"Il ne suffit pas de fusionner le online et le offline"

JvM/Limmat développe ses compétences numériques en créant sa propre unité. Dans cette interview, Alexander Jaggy, Executive Creative Director de JvM/Limmat, explique les motivations et donne un aperçu de la direction que prend l'agence.

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Création de Jung von Matt/next?
C'est une question de compétence et une question d'organisation. D'une part, nous voulons développer notre expertise dans le domaine des plateformes numériques. Nous voulons à l'avenir pouvoir couvrir les expériences de marque de bout en bout, de la campagne au site web. D'autre part, nous avons besoin d'une structure organisationnelle qui permette de concilier les activités quotidiennes du secteur classique et les activités de projet du secteur en ligne. La création de Jung von Matt/next nous le permet.

Pourquoi l'élargissement des compétences se fait-il sous un nouveau nom et non au sein de l'agence ?
Jung von Matt/next est une cellule de compétence au sein de l'agence. Mais avec ce nouveau nom, nous donnons aussi à l'agence une identité propre pour se positionner sur le marché.

L'avantage d'une unité séparée est certainement aussi de pouvoir acquérir des clients en dehors du réseau.
Aujourd'hui, nous gérons déjà une demi-douzaine de clients numériques. Jung von Matt/next nous permet d'élargir encore ce portefeuille.

Combien de personnes Jung von Matt/next emploie-t-elle ?
Nous employons déjà 20 experts numériques dans les domaines de la création, du développement, du conseil, de la production, des médias sociaux et des relations publiques. À cela s'ajoutent cinq autres spécialistes.

Comment fonctionne la coopération entre les unités ?
À l'avenir, nous développerons des campagnes cross-média en collaboration avec Jung von Matt/next. La conception et la réalisation des plateformes seront centralisées chez Jung von Matt/next.

Jung von Matt/next coopère avec Hambourg. De quelle manière ?
Chaque fois que cela est nécessaire, nos spécialistes du numérique peuvent faire appel au savoir-faire et aux ressources de leurs collègues de Hambourg. La conception continue toutefois à se faire en Suisse. Cette coopération n'est pas tout à fait nouvelle. Par le passé, nous avons déjà collaboré avec Jung von Matt/next en Allemagne pour l'un ou l'autre projet. "Webwandern" pour les Grisons, pour ne citer qu'un exemple.

JvM/Limmat fonctionne de manière relativement autonome, bien qu'il y ait une maison mère allemande. La coopération avec JvM/next va-t-elle maintenant se développer de manière générale ?
Jung von Matt/Limmat est toujours une agence gérée par ses propriétaires et dont la majorité des actions se trouve en Suisse. La création de Jung von Matt/next n'y change rien.

Ces derniers mois, diverses agences en ligne ont acquis un savoir-faire classique et sont devenues des prestataires de services complets. Qu'est-ce que cela signifie pour JvM/Limmat en tant qu'agence établie ?
Nous avons franchi le pas de l'agence classique il y a longtemps déjà. Avec une unité RP qui a 14 ans et une unité en ligne qui a 13 ans. Nous voulions maintenant faire un nouveau grand pas en avant.

Dans quelle mesure cette nouvelle recrue est-elle liée au départ des directeurs créatifs Fernando Perez et Livio Dainese, qui étaient responsables du projet de médias sociaux "Obermutten" ?
La réponse au départ de Fernando Perez et Livio Dainese s'appelle Andy Lusti et Maurus Zehnder (Werbewoche.ch a rapporté). Avec eux, deux créatifs expérimentés ont pris la relève. Le projet d'une cellule de compétences numériques existe depuis longtemps. Nous avons toujours été conscients qu'il ne suffit pas de regrouper les activités en ligne et hors ligne.

Chez Wirz, Markus Schärer a dirigé l'intégration des spécialistes du numérique dans l'agence. Dans quelle mesure le fait que Schärer ait déjà travaillé dans une agence classique est-il important pour vous ?
Le fait que Markus sache comment se déroulent les affaires courantes dans une agence classique a certainement été déterminant. Chez lui, je sens une grande ouverture d'esprit vis-à-vis de la publicité classique. Il n'est pas facile d'intégrer différentes disciplines. Les onliners et les offliners ont une autre façon de penser. Dans le domaine numérique, on développe et on conçoit pendant de nombreuses semaines. Dans le domaine classique, ce sont des penseurs de la deadline. Les deux domaines exigent d'autres processus, une autre gestion et une autre planification des ressources.

Où va-t-on avec Jung von Matt/next ?
Nous voulons nous établir comme spécialiste de la stratégie, de la conception, de la création et de la réalisation d'expériences de marque interactives dans le domaine des sites web de promotion, des sites web d'entreprise, des applications mobiles et du design d'interface. Pour ce faire, nous augmentons également nos effectifs.

Le renforcement du personnel vient-il de Hambourg ou de Suisse ?
Nous allons nous renforcer avec deux ou trois experts supplémentaires venus de Suisse.

(Interview : Isabel Imper)

 

Une nouvelle carte montre les connexions Internet rapides en Suisse

Un atlas du haut débit en ligne offre désormais un aperçu de la qualité de la couverture Internet en Suisse. L'Office fédéral de la communication (OFCOM) souhaite ainsi continuer à promouvoir la généralisation des connexions Internet à haut débit.

Sous la direction de l'OFCOM, les opérateurs de réseau tels que Swisscom, Sunrise ou UPC Cablecom ont rassemblé leurs données sur les offres Internet en Suisse, comme l'a expliqué le directeur de l'OFCOM Martin Dummermuth jeudi devant les médias à Berne. Il en résulte une carte interactive de la Suisse qui fournit des informations à haute résolution sur les raccordements Internet disponibles. Les personnes intéressées peuvent se rendre sur le portail Atlas de la large bande.ch afficher les vitesses de téléchargement et d'upload disponibles à tel ou tel endroit.

Il est également possible de voir si un lieu est déjà raccordé à la fibre optique ou au câble ou si seul un fil de cuivre est disponible. Les fournisseurs d'accès à Internet disponibles à un endroit donné sont également indiqués. Un lien permet aux utilisateurs de consulter les offres des opérateurs sur leur site Internet. Les consommateurs peuvent ainsi se faire une idée de la situation concurrentielle, comme l'a expliqué Armin Blum de l'OFCOM.

La Suisse en tête

Selon les derniers chiffres, la Suisse dispose du taux de pénétration le plus élevé parmi les pays de l'OCDE en matière de connexions Internet à haut débit. Plus de 40 habitants sur 100 ont un abonnement à une connexion haut débit. Le haut débit n'apporte pas seulement un Internet plus rapide, il est également nécessaire pour la télévision haute définition.

Toutefois, l'infrastructure pour l'Internet rapide fait défaut dans les régions plus reculées - comme le montre également un coup d'œil dans le nouvel atlas. Les opérateurs de réseau travaillent certes à l'extension des lignes à large bande. Mais ce sont parfois les communes qui doivent s'activer pour obtenir une connexion à large bande.

A cet effet, l'OFCOM a actualisé son guide "Wege zur Datenautobahn". Il montre, à l'aide d'exemples, comment les communes peuvent s'assurer une connexion au monde de l'Internet. Sur le site Internet Haut débit.ch une sorte de place de marché devrait également voir le jour : Des entreprises de conseil pourront y proposer leurs services. L'OFCOM y met en outre des informations à disposition. (ATS)
 

Massivement moins de clics sur SRF

En décembre, SRF a fusionné les sites Drs.ch et Sf.tv. Depuis cette réorganisation, SRF enregistre désormais nettement moins de pages vues.

C'est ce qu'écrit jeudi l'Aargauerzeitung.ch. Selon les chiffres de l'institut de mesure indépendant suisse Net-Metrix, Srf.ch a généré en décembre dernier 15,8 pour cent de moins de Page Impressions que Drs.ch et Sf.tv réunis. La comparaison de janvier 2013 avec le même mois de l'année précédente est encore plus massive : La chute des Page Impressions est de 29,2 %.

A la SRF, on ne s'inquiète pas de ce recul : "Contrairement à un journal Internet, les pages impressions ne sont pas centrales pour la SRF, car l'accent est mis sur notre activité principale, l'audio et la vidéo", écrit le porte-parole de l'entreprise Jonathan Engmann, interrogé par l'Aargauer Zeitung. Parallèlement, la SRF fait référence à l'augmentation du nombre de clients uniques. Comme Engmann l'explique à l'Aargauer Zeitung, Srf.ch a enregistré une augmentation d'environ 100'000 clients uniques entre décembre 2012 et janvier 2013. Mais auparavant, le nombre d'accès avait déjà baissé de 264'000 entre novembre et décembre 2012.

Image teaser : Srf.ch

Evolution des annonces : 540 millions perdus

Au cours des cinq années qui ont suivi 2007, le marché publicitaire a connu un recul massif en deux temps. Comme le montrent les analyses, ce sont surtout les leaders du marché qui ont enregistré des pertes supérieures à la moyenne. Par Ueli Custer

En l'espace de cinq ans, les titres de la presse quotidienne, dominicale et grand public ont perdu pas moins de 540 millions de francs de leur chiffre d'affaires publicitaire total. Comme le montre le graphique "Pertes de valeur depuis 2007 par segment", la presse quotidienne s'est taillé la part du lion avec près de 337 millions de francs, soit 62,4 pour cent - ce qui n'est pas étonnant vu que sa part de marché reste supérieure à 50 pour cent. La part de marché de la presse quotidienne a ainsi baissé de 1,3 point pour atteindre 57,9 pour cent. Avec une perte de valeur de 30,5 pour cent, ce segment de titres détermine également la perte totale de 28,9 pour cent depuis 2007. Mais c'est la presse financière et économique qui a subi de loin la plus forte perte en pourcentage, avec 48,3 %. Cela s'explique aussi, mais pas seulement, par l'arrêt de Cash (mi-2007) et de Cash Daily (en mars 2009). Les pertes en pourcentage de la presse dominicale (-26,4%), de la presse grand public (-24,0%) et de la presse hebdomadaire régionale (-19,9%) sont en revanche inférieures à la moyenne.

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Pertes les plus élevées en Suisse alémanique

Compte tenu de l'importance de la presse quotidienne et des nouveaux lancements de la presse dominicale, ce sont surtout ces deux segments de titres qui seront analysés plus en détail dans les pages qui suivent. Pour cela, il faut se baser sur les volumes de pages. Comme le montre le graphique "Pertes de pages dans la presse quotidienne", les pertes les plus importantes en pourcentage ont été enregistrées en Suisse alémanique, alors qu'elles ont été nettement moins importantes dans le sud de la Suisse. Cela vaut aussi bien par rapport à 2007 que par rapport à l'année précédente et aussi bien pour le volume total que pour les annonces d'emploi particulièrement volatiles, qui sont en outre les plus touchées par la substitution par le réseau. Depuis 2007, plus de 60 pour cent du volume d'offres d'emploi ont disparu au total et en Suisse alémanique, et plus de 50 pour cent en Suisse romande et méridionale. Pour le volume total, ce sont plus de 30 pour cent au total et dans les deux plus grandes régions linguistiques et plus de 20 pour cent en Suisse méridionale qui ont disparu depuis 2007.

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Le graphique "Evolution du volume de pages de la presse quotidienne" montre que les pertes se sont produites en deux étapes. En 2009, plus de 34'600 pages, soit 18,9 pour cent du volume total des annonces, ont été perdues. Environ 15'000 pages étaient des annonces d'emploi, dont le volume a ainsi diminué de 47,3 pour cent. L'année dernière, la presse quotidienne a subi une deuxième chute. Par rapport à 2011, le volume total a encore diminué de 11,7 pour cent, soit environ 17 000 pages. Le volume des postes a diminué de près d'un quart, soit 3 700 pages. En fin de compte, cela représente une perte totale de 58 000 pages d'annonces ou 31,3 % depuis 2007, soit pratiquement la même perte en pourcentage qu'en valeur (voir ci-dessus). Environ un tiers de cette perte est imputable aux annonces d'emploi. Leur volume a diminué de pas moins de 63 pour cent depuis 2007.

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Tamedia ébranlé

Si l'on passe au niveau des titres, le tableau est dramatique (voir les graphiques "Evolution du volume d'annonces Big7 Suisse alémanique" et "Variation du volume d'annonces Big7 Suisse alémanique").

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Le Tages-Anzeiger (y compris Alpha) a perdu à lui seul pas moins des deux tiers de son volume d'annonces depuis 2007, soit environ 8000 pages. Environ 42 pour cent de ces pertes sont imputables aux annonces d'emploi. Depuis 2011, il est ainsi pratiquement à égalité avec le NZZ (y compris NZZ Executive), qui n'a perdu "qu'un bon tiers". Le deuxième grand journal régional de Tamedia en Suisse alémanique a lui aussi perdu plus que la moyenne. Le Berner Zeitung a perdu près de la moitié de son volume, soit environ 2300 pages. Plus de la moitié de ces pages ont été consacrées aux offres d'emploi. Alors qu'en 2007, la BZ occupait encore la quatrième place avec 4825 pages derrière le Tages-Anzeiger (12 269 pages), la NZZ (6704 pages) et 20 Minuten (5065 pages), elle a glissé en 2012 à la sixième place derrière le St. Galler Tagblatt et la Neue Luzerner Zeitung. En ce qui concerne le St. Galler Tagblatt, il faut toutefois noter qu'en 2007, c'est le nombre de pages de l'édition de la ville de St-Gall qui a été communiqué, alors qu'en 2012, c'est celui de la Thurgauer Zeitung qui a été communiqué, avec un nombre apparemment plus élevé d'annonces qui ne sont diffusées que dans cette édition fractionnée. C'est bien sûr l'une des raisons de cette perte inférieure à la moyenne. En revanche, la Suisse du Nord-Ouest a également perdu plus que la moyenne, avec 43,2 pour cent par rapport à 2007. Par rapport à 2011, pratiquement tous les grands titres ont perdu à peu près dans la même mesure.

Le Nouvelliste est le nouveau numéro 1

En Suisse romande, l'évolution est en revanche beaucoup moins uniforme (voir les graphiques "Evolution du volume d'annonces Big7 Suisse romande" et "Variation du volume d'annonces Big7 Suisse romande "). La forte chute jusqu'en 2009, suivie d'une brève remontée, est surtout liée à la suppression du matin bleu à partir du 21 septembre 2009. Ce sont en premier lieu 24 heures et la Tribune de Genève qui en ont profité. Mais comme le montre la suite de la courbe, ce n'était qu'un feu de paille. La Tribune de Genève s'est ensuite complètement effondrée et se trouve désormais, avec Le matin, à la dernière place. Depuis 2007, elle a perdu pas moins de 1470 pages, soit 42,6% de son volume publicitaire. Parmi celles-ci, 400 pages (27%) étaient des annonces d'emploi. Pour 24 heures, 43 pour cent de la perte de 1305 pages sont à mettre sur le compte des annonces d'emploi. Avec 3584 pages, le journal régional vaudois était encore en 2007 le deuxième journal avec le plus grand nombre de pages d'annonces, juste derrière Le Temps. Il est désormais relégué à la quatrième place. La perte relative d'environ 36 pour cent est exactement la même que pour Le Temps qui, en 2007, présentait encore le volume d'annonces le plus élevé avec 3623 pages et qui, l'année dernière, a publié avec 2323 pages exactement le même nombre de pages d'annonces que 20 minutes, qui n'a perdu "que" 16,4 pour cent depuis 2007. Le Nouvelliste valaisan a également perdu moins que la moyenne. En 2012, avec 2720 pages, il présentait clairement la partie publicitaire la plus épaisse de tous les quotidiens romands. En 2007, il se trouvait encore au cinquième rang. Tous les titres romands ont en commun une perte importante entre 2011 et 2012, mais en pourcentage, elle a été nettement moins forte pour Le Temps que pour les autres grands titres.

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20 minuti tient un quart

L'évolution au Tessin est également intéressante, surtout après le lancement de 20 minuti. Comme le montre le graphique "Evolution du volume d'annonces dans le sud de la Suisse", on y a enregistré, comme en Suisse alémanique, un premier effondrement entre 2008 et 2009. Par rapport à 2007, c'est le leader du marché, le Corriere del Ticino, qui a subi la perte la plus nette. Depuis, il a perdu près de 1800 de ses quelque 4000 pages d'annonces. Cela correspond à une baisse de 45,2 pour cent. LaRegione et le Giornale del Popolo ont perdu chacun environ 40 pour cent, ce qui devrait correspondre à la perte du Tre Top Ticino. Par rapport à 2011, La Regione a en revanche perdu 41,3 pour cent, soit plus que le Corriere avec 36 pour cent - même si le Corriere a perdu environ deux fois plus de pages de son volume d'annonces nettement plus élevé. Le Giornale del Popolo a été le moins touché, tant en termes absolus que relatifs. Ensemble, les trois titres liés par une combinaison d'annonces ont perdu 2300 pages d'annonces par rapport à l'année précédente. La raison principale en est certainement 20 minuti, qui a compté 1532 pages d'annonces lors de sa première année complète. Cela représente une part de marché de 26,3 pour cent. Le nouveau journal pour pendulaires laisse ainsi derrière lui LaRegione (22,5%) et le Giornale (14,1%). Avec 37,1 pour cent, le Corriere est déjà visible à l'horizon. Il est en revanche peu probable qu'il le rattrape ou même le dépasse. En effet, son taux de pénétration de 24,5 pour cent (contre 42,7 pour cent pour le Corriere) est encore trop faible, du moins pour le moment. Si l'on veut l'augmenter, un complément par le Corriere (incluant désormais le Giornale) atteint un CPM plus élevé que la combinaison de tous les quotidiens tessinois payants (voir MTJ 4/12, page 54).

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Dimanche : un quart parti

Les journaux du dimanche ont également connu des mouvements depuis 2007. Le 16 septembre 2007, la septième édition du Mittelland Zeitung (aujourd'hui Nordwestschweiz) est parue pour la première fois sous le nom de "Der Sonntag". Et le 7 septembre 2008, une septième édition de la Neue Luzerner Zeitung, la Zentralschweiz am Sonntag, a été lancée pour la première fois sur le marché. Malgré ces offres supplémentaires, le volume des annonces de tous les titres a toutefois diminué de 1996 pages au total, soit 26 pour cent (toutes les valeurs sans les offres d'emploi). Si l'on exclut les deux nouveaux titres, ce sont même 2670 pages ou 36,1 pour cent qui ont été perdues. Les pertes du Matin Dimanche (-32,2%) et du Il Cafè della Domenica (-30,4%) sont à peine inférieures. En Suisse alémanique, les nouveaux lancements de Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag ont pratiquement coïncidé avec la chute du volume d'annonces de 2008 à 2009 (voir ci-dessus). Entre 2007 et 2009, les trois titres diffusés dans les régions linguistiques ont perdu environ un tiers de leur volume d'annonces, soit 1853 pages. Depuis, la situation est relativement calme en fin de compte. Seules 207 pages supplémentaires ont été perdues. Comme le montre le graphique "Evolution du volume publicitaire du dimanche en Suisse alémanique", le Sonntags- Zeitung est passé de la première à la troisième place depuis 2007. Durant cette période, il a perdu plus de la moitié de son volume d'annonces. Le nouveau leader du marché depuis 2008 est le SonntagsBlick - malgré une perte de plus d'un tiers du volume d'annonces. La NZZ am Sonntag a perdu le moins de terrain avec 31,4 pour cent (voir graphique "Variations du volume d'annonces du dimanche en Suisse alémanique").

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Le groupe NZZ en tête le dimanche

En raison de ces différentes évolutions et des nouveaux titres régionaux, la part de marché de la SonntagsZeitung a chuté de 33,2 à 20,5 pour cent et celle du SonntagsBlick de 31,9 à 27,0 pour cent. La NZZ am Sonntag a été la moins endommagée avec un recul de 25,4 à 22,9 pour cent. Avec sa propre Zentralschweiz am Sonntag, le groupe NZZ détient même un tiers du marché dominical (voir graphique "Parts de marché du dimanche"). Et avec l'Ostschweiz am Sonntag qui sera lancée le 3 mars, cette suprématie va encore s'accroître. Pour la Zentralschweiz am Sonntag, le recul par rapport à la première année complète (2009) reste en revanche limité, avec 10,5 pour cent. La Südostschweiz joue certes toujours en fin de tableau dans la "deuxième ligue". Mais c'est le seul titre qui a enregistré plus d'annonces en 2012 qu'en 2007. Toutefois, la tendance est à nouveau légèrement à la baisse depuis 2010. Cela vaut également pour Sonntag, qui a déjà perdu 30 % de son volume publicitaire par rapport à la première année complète (2008). On peut donc se demander lequel des deux partenaires de la nouvelle "Schweiz am Sonntag" est le plus petit. Par rapport à sa faible pénétration de seulement 2,4 pour cent, le titre de Coire a en tout cas un nombre de pages d'annonces supérieur à la moyenne. Il sera intéressant de voir comment la fusion annoncée de Sonntag et Südostschweiz am Sonntag se répercutera sur le volume d'annonces de la nouvelle Schweiz am Sonntag. Vous en saurez plus sur cette fusion dans la prochaine semaine publicitaire. <

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Evolution des annonces : 540 millions perdus

Au cours des cinq années qui ont suivi 2007, le marché publicitaire a connu un recul massif en deux temps. Comme le montrent les analyses, ce sont surtout les leaders du marché qui ont enregistré des pertes supérieures à la moyenne. Par Ueli Custer

En l'espace de cinq ans, les titres de la presse quotidienne, dominicale et grand public ont perdu pas moins de 540 millions de francs de leur chiffre d'affaires publicitaire total. Comme le montre le graphique "Pertes de valeur depuis 2007 par segment", la presse quotidienne s'est taillé la part du lion avec près de 337 millions de francs, soit 62,4 pour cent - ce qui n'est pas étonnant vu que sa part de marché reste supérieure à 50 pour cent. La part de marché de la presse quotidienne a ainsi baissé de 1,3 point pour atteindre 57,9 pour cent. Avec une perte de valeur de 30,5 pour cent, ce segment de titres détermine également la perte totale de 28,9 pour cent depuis 2007. Mais c'est la presse financière et économique qui a subi de loin la plus forte perte en pourcentage, avec 48,3 %. Cela s'explique aussi, mais pas seulement, par l'arrêt de Cash (mi-2007) et de Cash Daily (en mars 2009). Les pertes en pourcentage de la presse dominicale (-26,4%), de la presse grand public (-24,0%) et de la presse hebdomadaire régionale (-19,9%) sont en revanche inférieures à la moyenne.

Pertes les plus élevées en Suisse alémanique

Compte tenu de l'importance de la presse quotidienne et des nouveaux lancements de la presse dominicale, ce sont surtout ces deux segments de titres qui seront analysés plus en détail dans les pages qui suivent. Pour cela, il faut se baser sur les volumes de pages. Comme le montre le graphique "Pertes de pages dans la presse quotidienne", les pertes les plus importantes en pourcentage ont été enregistrées en Suisse alémanique, alors qu'elles ont été nettement moins importantes dans le sud de la Suisse. Cela vaut aussi bien par rapport à 2007 que par rapport à l'année précédente et aussi bien pour le volume total que pour les annonces d'emploi particulièrement volatiles, qui sont en outre les plus touchées par la substitution par le réseau. Depuis 2007, plus de 60 pour cent du volume d'offres d'emploi ont disparu au total et en Suisse alémanique, et plus de 50 pour cent en Suisse romande et méridionale. Pour le volume total, ce sont plus de 30 pour cent au total et dans les deux plus grandes régions linguistiques et plus de 20 pour cent en Suisse méridionale qui ont disparu depuis 2007.

Le graphique "Evolution du volume de pages de la presse quotidienne" montre que les pertes se sont produites en deux étapes. En 2009, plus de 34'600 pages, soit 18,9 pour cent du volume total des annonces, ont été perdues. Environ 15'000 pages étaient des annonces d'emploi, dont le volume a ainsi diminué de 47,3 pour cent. L'année dernière, la presse quotidienne a subi une deuxième chute. Par rapport à 2011, le volume total a encore diminué de 11,7 pour cent, soit environ 17 000 pages. Le volume des postes a diminué de près d'un quart, soit 3 700 pages. En fin de compte, cela représente une perte totale de 58 000 pages d'annonces ou 31,3 % depuis 2007, soit pratiquement la même perte en pourcentage qu'en valeur (voir ci-dessus). Environ un tiers de cette perte est imputable aux annonces d'emploi. Leur volume a diminué de pas moins de 63 pour cent depuis 2007.

Tamedia ébranlé

Si l'on passe au niveau des titres, le tableau est dramatique (voir les graphiques "Evolution du volume d'annonces Big7 Suisse alémanique" et "Variation du volume d'annonces Big7 Suisse alémanique").

Le Tages-Anzeiger (y compris Alpha) a perdu à lui seul pas moins des deux tiers de son volume d'annonces depuis 2007, soit environ 8000 pages. Environ 42 pour cent de ces pertes sont imputables aux annonces d'emploi. Depuis 2011, il est ainsi pratiquement à égalité avec le NZZ (y compris NZZ Executive), qui n'a perdu "qu'un bon tiers". Le deuxième grand journal régional de Tamedia en Suisse alémanique a lui aussi perdu plus que la moyenne. Le Berner Zeitung a perdu près de la moitié de son volume, soit environ 2300 pages. Plus de la moitié de ces pages ont été consacrées aux offres d'emploi. Alors qu'en 2007, la BZ occupait encore la quatrième place avec 4825 pages derrière le Tages-Anzeiger (12 269 pages), la NZZ (6704 pages) et 20 Minuten (5065 pages), elle a glissé en 2012 à la sixième place derrière le St. Galler Tagblatt et la Neue Luzerner Zeitung. En ce qui concerne le St. Galler Tagblatt, il faut toutefois noter qu'en 2007, c'est le nombre de pages de l'édition de la ville de St-Gall qui a été communiqué, alors qu'en 2012, c'est celui de la Thurgauer Zeitung qui a été communiqué, avec un nombre apparemment plus élevé d'annonces qui ne sont diffusées que dans cette édition fractionnée. C'est bien sûr l'une des raisons de cette perte inférieure à la moyenne. En revanche, la Suisse du Nord-Ouest a également perdu plus que la moyenne, avec 43,2 pour cent par rapport à 2007. Par rapport à 2011, pratiquement tous les grands titres ont perdu à peu près dans la même mesure.

Le Nouvelliste est le nouveau numéro 1

En Suisse romande, l'évolution est en revanche beaucoup moins uniforme (voir les graphiques "Evolution du volume d'annonces Big7 Suisse romande" et "Variation du volume d'annonces Big7 Suisse romande "). La forte chute jusqu'en 2009, suivie d'une brève remontée, est surtout liée à la suppression du matin bleu à partir du 21 septembre 2009. Ce sont en premier lieu 24 heures et la Tribune de Genève qui en ont profité. Mais comme le montre la suite de la courbe, ce n'était qu'un feu de paille. La Tribune de Genève s'est ensuite complètement effondrée et se trouve désormais, avec Le matin, à la dernière place. Depuis 2007, elle a perdu pas moins de 1470 pages, soit 42,6% de son volume publicitaire. Parmi celles-ci, 400 pages (27%) étaient des annonces d'emploi. Pour 24 heures, 43 pour cent de la perte de 1305 pages sont à mettre sur le compte des annonces d'emploi. Avec 3584 pages, le journal régional vaudois était encore en 2007 le deuxième journal avec le plus grand nombre de pages d'annonces, juste derrière Le Temps. Il est désormais relégué à la quatrième place. La perte relative d'environ 36 pour cent est exactement la même que pour Le Temps qui, en 2007, présentait encore le volume d'annonces le plus élevé avec 3623 pages et qui, l'année dernière, a publié avec 2323 pages exactement le même nombre de pages d'annonces que 20 minutes, qui n'a perdu "que" 16,4 pour cent depuis 2007. Le Nouvelliste valaisan a également perdu moins que la moyenne. En 2012, avec 2720 pages, il présentait clairement la partie publicitaire la plus épaisse de tous les quotidiens romands. En 2007, il se trouvait encore au cinquième rang. Tous les titres romands ont en commun une perte importante entre 2011 et 2012, mais en pourcentage, elle a été nettement moins forte pour Le Temps que pour les autres grands titres.

20 minuti tient un quart

L'évolution au Tessin est également intéressante, surtout après le lancement de 20 minuti. Comme le montre le graphique "Evolution du volume d'annonces dans le sud de la Suisse", on y a enregistré, comme en Suisse alémanique, un premier effondrement entre 2008 et 2009. Par rapport à 2007, c'est le leader du marché, le Corriere del Ticino, qui a subi la perte la plus nette. Depuis, il a perdu près de 1800 de ses quelque 4000 pages d'annonces. Cela correspond à une baisse de 45,2 pour cent. LaRegione et le Giornale del Popolo ont perdu chacun environ 40 pour cent, ce qui devrait correspondre à la perte du Tre Top Ticino. Par rapport à 2011, La Regione a en revanche perdu 41,3 pour cent, soit plus que le Corriere avec 36 pour cent - même si le Corriere a perdu environ deux fois plus de pages de son volume d'annonces nettement plus élevé. Le Giornale del Popolo a été le moins touché, tant en termes absolus que relatifs. Ensemble, les trois titres liés par une combinaison d'annonces ont perdu 2300 pages d'annonces par rapport à l'année précédente. La raison principale en est certainement 20 minuti, qui a compté 1532 pages d'annonces lors de sa première année complète. Cela représente une part de marché de 26,3 pour cent. Le nouveau journal pour pendulaires laisse ainsi derrière lui LaRegione (22,5%) et le Giornale (14,1%). Avec 37,1 pour cent, le Corriere est déjà visible à l'horizon. Il est en revanche peu probable qu'il le rattrape ou même le dépasse. En effet, son taux de pénétration de 24,5 pour cent (contre 42,7 pour cent pour le Corriere) est encore trop faible, du moins pour le moment. Si l'on veut l'augmenter, un complément par le Corriere (incluant désormais le Giornale) atteint un CPM plus élevé que la combinaison de tous les quotidiens tessinois payants (voir MTJ 4/12, page 54).

Dimanche : un quart parti

Les journaux du dimanche ont également connu des mouvements depuis 2007. Le 16 septembre 2007, la septième édition du Mittelland Zeitung (aujourd'hui Nordwestschweiz) est parue pour la première fois sous le nom de "Der Sonntag". Et le 7 septembre 2008, une septième édition de la Neue Luzerner Zeitung, la Zentralschweiz am Sonntag, a été lancée pour la première fois sur le marché. Malgré ces offres supplémentaires, le volume des annonces de tous les titres a toutefois diminué de 1996 pages au total, soit 26 pour cent (toutes les valeurs sans les offres d'emploi). Si l'on exclut les deux nouveaux titres, ce sont même 2670 pages ou 36,1 pour cent qui ont été perdues. Les pertes du Matin Dimanche (-32,2%) et du Il Cafè della Domenica (-30,4%) sont à peine inférieures. En Suisse alémanique, les nouveaux lancements de Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag ont pratiquement coïncidé avec la chute du volume d'annonces de 2008 à 2009 (voir ci-dessus). Entre 2007 et 2009, les trois titres diffusés dans les régions linguistiques ont perdu environ un tiers de leur volume d'annonces, soit 1853 pages. Depuis, la situation est relativement calme en fin de compte. Seules 207 pages supplémentaires ont été perdues. Comme le montre le graphique "Evolution du volume publicitaire du dimanche en Suisse alémanique", le Sonntags- Zeitung est passé de la première à la troisième place depuis 2007. Durant cette période, il a perdu plus de la moitié de son volume d'annonces. Le nouveau leader du marché depuis 2008 est le SonntagsBlick - malgré une perte de plus d'un tiers du volume d'annonces. La NZZ am Sonntag a perdu le moins de terrain avec 31,4 pour cent (voir graphique "Variations du volume d'annonces du dimanche en Suisse alémanique").

Le groupe NZZ en tête le dimanche

En raison de ces différentes évolutions et des nouveaux titres régionaux, la part de marché de la SonntagsZeitung a chuté de 33,2 à 20,5 pour cent et celle du SonntagsBlick de 31,9 à 27,0 pour cent. La NZZ am Sonntag a été la moins endommagée avec un recul de 25,4 à 22,9 pour cent. Avec sa propre Zentralschweiz am Sonntag, le groupe NZZ détient même un tiers du marché dominical (voir graphique "Parts de marché du dimanche"). Et avec l'Ostschweiz am Sonntag qui sera lancée le 3 mars, cette suprématie va encore s'accroître. Pour la Zentralschweiz am Sonntag, le recul par rapport à la première année complète (2009) reste en revanche limité, avec 10,5 pour cent. La Südostschweiz joue certes toujours en fin de tableau dans la "deuxième ligue". Mais c'est le seul titre qui a enregistré plus d'annonces en 2012 qu'en 2007. Toutefois, la tendance est à nouveau légèrement à la baisse depuis 2010. Cela vaut également pour Sonntag, qui a déjà perdu 30 % de son volume publicitaire par rapport à la première année complète (2008). On peut donc se demander lequel des deux partenaires de la nouvelle "Schweiz am Sonntag" est le plus petit. Par rapport à sa faible pénétration de seulement 2,4 pour cent, le titre de Coire a en tout cas un nombre de pages d'annonces supérieur à la moyenne. Il sera intéressant de voir comment la fusion annoncée de Sonntag et Südostschweiz am Sonntag se répercutera sur le volume d'annonces de la nouvelle Schweiz am Sonntag. Vous en saurez plus sur cette fusion dans la prochaine semaine publicitaire. <

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L'hebdomadaire Leben & Glauben change de nom

L'hebdomadaire protestant « Leben & Glauben » change de nom pour devenir « Doppelpunkt ». Pour le reste, l'orientation de ce magazine, publié depuis 1925, reste inchangée.

Cette étape est importante pour le développement futur de la revue, qui est publiée de manière indépendante et sans subventions de la part des églises ou d'institutions proches des églises, a déclaré Fabian Egger, directeur de Cat Medien, cité dans le communiqué. Le couple de termes "vie et foi" recouvre certes exactement le profil du magazine, mais les expressions sont aujourd'hui de plus en plus souvent assimilées à "bigot", "sectaire" ou "fondamentaliste". La revue ne veut pas faire de prosélytisme, mais s'en démarquer clairement.

Au cours des deux dernières années, Leben & Glauben a réussi à maintenir le nombre de ses lecteurs à environ 50'000 par semaine. Le nombre de lecteurs et d'abonnements n'a toutefois pas pu être augmenté. Cat Medien Baden publie également son pendant d'orientation catholique, Sonntag. Pour ce magazine, le nombre de lecteurs a augmenté de 16 pour cent au cours des deux dernières années et demie pour atteindre actuellement 101'000 lecteurs. (ATS)
 

Le coupon numérique

Adwebster lance un nouveau réseau publicitaire mobile doté d'un outil ROPO innovant – ce qui signifie, en anglais moderne, « Research online, Purchase offline » (recherche en ligne, achat hors ligne).

Adwebster a construit pendant trois ans un solide réseau numérique de base (display, branding, vidéo) et dispose depuis longtemps déjà d'un important trafic mobile sur les iPhones, iPads, appareils Windows, téléphones Android ou Blackberry Devices. "Mais ce trafic n'était pas encore desservi jusqu'à présent, car le marché publicitaire en Suisse dans ce domaine n'en est qu'à ses débuts", explique Patrick Stüssi, Head of Products chez Adwebster.

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Réseau tout écran - sur tous les appareils mobiles

L'entreprise a délibérément pris son temps pour lancer le réseau mobile d'Adwebster, car il était important pour Adwebster de construire l'ensemble du réseau sur la même pile technologique afin de pouvoir profiter pleinement des grands avantages d'une approche "All ScreenPlanning" qui en découle. Cette architecture de réseau permet de ne pas considérer la publicité mobile de manière isolée, mais dans un contexte d'autres mesures de marketing en ligne telles que la publicité display stationnaire ou la publicité vidéo. "Dans un tel contexte, les campagnes peuvent être optimisées de manière très efficace, ce qui signifie pour l'annonceur le meilleur retour sur investissement possible".

Campagnes de branding, de ciblage et de vidéo

Outre la campagne de branding mobile classique au sein des canaux thématiques premium, il est également possible de réserver des campagnes de portée inter-canaux. L'ensemble du réseau est en outre compatible avec la vidéo (VAST 2.0), la diffusion de spots TV peut être coordonnée avec des campagnes de branding et/ou de couverture associées. Parallèlement, Adwebster introduit le premier outil ROPO intégré de Suisse, un instrument de marketing GPS appelé Smart Sale. "Smart Sale est le premier outil ROPO intégré de Suisse avec un suivi GPS ultramoderne", déclare le CEO Andi Nigg. "Smart Sale, un outil ROPO avec localisation GPS, est la nouvelle pièce maîtresse de notre réseau mobile", poursuit Stüssi. Smart Sale provient du propre "adwebster Lab", utilise la technologie de suivi GPS la plus moderne et offre aux clients publicitaires la possibilité de suivre le succès de la campagne sur leurs propres systèmes POS hors ligne au moyen de codes-barres réels. Les détaillants et les entreprises disposant de chaînes de magasins peuvent définir des actions individuelles, des remises ou des bons d'achat par filiale via des flux XML. La livraison s'effectue sur tous les appareils mobiles et peut être délimitée avec précision dans un périmètre donné. Les écarts lors du suivi GPS ne sont que de quelques mètres. Pan

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"Avec Smart Sale, nous pouvons mesurer, au moyen du scan de la caisse, combien d'offres ont été utilisées dans un magasin".

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Andi Nigg Adwebster est le plus grand réseau publicitaire de Suisse pour les campagnes numériques de branding et les campagnes vidéo sur tous les appareils tels que les ordinateurs de bureau, les téléphones portables ou les tablettes. Le groupe de médias NZZ détient une participation de 49% dans Adwebster, le fondateur et CEO Andi Nigg détient 51% des actions.

WW : Smart Sale semble être un nouveau produit innovant, cependant de nombreux lecteurs se demanderont pourquoi Adwebster tente, avec ROPO, de diriger les clients potentiels vers des "boutiques hors ligne" plutôt que de les diriger directement vers une boutique en ligne.
Andi Nigg : Les annonceurs ont un grand besoin d'attirer des clients potentiels dans un magasin. Depuis quelques années, des concepts tels que le "couponing" ou les "deals du jour" tentent de rendre la publicité numérique utilisable dans le monde réel (hors ligne). Smart Sale est pour ainsi dire une évolution de ces approches, à la différence que les consommateurs se voient directement proposer des promotions via leurs smartphones et autres terminaux mobiles (s'ils se trouvent par exemple dans un rayon de 100 mètres d'une filiale X) - et ce, tous portails confondus, sur le plus grand réseau publicitaire numérique de Suisse, qui compte plus de 400 titres premium.
 
Dans quelle situation cela a-t-il un sens ?
Ce n'est pas comme si les boutiques en ligne remplaçaient dans tous les cas les "boutiques hors ligne". L'expérience d'achat est qualitativement très différente, de plus, pour de nombreux produits, il n'est pas judicieux de les acheter en ligne. Avec "Research online - Purchase offline", Adwebster veut démontrer que la combinaison de la publicité numérique avec un réseau de magasins hors ligne peut être très efficace. Un consommateur qui voit une annonce de vente intelligente en déplacement est dans une situation très différente de celle d'un utilisateur assis devant son ordinateur au bureau ou à la maison. Le ROPO permet de générer davantage d'achats spontanés, car un client potentiel se trouve justement à proximité d'un magasin donné et souhaite profiter d'une promotion. L'expérience d'achat associée à une incitation est très importante pour ce type de publicité.
 
Pour quels clients la vente intelligente est-elle utile ?
ROPO est intéressant pour tout client qui exploite un réseau de magasins et qui souhaite attirer des clients potentiels dans ses magasins. Cela inclut les grands détaillants, les chaînes de restauration rapide, les magasins spécialisés en électronique, les magasins de bricolage ou les magasins de meubles. Ces annonceurs dépensent toujours la plus grande partie de leur budget publicitaire pour des publicités promotionnelles dans les médias imprimés (encarts, annonces promotionnelles dans les journaux) ou les distribuent via le dépôt dans les boîtes aux lettres. La délimitation régionale est obtenue au moyen de réservations dans la presse écrite locale (Anzeiger Stadt A, journal local Stadt B).
 
Où Adwebster voit-il un potentiel pour le ROPO ?
En tant que plus grand réseau numérique d'affichage et de vidéo de Suisse, nous savons bien sûr que les utilisateurs de la ville A consomment majoritairement des médias nationaux (p. ex. Blick, NZZ, Pro Sieben, Sat 1, etc.). Avec Smart Sale, il est désormais possible de diffuser pour la première fois de la publicité promotionnelle sur un réseau publicitaire numérique national, mais avec une délimitation locale très forte et précise via la technologie GPS. Différentes promotions peuvent être utilisées par magasin, elles sont lues automatiquement via des flux XML et mises à jour en direct. Nous sommes convaincus que la publicité promotionnelle via Smart Sale est très efficace et peu coûteuse. C'est pourquoi nous voyons un énorme potentiel pour notre service ROPO.
 
Et les campagnes de vente intelligente sont-elles vraiment directement mesurables pour les clients ?
Oui, c'est l'un des grands avantages par rapport aux publicités imprimées. Avec Smart Sale, nous pouvons mesurer non seulement le nombre de fois où la publicité a été affichée et cliquée, mais aussi le nombre d'offres (par scannage de la caisse) qui ont été effectivement utilisées dans l'une des filiales X ou Y. Et le meilleur : les clients de Smart Sale peuvent suivre eux-mêmes le succès ou le retour sur investissement via leurs propres systèmes de caisse POS.
 
Un annonceur doit-il de son côté faire créer un site pour mobile ou programmer d'autres fonctions ?
Non, nous nous chargeons de tout pour l'annonceur. Nous voulons que l'utilisation de Smart Sale soit aussi simple que possible, sans que cela n'entraîne de dépenses supplémentaires. Le client ne remarque presque rien de l'intégration technique et de ces efforts. Avec une campagne Smart Sale, les annonceurs reçoivent en outre quasiment "une application d'action" gratuite.

Entretien : Andreas Panzeri

L'expert en style

En novembre dernier, Lukas Frei a repris la direction de la création chez Scholz & Friends Suisse. L'ancien CD de JvM/Limmat veut renforcer la création et rendre l'agence attractive pour les jeunes talents.

Il est considéré comme un chien cool. Un des publicitaires qui passerait pour un designer, dit un ancien collègue de travail de Lukas Frei. Il sait apprécier les belles choses et s'intéresse aussi beaucoup à la culture, ajoute un autre. Un AD extraordinairement bon, un fanatique de la qualité, un créatif pur sang. Très stylé, avec une pochette dans la poche de poitrine de son veston, Frei est assis dans son bureau de la Förrlibuckstrasse. Blanc sur blanc, une petite chaîne stéréo est posée sur le grand bureau ovale. Pour l'instant, il n'y a pas de musique. Mais lorsque Frei travaille, les petites enceintes créent un subtil tapis sonore. Reggae, dub, rocksteady, beaucoup de musique noire en général, mais aussi de la musique classique ou du rock alternatif.
 
L'ancien directeur créatif de Jung von Matt/Limmat doit aider Scholz & Friends Suisse à briller davantage sur le plan créatif. Car contrairement à l'Allemagne, où le réseau est domicilié et fait partie des meilleures adresses créatives, Scholz & Friends n'a jusqu'à présent réussi que partiellement son atterrissage en Suisse sur le plan créatif. D'une part, l'agence, qui était jusqu'à présent dirigée par un Allemand, n'était pas assez perçue comme une adresse suisse. D'autre part, sous l'ancien CEO Wolfgang Steinhaus, l'accent était mis sur le conseil. Dans le domaine de la création, c'est la galère. Plusieurs changements à la tête de la création en ont été la conséquence. Avec Martin Samsel, qui a quitté Jung von Matt/Limmat pour Scholz & Friends il y a un peu plus d'un an et qui a pris le poste de CEO en octobre, et Frei, qui a rejoint l'entreprise en novembre en tant que directeur de la création, le redressement doit maintenant être maîtrisé.
 
Frei et Samsel forment un duo éprouvé. Ces huit dernières années, ils ont géré ensemble plusieurs clients chez JvM/Limmat et avaient déjà collaboré auparavant chez McCann Erickson Zurich. Un conseiller et un créatif qui s'entendent bien. Ce n'est pas évident, dit Frei avec un sourire.
 
Samsel est le stratège, le conseiller en communication qui aime raconter des histoires. Frei, en revanche, est plus réservé. Samsel le décrit comme un créatif discipliné et engagé, qui agit de manière réfléchie. Il est toujours très bien préparé pour les présentations. C'est un type sûr de lui qui ne bascule pas au premier vent contraire, mais qui reste ferme et poursuit son objectif.
 
Mais Samsel dépeint aussi l'image d'un créatif qui aime explorer des pays lointains en moto et qui, contrairement à son quotidien bien planifié, préfère se laisser porter - seul, indépendant, sans plans ni structure. Lorsque l'on aborde le sujet avec Frei, il se confie et commence à raconter ses innombrables voyages dans les Caraïbes. Pas trop longtemps, mais il révèle qu'au début de la vingtaine, après sa formation artistique à Bâle, il a passé six mois en Jamaïque où il a peint des enseignes pour des bars et des restaurants. Frei a été séduit par la vibe. La manière dont les gens s'entendaient entre eux, comment ils faisaient beaucoup avec peu grâce à leur talent d'improvisation créative. Que ce soit dans la musique, dans leur propre style de rue ou dans des idées commerciales pragmatiques pour survivre. Une culture dans laquelle il s'est plongé.

Mais au fond, ces aventures font partie des choses que Frei n'aime pas montrer. Il les partage volontiers avec ses amis. Pour les autres, il les laisse transparaître. Par exemple avec la mention "voyages extensifs" dans son profil ou "patois jamaïcain" dans ses connaissances linguistiques. Frei et Samsel sont deux personnages différents qui ont pourtant beaucoup en commun. Et pas seulement lorsqu'il s'agit de l'orientation de l'agence ou de la définition de la qualité. Et c'est précisément pour cela qu'ils fonctionnent si bien ensemble. "Le paquet global est meilleur que la somme des éléments individuels", décrit Frei. Samsel est également la raison pour laquelle le CD a décidé de quitter JvM/Limmat, qui était pour lui une adresse de choix jusqu'à la fin. "J'étais arrivé à un point où j'étais ouvert à un nouvel environnement". Avec Samsel, il s'imaginait depuis longtemps fonder sa propre agence.

D'une certaine manière, cela est désormais devenu une réalité. L'équipe de direction de Scholz & Friends a été entièrement remaniée. Parallèlement, Samsel et Frei reprennent l'agence en sachant qu'ils ont une marque internationale forte derrière eux. Ils entretiennent un échange collégial avec les filiales allemandes. Pour les tâches spéciales, ils utilisent sans bureaucratie la force du réseau familial, surtout le groupe stratégique de 35 personnes ou les spécialistes des questions CI/CD. Mais aussi parfois la création classique, si nécessaire. Malgré cela, l'agence, qui compte à peine 50 collaborateurs et qui est relativement petite par rapport aux standards allemands, est appréciée par ses grands collègues du nord, selon Frei. "Notre travail est suivi. Nous ne sommes pas la petite sœur qu'il faut aider parce qu'elle a reçu un coup sur la tête au Chindsgi". Depuis l'arrivée de Frei, Scholz & Friends a déjà enregistré ses premiers succès en matière d'acquisition. A la fin de l'année, l'agence a remporté le pitch en deux étapes d'Engadin St. Moritz et est actuellement en train d'élaborer une campagne d'été. Elle a déjà réalisé des travaux pour Credit Suisse, Sunrise, FC Bâle, Opel et Emmi.

Pour l'avenir, Frei souhaite notamment avoir des clients dans le domaine de la mode et du lifestyle, pour lequel il a une grande affinité de par son passé, lorsqu'il travaillait pour des clients comme Max Shoes et Bucherer. Frei pose les plus hautes exigences graphiques et photographiques à ses travaux. Le créatif aime notamment susciter des émotions avec des images fortes. Pour Bucherer, il a mis en scène "les plus beaux moments de la vie" de manière complexe et expressive, mais avec une légèreté enjouée. Pour une campagne d'image des CFF, il a misé sur la force des images et a pratiquement renoncé à tous les éléments classiques des CFF. Pas de logo, pas de trains, pas de voies ferrées.

Mais pour Frei, ce n'est pas seulement la production créative qui compte, mais aussi l'environnement dans lequel les travaux sont réalisés. "Chez Scholz & Friends, c'est la première fois que j'ai la possibilité de créer une culture", se réjouit Frei. Il souhaite une ambiance de travail marquée par un souci de qualité élevé, sans pour autant perdre de vue le plaisir. Il adhère ainsi au credo de Scholz & Friends "dur dans les affaires - amical dans les relations". Pour Frei, il est essentiel que l'engagement des collaborateurs soit valorisé. Frei se rend toujours compte de ce qu'il peut lui-même apporter. "Il s'agit en partie de petites choses, comme la culture du feedback : quand une présentation est terminée, je raconte en détail à l'équipe comment elle s'est déroulée. Ou j'écris un mail le soir même. Il est extrêmement important que l'équipe reçoive de tels signaux". Encourager les jeunes talents créatifs est une grande préoccupation de Frei, qui enseigne à la BSW Kreativschule de l'ADC sur le thème "sur l'approche de la photographie et des photographes". Déjà dans son dernier lieu de travail, il a toujours pu enthousiasmer des talents - entre autres du design graphique - pour une carrière dans la publicité. Il sait découvrir et développer des talents créatifs.

Concrètement, l'encouragement de la relève chez Frei se traduit par exemple par l'attribution, dans l'idéal, d'une Wild Card à une Junior Team pour chaque job. Les jeunes créatifs doivent collaborer au niveau conceptuel et ne pas seulement être le bras armé du DA ou du CD. "Nos graphistes, nos rédacteurs juniors et nos stagiaires doivent participer au daily business. Cela représente certes un surcroît de travail pour le CD, mais de mon point de vue, c'est un investissement qui en vaut la peine. En outre, nous formerons également un apprenti graphiste à partir de l'été". Frei se demande toujours comment c'était pour lui à l'époque, en tant qu'assistant et plus tard en tant qu'AD. Qu'est-ce qui lui a plu ou déplu chez ses supérieurs de l'époque ? Le créatif essaie de faire preuve d'empathie envers ses collaborateurs, de s'intéresser aux caractères et d'encourager les créatifs selon leurs capacités. "Les uns sont plus robustes, les autres plus sensibles. Il faut en tenir compte. Un AD est fort en concept, un autre meilleur en exécution, travaille bien avec un photographe. Il faut utiliser les gens de manière à ce qu'ils se sentent à l'aise". Samsel parle également du fait que Frei a un sens aigu pour percevoir les ambiances au sein d'un groupe. Actuellement, Frei s'occupe entre autres de l'intégration harmonieuse du département numérique dans l'entreprise. Il veut mettre fin à "l'esprit de jardin" qui s'installe parfois lorsque des publicitaires au parcours classique rencontrent des spécialistes en ligne. "L'unité en ligne ne doit pas agir comme une 'petite entreprise dans l'entreprise', mais faire partie intégrante de l'agence, de sorte qu'un transfert de connaissances intensif des deux côtés soit une évidence", explique Frei. "Cela fonctionne déjà très bien aujourd'hui".

Frei lui-même, qui a suivi la voie classique des agences, se perfectionne progressivement dans le domaine des médias numériques. Il a par exemple suivi l'Hyper Island Masterclass in Digital Media à Londres. Il étudie des cas d'entreprises afin d'avoir les bonnes réponses aux questions qui se posent dans la vie quotidienne avec les clients. Que signifient les médias sociaux ? Que peut-il faire, que ne peut-il pas faire ? Pour quel client, quelle plate-forme a du sens, laquelle n'en a pas ?

En privé, il utilise les médias sociaux de manière restrictive, comme il se doit. En tenant compte de sa sphère privée. Ainsi, ses publications sur Facebook se comptent sur les doigts d'une main. Finalement, tout le monde n'a pas besoin d'être au courant la prochaine fois qu'il quitte son travail quotidien pour découvrir des pays lointains.
 
Isabel Imper

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Photo : Isabel Imper

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Le dernier mais non le moindre : Bonne journée des journalistes

Récemment, ça a encore été le cas : la Saint-Valentin approchait à grands pas, avec son lot de fleurs, de chocolats, de tulle rose et de petits cœurs – et avec 10 raisons pour lesquelles il faudrait sortir avec un journaliste…

"Nous travaillons au mieux dans les délais", dit-on par exemple. Ou encore : "Nous connaissons le maire". La liste des 10 raisons est disponible sur Newscastic.com. Il ne s'agit toutefois pas d'un éloge de la branche, mais plutôt d'une invitation à l'activité sociale : "Faites votre part pour aider notre presse locale et parrainez un journaliste", peut-on y lire. Et les raisons ne manquent pas :

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Sur le fond : pertinence

Les thèmes doivent être pertinents pour les lecteurs. Ce n'est qu'à cette condition que ces derniers seraient prêts à payer pour des contenus. Voilà l'avis unanime des professionnels des médias. Une grande partie de ce qui est apparu dans les médias ces derniers jours et semaines ne peut toutefois pas être qualifié de pertinent, même avec beaucoup de bonne volonté.

Quelques exemples :
En été 2012, Newsnetz a eu une histoire exclusive. Un article qui négligeait certes les principes journalistiques de base les plus simples - la NZZ am Sonntag citait à ce sujet la prétendue maxime du directeur de la rédaction de l'époque, Peter Wälty, avec les mots "Shoot first, check later" - mais c'était tout de même un primeur. Il s'agissait d'un tweet - pour le moins idiot et en même temps extrêmement naïf - d'un politicien de l'UDC. Cet article a ensuite conduit au grounding personnel du politicien. Ce n'est pas beau à voir. Pour remettre les choses à leur place, une interview de deux pages a été publiée au début de l'année dans le Tages-Anzeiger avec l'auteur zélé du tweet. L'interview a été menée par le rédacteur en chef Strehle en personne. Insolite et gênant.

La Weltwoche n'a alors pas hésité à publier la semaine dernière un article sur le passé gauchiste de Res Strehle. La couverture montre Strehle sur une photo de police datant d'une trentaine d'années. Selon la NZZ am Sonntag, l'hebdomadaire a commis une erreur gênante dans une illustration de l'article : Une photo ne montrait pas un ancien poseur de bombe comme écrit, mais un homme portant presque le même nom, mais qui n'avait rien à voir avec des délits liés aux explosifs. C'est douteux et embarrassant.

Le journal Sonntag a demandé à Dominique von Burg, président du Conseil suisse de la presse, ce qu'il pensait du Strehle-bashing. Et celui-ci n'a rien trouvé de plus intelligent à dire que : "Il est totalement disproportionné de clouer Res Strehle au pilori de la sorte, comme l'a fait la Weltwoche sur sa première page. Pour moi, c'est inadmissible". Le fait qu'il torpille par ces mots l'indépendance du Conseil de la presse ne semble pas le déranger. Mais à un moment ou à un autre dans les prochains mois, le Conseil de la presse devra prendre position sur l'article incriminé de la Wewo. Naïf et gênant.

Les articles sur la veste des sponsors d'Ueli Maurer à Schladming, les protestations de la police lucernoise au sujet de la dernière scène de crime et la prétendue publicité clandestine du stress à la télévision couleur suisse ont également été extrêmement pertinents. L'article sur la femme néo-zélandaise morte d'une addiction au Coca-Cola est presque pertinent et l'utilité pour les lecteurs est également claire : 10 litres de Coca-Cola par jour sont mauvais pour la santé.

Pierre C. Meier, rédacteur en chef
[email protected]
 

Hofer gagne un nouveau client

Hofer Kommunikation se réjouit de cette histoire d'amour entre Vérone et Berne : à l'issue d'une présentation, Giovanni Rana Suisse a choisi de collaborer avec l'agence de publicité bernoise.

L'agence doit relancer les pâtes fraîches en Suisse alémanique. Les premières mesures seront visibles au printemps de cette année.
 

Les prix de la relève font avancer l'excellence

Michael Conrad, fondateur de la Berlin School of Creative Leadership, a participé au jury du concours "Das kann nur ein Inserat". Werbewoche s'est entretenu avec Conrad au sujet des concours de jeunes talents, des prix et de la publicité.

Cette année encore, de jeunes créatifs ont conçu des annonces pour le concours "Seule une annonce peut le faire", afin de promouvoir leurs semblables. Quatre-vingt-dix idées ont été soumises, dont six ont été récompensées. Les sujets gagnants seront publiés dans le cadre de la campagne de marketing générique de l'association Médias Suisses dans plus de 100 journaux et magazines - sous le nom de leurs créateurs. Les travaux ont été évalués par un jury composé de créatifs et d'annonceurs, présidé par Andreas Prokesch, ancien président de l'Art Directors Club (ADC). Michael Conrad a également été invité à faire partie du jury. Conrad est le fondateur et président de la Berlin School of Creative Leadership, membre honoraire de l'ADC, directeur créatif de Leo Burnett Worldwide pendant de nombreuses années et président du jury des Cannes Lions. Dans l'interview qu'il a accordée à Werbewoche, il parle de la publicité imprimée, de l'importance des prix créatifs pour la promotion de la relève, des prix et de la publicité en général.

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WW : Michael Conrad, qu'est-ce qui vous a incité à vous engager dans "Ça ne peut être qu'une annonce" (DKNEI) ?
Michael Conrad : Je trouve la publicité dans les quotidiens intéressante. Quand on m'a demandé de travailler pour DKNEI, j'ai accepté.
 
Qu'est-ce qui est passionnant dans la publicité dans les journaux ?
La plupart des annonces sont ignorées. Seules quelques-unes produisent quelque chose qui est très important pour les annonceurs : du temps. Contrairement à la télévision, où l'on achète du temps, les annonces peuvent produire du temps.
 
Comment les publicités imprimées y parviennent-elles ?
Tout comme un article de journal. En proposant quelque chose de pertinent pour les lecteurs, qui les captive. Elles doivent donner envie au lecteur de s'y intéresser.
 
Vous avez fait l'éloge d'une publicité textuelle d'Apple qui explique les applications iPhone (voir en marge). Pourquoi ?
C'est une présentation comme on en a déjà vu beaucoup. Un produit est représenté, certaines parties sont expliquées, la head-line est certes au point, mais rien de particulier. Une telle publicité ne serait jamais élue lors d'un concours. Pourtant, elle fonctionne. Après avoir lu l'annonce, j'ai téléchargé deux applications. Lors d'un vol, j'ai pu observer comment quelqu'un d'autre avait lu cette annonce dans le journal et y avait consacré environ 90 secondes.
 
Est-ce un problème si une annonce qui fonctionne sur le marché n'a aucune chance d'être récompensée lors d'un Award ?
C'est un énorme problème. Dans l'industrie de la publicité, il y a une tendance à vouloir gagner des prix. Cela n'a rien de répréhensible en soi. Mais cela devient problématique lorsque les publicitaires détournent une annonce du client parce qu'elle ne leur permet pas de remporter un prix. Les agences devraient en premier lieu faire ce qui est juste pour leurs clients. Et parfois, elles gagnent un prix.
 
Serait-ce une solution d'adapter les prix ?
Un bon spectacle de remise de prix pourrait permettre aux membres du jury de présenter eux-mêmes de bons travaux qui n'ont pas été soumis. Mais les organisateurs n'insisteront pas sur ce point, car les Awards sont des machines à sous. Chaque travail envoyé coûte de l'argent. Ils ne voudront pas se laisser dépouiller de cet argent. En outre, il serait probablement difficile de faire en sorte que les membres du jury proposent eux-mêmes des annonces. C'est le début d'une activité de lobbying.
 
Les Awards devraient-ils adapter les critères pour qu'une annonce comme celle d'Apple soit soumise par les agences ?
C'est délicat. Les Awards veulent avoir le moins de critères possible. Les membres du jury doivent donner leur avis sur ce qu'est une bonne publicité. Tout dépend donc du jury. Si un jury tenait compte de la valeur commerciale d'une publicité, la publicité d'Apple obtiendrait également un score.
 
Il existe des prix comme l'Effie, qui pondèrent spécifiquement le succès sur le marché. Qu'en pensez-vous ?
Je trouve que l'Effie est une bonne chose. Il me semble important de récompenser les travaux qui ont produit des choses spectaculaires et exceptionnelles sur le marché. Mais il y a une convergence entre les différents concours : Les publicités qui sont récompensées lors des grands Awards gagnent aussi en grande partie un Effie.
 
Vous vous engagez dans divers concours de jeunes talents. Quelle est l'importance des prix créatifs pour la promotion de la relève en général ?
Les prix de la relève sont incroyablement importants. Ils font avancer l'excellence. Grâce aux prix, les jeunes reçoivent l'attention des personnes qui ont déjà accompli des choses formidables. Cela les motive à faire du bon travail. C'est de l'encouragement. Dans la publicité, c'est la même chose que dans l'industrie cinématographique : un réalisateur ou un cinéaste qui n'a pas l'ambition de remporter un Academy Award ne devrait même pas travailler dans cette branche.
 
Vous ne décrivez pas la Berlin School of Creative Leadership comme une école de publicité. Qu'est-elle alors ?
L'école a été créée pour soutenir les grands créateurs qui sont placés dans des fonctions de direction ou qui s'y placent eux-mêmes, dans leurs nouvelles tâches.
 
Vous voulez dire que si un AD devient CD ou un CD devient directeur général ...
Exactement. Gérer une entreprise est différent de créer de la publicité. Surtout que les agences de publicité ne sont pas des entreprises de service quelconques, mais des entreprises créatives.
 
Qu'est-ce que cela signifie ?
Les grands créatifs travaillent en dehors de la norme. C'est pourquoi les agences doivent elles aussi trouver une place hors de la norme. TBWA, par exemple, a choisi la "disruption" comme critère et a développé une expertise autour de cette idée. Se placer à côté de la norme permet d'être compétitif. La tâche des dirigeants consiste désormais à conduire leur agence, leurs clients et leurs partenaires à une telle place. Les agences ne doivent pas produire ce que les clients achèteraient, mais ce dont les clients ont besoin. La Berlin School fournit aux créatifs les techniques pour y parvenir.
 
Vous plaidez pour une publicité "folle". Combien d'agences y parviennent ?
Le mot "fou" ne doit pas être mal interprété. Il ne signifie pas fou, mais éloigné de la norme. La plupart des agences ne réussissent pas ce genre de publicité. Et très peu la réussissent très bien. La publicité d'Old Spice, par exemple, est absolument brillante. Tout comme celle de Hornbach.
 
Qui est responsable lorsque la publicité n'est pas assez "folle" : est-ce la faute des agences qui manquent de courage - ou des clients qui n'osent pas faire de la publicité non conventionnelle ?
Je dirais que cela dépend en premier lieu des agences. Elles doivent convenir à l'avance avec leurs clients d'aller dans un endroit qui est frais, qui n'est pas conventionnel. Mais les responsables sont aussi les clients, car ils paient de moins en moins les agences. Pour les agences, le pire est de devoir vendre quelque chose. Les annonceurs et les clients doivent travailler ensemble à l'élaboration de nouveautés. Les agences doivent trouver des moyens de sortir des clichés avec leurs clients et de créer quelque chose de personnel.
 
Dernière question : quels sont les conseils que vous donnez aux jeunes créateurs ?
Je vous donne pour consigne d'étudier sans condition comment éviter les clichés et de vous fixer des objectifs. Cela permet d'aller de l'avant. Lorsque je travaillais chez Leo Burnett, j'ai élaboré une liste de critères de qualité qui a été adoptée par de nombreuses agences et aussi par quelques universités (voir en marge). Les 10 critères peuvent être divisés en trois niveaux. Les niveaux supérieurs sont à atteindre. Les critères 4 à 1 doivent être évités : Les clichés, les travaux qui ne sont pas concurrentiels, la publicité destructrice ou effrayante. Pour éviter ce genre de publicité, il faut élaborer une stratégie innovante et travailler excellemment dans les détails. Je conseille aux jeunes de définir des critères pour eux-mêmes et de s'évaluer - et d'être évalués - tous les trois mois selon leurs critères. Ensuite, ils progressent.

Entretien : Isabel Imper

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