année" permettra de répondre au souhait des clients de regarder la télévision à différents endroits et à différents moments. Depuis 2010 déjà, il est possible de regarder des émissions de la télévision suisse ainsi que de MTV et Nickelodeon en différé, et ce gratuitement pendant 7 jours après la première diffusion pour les émissions de SRF.
Les services de télévision en ligne proposent également des offres de visionnage ultérieur d'émissions de télévision. Interrogés par Werbewoche, Zattoo et Wilmaa indiquent que l'utilisation de ces offres joue encore un rôle mineur par rapport au direct, mais qu'elle est en augmentation. Ainsi, Niklas Brambring, CEO chez Zattoo.com, déclare : "Les utilisateurs qui ont essayé une fois l'enregistrement sont généralement enthousiastes et s'y tiennent". Il a constaté qu'avec l'offre gratuite, les publicités sont nettement moins zappées qu'avec la télévision câblée traditionnelle, car les utilisateurs reçoivent à nouveau une publicité pré-roll, ce qui empêche de continuer à zapper rapidement. D'autres indications sur l'utilisation de la télévision en différé proviennent de l'étude Kommtech 2012, dans laquelle 29,1 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles regardaient au moins de temps en temps des émissions après leur diffusion. Dans ce contexte, les magnétoscopes (soit des appareils analogiques, soit des appareils qui enregistrent numériquement sur un disque dur) sont utilisés par la moitié des personnes interrogées.

Et selon les données de Swissstream, l'association suisse des fournisseurs de streaming, ses entreprises membres ont payé au premier trimestre de cette année des redevances de droits d'auteur liées à l'utilisation à hauteur de 46'000 francs (sans Swisscom), notamment pour les offres de catchup TV. Cela représente une augmentation remarquable : l'année dernière, environ 21'000 francs ont été facturés en moyenne par trimestre, et en 2010, ce montant n'était que de 15'000 francs. cjw

Autorisation de tournage refusée - SF gagne à Strasbourg

Selon la Cour européenne des droits de l'homme, la Confédération a violé la liberté d'information vis-à-vis de la télévision suisse SF. En 2004, SF s'était vu refuser l'autorisation de tourner une interview filmée d'une meurtrière emprisonnée.

En août 2004, la télévision suisse avait demandé sans succès à la direction de l'établissement pénitentiaire pour femmes de Hindelbank à Berne d'autoriser le tournage d'un film avec une femme qui avait assassiné son époux en 1998 à Berne. L'interview de cette femme devait être diffusée dans l'émission Rundschau en vue du procès à venir d'un des participants au crime. La décision négative de la direction de l'établissement a été confirmée par le Tribunal fédéral en 2006. La Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) a ensuite saisi la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

La cinquième section de la Cour européenne des droits de l'homme a décidé jeudi, par cinq voix contre deux, que les autorités et les tribunaux suisses avaient violé la liberté d'information selon l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme en refusant catégoriquement l'autorisation de filmer à SF. Selon les juges de Strasbourg, les instances fédérales n'ont pas suffisamment vérifié si l'interdiction de filmer était réellement nécessaire pour des raisons de sécurité ou pour protéger les droits des codétenus. La personne interviewée en prison n'avait pas besoin d'être protégée, d'autant plus qu'elle avait donné son consentement. Dans l'ensemble, les différents intérêts en jeu n'auraient pas été suffisamment pesés. La Suisse n'a pas réussi à démontrer que l'interdiction absolue de filmer répondait à un besoin social impérieux. (ats)
 

Sur le fond : la vision en tunnel

Un nouveau problème grave préoccupe la Suisse. Nos jouets préférés – smartphones, ordinateurs portables, systèmes de navigation, mais aussi appareils photo numériques – nous trahissent. Ils localisent notre position avec une précision de l'ordre du mètre.

Et pire encore, ils le signalent quelque part. Dans certains cas, cela peut certes sauver des vies, mais cela n'a qu'un intérêt marginal. Le risque que nos données de positionnement tombent entre de mauvaises mains semble bien plus grave. Peut-être même à des entreprises commerciales qui pourraient en faire quelque chose. Dans le pire des cas, il s'agirait même d'entreprises ayant leur siège à l'étranger. L'étude "Geographic Waymarks in the Cyberworld" du Centre d'évaluation des choix technologiques (TA-Swiss), présentée ces jours-ci, met en garde contre ce risque.

Le préposé fédéral à la protection des données, Hanspeter Thür, soutient les craintes de TASwiss et constate naturellement qu'il est de plus en plus urgent d'agir. Comme toujours, les politiques appellent à des mesures efficaces. Celle-ci doit y remédier. Une intervention dans ce sens a déjà été déposée au Conseil national. L'affaire commence à tourner. Le pays a besoin de nouvelles ordonnances et de nouvelles lois. Oui, c'est vrai ! La machine à 360 degrés de prévention intégrale et de mentalité frappe une fois de plus. Le citoyen doit être protégé. La sécurité imposée par l'État contre la responsabilité individuelle. L'Etat tout-puissant et bienveillant doit s'occuper de tout. Ne vous méprenez pas, chers lecteurs et lectrices. Je ne suis pas contre la protection des données. Elle est importante. Je suis seulement contre cette attitude de vision en tunnel sous la devise "le commerce, c'est mal". Il est au moins aussi important d'être sceptique face à un État qui s'immisce dans de plus en plus de domaines et qui nous met sous tutelle. Je suis bien plus effrayé par une surveillance étatique que par le fait de recevoir un message publicitaire sur mon iPhone à proximité d'un McDonald's. J'attends qu'un spécialiste de la prévention ait l'idée d'utiliser les données de positionnement pour surveiller ou contrôler le trafic. Mais on n'en entend guère parler dans toute la discussion. Pourquoi d'ailleurs, l'État est bienveillant ? Le nouveau hit de Google, la navigation intérieure, arrive à point nommé. Elle doit maintenant arriver en Suisse. Les utilisateurs d'Android peuvent, entre autres, se faire guider dans les centres commerciaux. Que de possibilités !

Je suis déjà impatient de voir les réactions de nos défenseurs des citoyens.

Pierre C. Meier, rédacteur en chef
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La nouvelle génération de services financiers

Le marché financier est en pleine mutation. La crise a profondément influencé et modifié les besoins et le comportement des clients. Avec eny Finance, un prestataire de services financiers fait son entrée sur le marché avec la volonté d’y répondre. En collaboration avec TBWA Zurich, il entend également innover en matière de communication.

Le monde bancaire et financier sait que ses modèles d'entreprise actuels ont fait leur temps. Mais il a encore du mal à en développer de nouveaux. Avec eny Finance, un prestataire de services financiers qui représente une nouvelle génération de services financiers est lancé : un prestataire de services financiers centré sur le client, qui renforce systématiquement l'autodétermination des clients et les transforme en contributeurs. "Un prestataire de services financiers 3.0 pour ainsi dire - ceci en référence à la génération Internet à venir, Web 3.0", estime le Chief Marketing Officer Martin Waeber. Car bien entendu, chez eny Finance, tout se passe en ligne et sur mobile.

Le siège de l'entreprise, fondée en 2011 et opérationnelle depuis le deuxième trimestre 2012, se trouve à Windisch, dans le canton d'Argovie. "Un prestataire de services financiers en ligne ne doit finalement plus accueillir ses clients sur la Paradeplatz de Zurich, mais pouvoir opérer à partir d'un site aussi favorable que possible", est convaincu Bonart Kerimi, Head Marketing Communications. À Windisch, la startup est installée dans une ancienne filature. Avec un investisseur privé, la jeune entreprise est "indépendante et n'est pas une filiale" d'une grande banque.

Dieter Lützelschwab est le CEO de l'entreprise. En tant que CEO de smile.direct, ce dernier a déjà établi avec succès l'ancienne assurance Coop en tant qu'assureur en ligne sur le marché. Lützelschwab a également été responsable du marketing Retail Banking au Credit Suisse. Avec sa nouvelle société eny Finance, il veut bientôt obtenir la licence bancaire. Tous les services d'eny Finance, qui emprunte de nouvelles voies avec sa stratégie de distribution et mise exclusivement sur les canaux directs, sont basés en ligne. Ils couvrent progressivement les principaux domaines de l'activité de détail et s'adressent largement aux clients privés. Internet permet un traitement rapide et simple tout en réduisant les coûts. Grâce à ce concept, eny Finance peut offrir des conditions de premier ordre.

"Ce qu'eny Finance met en place est nouveau pour la Suisse : un prestataire de services financiers centré sur le client, qui renforce systématiquement l'autodétermination des clients et les transforme en contributeurs", estime Martin Waeber, qui voit là un argument décisif pour ce nouvel acteur sur le marché financier suisse. En d'autres termes, l'offre d'eny Finance ne s'oriente pas seulement sur les besoins des clients pour toutes les questions financières, mais aussi "sur leurs idées, leurs visions et leurs conceptions de la vie". Les produits et les services s'orientent en fonction des personnes - et non l'inverse. L'offre sera développée ultérieurement en conséquence.

"C'est moi qui décide"

Le mandat pour le lancement d'eny Finance a été remporté par TBWA Zurich à l'issue d'un pitch. Depuis neuf mois, l'agence s'occupe déjà intensivement d'une large palette de travaux, comme l'explique le Managing Director Matthias Kiess. La publicité est principalement diffusée dans les médias en ligne. "Le modèle d'entreprise est un business exclusivement en ligne, c'est pourquoi la communication doit aussi se faire en grande partie dans ce monde". Plus de 200 bannières ont été réalisées jusqu'à présent. De nombreux films vidéo informatifs jouent également un rôle important sur le portail d'eny Finance. En outre, diverses mesures "below-the-line" sont mises en place, comme l'indique Lanny Cresta Schrag, Account Director.

Ce qui frappe dans la communication pour eny Finance, c'est surtout un langage visuel qui se distingue fortement de la publicité bancaire traditionnelle. L'équipe du CD Frederick Rossmann a misé sur l'iPhone comme visuel clé pour les films d'information sur le web. Les images pour les clips animés ont également été "dessinées" directement sur l'iPhone à l'aide d'une technique totalement nouvelle par l'illustratrice Ameli Neureuther, active à Berlin et à New York. Dans son AN Art Studios, elle a développé cet "App Art", où "l'écran tactile est utilisé comme toile" et "le doigt comme pinceau". Avec cette invention artistique, Neureuther remet en question les limites traditionnelles de la création artistique avec le phénomène de l'époque "iPhone" et montre "que la révolution numérique peut s'étendre jusqu'au champ original de l'art". Pour eny Finance, ce monde de l'illustration permet une grande flexibilité et une grande rapidité de réalisation. "Nous ne devons pas organiser un shooting coûteux en Afrique du Sud pour chaque nouvelle idée, mais pouvons agir très rapidement sur le marché".

Les films ont été réalisés par coloraffairs, une start-up zurichoise de Beni Leoni et Roland Luder. Les films ainsi que d'autres informations sont présentés sur le portail d'eny Finance et d'eny Lab par un testimonial. Cette "cliente modèle" s'appelle Eny et ce n'est pas tout à fait un hasard si elle est de sexe féminin - car ce sont justement les femmes qui jouent aujourd'hui déjà, et probablement encore plus à l'avenir, un rôle important dans la relation entre la banque et ses clients. Eny ne doit pas seulement être associé à l'expression anglaise à la consonance similaire qui signifie "tout le monde". Eny est aussi un vrai nom irlandais qui peut être traduit par "la victorieuse". Lors du casting, TBWA et son client ont misé sur un visage séduisant mais volontairement inconnu dans le domaine de "Glanz & Gloria".

"Simple, humain et avantageux" sont les valeurs clés de l'entreprise et celles-ci doivent également se refléter dans la communication. Faire des affaires avec eny Finance est simple et ludique pour les clients. Les produits sont faciles à comprendre et les processus de contact avec les clients sont également programmés de manière à être faciles à comprendre. La publicité peut le démontrer de manière crédible. De plus, la "transparence" et l'"humanité" sont des éléments clés si l'on veut instaurer la confiance dans le monde en ligne. "En ligne aussi, nous voulons transmettre au client une proximité aussi sympathique que possible. Nous pouvons y parvenir en utilisant un langage très simple et compréhensible", souligne Waeber.

Sur le thème "bon marché", la future banque ne veut pas se présenter comme un discounter, mais veut toujours "pouvoir offrir le meilleur rapport qualité-prix". Une deuxième nouveauté frappante dans la communication d'eny Finance est, outre le langage visuel populaire, la couleur de signalisation rouge vif. Jusqu'à présent, le monde de la finance se faisait plus discrètement représenter en bleu ou en gris. Enfin, le Chief Marketing Officer Martin Waeber considère le slogan comme l'élément le plus important de la présence publicitaire. "Je décide" n'est pas seulement un slogan, mais un programme qui communique en deux mots la philosophie décisive du nouveau prestataire de services financiers.

L'eny Lab permet de participer à la conception

Avec eny Lab, une plateforme en ligne interactive et librement accessible a été créée pour la première fois, permettant à un large public de discuter activement de questions financières et de participer à l'élaboration de solutions financières. Les utilisateurs disposent de fonctions de commentaire et de dialogue, des experts fournissent des informations de fond dans des blogs et répondent aux questions. La plateforme eny Lab utilise les canaux de communication les plus modernes et crée une communauté en intégrant de manière ciblée des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Google+.

Sur eny Lab, il est possible d'apprendre de manière ludique à comprendre et à améliorer son propre comportement en matière de finances. Les participants apprennent des experts et deviennent eux-mêmes des experts qui peuvent aider activement les autres. CMO Martin Waeber : "Avec eny Lab, les utilisateurs sont plus en forme pour toutes les questions d'argent, leur autodétermination est systématiquement augmentée et ils peuvent prendre des décisions financières mieux adaptées à leurs besoins". Andreas Panzeri

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ENY FINANCE
Le portail financier, actif depuis le deuxième trimestre 2012, opère depuis Windisch. L'entreprise emploie 25 personnes. Parmi les cadres, on trouve (de gauche à droite) Bonart Kerimi, Head of Marketing Communications, Martin Waeber est Chief Marketing Officer et Dieter Lützelschwab est responsable en tant que CEO. Chez eny Finance, on peut jusqu'à présent demander des crédits en tant que client, puis des dépôts d'épargne et des assurances.

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Ça devient googly ici à Cannes

Au Festival de la publicité de Cannes, on parle certes toujours de campagnes exceptionnelles. Mais c'est l'utilisation de la technologie qui domine les débats. Et les géants de l'Internet prennent les rênes.

Le festival de Cannes, dans le sud de la France, compte de nouveaux protagonistes dont la présence ne passe pas inaperçue. Si, à l'origine, le festival de la publicité était fermement entre les mains des productions cinématographiques et des agences de publicité, qui célébraient des fêtes somptueuses sur la Croisette, les drapeaux de Google, Facebook, Microsoft ou Yahoo flottent aujourd'hui. Les groupes Internet ne possèdent pas seulement le site du festival. Ils ont également pris le contrôle des parties mondaines de la plage. C'est là, où les agences de publicité invitaient autrefois à leurs soirées, que les super groupes web américains installent depuis peu leurs camps. Avec leurs propres départements créatifs comme "Creative Labs" (Google) ou "Creative Solutions" (Microsoft), ils s'imposent de plus en plus sur le terrain des agences de publicité. Ici, à Cannes, c'est clairement Google qui occupe la première place. Le groupe de moteurs de recherche a installé un petit village de tentes appelé "Sandbox" à l'endroit le plus en vue. L'offre éclipse à peu près tout ce qui se trouve sur la Croisette. L'endroit est prédestiné au réseautage. Avec des concerts en direct, une connexion Wi-Fi ultra-rapide, une ambiance décontractée sur la plage, des boissons gratuites, des canapés confortables et des showrooms, Google réussit à attirer une foule de festivaliers.

Mais il faut aussi dire qu'aujourd'hui, en matière de publicité, il n'y a pas d'autre solution que de passer par Google. Le groupe a investi beaucoup d'argent ces dernières années pour acheter des sociétés de publicité et du savoir-faire. De nombreuses agences de publicité cherchent donc à se rapprocher de l'entreprise. Et Google bouleverse le monde de la publicité pratiquement tous les mois. Début juin, donc juste à temps pour le festival de la publicité, Google a intégré la plateforme de publicité mobile Ad Mob dans l'univers Google. Il y a deux ans, Google a acheté cette entreprise spécialisée dans la publicité sur téléphone portable pour quelques centaines de millions de dollars. Désormais, plusieurs équipes se disputent les faveurs des publicitaires à Cannes. Celui qui cherche une position forte est tributaire d'un partenariat.

Le mobile est l'avenir

Et c'est important. Le mobile est le média du futur, à en croire les dizaines de conférenciers présents ici à Cannes. Les festivaliers se précipitent dans les salles pour assister à des séminaires comme "The only way to be creative, is to be mobile" ou "Secrets of mobile superstars". C'est une évidence : le smartphone révolutionne la consommation. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il y a désormais plus de téléphones mobiles que de téléviseurs dans le monde. Dans certains pays, il y a même plus d'abonnements que de personnes. Les experts de la Mobile Marketing Association ont déclaré à Cannes qu'une nouvelle génération d'appareils mobiles allait bouleverser toute l'industrie publicitaire. Le monde off et le monde online seraient encore une fois plus étroitement liés. Il devrait bientôt être possible de photographier des vêtements en public et de les acheter en ligne en quelques clics. Bien entendu, les amis sur les réseaux sociaux en profiteraient également. L'augmentation rapide de l'utilisation de l'Internet mobile posera sans aucun doute de grands défis aux entreprises et aux marques. Les moteurs de la croissance sont d'ailleurs les marchés japonais et américain. Ils avancent à un rythme que l'Europe ne peut pas encore suivre. Selon les prévisions des spécialistes de la publicité mobile et des études de marché, les pays européens seront devenus en 2015 une puissance de plusieurs milliards en matière de publicité mobile. Le Japon en est déjà là.

Le mobile est donc le grand avenir. C'est pourquoi la catégorie Mobile a été créée pour la première fois à Cannes. La shortlist de cette année présente des travaux vraiment extraordinaires. Le premier Grand Prix Mobile à Cannes a été remporté par les États-Unis. Le "Project Re:Brief" pour Coca-Cola, commandé par Google, illustre de manière exemplaire toutes les possibilités de la publicité mobile. Ainsi, les utilisateurs pouvaient offrir un coca à une personne quelque part dans le monde à l'aide de leur terminal mobile. Pour ce faire, les distributeurs de canettes ont été reliés au web. Le concept créatif de la campagne a été élaboré par les agences Grow Interactive et Johannes Leonardo. La réaction de la communauté ici à Cannes : "Crazy". Avec l'apparition de nouveaux canaux, notamment mobiles, le débat "créativité et technologie" est également très animé. D'innombrables tables rondes traitent de ce sujet. Le terme "creativology" a été créé à cet effet. L'appel de certains chefs d'agence est intéressant. Ils demandent de s'éloigner de la pensée classique. De nouveaux modèles de gestion sont nécessaires. Ainsi, un responsable créatif et un responsable technologique devraient diriger ensemble des équipes et développer des campagnes. Pour conclure sur le thème du mobile, il convient de mentionner une observation : alors que le code QR, un petit carré de pixels qui relie les médias off et online à l'aide de l'appareil photo d'un téléphone portable, n'a été utilisé que de manière isolée dans des campagnes publicitaires au cours des dernières années, il s'est désormais démocratisé. De nombreux travaux primés ici à Cannes utilisent le code du téléphone portable. Si, d'un point de vue esthétique, les publicitaires ont longtemps considéré le code QR comme une chose affreuse, le pixelding semble désormais avoir un potentiel iconique.

Qu'a-t-on remarqué d'autre durant les premiers jours à Cannes ? Comme l'année dernière, Google semble être le grand gagnant. Le groupe fait partie des favoris dans la plupart des catégories. Dans la prestigieuse catégorie Media, Google a remporté le Grand Prix pour "Voice Search". Pour promouvoir ce nouveau service, Google a lancé une campagne en extérieur à Londres, qui faisait référence à chaque emplacement d'affichage aux maisons, institutions, entreprises ou monuments environnants. Comment ? En utilisant des termes en langage parlé qui faisaient la promotion de Google Voice Search de manière idéale. La campagne a été saluée pour avoir réussi à combiner intelligemment la technologie, l'analyse et le storytelling. Il convient également de mentionner le double vainqueur du Grand Prix American Express, car cet exemple montre que les grandes agences de publicité comme Crispin Porter + Bogusky se détournent des gadgets amusants et tentent désormais de résoudre les problèmes existentiels des entreprises. Pour l'entreprise de cartes de crédit American Express, des publicitaires ont réfléchi à l'initiative "Small Business Saturday". Le point de départ était la constatation d'American Express que de nombreux petits commerces souffraient d'un faible chiffre d'affaires. En 2010, American Express a donc déclaré pour la première fois le dernier samedi de novembre, l'un des meilleurs samedis d'achat aux États-Unis, "Small Business Saturday". L'objectif de cette action était de sensibiliser la population aux prestations et à l'offre des petites entreprises et commerces régionaux. Avec un succès retentissant : 1,5 million d'utilisateurs de Facebook ont soutenu l'action. Et plus de 100 000 entreprises se sont déclarées "Small Business Day" - avec pour résultat qu'elles ont réalisé en moyenne 29% de chiffre d'affaires en plus le jour du "Small Business Saturday".

Un festival de records

Même si les groupes Internet s'imposent à Cannes et font le show auprès des annonceurs classiques, Cannes enregistre de nouveaux records. Cette année, les agences ont mis la main à la pâte en matière de soumissions, pas à la poche. Le nombre record de soumissions et de participants de cette année est vertigineux. 34 301 travaux ont été soumis. L'année précédente, ils étaient encore 28 828, et même seulement 22 652 en 2009, année de crise. Des files d'attente se forment devant les séminaires et les ateliers. Des temps d'attente de 30 minutes et plus sont la règle. Depuis longtemps, le festival n'appartient plus aux seules agences. Selon la direction du festival, près de 3 000 représentants de clients sont présents à Cannes, ce qui a amené l'icône de la publicité Patrick Collister à déclarer dans une interview en forme de clin d'œil : "Leave us one fucking week alone". Non seulement l'industrie de la publicité se porte bien, mais elle est en plein essor. Le nombre de soumissions suisses a également augmenté de 100 par rapport à l'année précédente. 503 travaux sont entrés en lice pour les lions tant convoités. Christian Lüscher
 

"Ne pas avoir peur des questions délicates"

Depuis début mai, des élèves du primaire rédigent chaque semaine des articles pour le «Kinder-Tagi». Les responsables de la rédaction expliquent comment ils élaborent cette page du journal avec les enfants et ce qui caractérise cette collaboration avec les petits rédacteurs.

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WW : En tant que responsable de la rédaction du "Kinder-Tagi", vous réalisez une page de journal avec des élèves de l'école primaire. Êtes-vous plutôt enseignant ou journaliste ?
Melanie Kollbrunner MK : Quelque chose entre les deux. Nous ne voulons pas être des enseignants. Mais bien sûr, en tant que journalistes, nous assumons une fonction spécifique : Nous élaborons des thèmes, aidons à l'approche et rédigeons.
Jean-Pierre Costa JPC : Nous accompagnons les enfants aux manifestations et aux interviews, ils viennent à la rédaction pour peindre. Nous essayons de créer un lien avec les élèves et leur apprenons à aborder un texte, à réaliser une interview ou un reportage.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans le fait de travailler avec des enfants en tant que journaliste ?
MK : Ce travail est une super interface entre le journalisme et les enfants. J'aime avoir des enfants. Et ce qui me plaît particulièrement, c'est de pouvoir travailler librement et de manière créative. Comme nous mettons nous-mêmes le site en page, nous disposons d'une grande liberté de création. En outre, le travail est très varié. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Vers le contenu : Proposez des thèmes aux enfants ou demandez-leur de réfléchir eux-mêmes à ce dont ils veulent parler. vous voulez écrire ?
MK : Une forme mixte : nous mettons une liste à la disposition des enseignants et des enfants. Pour le premier bloc de 20 classes, il y avait 60 thèmes différents. Les enfants en choisissent cinq avec les enseignants parmi les propositions et peuvent également proposer leur propre thème. Ensuite, nous en choisissons un. Nous pensons qu'il est souhaitable que les classes viennent elles-mêmes avec des thèmes. Notre expérience nous a toutefois montré que, la plupart du temps, les thèmes fixés sont mieux accueillis par les élèves.

Parmi les articles déjà publiés, lequel a été rédigé par les enfants ?
MK : L'interview de Bligg a été explicitement demandée par une classe. L'article "L'école d'hier et d'aujourd'hui" n'a pas encore été publié, mais il a également été rédigé par les enfants. Pour cela, les enfants se sont rendus à une fête de village, ont visité un musée et ont parlé avec des anciens du village.

Comment choisissez-vous les classes ?
MK : L'admission se fait selon le principe du "premier arrivé, premier servi". Tant qu'il y a de la place, nous acceptons les classes. Le seul critère est qu'il s'agisse de classes de 4e à 6e année de la ville ou du canton de Zurich.

Pourquoi le "Kinder-Tagi" s'adresse-t-il aux élèves du primaire et non du secondaire ?
MK : Ce n'est pas nous qui avons pris cette décision, mais le service marketing et la direction de l'entreprise, car à cet âge, les enfants ont leur propre ton et un langage visuel particulier. Les textes ont ce côté authentique et enfantin. Les jeunes de 16 ans auraient peut-être tendance à copier le ton qu'ils ont l'habitude d'entendre dans les journaux et à fixer d'autres critères.

Vous avez évoqué le ton enfantin. En tant que lecteur, on se demande : combien de choses ont été écrites par les enfants eux-mêmes, combien de choses ont été rédigées ?
JPC : Notre principe de base est de changer le moins possible. Nous avons également fait savoir aux enseignants que les textes devaient être authentiques. Il ne s'agit pas de gagner un prix Pulitzer.
MK : Bien sûr, nous ne savons pas dans quelle mesure les enseignants s'impliquent. L'idée est qu'ils ne le fassent pas ou pas trop. Bien entendu, nous corrigeons les erreurs grammaticales. Après tout, nous ne voulons pas mettre les enfants dans l'embarras
JPC : Nous ne déformons pas et n'enrichissons pas les articles avec des mots qui ne font pas partie du vocabulaire des enfants. À plus de 90 %, le site est le fruit des élèves. Je trouve cela très bien. Le "Kinder-Tagi" doit vraiment être leur page de journal.

En tant que directeur de la rédaction, ne craignez-vous pas que l'on s'ennuie si le "Kinder- Tagi" paraît tous les samedis ?
MK : Nous apprécions justement beaucoup le long terme. Il est précieux que les lecteurs puissent s'habituer au site.

Quelles sont les réactions du lectorat ?
JPC : Jusqu'à présent, je n'ai reçu que des réactions positives. Et bien que nous soyons déjà complets jusqu'à fin mars, nous recevons constamment des inscriptions de classes. Cela montre bien : Le site est pris en compte.

La présentation en ligne du "Kinder-Tagi" semble rudimentaire. Il n'y a que des PDF des pages imprimées à télécharger...
MK : Le site web est actuellement en cours de développement afin de permettre aux élèves de mieux connaître le média en ligne. Le site sera plus diversifié, plus coloré et moins statique. Il y aura un blog et une fonction Twitter. Facebook n'entre pas en ligne de compte, car un profil ne peut être créé qu'à partir de 13 ans - même si Facebook est bien sûr déjà un sujet de discussion chez les garçons. Il y aura une sorte de making-of pour que les lecteurs aient un aperçu de la manière dont les pages ont été créées. Pour l'article sur la visite du zoo, on pourrait par exemple mettre en ligne des photos montrant comment les enfants ont vécu l'excursion, une interview avec un gardien ou autre.
JPC : On pourrait également mettre en ligne d'autres dessins réalisés par des élèves. Il est dommage que d'excellents dessins disparaissent simplement parce qu'ils ne peuvent pas être publiés sur la page du journal pour des raisons de place ou d'adaptation.

Dernière question : que vous apprennent les enfants pour votre métier de journaliste ?
MK : Un tas de choses : Curiosité, franchise et ouverture d'esprit... Et j'apprends à ne pas perdre de vue les questions les plus fondamentales. Les enfants abordent les sujets avec moins de préjugés.
JPC : Cela vaut aussi pour moi. De plus, c'est pour moi un retour à la base. Je viens de l'enseignement. C'est une replongée dans des processus qui étaient d'actualité au début de ma carrière professionnelle et qui ont ensuite été repoussés par le journalisme.
MK : Il est agréable d'observer comment les enfants interviewent. Ils posent des questions différentes de celles des journalistes, ils n'ont pas peur des sujets délicats. Ils posent des questions sur les salaires, sur des expériences touchantes, sur les peurs. Et ils n'hésitent pas à poser des questions simples ou des questions qui ont déjà été mentionnées trois fois. Il y a toujours des enfants qui ne se contentent pas des réponses et qui insistent. Avec le rappeur Bligg, ils ont insisté : "Mais quand as-tu embrassé pour la première fois ?" ou "Pourquoi ne veux-tu pas me le dire maintenant ?". Les enfants ont cette approche droite et curieuse.

Entretien : Isabel Imper

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Rester collé au POS

Araldite est commercialisé dans le monde entier. Son image de marque est aussi variée que les applications de cette colle à deux composants. Ramstein Ehinger Associates vient de mettre au point le premier design officiel.

La colle tient même les fusées ensemble. Les entreprises technologiques les plus renommées du secteur aérospatial font confiance aux qualités de la colle industrielle Araldite. Cette colle à deux composants a été inventée dès les années 30 dans un petit laboratoire de Zurich. Plus tard, le brevet a été déposé auprès de l'entreprise chimique bâloise Ciba. Mais l'invention y a pris beaucoup de poussière, jusqu'à ce que le produit soit finalement découvert par l'industrie de l'aluminium et utilisé bien des années plus tard pour la construction d'installations électriques. L'apparition de la "fibre de verre" pour les articles de sport tels que les skis et les raquettes de tennis a donné une impulsion importante à la commercialisation. Parallèlement, les pouvoirs presque magiques de l'araldite ont également été découverts pour les bricoleurs et dans les ménages. Entre-temps, la marque a été distribuée par l'entreprise américaine Huntsman. Jusqu'à il y a quelques semaines, celle-ci proposait Araldite dans différents pays et dans les emballages les plus divers. En partie avec un grand succès. En France, Araldite atteint 90 pour cent de parts de marché. En Suisse, le label est synonyme de "colle universelle".

Pourtant, "Araldite n'avait jusqu'à présent aucune gestion de marque", comme l'explique Martin Tuch, chef de projet et directeur du design chez Ramstein Ehinger Associates. En janvier 2011, cette agence zurichoise de branding et d'identité d'entreprise a remporté un pitch pour un premier branding international contraignant. Il s'agissait également de développer pour le client Huntsman un redesign complet pour une extension de ligne. "Notre mission consistait à repositionner Araldite en tant que produit pour les professionnels et les bricoleurs et à uniformiser l'emballage pour toute l'Europe", résume Manuela Brunner, Managing Account Director, à propos du briefing.

Noir et blanc

Dans un premier temps, les designers ont procédé à une analyse approfondie de la concurrence. De la colle a été achetée "par caisses entières" lors de tous les voyages des collaborateurs dans toute l'Europe. Les couleurs les plus diverses sont alors apparues. Le jaune, le noir et le rouge, par exemple, sur les emballages du principal concurrent, Henkel. En revanche, le noir et blanc ne figurait dans aucun design. "Une colle est rarement achetée pour sa marque, sauf par des passionnés. La décision la plus importante pour le choix se prend au point de vente. C'est donc là que nous devons nous distinguer de tous les autres", a finalement été l'argument pour expliquer pourquoi les nouveaux emballages d'Araldite sont désormais proposés dans cette combinaison de couleurs encore jamais utilisée pour de tels produits. Autre nouveauté : les symboles sont compréhensibles dans toutes les langues. Quatre sur chaque emballage indiquent ce qui se colle le mieux avec les extensions respectives comme "Rapid" ou "Crystal Fix". A cela s'ajoutent trois caractéristiques par emballage, qui se distinguent dans un carré de couleur. Une condition décisive était que les formes pour les emballages en carton soient les mêmes au niveau international. En outre, l'ensemble doit pouvoir être ouvert sans ciseaux. Ramstein Ehinger Associates travaille depuis environ 20 ans dans le domaine du branding et de l'identité d'entreprise. L'entreprise de Zurich a été fondée par d'anciens cadres de "l'école" d'Interbrand Zintzmeyer & Lux et emploie aujourd'hui une équipe interdisciplinaire de 14 spécialistes. L'agence est principalement active dans le domaine B2B. Parmi ses autres clients, on compte Sika, Eternit, Sympany, Vigier, Pax ou par exemple Nationale Suisse.

Andreas Panzeri

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Voyage dans le temps depuis le baroque

Dachcom Digital fait partie des pionniers de l'Internet. L'agence de Rheineck a construit les premiers e-shops et propose aujourd'hui tout le portefeuille du marketing numérique. Le spécialiste vient d'être admis au BSW.

Les premières agences numériques en Suisse sont nées dans le domaine de la technique et ont grandi relativement vite. Mais il leur a souvent manqué par la suite le savoir-faire nécessaire à la création. Dachcom Digital, en revanche, s'est développée à partir des besoins croissants de la création en matière de solutions numériques et a connu une croissance un peu plus lente. Mais plus durablement. Au fil du temps, Dachcom Digital a eu de plus en plus souvent l'occasion d'accepter des mandats créatifs d'entreprises qui misaient un peu trop sur la technique. "Nous sommes nés d'un besoin des clients", se souvient Christin Gmeiner. Son Dachcom, en tant que groupe d'agences, est actif depuis bientôt 30 ans dans la région des trois pays, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche. Le champ d'action (D-A-CH) avec sa situation périphérique a également donné son nom à Dachcom. Christin et Otto Gmeiner sont les fondateurs et propriétaires de l'agence et travaillent de manière opérationnelle dans le conseil à la clientèle et la conception. Entre-temps, Dachcom est présent sur six sites en DACH et est organisé en holding. Dachcom se concentre sur le développement de solutions de communication pour les entreprises, les marques et les institutions à tous les niveaux médiatiques.

Une concentration stratégiquement judicieuse

Aux débuts d'Internet, les besoins numériques étaient encore pris en charge par une petite équipe au sein de l'agence classique. En 1999, il est apparu judicieux d'externaliser Dachcom Digital en tant qu'entreprise indépendante. "La séparation organisationnelle et géographique entre la communication classique et la communication numérique favorise la concentration sur les compétences clés respectives. Les et propriétaires de l'agence et opérationnellement actifs dans le conseil aux clients et la conception. Entre-temps, Dachcom est présent sur six sites dans le DACH et est organisé en holding. Dachcom se concentre sur le développement de solutions de communication pour les entreprises, les marques et les institutions à tous les niveaux médiatiques.

Une concentration stratégiquement judicieuse

Aux débuts d'Internet, les besoins numériques étaient encore pris en charge par une petite équipe au sein de l'agence classique. En 1999, il est apparu judicieux d'externaliser Dachcom Digital en tant qu'entreprise indépendante. "La séparation organisationnelle et géographique entre la communication classique et la communication numérique favorise la concentration sur les compétences clés respectives. L'imbrication entre la communication classique et la communication numérique est déjà prise en compte au niveau conceptuel", estime Christin Gmeiner. Les premiers projets du pionnier, à peine cinq ans après les débuts d'Internet, concernaient le domaine des CD-ROM. Très vite, les premiers sites web ont été programmés, mais "sans encore d'utilité pratique pour les utilisateurs". Pour l'équipe de cinq personnes en phase de démarrage, la plupart des tâches étaient encore synonymes d'"apprentissage par la pratique", comme se souvient Tom Kessler, le webdesigner de la première heure. Une tâche importante consistait également à effectuer un "travail d'information actif" auprès des clients sur les possibilités croissantes du nouveau média, comme l'explique le directeur Tom Rüegge.

Après l'éclatement de la bulle dotcom, qui n'a pas laissé de traces à Rheineck non plus, l'agence a connu un nouvel essor lorsque les projets cross-médias ont pris de plus en plus d'importance à partir de 2008. Une boutique en ligne pour la marque de beauté Dobi est devenue un jalon suisse dans cette évolution et a rapidement conduit à de nombreux autres clients. L'étendue toujours plus grande du World Wide Web a nécessité que Dachcom Digital fasse passer son équipe de 10 à 17 personnes rien que depuis l'année dernière. Mais il ne s'agit "que" des spécialistes, car la rédaction, le conseil et le backoffice sont toujours fournis par la maison mère. Andreas Panzeri

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La SSR prévoit un avenir avec la télévision hybride

La SSR veut proposer de nouvelles formes de télévision en combinant la télévision traditionnelle et Internet. La Radio Télévision Suisse RTS lancera une première offre pilote cette année encore. Les autres chaînes de la SSR suivront dans le courant de l'année 2013.

Comme la nouvelle génération d'appareils hybrides peut recevoir aussi bien des programmes de télévision que l'Internet, de nouvelles possibilités s'ouvrent au public et aux fournisseurs de programmes. Pour la SSR, deux formes d'utilisation sont au premier plan : la "Hybrid broadcast broadband television" (HbbTV) et le "second screen". La HbbTV enrichit le contenu de la télévision traditionnelle avec des offres Internet. Le "second screen" étend l'expérience télévisuelle à un deuxième écran (téléphone portable, tablette ou ordinateur portable). Parallèlement au programme TV, il est ainsi possible de consulter des informations complémentaires ou de participer de manière interactive à une émission, écrit la SSR jeudi dans un communiqué.

Actuellement, la SSR fait des expériences avec des essais internes de HbbTV. Une offre pilote est déjà mise en place pour la Radio Télévision Suisse RTS. Les téléspectateurs de la RTS devraient pouvoir bénéficier des premiers services supplémentaires avant la fin 2012. Il s'agit notamment du service succédant à l'actuel télétexte avec des informations actuelles sur l'actualité et le sport, d'une offre de vidéo à la demande de ses propres émissions ainsi que de prestations pour les personnes handicapées sensorielles. Toute personne possédant un appareil compatible HbbTV pourra utiliser cette offre. Il doit en outre disposer d'une réception satellite ou être raccordé à un opérateur de réseau qui fournit le signal supplémentaire. Avec ce projet RTS, la SSR souhaite acquérir de l'expérience, analyser les besoins du public et en tenir compte dans une offre ultérieure, comme le précise le communiqué. Les premières applications de second écran sont également en cours de développement à la RTS et à la SRF.

Les premières offres HbbTV seront ensuite mises en place pour la radio et la télévision suisses SRF et la Radiotelevisione svizzera RSI. En Suisse alémanique et italienne, le lancement est prévu dans le courant de l'année 2013.
 

Les agences suisses remportent le Red Dot Award 2012

Parmi les lauréats du Red Dot Award : Communication Design 2012 figurent cette année Mettler + Mettler et Komet. Les membres du jury ont évalué 6 823 candidatures provenant de 43 pays.

Les meilleurs projets ont été récompensés. L'agence Mettler + Mettler, fondée il y a tout juste un an, a su convaincre le jury de spécialistes avec sa campagne pour les papiers peints Hurter Designers et le label Mettler+Clark.

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Komet a reçu le prix Red Dot pour son travail Soirée graphique Werkzeitung.

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