La nouvelle entreprise regroupera d'une part tous les titres de magazines de Ringier en Suisse alémanique et en Suisse romande, y compris les offres en ligne correspondantes, ainsi que le journal de qualité romand Le Temps, et d'autre part l'entreprise Axel Springer Suisse, qui regroupe l'ensemble des activités suisses d'Axel Springer SE. La société portera le nom de Ringier Axel Springer Medien Schweiz AG et aura son siège à Zurich.
Avec cette nouvelle entreprise, les partenaires veulent améliorer sensiblement leur compétitivité sur le marché suisse des lecteurs et de la publicité et, en particulier, accélérer la numérisation de leurs marques connues. En unissant ainsi leurs forces, Ringier et Axel Springer étendent aux activités suisses leur partenariat déjà fructueux en Europe de l'Est. Depuis la création de Ringier Axel Springer Media AG en juillet 2010, qui englobe les activités en Europe de l'Est, la part des activités numériques, qui n'était que de 7% au lancement de la joint-venture, a pu être multipliée par plus de cinq. Actuellement, la part du chiffre d'affaires numérique de la coentreprise d'Europe de l'Est est de 36 pour cent. Ringier consolidera entièrement la nouvelle entreprise prévue. Axel Springer consolidera le résultat proportionnel de sa participation.
Marc Walder (CEO de Ringier) sera président du conseil d'administration. Ralph Büchi (President International d'Axel Springer SE) sera délégué du conseil d'administration - la direction de la nouvelle joint-venture lui rapportera directement. Claudio Cisullo (membre du conseil d'administration de Ringier) ainsi qu'Alexander Theobald (Head Operations & Business Development Ringier) sont d'autres représentants de Ringier au conseil d'administration. Mathias Döpfner (président du directoire d'Axel Springer SE) et Julian Deutz (directeur des finances et du personnel d'Axel Springer SE) seront également membres du conseil d'administration pour Axel Springer.
Les membres de la direction sont : Urs Heller (directeur des magazines grand public de Suisse alémanique), Marcel Hürlimann (CFO/COO), Daniel Pillard (directeur de Suisse romande), Jörg Tobuschat (directeur du marché des utilisateurs et directeur adjoint des magazines grand public de Suisse alémanique) et Roland Wahrenberger (directeur du Beobachter et du Groupe Amiado). Les médias économiques sont dirigés directement par Ralph Büchi à titre provisoire.
Ringier Axel Springer Médias Suisse devrait être opérationnel dès le 1er janvier 2016, tout d'abord sur les sites actuels de Zurich. D'ici 2017 au plus tard, la nouvelle entreprise devrait disposer d'un site commun.
La commercialisation des produits de Ringier Axel Springer Medien Schweiz doit être assurée par la nouvelle organisation de commercialisation commune prévue entre Ringier, la SSR et Swisscom.
Marc Walder, CEO de Ringier : "Nous nous réjouissons du rapprochement prévu avec Axel Springer en Suisse. La mise en commun de portefeuilles complémentaires est judicieuse tant sur le plan journalistique que sur celui de la gestion d'entreprise. Notre joint-venture déjà existante avec Axel Springer en Europe de l'Est montre à quel point les deux partenaires peuvent profiter l'un de l'autre".
Ralph Büchi, président d'Axel Springer SE à l'international : "Avec Ringier, nous allons pouvoir améliorer considérablement notre compétitivité sur le marché suisse des lecteurs et de la publicité, et notamment accélérer la numérisation des marques fortes".
Le portefeuille de la coentreprise envisagée comprend notamment les titres suivants :
Ringier : Schweizer Illustrierte, SI Style, Gault&Millau, GlücksPost, Schweizer LandLiebe, Bolero, BoleroMen, TVtäglich (part Ringier), L'illustré, L'Hebdo, TV8, Le Temps.
Axel Springer : Beobachter, Tele, TVStar, TV vier, TV2, Handelszeitung, Bilanz, PME Magazine, magazines spécialisés (Schweizer Bank, Schweizer Versicherung), Wirtschaftsnetz Online, Amiado Group (Students.ch, Usgang.ch, Partyguide.ch).
La transaction est encore soumise à l'approbation de différentes autorités de la concurrence étrangères. Les autorisations des autorités compétentes en matière de concurrence en Suisse (Comco) et en Allemagne (Bundeskartellamt) ont déjà été obtenues.