La voie directe vers la sécurité

Smile.direct s'assure auprès de Ruf Lanz contre les publicités d'assurance interchangeables.

Après un pitch "entre trois agences de renom", comme s'en réjouit Markus Ruf, Ruf Lanz a remporté le marché pour "positionner Smile.direct avec assurance comme l'assurance en ligne équitable". L'entreprise, dont le siège est à Zurich-Wallisellen, est l'assurance directe pour les véhicules à moteur et pour les ménages privés. Smile.direct est une filiale à 100 % de Nationale Suisse et est issue de l'ancienne assurance Coop.
Smile.direct est la seule assurance de Suisse à disposer d'une "garantie d'équité". La vie n'est pas équitable. "L'assurance devrait au moins l'être", estiment les publicitaires. Concrètement, cette garantie d'équité se traduit par des délais de contrat et de résiliation courts. La vie change rapidement, par exemple les conditions de logement en concubinage. De plus, cette assurance équitable ne comporte pas de petits caractères, pas de frais cachés, mais des primes avantageuses et un engagement pour la durabilité de l'entreprise.
Si l'assurance est conclue via le réseau, il y a un rabais de 10 pour cent sur toute la durée. Déjà 60 pour cent des clients souscrivent en ligne, 40 pour cent par téléphone.
"Plus qu'un simple logo"
L'objectif de la première campagne : Smile.direct doit entrer rapidement et durablement dans la tête des gens en tant que marque. Avant de travailler sur Smile.direct, les créatifs de Ruf Lanz ont recouvert toute la salle de réunion d'annonces d'autres assureurs. Après une analyse de la publicité suisse pour les assurances, Ruf Lanz est arrivé à la conclusion suivante : les univers visuels de nombreux assureurs se ressemblent largement, ils sont souvent banals et interchangeables. L'agence a vu là une opportunité pour Smile.direct de se démarquer des autres fournisseurs de solutions d'assurance et de se positionner de manière autonome grâce à une image fraîche. "Tout le monde recherche une présence efficace et concise sur le marché, car une marque forte avec une stratégie de marque tout aussi forte permet d'occuper une position avantageuse dans l'environnement dynamique de l'assurance directe", explique Claudia Staub, responsable du marketing et de la communication chez Smile.direct. "Nous voulons délibérément que notre marque soit plus qu'un simple logo".
Dans les sujets conçus avec un "smile" sympathique, Ruf Lanz, à la recherche d'une nouvelle approche, ne montre pas le dommage comme d'autres assurances, mais la situation juste avant. L'observateur est ainsi laissé libre d'imaginer le sinistre et son ampleur dans les couleurs les plus vives. Les trois premiers sujets sont consacrés à l'assurance automobile. Trois fouines pleines d'entrain se rendent affamées dans le parking le plus proche. De véritables martres issues de l'élevage d'un dresseur d'animaux autrichien ont servi de modèle à cette image amusante. Sur le deuxième sujet, un touriste suisse s'est perdu à Pampelune justement le jour le plus dangereux de l'année. Arthur Mebius a photographié avec un grand souci du détail. La voiture porte un numéro d'immatriculation argovien, ce qui constitue une petite blague d'initié. Le troisième sujet ne peut pas encore être révélé, car il se déroulera prochainement autour d'un "événement chaud".
Engagement en faveur de l'équité
L'engagement de l'assurance avec le prix de l'équité décerné chaque année vise également à promouvoir une image positive et à donner un signal, indépendamment de cette campagne. Cette année, Sherpa Outdoor et Migros ont déjà été récompensés pour leur "durabilité entrepreneuriale". Le prix Fairness sera à nouveau décerné en 2009.
Les sujets de Ruf Lanz sont publiés hors ligne sous forme d'annonces avec un pied de page expliquant en détail la garantie d'équité. Afin d'intéresser rapidement un large public à la nouvelle marque, on a travaillé au début avec des doubles pages dans la presse dominicale. En ligne, les sujets apparaissent sous forme de bannières animées avec un lien direct vers Smile.direct. Deux actions de guérilla "adaptées" sont déjà prévues, comme peut le révéler Markus Ruf.
Andreas Panzeri
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Flop de la semaine : la campagne Stop Sida sous le feu des critiques

Depuis des années, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) s'engage dans la lutte contre le sida. Les campagnes sont généralement très directes et se heurtent régulièrement à des critiques. C'est le cas de la dernière série d'affiches qui montre des couples ayant des relations sexuelles dans des situations extraordinaires et dans un environnement inhabituel.

Depuis des années, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) s'engage dans la lutte contre le sida. Les campagnes sont généralement très directes et se heurtent régulièrement à des critiques. C'est le cas de la dernière série d'affiches montrant des couples ayant des rapports sexuels dans des situations extraordinaires et dans des environnements inhabituels. La campagne "Love Live Stop Aids" a donné lieu à plusieurs plaintes devant la Commission pour la loyauté. Certains reprochent à l'OFSP d'utiliser des sujets choquants qui avilissent la relation la plus intime entre les êtres humains et la réduisent à une activité mécanique. D'autres se sont montrés indignés et considèrent ces scènes comme hostiles aux enfants et aux familles. D'autres encore y ont vu un appel à des rapports sexuels en public, ce qui est contraire à la morale et aux bonnes mœurs. La Commission pour la loyauté n'est toutefois pas entrée en matière sur la plainte, car selon son règlement intérieur, elle a uniquement pour mission de vérifier la loyauté de la communication commerciale. Pas de chance pour les moralisateurs.

Thomas Werder devient CEO adjoint de Burson-Marsteller Suisse

À la mi-novembre 2008, Thomas Werder prendra la tête de la division Corporate & Financial Communications chez Burson-Marsteller Suisse et assumera également les fonctions de directeur général adjoint.

Mi-novembre 2008, Thomas Werder prendra la direction de l'unité opérationnelle Corporate & Financial Communications chez Burson-Marsteller Suisse et assumera également la fonction de directeur adjoint. Auparavant, il était responsable de la communication d'entreprise et des relations avec les investisseurs du groupe SIG et en même temps membre de la direction élargie du groupe.
Avec l'arrivée de Thomas Werder, l'entreprise souhaite délibérément renforcer les domaines de la communication financière et sur le marché des capitaux ainsi que la gestion stratégique de la réputation, a déclaré le directeur Roman Geiser. Outre Thomas Werder, Marie-Louise Baumann, Theo Zijdenbos (Public Affairs), Dr Toula Stoffel (Healthcare), Martin Hofer (Media Relations & Training), Joanna Corsaro (succursale de Genève) et Roland Oberhauser (CFO) font partie de la direction.

Promesse de marque durable

Brüngger Bachmann accompagne les actions de vente de Pro Juventute avec des testimonials célèbres.

Depuis le début de la semaine, près de 100 000 écoliers sont à nouveau en route pour vendre les nouveaux timbres pour Pro Juventute. Ceux-ci ont été créés par les enfants eux-mêmes. Dans le cadre de plusieurs ateliers avec l'artiste Ted Scapa, les enfants ont pu créer des dessins sur le thème de l'amitié. L'action est en outre soutenue par une campagne. Dans le cadre d'une sélection d'agences à plusieurs niveaux, Brüngger Bachmann Dialog a remporté le budget pour les activités de collecte de fonds de la fondation Pro Juventute. Les spécialistes zurichois du dialogue soutiennent la vente de la marque par une campagne d'affichage sur laquelle des Suisses célèbres sont représentés en enfant.
Les célébrités ont été sélectionnées de manière à obtenir un mélange optimal de différentes classes d'âge dans les domaines de l'économie, de la politique, du sport et de l'art, ce qui leur permet d'avoir un impact différent sur les différents groupes cibles. Bien entendu, toutes les personnalités jouent gratuitement le jeu. La campagne d'affichage nationale est accompagnée de différents médias de dialogue tels que des mailings, des flyers de réponse dans le réseau des transports publics et une page d'atterrissage créée spécialement pour l'occasion.
Sur les recettes, 90 pour cent sont reversés à des projets locaux, là où les marques sont vendues. Avec 10 pour cent, des idées nationales comme le conseil téléphonique 147 ou www.147.ch sont soutenues. En 2012, Pro Juventute fêtera ses 100 ans d'existence. L'œuvre de bienfaisance a été fondée pour lutter contre la tuberculose chez les jeunes. Plus tard, elle a soutenu des jardins d'enfants, des auberges de jeunesse et, pendant un certain temps, le Village d'enfants Pestalozzi. Les cahiers de l'OSL existent depuis 1931, les aires de jeux Robinson depuis 1954 et aujourd'hui aussi de nombreuses actions de passeport vacances.
Andreas Panzeri
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Le chemin fait aussi partie du but

Erdmannpeisker a mis en place une nouvelle identité visuelle pour la BLS et travaille actuellement à une campagne de grande envergure.

Suite à la fusion de la BLS Lötschbergbahn AG et de la Regionalverkehr Mittelland AG, le CD de la nouvelle BLS a été remanié en collaboration avec Erdmannpeisker. Seuls les Corporate Colours ont été conservés. Pour le design, une grille de présentation aussi concise et ouverte que possible a été développée afin d'assurer une reconnaissance claire dans tous les médias.
La barre est placée très haut sur le marché. Les CFF ont une image forte, ne serait-ce que par leur forte pénétration sur le marché. Pour pouvoir exister à côté de celle-ci, il fallait développer, outre le design, un univers visuel fort et concis. Celui-ci doit "montrer les offres du BLS de manière autonome et fascinante", comme l'exigeait le briefing pour Erdmannpeisker.
Aussi bien le positionnement de la marque ombrelle que les bases du corporate design sont appliqués dans la communication de la marque BLS. "C'est pourquoi les jalons ont également été posés dans la publicité", explique Mark Bachmann, responsable de la publicité pour le trafic voyageurs au BLS. En collaboration avec Erdmannpeisker, le BLS développe des campagnes "avec un objectif clair et une forte désirabilité". Sur le marché des CFF, on ne communique généralement que sur la destination d'excursion convoitée. En revanche, le BLS veut aussi lier étroitement ses campagnes au thème du "voyage en train".
Là où, dans la campagne d'hiver, la mécanique de la campagne avec des voies symbolisées montre clairement que ses clients se rendent avec le BLS au but de l'excursion par le chemin le plus direct, la nouvelle campagne d'été communique subtilement, dans l'information stylisée sur les trains, les avantages d'un voyage en train pour une excursion réussie. Les possibilités offertes en cours de route sont placées devant la destination de l'excursion, comme des arrêts intermédiaires.
Conformément à son nouveau positionnement, le BLS veut être perçu comme une entreprise ferroviaire hautement professionnelle et très proche de ses clients. Cet objectif doit également être soutenu de manière décisive par la communication.
Avec son vaste réseau de lignes entre Bienne et Brigue ainsi que Romont et Lucerne, le nouveau BLS peut offrir une infrastructure parfaitement développée. Aux heures de pointe, le matin et le soir, d'innombrables pendulaires sont transportés de manière rapide, confortable et fiable vers leur lieu de travail. Mais qu'advient-il de cette infrastructure coûteuse entre le début et la fin du travail ? C'est là que le BLS veut se profiler à l'avenir comme un chemin de fer encore plus attractif pour le tourisme.
Les personnes qui souhaitent aujourd'hui se rendre en Valais par la voie la plus rapide peuvent choisir l'itinéraire empruntant le tunnel de base de la NLFA. Celui-ci est exploité par les CFF. Ceux qui préfèrent "faire le chemin" choisissent la ligne de montagne. La ligne du Lötschberg de la BLS, construite en 1912, offre une série de destinations attrayantes. "Prendre le train et mettre en scène de beaux endroits" est donc le concept de la campagne d'été, comme l'explique le CD Gabriel Peisker. Les touristes - familles, retraités, étrangers - veulent occuper leur temps et voir le plus de choses possible. Pour ce faire, Peisker a mis en scène un monde d'images mystificateur. Les scènes doivent inviter à la rêverie, comme les films du style "The Lord of the Rings". En hiver, il est plus important d'y arriver. Ceux qui voyagent en chaussures de ski et en gros pulls veulent arriver le plus vite possible à destination. C'est pourquoi l'agence visualise cette offre avec des rails symbolisés qui mènent directement sur les pistes.
Andreas Panzeri
Outre les CFF, les deux chemins de fer privés Südostbahn SOB dans la région Suisse centrale - Suisse orientale et BLS dans la région élargie de Berne doivent veiller à un comportement compétitif sur le marché. L'activité principale du BLS comprend le transport régional de voyageurs par trains et par bus, la navigation dans l'Oberland bernois ainsi que le transport de marchandises par rail. Dans ce domaine, le BLS est le partenaire suisse de DB Cargo.
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Contre la violence : les deux Bâle renforcent la protection des mineurs pour les films et les jeux informatiques

En raison de l'augmentation des représentations de la violence, les gouvernements des deux Bâle veulent renforcer la protection de la jeunesse dans les films et les médias électroniques. Une classification par âge uniforme au niveau national pour les films et autres médias est déjà en discussion.

Avec cette loi, dont le libellé est identique pour Bâle-Ville et Bâle-Campagne, les deux demi-cantons réagissent aux représentations de plus en plus radicales de la violence, notamment dans les jeux vidéo et sur les DVD. La loi vise donc à étendre la protection des mineurs du cinéma à d'autres supports et à établir des limites d'âge contraignantes. Les vendeurs de vidéos, de DVD et de jeux d'ordinateur, de console ou de vidéo seront tenus d'indiquer la limite d'âge sur les produits et de s'y conformer lors de la vente. Les cantons sont toutefois impuissants en ce qui concerne Internet, comme l'ont reconnu les deux membres du gouvernement lors d'une conférence de presse mercredi. Selon l'ATS, la Conférence des directeurs de justice et police se penche déjà sur une limite d'âge uniforme au niveau national pour les films et autres médias.

Deux nouveaux clients pour BSSM

L'agence de publicité bâloise BSSM a décroché pas moins de deux nouveaux contrats. La boulangerie lucernoise Hug a chargé l'agence BSSM de repenser son identité visuelle et ses stratégies de communication.

L'agence de publicité bâloise BSSM a décroché pas moins de deux nouveaux contrats. La boulangerie lucernoise Hug a chargé l'agence de publicité BSSM de repenser son identité visuelle et ses mesures de communication. Cette décision fait suite à un changement de génération à la tête de cette boulangerie fondée en 1877.
La BSSM va également repenser l'identité visuelle et la stratégie de communication de l'entreprise de construction Ernst Frey. Cette entreprise, implantée dans le nord-ouest de la Suisse, est active dans les domaines clés que sont la construction routière et les travaux publics, le bâtiment, les services aux clients, ainsi que dans les secteurs des matériaux de construction et de l'immobilier.
Les premiers travaux réalisés pour ces deux nouveaux clients seront mis en œuvre dans les prochaines semaines.

Martin Boner prend la direction de "Glanz & Gloria

Le nouveau directeur de la rédaction du magazine people de la SF « Glanz & Gloria » s'appelle Martin Boner. M. Boner succédera à Daniel Pünter à partir de janvier 2009. Ce dernier prendra la tête de la rédaction de « Schweiz Aktuell ».

Le nouveau directeur de la rédaction du magazine people de SF "Glanz & Gloria" s'appelle Martin Boner. Boner succède à Daniel Pünter à partir de janvier 2009. Ce dernier dirigera à l'avenir la rédaction de "Schweiz Aktuell".
Boner, 39 ans, est producteur et directeur adjoint de la rédaction de "Glanz & Gloria" depuis 2005. Durant cette période, il a participé de manière déterminante à la mise en place de la nouvelle émission, écrit la télévision suisse dans un communiqué de mercredi. Boner travaille depuis 1998 à la télévision suisse. Il a notamment été rédacteur et producteur du magazine pour jeunes "Oops !

Orange et Sony Ericsson s'associent dans le cadre d'une campagne cross-média pour « Bands on Tour »

Vendredi, la première émission-événement documentaire interactive suisse « Bands on Tour « a pris fin. Sous la devise » Nous étions jeunes et avions besoin d'argent », trois groupes émergents se sont affrontés lors d'une mini-tournée à travers la Suisse dans le cadre d'un concours musical.

Vendredi, la première émission-événement documentaire interactive suisse « Bands on Tour « a pris fin. Sous la devise » Nous étions jeunes et avions besoin d'argent », trois groupes émergents se sont affrontés lors d'une mini-tournée à travers la Suisse dans le cadre d'un concours musical.
Le design du site Internet associé a été conçu par l'agence Zürich Tokio. Ce site constituait le cœur de l'événement. Des annonces rédactionnelles devaient attirer le plus grand nombre possible de fans et de personnes intéressées sur le site. Le concept visuel repose sur trois mots-clés : trois groupes, un objectif, pas d'argent.
L'objectif de cet événement était de mobiliser le plus grand nombre possible de fans pour le concert de clôture au Liquid de Berne, grâce à un maximum de contributions diffusées via les nouveaux médias de masse que sont la Web-TV, les journaux en ligne, le WAP, les SMS et les MMS. Le gagnant a ensuite reçu un nouveau bus de tournée en tant que tête d'affiche de la soirée.
Après ce « lancement réussi », la poursuite du projet commun entre Orange et Sony Ericsson semble envisageable, précise Zurich Tokyo dans un communiqué.
Responsable chez Sony Ericsson : Rolf Weiss (directeur du marketing). Responsable chez Orange : Amsler Miranda (responsable de projet en communication), Trousseau Xavier (responsable de projet en communication). Responsable chez BOOM Propaganda & Events : Joachim Bodmer (responsable général), Roman Bucher (chef de projet). Responsable chez Zurich Tokyo : Daniel Donati (direction créative), Karin Glarner (direction artistique), Fabian Widmer (graphisme), Micha Schmid (PAO), Stefan Lemberger (conseil).
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Stratégie locale dans l'Oberland zurichois

Le 6 novembre, Zürcher Oberland Medien lancera cinq micro-journaux hebdomadaires. L'entreprise de presse entend ainsi renforcer son ancrage sur le marché local.

Il a le même format qu'un journal destiné aux navetteurs, mais on voit d'emblée que le journal gratuit Regio.ch n'est pas destiné à ces derniers : ce nouveau journal, qui paraîtra une fois par semaine dans l'Oberland zurichois à partir du 6 novembre, propose des articles nettement plus longs que ceux d'un journal classique destiné aux navetteurs. En y regardant de plus près, on constate également des différences au niveau du contenu : les articles de Regio.ch ont une orientation clairement locale ; l’actualité internationale n’y a pas sa place – ou seulement si elle présente un lien direct avec les habitants des cinq régions de l’Oberland : Illnau-Effretikon, Uster, Pfäffikon, Wetzikon et Rüti. « La région en bref », tel est d’ailleurs le sous-titre de Regio.ch. Et cela s’entend aussi au sens géographique : en effet, chacune des zones mentionnées dispose de sa propre édition de Regio.ch, qui couvre la plus grande localité ainsi que les quatre à cinq communes environnantes. Et toutes ces éditions, dont le tirage total s’élève à 89 502 exemplaires, seront désormais distribuées gratuitement dans les boîtes aux lettres tous les jeudis, et ce, par distribution matinale.
Les cinq éditions de Regio.ch sont publiées par ZO Wochenzeitungen AG, une jeune filiale de Zürcher Oberland Medien (ZOM), qui édite également le quotidien Zürcher Oberländer (ZO). Jusqu’en août, la société s’appelait encore Kiebitz Verlag AG. Ce n’est pas un hasard. En effet, Kiebitz est un petit hebdomadaire qui a été distribué pour la dernière fois cette semaine dans les communes d’Illnau-Effretikon, Lindau et Brütten. Le Kiebitz appartenait déjà à la ZOM, mais il desservira désormais également Kyburg et Weisslingen en tant qu’édition n° 1 de Regio.ch. Le tirage passe de 9 500 à 11 510 exemplaires. Le logo du Kiebitz viendra compléter celui de Regio.ch pendant encore deux mois, puis il disparaîtra.
Un deuxième titre, le ’ Wetziker Spiegel ’ (11 000 exemplaires), également détenu par ZOM et qui ne paraissait jusqu’à présent qu’une fois par mois, sera intégré au concept Regio.ch. Ce titre disparaîtra lui aussi, mais en contrepartie, l’édition n° 4 de Regio.ch sera étendue aux communes de Hinwil, Bäretswil, Seegräben, Gossau et Grüningen. Le tirage passera ainsi de 11 000 à 22 817 exemplaires. Dans les trois autres petites régions d’Uster, Pfäffikon et Rüti, la ZOM lance en revanche de nouveaux journaux, qui devraient tous, dans la mesure du possible, faire office d’organes de publication officiels des communes concernées. Il reste à voir si cela aboutira. À l’exception de la commune d’Illnau-Effretikon, qui coopérait jusqu’à présent avec le Kiebitz, aucun engagement n’a encore été pris. Il semble que l’on souhaite d’abord attendre de voir l’évolution du nombre de lecteurs.

Konrad Müller, directeur de la maison d'édition ZOM, explique ainsi la raison du lancement de ces cinq micro-journaux régionaux : « Nous souhaitons fidéliser notre lectorat et gagner des parts de marché supplémentaires dans le domaine publicitaire, en particulier auprès des petits commerçants, des PME et des associations. Nous voulons ainsi prendre le dessus sur la concurrence venue de la ville de Zurich. » Regio.ch est-il donc une réponse à l’édition régionale du Tages-Anzeiger dans l’Oberland zurichois ? Oui, répond M. Müller, même si l’idée de se partager le marché dans des micro-régions mûrissait déjà chez ZOM depuis 2004. Une chose est sûre : plutôt que d’attaquer de front le Tagi et de s’épuiser, la ZOM préfère consolider ses bases locales et tente, à l’avenir, de s’assurer à long terme le marché des lecteurs et de la publicité dans son propre cœur de territoire grâce à trois médias : le ZO sur abonnement, ZO-Online et Regio.ch.

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Konrad Müller : L'expérience est intéressante, mais il reste à voir si le calcul tiendra la route. Müller table, pour la première année, sur un chiffre d'affaires total de 2,9 millions de francs rien que pour Regio.ch – et sur une « petite perte ». Il s'attend par ailleurs à un effet de cannibalisation : « Regio.ch devrait grignoter environ 600’000 francs au ZO, raison pour laquelle le chiffre d'affaires supplémentaire effectif ne s'élèvera probablement qu'à 2,3 millions de francs », estime-t-il. Mais cela n'inquiète pas Müller. « Je préfère la concurrence interne plutôt que de perdre du chiffre d’affaires au profit de la concurrence. »
Mais cela ne s'arrêtera pas là. En effet, dès que Regio.ch se sera imposé, Konrad Müller table également sur de bons chiffres d'audience. Au lancement, il table sur un lecteur par exemplaire (LpE). « D’ici 2010, nous espérons atteindre 1,5 LpE », déclare-t-il. Müller estime qu’un tiers de ces 130 000 lecteurs attendus devrait être constitué de jeunes. Ce qui rendrait alors intéressante une offre combinée entre Regio.ch et le ZO. Même si ce n’est pour l’instant qu’une perspective d’avenir, une telle offre combinée est déjà proposée – avec une réduction de 10 % sur les deux tarifs individuels. Pour l’instant, ce sont surtout les différentes éditions de Regio.ch, qui peuvent d’ailleurs être combinées à volonté, qui devraient susciter l’intérêt des clients locaux.
Markus Knöpfli
Attendre et observer
En y regardant de plus près, on constate que la ZOM a laissé de côté deux petites régions de la zone de diffusion du ZO, à savoir la partie sud du district d’Uster et la vallée de la Töss. En effet, elle renonce à y publier une édition de Regio.ch, bien que cela aurait du sens dans le cadre du concept global. La raison : dans ces deux régions, il existe déjà des journaux de nature similaire, le *Glattaler* et le *Tösstaler*. Le *Glattaler*, avec un tirage hebdomadaire de près de 26 000 exemplaires, appartient à Zürcher Unterland Medien, avec laquelle la ZOM entretient des liens étroits dans le cadre de la *Zürcher Landzeitung*. Quant au ’ Tösstaler ’, il paraît trois fois par semaine avec un tirage de près de 4«500 exemplaires et appartient à la Buchdruckerei Turbenthal. » Ces deux journaux vont d’abord observer pendant un an comment notre projet se déroule, puis décider s’ils souhaitent s’y associer », explique Konrad Müller. (mk)
Le résultat d'une évolution historique
En y regardant de plus près, on découvre une autre particularité chez Regio.ch : l'édition d'Illnau-Effretikon affiche le tarif le plus élevé de toutes les éditions régionales, mais son tirage est le plus faible. Cela s'explique encore par le « Kiebitz », explique Konrad Müller. « C'est tout simplement un tarif qui s'est établi au fil du temps. » Il en va autrement pour les autres éditions : là, les prix sont fixés en fonction du tirage et de l'audience (prévue). (mk)

Edipresse reprend Swissfriends.ch

La maison d'édition lausannoise Edipresse a racheté Comfriends SA et, par là même, la plateforme de rencontres Swissfriends.ch. Récemment encore, les éditeurs Ringier et Tamedia ont également acquis des plateformes en ligne.

La maison d'édition lausannoise Edipresse a racheté Comfriends SA et donc la plateforme de rencontres Swissfriends.ch. La maison d'édition est déjà actionnaire de Comfriends depuis 2005, mais elle a maintenant exercé ses options d'achat et racheté les 51% restants aux autres actionnaires. Swissfriends.ch a été fondé en 1999 et compte aujourd'hui, selon ses propres indications, 90'000 membres et 20 millions de pages vues par mois. Comme l'écrit la Netzwoche, Edipresse n'est pas le premier éditeur à ressentir à nouveau la faim pour les plateformes en ligne. Récemment, Ringier a racheté Geschenkidee.ch et Tamedia Search.ch.

Office Web : Microsoft va proposer une version d'Office financée par la publicité

Le géant du logiciel Microsoft brise un tabou : en réponse à la multiplication des applications gratuites, l'entreprise proposera désormais sa suite Office aux particuliers sur Internet, soit sous forme d'abonnement, soit avec de la publicité. Le système d'exploitation correspondant, Windows Azure, a déjà été présenté lundi.

Le géant du logiciel Microsoft brise un tabou : en réaction à la multiplication des applications gratuites, l'entreprise proposera désormais sa suite Office aux particuliers sur Internet, soit sous forme d'abonnement, soit avec de la publicité. Pour les entreprises, l'offre restera payante. Auparavant, Microsoft avait globalement mis en doute l'intérêt des applications web, telles que celles proposées par Google avec Google Apps. La date de lancement de cette suite bureautique web, fonctionnant dans un navigateur web, n'est pas encore connue.
Avec la réorientation du groupe vers les services logiciels basés sur Internet, annoncée il y a déjà quelque temps, Microsoft risque de subir des pertes de recettes se chiffrant en milliards. En 2007, la seule division Office a généré un chiffre d'affaires de 18,9 milliards de dollars, comme l'a rapporté le Financial Times Deutschland. Le bénéfice s'élevait à 12,4 milliards de dollars. La division Office génère encore plus de bénéfices et de chiffre d'affaires que le système d'exploitation Windows, pourtant très rentable.
Selon le FTD Allemagne, Microsoft ne s'attend toutefois pas à ce que les particuliers disposant d'une version classique d'Office utilisent massivement la version financée par la publicité. La version en ligne traite plus lentement les données volumineuses et lourdes. Le groupe espère plutôt générer des revenus supplémentaires grâce aux utilisateurs qui n'auraient de toute façon pas acheté de licence pour leur ordinateur. Il est toutefois extrêmement douteux que cet espoir se concrétise.
Avec ce changement de stratégie, Microsoft réagit à la concurrence croissante des logiciels gratuits ou financés par la publicité, proposés par exemple par Google, Yahoo ou Open Office. De plus, les tendances technologiques prévues vont également dans ce sens : on s'attend à ce qu'à l'avenir, les logiciels soient moins installés sur les PC et davantage proposés et accessibles sur Internet, dans ce qu'on appelle le « cloud ».
Dès lundi, l'entreprise a présenté le système d'exploitation Windows Azure, destiné à servir de base à des offres logicielles et à des services en ligne. Le développement d'Azure et de Web Office se déroule en parallèle de celui des prochaines versions de Windows et d'Office pour PC. Bien que la date de sortie de Web Office ne soit pas encore connue, une « Technology Preview » devrait avoir lieu cette année encore, permettant de découvrir le programme avant même la sortie de la version bêta. La version bêta est prévue pour 2009.
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