Youtube envisage un service d'abonnement sans publicité

La plate-forme vidéo de Google, Youtube, réfléchit à un service d'abonnement payant sans publicité. Certains utilisateurs sont prêts à payer de l'argent pour ne pas voir de clips publicitaires, a déclaré la directrice de Youtube Susan Wojcicki.

"Nous réfléchissons à la manière de donner le choix aux utilisateurs", a expliqué Wojcicki lors de son intervention à une conférence organisée par le blog technologique Recode lundi (heure locale). On sait déjà que Youtube travaille sur un service d'abonnement pour la musique. Sur Youtube, des clips publicitaires s'affichent avant le début de la vidéo qu'un utilisateur souhaite regarder. Typiquement, il est possible de cliquer dessus après quelques secondes. Google ne présente pas individuellement les activités publicitaires de Youtube. Selon les estimations du bureau d'études de marché eMarketer, les recettes ont atteint 5,6 milliards de dollars l'année dernière. Entre-temps, la moitié de l'utilisation de Youtube se fait sur des appareils mobiles, a déclaré Wojcicki. Le temps total de visionnage des vidéos Youtube augmente chaque année d'environ 50 pour cent. (ATS)

Myret Zaki devient la nouvelle rédactrice en chef de Bilan

Myret Zaki devient rédactrice en chef de Bilan. L'actuelle rédactrice en chef adjointe prendra la direction du magazine économique romand le 1er novembre 2014, en remplacement de Stéphane Benoit-Godet, parti au Temps.

Selon le communiqué, Myret Zaki dispose d'une solide expérience de direction. Au sein de la rédaction en chef de Bilan, elle a notamment travaillé depuis 2010 au repositionnement du magazine et au développement de l'offre numérique. En tant que rédactrice en chef, Myret Zaki aura pour mission d'assurer la continuité dans la couverture médiatique de Bilan, de développer de nouveaux contenus rédactionnels imprimés et numériques et de poursuivre le développement des événements organisés par Bilan, notamment "Les 300 plus riches de Suisse" et "Soirée Femmes Leaders".

Après avoir obtenu un bachelor en sciences politiques à l'American University du Caire et un MBA à la Business School de Lausanne en 1998, Myret Zaki a travaillé pendant quatre ans comme analyste financière dans une banque privée. En 2001, elle a rejoint la rédaction économique du quotidien Le Temps, où elle était responsable des pages et des suppléments financiers. En janvier 2010, elle a été nommée rédactrice en chef adjointe du magazine économique Bilan. Myret Zaki est l'auteur de trois ouvrages de fond consacrés au secteur financier. Le livre "UBS am Rande des Abgrunds" est paru en 2008, "Das Bankgeheimnis ist tot - Es lebe die Steuerflucht" en 2010 et "Dollar-Dämmerung", la traduction de l'original français "La fin du dollar", a été publié en 2012. En 2008, Myret Zaki a reçu le prix du journalisme du magazine Schweizer Journalist pour la Suisse romande.

A la direction de la rédaction, Myret Zaki sera secondée par deux nouveaux rédacteurs en chef adjoints, Dino Auciello, actuellement responsable de l'offre en ligne Bilan.ch et Serge Guertchakoff. La journaliste Cristina d'Agostino, responsable du cahier thématique spécial Luxe-Bilan, complète le trio des rédacteurs en chef adjoints.

Photo : Bilan.ch

Publicis : campagne pour les services bancaires numériques d'UBS

Une campagne de Publicis adapte les offres et les avantages des services bancaires numériques d'UBS aux besoins des clients mobiles en Suisse.

Des sujets spéciaux ont été créés pour la presse dominicale et pour les titres financiers, tandis que des méga-affiches doivent thématiser avec charme la planification budgétaire. La campagne sera déployée à partir du 3 novembre dans différents médias avec un mélange de mesures offline et online et fera la promotion de l'e-banking et du mobile banking d'UBS.

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Responsable chez UBS : Daniel Fischer (responsable marketing UBS Suisse), Daniela Ciotto (Head Swiss Marketing Initiatives), Manuela Gualeni (chef de projet Swiss Marketing Initiatives), Daniel Hünebeck (Head Client Dialogue Marketing), Mirela Jusic (Digital Campaign Manager). Responsable chez Publicis : Thomas Wildberger (CCO), Ralph Halder (ECD), Bruce Roberts, Regine Cavicchioli (AD), Albert Matzinger, Christian Schirmer, Thomas Schöb (texte), Pascal Schaub (Group Head), Gina Armellino, Beat Huber (conseil), Adrian Häni, Samuel Bollow (production). Responsable du film : Sonja Meier, Sandra Monse (Condor Films).
 

AZ-Medien : Nouvelle organisation dans la zone de marché d'Olten

Predi Vukovic, aujourd'hui directeur des ventes de l'AZ Limmattalerzeitung, deviendra directeur d'édition de la zone de marché Olten à partir du 1er janvier 2015. Il sera ainsi responsable des activités de vente de l'Oltner Tagblatt et du Stadtanzeiger Olten, qui seront désormais regroupées au sein d'une même équipe.

Les activités de vente à Olten seront regroupées sous une seule direction et la rédaction de l'Oltner Tagblatt sera intégrée dans l'organisation d'"AZ Nordwestschweiz". Dans le cadre de la reprise de Dietschi AG, AZ Medien se réorganise afin d'orienter ses activités à Olten de manière plus ciblée sur les besoins du marché, comme l'indique un communiqué.

Giuseppe Sammartano, CEO et directeur des ventes, quitte Dietschi à sa demande pour relever un nouveau défi professionnel. René Rindlisbacher, directeur d'édition du Stadtanzeiger Olten, quitte l'entreprise d'un commun accord à la fin mars 2015. La direction de l'entreprise remercie Giuseppe Sammartano et René Rindlisbacher pour leur grand engagement à Olten.

"Le regroupement des équipes de vente permettra de gérer plus efficacement le marché publicitaire dans la région d'Olten. Nous sommes heureux d'avoir trouvé en Predi Vukovic un professionnel de la vente chevronné pour cette tâche", déclare Dietrich Berg, directeur général des journaux.

Rédaction Oltner Tagblatt

Beat Nützi, rédacteur en chef de l'Oltner Tagblatt, rapporte à partir du 1.11.2014 à Christian Dorer, rédacteur en chef de l'AZ Nordwestschweiz. Beat Nützi continuera à travailler sur place avec son équipe de rédaction pour faire d'Olten le journal le plus important de la région. L'Oltner Tagblatt est déjà une édition du groupe de journaux AZ Nordwestschweiz.

DMA : Mirus en finale à Londres

Mirus, le magazine numérique indépendant qui fait découvrir des lieux et des quartiers inconnus, a réussi à se hisser, avec sa première édition, sur la liste exclusive des finalistes des prestigieux DMA Awards.

Le site Prix du magazine numérique existe depuis cinq ans et récompense, sous l'égide d'un jury international, les nouveaux magazines numériques les plus remarquables. Mirus a décroché une place sur la liste dans la catégorie "Title Launch of the Year". Les élections finales auront lieu en novembre à Camden, Londres. "Nous sommes assez surpris de figurer parmi tous ces grands acteurs. En fait, nous n'avons pas le temps de faire la fête, car nous sommes en pleine production de la deuxième édition, qui sera publiée en décembre", a déclaré l'éditeur Stefan Jermann dans un communiqué publié mardi.
 
Mirus a été conçu et mis en page par l'agence de design Truce. Le CMS, développé de A à Z, entièrement responsive et basé sur une grille, a été mis en place sur une période d'un an. Mirus a été lancé en septembre (Werbewoche.ch a rapporté).

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Medienwoche lance Medienmonitor

Le magazine médiatique numérique Medienwoche élargit son offre rédactionnelle et lance le service d'observation des médias Medienmonitor. Le secteur de la communication dispose ainsi d'une nouvelle revue de presse.

La rédaction résume sous Medienmonitor.ch rassemble des articles substantiels, factuels et d'opinion provenant de médias spécialisés et grand public. L'offre a été lancée mardi et il est possible de s'y abonner par e-mail. Les professionnels et les cadres reçoivent un aperçu des changements dans l'économie de la communication autour des thèmes "médias", "journalisme", "médias sociaux", "communication", "production/IT" et "monde du travail/emplois". La rédaction se concentre en premier lieu sur des articles d'auteurs et des textes journalistiques qui aident à mieux comprendre les changements dans les médias ainsi que leurs répercussions sur son propre domaine.

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La structure des dossiers regroupe de manière claire des univers thématiques tels que "e-marketing", "impression numérique" ou "médias sur le web social". Il en résulte des collections de contributions cohérentes pour les groupes d'intérêt du secteur des médias et de la communication. La mise à jour du nouveau service de la branche est quotidienne, les abonnés reçoivent une fois par semaine un aperçu des thèmes par e-mail. Il est également possible de suivre le Medienmonitor via les canaux de médias sociaux de Medienwoche sur Facebook ou Twitter ou via des flux RSS au niveau des thèmes ou des dossiers.

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Medienmonitor ne s'inspire pas seulement de Medienwoche par son apparence, ses rédacteurs Nick Lüthi et Ronnie Grob seront également les curateurs de la plateforme pour les domaines thématiques "médias" et "journalisme" à l'avenir. Avec Dominik Allemann, Irène Messerli (Bernetblog.ch) et Nicole Schnell (Force rapide.ch), des renforts compétents ont pu être recrutés dans les domaines spécialisés de la "communication" et des "médias sociaux". Les lecteurs et lectrices façonnent également le programme rédactionnel, des articles spécialisés à lire peuvent être soumis directement via la plateforme en tant que suggestion de lien.

La nouvelle plate-forme au design web responsive a été conçue par Marco Leisi de The Band, tandis que Markus Böniger de Weblotion était responsable de l'informatique.
 

TBWA : Semaines suisses chez McDonald's

TBWA\Zurich fait la promotion des « Semaines suisses » de McDonald's avec un nouveau spot publicitaire.

Les Semaines suisses de McDonald's célèbrent chaque année des recettes classiques telles que la raclette, la fondue et le Bündnerplättli avec une interprétation typique de McDonald's. McFondue, McRaclette et McGrischun ne doivent donc plus être expliqués jusqu'au dernier rond d'oignon. Les nouveaux spots TV célèbrent plutôt les innombrables façons et lieux de déguster les spécialités suisses. McDonald's se présente ainsi comme une facette de la diversité moderne des plaisirs traditionnels suisses.

La devise : "Chacun aime les spécialités suisses où et comme il le souhaite. Par exemple pendant les semaines suisses chez McDonald's". Selon le communiqué, le tournage a eu lieu en Suisse avec un réalisateur et une production suisses.

//www.youtube.com/watch?v=7HLLleCEK6o

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Responsable chez McDonald's Suisse : Thomas Truttmann (VP Marketing, Communications, Public Affairs, Supply Chain), Leonie Bringold (Marketing Manager), Severine Caspard (Marketing Consultant). Responsable chez TBWA\ZÜRICH : Thomas Ammann, Marietta Albinus (direction créative), Sara Steinmann (texte), Werner Schellenberg (direction artistique), Katalin Bertyak, Stephan Lanz (conseil), Ben Strebel (réalisation), Pumpkinfilm (production), Hastings (son).

Et enfin : donner sa voix

La chaîne de supermarchés anglaise Waitrose collecte des dons sous forme de chants, qui sont ensuite utilisés dans son spot publicitaire de Noël et vendus au profit d'une bonne cause.

Ainsi, les utilisateurs en ligne sur le portail Donateyourvoice.waitrose.com depuis quelques jours, à chanter et à enregistrer la chanson "Try" de Dolly Parton. Il est possible de chanter la chanson entière ou des harmonies individuelles dans différents registres.

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Les chanteurs décident eux-mêmes s'ils veulent seulement chanter ou être filmés par la caméra. Les passages vocaux reçus sont finalement mixés en un seul chœur virtuel par le producteur de musique David Kosten. La chanson ainsi créée constituera la bande-son de la campagne de Noël de Waitrose et sera disponible en téléchargement sous forme de single. Les recettes générées seront intégralement reversées à deux organisations caritatives, la Great Ormond Street Hospital Children's Charity et le Trussell Trust. Le projet de crowdsourcing se poursuit jusqu'au 28 octobre à 23h59 - alors dépêchez-vous si vous voulez encore y participer. Le succès de la campagne cross-média développée par BBH London semble programmé - ne serait-ce que le nombre de personnes qui ont l'impression de faire partie d'un conte de Noël lors de la diffusion... il est probable que l'idée fasse mouche. (hae) 

Heston Blumenthal, chef cuisinier vedette et témoin de Waitrose, participe également :

//www.youtube.com/watch?v=RoXKSaJmpX0

//www.youtube.com/watch?v=TGuC8BrOoaA

Ellen Ringier reçoit le prix de la formation de la HEP de Zurich

Il y a 13 ans, Ellen Ringier a fondé la fondation « Elternsein » et lancé le magazine « Fritz+Fränzi ». Depuis lors, elle s'intéresse de près aux préoccupations des parents, des enfants en âge scolaire et des enseignants. Elle reçoit aujourd'hui une distinction pour son engagement.

Pour son engagement à l'interface entre l'école et la maison des parents, elle recevra cette année le prix de la formation de la HEP Zurich et de la Fondation Pestalozzianum lors de la Journée des hautes écoles de la HEP Zurich le 31 octobre 2014.

Lire ici l'interview d'Ellen Ringier par Werbewoche sur la relance de Fritz+Fränzi.

"L'engagement d'Ellen Ringier est de longue date, constant, tenace et lié à un investissement personnel et à un certain investissement financier". C'est ce qu'écrit le jury qui a décerné cette année le prix de la formation de la HEP de Zurich et de la Fondation Pestalozzianum. Ce qui a poussé Ellen Ringier à créer la fondation Elternsein et à lancer Fritz+Fränzi, ce sont les défis éducatifs croissants auxquels sont confrontés les enseignants et les parents. "J'avais alors l'impression que toutes les personnes concernées n'étaient pas en mesure de gérer cette complexité", explique-t-elle. En revanche, il n'y avait pas de magazine ni d'offre de conseil qui se penchaient spécifiquement sur ces exigences. C'est pourquoi la rédaction s'occupe en particulier de thèmes liés à l'éducation des enfants et des adolescents en âge scolaire.

Ellen Ringier poursuit l'objectif de renforcer les compétences parentales et de mettre en réseau les offres existantes. "Je voudrais parvenir à ce que les parents et les enseignants échangent davantage sur leurs problèmes". L'orientation des points forts de Fritz+Fränzi s'est déplacée au fil des années. Au début, par exemple, l'occupation judicieuse des loisirs de ses propres enfants était un grand thème. A l'époque, la rédaction n'aurait en aucun cas choisi, comme c'est le cas aujourd'hui, de mettre l'accent sur les troubles psychiques, explique Ellen Ringier. A propos de l'attribution du prix de la formation, elle déclare : "Je suis très honorée. La création de la fondation et du magazine a été le plus grand effort de ma vie. Le prix de la formation est la première reconnaissance publique de mon engagement". (ATS)

Image teaser (Ellen Ringier) : Être parents.ch

Annuaire de la Fög : la qualité des médias continue de baisser

Les médias suisses traitent de moins en moins de sujets pertinents dans les domaines de la politique, de l'économie et de la culture. La capacité à classer les événements a également diminué. C'est la conclusion à laquelle parvient l'annuaire 2014 "Qualité des médias en Suisse".

Dans l'ensemble, la qualité des médias suisses a continué de s'éroder l'année dernière, tel est le principal constat de l'annuaire, dont la cinquième édition a été présentée lundi. Presque tous les types de médias ont perdu en qualité, des chaînes de la SSR aux portails en ligne, en passant par les journaux à abonnement et les télévisions privées. La racine du mal : la faible qualité est récompensée. "C'est dévastateur", a déclaré devant les médias à Berne le professeur de sociologie Kurt Imhof, à l'origine de l'annuaire. La démocratie informée est en jeu, a-t-il averti.
 
"Une culture de la gratuité très marquée"
 
Selon l'étude, ceux qui produisent de la qualité font partie des perdants en termes de recettes publicitaires. "Les moyens pour le journalisme de qualité s'effondrent", a déclaré Mark Eisenegger, co-auteur de l'étude. Près d'un franc sur trois dépensé en publicité dans les 45 plus grands journaux suisses profite désormais aux quatre journaux gratuits, selon l'annuaire. Selon les auteurs de l'étude, les budgets médias des consommateurs augmentent certes, mais les dépenses pour les produits purement journalistiques diminuent. Cette "culture marquée de la gratuité" se traduit également par le fait que la Suisse est loin d'être à la traîne en matière d'introduction de paywalls. A cela s'ajoute le fait que le divertissement, les offres gratuites et l'infotainment ne rapportent pas seulement de l'argent publicitaire, mais aussi du public. Les titres de médias classés dans l'étude comme étant de "faible qualité" atteignaient déjà 66 pour cent de la population en 2013. En 2010, ce chiffre n'était que de 38 pour cent.
 
Tendance aux "breaking news
 
Selon l'étude, la saignée financière des journaux par abonnement se traduit par une diminution du volume des feuilles et de la part des prestations propres. A la place, les médias misent de plus en plus sur les soft news plutôt que sur les hard news. Les histoires de sport et d'intérêt humain supplantent les reportages factuels de portée politique ou économique. Selon l'étude, les réseaux sociaux comme Twitter contribuent à cette évolution, car ce sont surtout les soft news qui y sont partagées. La pression exercée par les mesures d'austérité dans les entreprises de médias nuit également à la capacité de classement. Au lieu d'expliquer le monde, on observe une tendance aux "breaking news", a déclaré Eisenegger.

Appel au soutien des médias

Au vu des résultats de l'annuaire, il est clair pour Imhof que "le journalisme doit être encouragé". De son point de vue, la priorité est de renforcer les rédactions, et ce en premier lieu dans les cantons. Imhof a rejeté la proposition d'Avenir Suisse de faire de la SSR un fournisseur gratuit financé par la redevance, car cela ne renforcerait pas les structures rédactionnelles. Or, le journalisme a besoin de rédactions - et non de newsrooms, ces "ateliers, boxes d'exécution", a déclaré Imhof. Peter Studer, spécialiste du droit des médias et ancien président du Conseil suisse de la presse, a appelé les éditeurs à retirer leurs "œillères" en matière d'aide directe aux médias avant que la presse de qualité ne disparaisse complètement.

Association : la qualité est bonne

L'association Médias Suisses s'est à nouveau exprimée de manière critique sur l'annuaire. La qualité des médias suisses est bonne, a déclaré la directrice Verena Vonarburg à l'ats. "Les plaintes que les auteurs formulent chaque année ne deviennent pas plus vraies en les répétant". Les citoyens disposent aujourd'hui d'une offre médiatique variée et attrayante, dont les générations précédentes n'auraient même pas rêvé.

Le syndicat Syndicom et l'association de journalistes Impressum partagent en revanche l'avis des chercheurs. Ils estiment que la baisse de qualité est la conséquence de la dégradation des conditions de travail des journalistes, comme ils l'ont indiqué en réponse à une question.

Malgré tous les résultats négatifs de l'étude, il y a aussi une bonne nouvelle, selon Imhof : le débat sur la qualité a pris de l'ampleur, par exemple grâce à la contribution d'Avenir Suisse. "Il y a cinq ans, nous étions seuls et nous nous faisions taper dessus, aujourd'hui nous nous faisons aussi taper dessus, mais nous sommes moins seuls".

L'annuaire 2014 Qualité des médias - Schweiz Suisse Svizzera a été rédigé par l'Institut de recherche opinion publique et société de l'Université de Zurich. L'étude a été financée par la Fondation opinion publique et société et l'Université de Zurich. (ATS)

Communiqué de presse Fög (PDF)

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Les six principales conclusions de l'Annuaire en bref :

Les revenus : Le divertissement bat le journalisme d'information

Force est de constater que les recettes publicitaires reviennent de préférence aux offres de divertissement au détriment du journalisme d'information et que le public est également plus enclin à acheter des offres de divertissement. La culture de la gratuité a largement dissous la conscience du prix du journalisme. Les budgets médias des consommateurs augmentent certes, mais les dépenses pour le journalisme d'information continuent de baisser.

Journalisme : la portée supplante la qualité

La tendance au divertissement se poursuit également au sein du journalisme d'information. La publicité privilégie les offres dans la presse écrite, à la télévision et en ligne qui répondent aux besoins de divertissement avec de courtes soft news et atteignent ainsi des taux de pénétration élevés. Cette évolution est renforcée par la consommation mobile croissante et par les besoins d'intérêt humain dans les réseaux sociaux : les "Virale News" sont en grande partie des Softnews.

"En bas", la qualité n'a pas besoin d'être entretenue, en "haut", elle ne peut pas l'être.

Les moyens pour un journalisme d'information professionnel et diversifié s'effondrent. Cette dynamique entraîne une baisse globale de la qualité du journalisme d'information. Pour les offres de faible qualité, elle n'a pas besoin d'être entretenue en raison de la forte demande, elle continue donc à baisser ; pour les offres de qualité, ce sont d'abord les prestations de classement qui diminuent sous la pression des économies, de l'orientation vers les taux de clics et de la pression de l'actualité en ligne, puis la pertinence thématique. La qualité n'est pas récompensée économiquement - au contraire : la culture de la gratuité annule le mécanisme de régulation le plus fondamental de l'économie via les prix relatifs.

Une concentration et une diversification ininterrompues

La situation difficile en termes de revenus pour un journalisme d'information diversifié et professionnel conduit, par le biais d'effets d'échelle, à un processus de concentration extraordinaire et à une diminution tout aussi importante de la diversité de l'offre. La diversité des fournisseurs est encore plus restreinte dans le secteur en ligne que dans le secteur de la presse, déjà massivement réduit. La baisse des revenus dans le journalisme d'information ne se répercute toutefois que partiellement sur les recettes des grandes maisons d'édition. Celles-ci se transforment, par le biais de la diversification et des chaînes d'exploitation, en groupes mixtes dans lesquels le journalisme devient une activité parmi d'autres et doit également générer des rendements à côté d'activités plus rentables comme les rubriques en ligne. Parmi les trois grandes maisons d'édition du marché suisse de la presse et des médias en ligne, seul le plus petit acteur, le groupe de médias NZZ, mise sur une stratégie de marque qui accorde une importance stratégique prioritaire à la qualité éditoriale. La marque est toutefois entretenue avant tout par le biais du marketing.

Érosion de la culture professionnelle des journalistes

Afin de maintenir les rendements sur le marché de l'information, on assiste, parallèlement à d'incessantes séries d'économies, à une véritable industrialisation et à une gestion marketing du journalisme. Les processus de production sont pilotés par des systèmes de gestion de contenu (CMS), dans lesquels les journalistes produisent des contenus uniformes dans de grandes salles de rédaction et, de plus en plus, pour tous les canaux et un nombre croissant de titres de médias. Cela détermine la dynamique de développement future dans les grandes maisons : L'utilisation de ces newsrooms pour un nombre croissant d'offres permet de réaliser des économies d'échelle, les rédactions, avec leurs spécialisations et leurs cultures, perdent de l'importance au profit des nouveaux ateliers du journalisme généraliste. Au-dessus de ces ateliers, les fabricants de titres seront de plus en plus nombreux à remplir les titres de presse maison en collaboration avec le marketing. A côté de cela, une petite garde privilégiée de "plumes nobles" est employée, qui doit veiller à la réputation des titres de presse. Au sein de la culture professionnelle, dont les normes, les institutions et l'image de soi devraient en soi agir comme des éléments modérateurs contre cette dynamique, on observe certes un peu plus de résistance et de réflexion, mais globalement toujours aussi peu. De ce fait, la branche ne se perçoit guère comme une branche ayant des fonctions centrales dans la société et laisse l'érosion de ses normes s'opérer en grande partie sans résistance. Cela affaiblit également le secteur suisse des médias d'un point de vue politique.

Perte de diversité et modification de la résonance des thèmes et des acteurs ainsi que de l'agenda building

Comme la dynamique de développement n'est guère freinée par la profession elle-même, mais qu'elle est en revanche poussée par des pertes de rendement et l'optimisation de la portée, l'agenda building et les résonances entre les thèmes et les acteurs dans les arènes médiatiques des régions linguistiques se modifient. Des thèmes qui appartenaient autrefois à la niche du journalisme de boulevard sont également repris par des titres de presse qui se veulent de qualité et se développent en "hype médiatique" à court terme qui dominent toute l'arène médiatique. Cette perte de distinction des titres de qualité par rapport aux thèmes du boulevard s'accompagne d'une harmonisation des agendas des titres. D'un point de vue politique, l'écho des acteurs et des thèmes politiques obéit de plus en plus au diktat des valeurs d'information orientées vers la portée et ne reflète plus le "lent forage de planches épaisses", comme Max Weber décrivait autrefois la tâche du personnel politique. En conséquence, les acteurs et les thèmes qui reçoivent le plus d'écho sont ceux qui provoquent le plus et qui peuvent être chargés d'une dimension morale et émotionnelle. Un système médiatique soumis au diktat de la portée nous présente un autre monde et une autre Suisse, à savoir un monde unilatéral et polarisé.

Explication détaillée des principales conclusions (PDF)

Photo teaser Kurt Imhof : Keystone
 

L'UDC a reçu le plus d'attention médiatique en 2013

L'année dernière, l'UDC a été surreprésentée dans les médias suisses. Selon l'annuaire 2014 "Qualité des médias en Suisse", une mention de parti sur trois lui revient. Son succès repose sur sa capacité à ancrer ses propres thèmes dans l'agenda médiatique.

C'est ce que montre également l'évaluation des thèmes qui ont attiré le plus l'attention d'un parti. Pour l'UDC, il s'agissait en 2013 de l'initiative sur la famille et de l'initiative sur l'immigration, que le parti avait lui-même lancées. Parmi tous les partis, l'UDC a également reçu la plus grande attention lors du litige fiscal américain. En comparaison, le PS n'a pu se profiler que dans le débat sur les salaires des managers. Son écho sur l'AVS et la réforme de la santé a certes été plus important que celui des autres partis, mais relativement faible en chiffres absolus.

En ce qui concerne le PLR et le PDC, il est frappant de constater qu'ils ont presque exclusivement dominé médiatiquement des thèmes qui concernaient leur propre développement. Ainsi, les deux partis ont été les plus médiatisés avec leurs programmes de parti et leurs candidats lors d'élections de remplacement. En outre, le PLR a fait les gros titres avec les élections genevoises de l'automne 2013, tandis que le PDC a été le plus souvent cité dans le cadre de la plainte pénale contre l'ancien conseiller aux Etats Bruno Frick. Proportionnellement, l'UDC a reçu plus d'attention que le PS (20 %) et le PLR (16 %) réunis. Alors que les chiffres des deux partis correspondent à peu près à leur force électorale, l'UDC était largement surreprésentée avec 37 pour cent. Sans surprise, c'est dans les médias de boulevard que l'UDC a eu le plus d'écho.

L'inégalité des chances de résonance obligerait les partis à lancer des initiatives et à affiner leur programme, a déclaré Christine Egerszegi, conseillère aux Etats PRD argovienne et membre du conseil de la Fondation opinion publique et société, devant les médias à Berne. "Le compromis devient un signe de faiblesse". Ce n'est pas bon pour la politique de consensus suisse, a-t-elle averti. (ATS)
 

Leo Burnett : Lancement d'un loto hashtag pour Samsung

Leo Burnett a été chargé de créer une campagne destinée aux réseaux sociaux de Samsung afin de promouvoir l'un de ses produits phares : le lave-linge WW9000.

Samsung est connu pour être un fabricant d'appareils high-tech dans le domaine du divertissement. En Suisse, on sait moins que Samsung propose également des solutions innovantes pour la maison. Pour changer cela, Leo Burnett Suisse a été chargé d'une campagne. Pour que le lave-linge devienne populaire sur les réseaux sociaux, l'agence a pris pour modèle le jeu de pronostics le plus populaire de Suisse et l'a adapté au produit et aux médias.

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Sous le nom de Hashtag-Lotto, un WW9000 sera tiré au sort de manière ludique pendant deux semaines sur la page Facebook ainsi que sur le canal Twitter de Samsung Suisse. Pour cette action en ligne, le tambour de lavage du WW9000 a été transformé en tambour de loterie. Et le mécanisme de participation inhabituellement simple via hashtag doit assurer une forte implication : les participants doivent simplement tweeter le hashtag #WW9000Lotto avec leur numéro ou le poster sur la page Facebook de Samsung et ils participent déjà au tirage au sort. Ainsi, la notoriété du lave-linge augmente à chaque pronostic des utilisateurs.

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Le 1er tirage : lundi à 17h

Les tirages au sort des numéros gagnants seront également publiés sur les réseaux sociaux, en fonction de la participation. A l'aide de petits films via Facebook, Twitter et Youtube. Le lundi à 17 heures, la fée du loto tirera le premier numéro gagnant. Ceux qui n'ont pas encore joué peuvent donc encore le faire : Facebook.com

Le spot d'annonce de l'action :

//www.youtube.com/watch?v=pnWaJzSuzpg

Responsable chez Samsung Electronics Switzerland : Gabriel Gee-Jay Jenny (Spécialiste des communautés sociales), Alexander Decurtins (Spécialiste du marketing numérique), Alexander Tschobokdji (Responsable du marketing I Marketing stratégique). Responsable chez Leo Burnett : Axel Eckstein (ECD), Martin Arnold (texte), Johannes Dörig (AD), Alba Rau (graphisme), Fabienne Romanens (Social Media Manager), Suzana Kovacevic, Erasmo Palomba (Art Buying), Annika Seidel (conseil). Responsable chez AJMO Productions : Mario Hipleh (réalisation), Jovica (caméra), Aaron Marty (lumière), AJMO Productions (montage).

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