Twix s'appelle à nouveau Raider pour une courte durée

En 1992, la célèbre barre chocolatée Raider a été rebaptisée Twix. À l'époque, la société Mars a essuyé de nombreuses critiques. Mais au moment du changement de nom, la barre était déjà bien implantée dans la plupart des pays sous la marque Twix.

Aujourd'hui, l'ancien Raider revient sur le marché. Comme Verena Krummenacher de Mars l'a expliqué à
Blick.ch a déclaré que l'on réagissait maintenant "au fait que de nombreuses personnes aiment manifestement encore se souvenir de Raider". La barre sera en vente dans les kiosques en édition limitée pendant une courte période. En Allemagne, le Raider était déjà de retour dans les distributeurs de snacks pour d'autres raisons : l'entreprise fête son 30e anniversaire.
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L'homme est lui-même. N'est-ce pas ?

Pinax montre à ISA Bodywear qui mène la danse quand il s'agit de shopping.

Des pantalons à la coupe fiable, deux fois : La dernière campagne d'image d'ISA Bodywear a pour slogan "Les femmes savent ce qui va aux hommes". L'agence Pinax pour le marketing et la communication à Weinfelden montre des modèles féminins dans des sous-vêtements qui ont été coupés pour les hommes dans des annonces pleine page. Clin d'œil : 60 pour cent des sous-vêtements pour hommes sont achetés par leur femme. Certes, les campagnes sur les nouveaux produits destinés au sexe fort s'appuient généralement sur des images et des attributs aussi masculins que possible. Il se peut que cela plaise aussi instinctivement aux femmes. Mais au point de vente, c'est clairement l'intellect qui décide. Et c'est ce dernier qui est sollicité dans la campagne pour ISA, avec une conclusion claire : en matière de mode masculine et surtout de sous-vêtements, ce sont les femmes qui portent le pantalon. Les sujets pour les sous-vêtements masculins sont donc logiquement placés dans des annonces dans des magazines féminins. Avec succès, puisque 1'000 pantalons de test étaient déjà épuisés deux jours après la parution des annonces. pan
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Encore plus de contenu gratuit

Bien que la part des exemplaires distribués gratuitement ou à prix très réduit ait continué d'augmenter, le tirage de la presse grand public a encore baissé.

Bien que la part des exemplaires distribués gratuitement ou à prix fortement réduit ait continué d'augmenter, le tirage de la presse grand public a encore baissé. Par Ueli Custer.
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Michael Jackson – Une icône publicitaire au fort potentiel

Alors que le monde s'accommode peu à peu de la mort de Michael Jackson, l'énorme potentiel de concession de licences lié à la musique et à l'image de la star apparaît de plus en plus clairement. David Reeder, vice-président de la société de gestion des droits Green Light, met en lumière le potentiel commercial de cette icône.

La mort tragique de Michael Jackson a scellé sa transformation de superstar de la musique pop en marque de renommée mondiale, a déclaré David Reeder dans un communiqué publié mercredi. Cependant, la manière dont les administrateurs de la succession géreront l’énorme engouement du public pour rendre hommage à l’artiste sera un facteur décisif pour préserver à la fois la mémoire et la qualité de la « marque » Michael Jackson. En ce qui concerne la gestion de la succession de célébrités décédées, le cabinet juridique Green Light distingue plusieurs phases, en particulier pour les stars qui, comme Michael Jackson, sont parties trop tôt, poursuit M. Reeder. On observe tout d’abord le choc initial provoqué par le décès, généralement suivi d’une explosion chaotique de deuil. Au cours de cette phase, du point de vue des licences, de nombreuses opportunités s’offrent pour conclure rapidement et facilement des contrats de merchandising. Dans certains cas, celles-ci peuvent sembler très judicieuses pour la succession, mais dans d’autres, elles pourraient réduire la valeur future de la marque. Pour protéger la marque, il est par ailleurs important de se prémunir contre les imitations de mauvaise qualité. Selon M. Reeder, un facteur décisif à cet égard est la mise en place d’un réseau de représentants sur différents marchés, afin de détecter et de mettre fin aux activités illégales. C’est la seule façon de réduire au minimum le piratage de marque et ses effets néfastes sur celle-ci.
La marque Michael Jackson a d'excellentes perspectives de pérennité, peut-être même davantage en dehors des États-Unis qu'à l'intérieur, en raison de sa popularité mondiale, écrit Reeder. Selon certaines informations, il existerait un catalogue de plus de 100 titres pouvant être commercialisés sur de nombreuses années, ce qui renforcerait sa notoriété auprès des générations actuelles et futures. Le conseil de David Reeder concernant la succession de Jackson : pour l’instant, il faudrait éviter de saturer le marché avec des produits dérivés – le risque est en effet d’en faire trop. En augmentant la part publicitaire des contrats de licence et les opportunités de contrats de produits dérivés, il est possible d’exploiter davantage la marque et d’accroître sa valeur. Enfin, la portée de la marque Michael Jackson devrait être étendue aux consommateurs de tous les marchés du monde.
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Cher journal

Quand on a quelque chose à dire, il faut s'exprimer clairement. Par Anne-Friederike Wilhelm, rédactrice à « Werbewoche ».

Salut, cher journal, mon équilibre entre vie pro et vie perso est complètement bouleversé. « Take the Lead, go for Growth et create Value », ça a toujours été ma devise. Elle m’a motivé, et pas seulement en tant qu’économiseur d’écran sur mon BlackBerry. Mais maintenant, ce slogan ne me donne plus d’énergie, je suis complètement à plat. Ce qui se passe en ce moment, c’est vraiment « more than enough », pour ainsi dire : f@#!!&@¢#ing crise ! Mon avenir s’annonce noir comme un trou. Ce n’est pas un jeu, mais mon effondrement personnel. Ou s’agit-il simplement du quotidien ? « Reste cool, mec, détends-toi », je me le répète sans cesse. Mais en réalité, j’ai désespérément besoin d’un accompagnement professionnel en gestion du changement, le meilleur de la ville. Dommage que je sois tellement occupé – je n’ai pas le temps de réfléchir. Et après tout, le temps, c’est de l’argent.
C'est vraiment bizarre. Je devrais peut-être retomber amoureuse, car quand on est porté par l'émotion, tout est bien plus
plus facile. Mais je ne suis plus du tout ouverte d’esprit. Ce ne sont pas de bonnes conditions pour un rendez-vous visant à relancer ma vie amoureuse. Il me faut néanmoins faire table rase et trouver de nouvelles sources d’inspiration, sinon le burn-out viendra bientôt s’ajouter au buy-out. Je vais peut-être aussi tenter un week-end de ski sympa et une virée shopping à New York. Ou alors, je vais quand même soumettre mon cas à un expert. Ah, cher journal, tu es toujours là pour moi, c’est très rassurant. Dommage que tu sois en papier. Sinon, tu aurais pu me mettre en relation par téléphone. Parfois, un simple commentaire bien trouvé suffit à redonner un peu de substance à tout ça.
Anne-Friederike Wilhelm

Un REGARD dans la bonne direction – est-ce suffisant ?

« Ils ne reviennent jamais », dit un vieil adage du monde de la boxe. Mais comme toutes les règles, celle-ci connaît une exception en la personne de Cassius Clay, alias Muhammad Ali. À l’instar de Muhammad Ali, le journal *Blick* a lui aussi été un jour le numéro un dans son domaine, avant de traverser une période difficile. Tribune libre de Sacha Wigdorovits, propriétaire de l’agence de communication Contract Media, ancien rédacteur en chef du Blick et cofondateur des journaux gratuits 20 Minuten et .ch.

« Ils ne reviennent jamais », dit un vieil adage de la boxe. Mais comme toutes les règles, celle-ci connaît une exception en la personne de Cassius Clay, alias Muhammad Ali. À l’instar de Muhammad Ali, *Der Blick* a lui aussi été un jour le numéro un dans son domaine, avant de traverser une période difficile. Et tout comme Ali, il tente aujourd’hui, à un âge avancé, de faire son retour pour reconquérir le titre de champion des poids lourds dans le secteur de la presse écrite suisse. Y parviendra-t-il ?
Le retour du *Blick* au format journal à deux colonnes, tel qu’il existait au bon vieux temps, sera certainement bien accueilli par le marché publicitaire. En effet, une forte concurrence entre les médias a un effet positif sur les tarifs publicitaires, et le nouveau concept du *Blick* va dans la bonne direction. Les journaux à sensation doivent captiver leur lectorat en jouant sur l’émotion. Celle-ci ne dépend pas seulement du contenu, mais aussi de la présentation. Le « Blick » nouveau-ancien au format journal peut répondre bien mieux à cette exigence que le format tabloïd, certes plus maniable, mais aussi plus étriqué. Il en va de même pour la réintroduction d’une section sportive dédiée. Le sport a toujours été un argument de vente unique important pour le « Blick ».
Malgré les « bonnes nouvelles » concernant la nouvelle présentation et la nouvelle structure du journal, on ne peut toutefois pas éluder certaines questions critiques lorsqu’on s’intéresse à l’avenir du Blick. La plus importante est la suivante : les journaux à sensation ont-ils vraiment un avenir ?
Cette question ne concerne pas uniquement le *Blick*. En effet, ce n'est pas seulement ce journal à sensation suisse qui a souffert ces dernières années d'une baisse constante de son lectorat et de son tirage. En Allemagne aussi, le tirage du *Bild* est en baisse constante depuis un certain temps déjà.
Tous les titres de la presse écrite, du *Tages-Anzeiger* à la *Südostschweiz*, et parfois même la *NZZ*, se sont aujourd’hui tournés vers le journalisme à sensation. À cela s’ajoute le fait que le principal concurrent du *Blick*, *20 Minuten*, est lui aussi un journal à sensation – mais gratuit et plus urbain.
De plus, ce sont surtout les médias électroniques qui se sont approprié la presse people à un degré encore inimaginable il y a vingt ans. Cela vaut non seulement pour les radios locales, mais aussi pour la télévision nationale. Il ne s’agit pas seulement d’émissions people comme « Glanz&Gloria », mais aussi d’émissions d’information telles que « Tagesschau » ou « 10vor10 » ; celles-ci abordent aujourd’hui presque quotidiennement des sujets qu’elles auraient autrefois évités en raison de leur caractère people. La couverture médiatique people sur les chaînes électroniques n’est pas seulement plus actuelle que celle des journaux, elle est aussi, grâce à l’image et au son, beaucoup plus émotionnelle. En bref : l’environnement médiatique dans lequel *Der Blick* doit désormais s’imposer est bien plus difficile qu’au moment de son lancement, il y a 50 ans.
Le directeur de Ringier Suisse, Marc Walder, estime que le *Blick* doit revenir à l'essence même de sa marque. Mais qu'est-ce que cela signifie ? La rédaction ne pourra pas éviter de redéfinir la presse people. Aujourd’hui, les voitures, le sang et les décolletés ne suffisent plus à eux seuls – surtout en milieu urbain – pour attirer suffisamment de lectrices et de lecteurs hors de chez eux. L’essence même de la marque Blick a toujours été sa proximité avec le peuple. Aujourd’hui, celle-ci peut – voire doit – être atteinte différemment qu’à la fin des années 1950. La grande interview sur les prix bas avec le directeur de Coop, Hansueli Loosli, publiée dans le premier numéro du Blick au nouveau format, en était un bon exemple. Et au lieu de la « conserve Loosli » préenregistrée, une campagne percutante sur « l’âge de la retraite à 70 ans », comme le suggère la dernière proposition d’Avenir Suisse, aurait constitué un sujet encore plus pertinent – si la rédaction ne l’avait pas laissé passer.
Cela nous amène aux problèmes internes du Blick, ou plus précisément : aux problèmes de personnel. La rédaction du Blick, malgré toutes les prédictions pessimistes, a toujours été l’une des meilleures du pays. Elle comptait dans ses rangs des rédacteurs politiques, des journalistes sportifs, des reporters chargés des affaires policières et des chroniqueurs de société extrêmement compétents. C’est encore en partie le cas aujourd’hui. Mais en ce qui concerne certains thèmes centraux pour le Blick, par exemple en matière de télévision, les rédacteurs en charge sont aujourd’hui, pour reprendre le langage du Blick, « plus bêtes que leurs lectrices et lecteurs ». C’est désastreux.
Le fait que *Der Blick* ait dû entamer sa relance sous la houlette d’une direction intérimaire est également de mauvais augure. En effet, le fait que Ringier n’ait toujours pas été en mesure de trouver un rédacteur en chef compétent pour le poste le plus passionnant de la presse écrite du pays en dit long. Ce n’est pas une critique des qualifications des candidats potentiels, car il y en aurait, comme Peter Rothenbühler (Edipresse), Urs Heller (Schweizer Illustrierte) et Patrik Müller (Sonntag). Mais soit ils ne plaisent pas à l’éminence grise de Ringier, qui s’appelle toujours Frank A. Meyer, soit ils n’avaient aucune envie d’occuper un poste au sein d’une maison qui, sur le plan journalistique, est télécommandée par cette éminence grise.
Nous en arrivons ainsi au « cœur du problème », qui constitue, outre un environnement concurrentiel de plus en plus rude, le principal problème du Blick. Il s’appelle Ringier, ou plus précisément : Michael Ringier. L’éditeur et actionnaire majoritaire a toujours entretenu, contrairement à toutes ses affirmations occasionnelles allant dans le sens contraire, une relation ambivalente avec le Blick. Aujourd’hui, il semble se désintéresser encore davantage de son fleuron qu’auparavant. Comment expliquer autrement qu’il parte en vacances précisément au moment où le Blick célèbre son 50e anniversaire et sa renaissance ? Que cette annonce d’absence soit perçue comme une gifle par son propre personnel, c’est une chose. Mais c’en est une autre : elle envoie également un signal sans équivoque au marché publicitaire. À savoir : « Le Blick n’a pas tant d’importance à mes yeux. » Ou encore : « Je ne fais plus confiance à tout ce cirque. ».
Dans le western de Sergio Leone « Il était une fois la violence », le méchant Frank (Henry Fonda) abat un complice portant des bretelles en déclarant : « Pourquoi devrais-je faire confiance à quelqu’un qui ne fait même pas confiance à son propre pantalon ? ». De la même manière, le comportement de Michael Ringier pourrait amener le marché publicitaire suisse à se poser la question suivante : « Pourquoi devrais-je faire confiance à un titre auquel même son éditeur ne fait pas confiance ? ». Il faut espérer pour le Blick que les annonceurs suisses se montreront moins rigoureux que le méchant Frank dans leurs actions.
Sacha Wigdorovits

Pour finir : en Suisse, Danone s'engage avec enthousiasme dans la promotion de la santé avec Acitmel

Danone est sous le feu des critiques au sein de l'UE en raison de promesses publicitaires non vérifiables concernant son yaourt à boire Actimel. L'association de consommateurs Foodwatch a même décerné au fabricant Danone le « Goldenen Windbeutel » 2009 pour le mensonge publicitaire le plus effronté de l'année. En Suisse, Danone continue allègrement à promettre que son yaourt à boire est bon pour la santé – avec une garantie « satisfait ou remboursé ».

Dans le domaine de la vente, les garanties « satisfait ou remboursé » relèvent le plus souvent d’une simple stratégie promotionnelle. Sara Stalder, directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs, déclare à Cash.ch, à propos du spot publicitaire de Danone, qu’il s’agit d’une arnaque. La clause de remboursement serait un faux label de qualité pour un produit dont les effets bénéfiques sur la santé seraient difficilement démontrables. Comme l’explique Christoph Spinner, chimiste cantonal de Thrugau, à Cash.ch, les allégations thérapeutiques sont interdites pour les denrées alimentaires ; elles se situent donc dans une zone grise juridique. En Suisse, ce contrôle relève de la compétence des cantons. L’UE souhaite désormais exiger des preuves scientifiques de la part des fabricants dits « d’aliments santé » qui vantent des effets bénéfiques pour la santé. En Suisse, une adaptation de la loi sur les denrées alimentaires au droit européen est prévue.

Pour finir : le « Goldener Windbeutel » pour Actimel
www.cash.ch

Sur le fond : la provocation

Quatre grands quotidiens se sont donné un nouveau visage au cours des quatre dernières semaines. Le coup d'envoi a été donné par la Neue Zürcher Zeitung, suivi peu après par le Tages-Anzeiger, puis par le Blick et enfin par le Bund.

Quatre grands quotidiens se sont donné un nouveau visage au cours des quatre dernières semaines. Le coup d'envoi a été donné par la Neue Zürcher Zeitung, suivi peu après par le Tages-Anzeiger, puis par le Blick et enfin par le Bund.
La NZZ est devenue un peu plus agréable à lire et plus jeune. Elle a l'air moderne et pourtant toujours aussi compétente. Le relookage du Tagi est certes bien réussi sur le plan technique, et l'on essaie dans de nombreux domaines de fournir davantage d'informations de fond et des histoires plus surprenantes. Mais d'une certaine manière, il manque le grand coup. On attendait plus, plus de courage pour l'indépendance et peut-être aussi plus d'originalité. Le Blick a retrouvé ses anciennes valeurs, ou plutôt il essaie de les retrouver. On est à nouveau grand, coloré et on suit une ligne de boulevard plus dure. Mais d'une manière ou d'une autre, l'impression générale est encore plutôt fade et plutôt molle. Cela peut aussi être dû aux nombreuses couleurs "fraîches" apportées par la nouvelle mise en page. Le Bund s'est donné un nouveau visage ; il est ordonné et sérieux et est désormais compatible avec le Tagi, ce qui était aussi un objectif clair du relancement.
Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives à ce stade. Dans toute relance de la presse écrite, ce n'est qu'après un certain temps et dans le travail quotidien que l'on voit où il y a encore des améliorations à apporter et où l'on a peut-être dépassé les objectifs.
Mais on peut d'ores et déjà affirmer une chose : les relances sont toutes plus évolutives que révolutionnaires. Une telle approche prudente est à mon avis compréhensible. Dans la plupart des cas, un changement trop brutal, voire une révolution, n'est pas bien accueilli par les lecteurs existants. Il est toujours possible d'apporter des améliorations. Une telle révision est également nécessaire, car les quatre journaux ont besoin de nouveaux lecteurs.
C'est beaucoup plus facile pour les publicitaires politiques. L'initiative anti-minarets opère par pure provocation. L'affiche tant décriée a été reproduite dans tous les médias et commentée sur des pages entières avant même d'être affichée. L'interdiction d'affichage décrétée dans certaines villes a encore augmenté le degré d'attention et le jeu en ligne, qualifié de méprisant par Georg Kreis, président de la Commission contre le racisme, a encore accru l'impact. Essayez d'imaginer ce qu'aurait coûté une telle publicité s'il avait fallu la payer.
C'est sans doute ce qu'ont pensé les jeunes socialistes, qui veulent eux aussi prendre le train de la provocation gratuite avec une affiche représentant Doris Leuthard en bouchère aux mains couvertes de sang.
Pierre C. Meier, rédacteur en chef
[email protected]

Une étude de marché en un clic

Si un chef de produit a besoin d'informations sur la demande régionale concernant les produits concurrents, il peut faire appel à un institut d'études de marché. Cela lui coûte du temps et de l'argent. Mais il peut également opter pour une alternative plus simple, plus rapide et moins coûteuse : Google Search Insights lui fournit les informations souhaitées en quelques instants.

Google Search Insights permet d'accéder gratuitement aux statistiques relatives aux requêtes de recherche sur Google. L'utilisateur peut ainsi voir s'il existe une demande pour un sujet ou un produit donné, et quels sont les termes utilisés pour effectuer des recherches dans une région ou un pays donné. La fonction de prévision affiche les tendances de recherche par région, période ou thème.
Les requêtes de recherche comme indicateurs d'événements
« Flu Trends » a été développé à partir des statistiques de recherche de Google. Cet outil permet de prévoir la fréquence des cas de grippe par pays pour l'hiver à venir, sur une échelle mensuelle – la communauté scientifique confirme la fiabilité de ces résultats. Les collaborateurs de Google ont pu démontrer que les requêtes de recherche influencent les décisions. En se basant sur les requêtes de recherche concernant les participants au Concours Eurovision de la chanson, ils ont déterminé le vainqueur avant même le concours.
Peu exploité par le marketing
Google Insight fournit en quelques instants des sondages représentatifs et constitue ainsi un complément précieux aux outils d'étude de marché bien connus. Bien que cet outil fournisse des informations variées et des bases décisionnelles, il est très peu utilisé par les services marketing : par exemple pour la planification temporelle et régionale des campagnes ou pour identifier les termes et expressions populaires à utiliser dans la communication. Le service commercial pourrait ainsi découvrir comment évolue la demande pour un produit selon les régions et au fil du temps.
Pour tirer pleinement parti de Google Insights, il faut à la fois une expérience du secteur et de la créativité. Il ne suffit souvent pas de se limiter à un seul terme, car les utilisateurs peuvent employer différentes orthographes (fauteuil, canapé, chaises) lors de leur recherche, ou rechercher des sujets différents avec le même terme. Seuls ceux qui savent quels termes le marché utilise pour rechercher un sujet obtiennent des résultats pertinents.
Quiconque a découvert les possibilités offertes par Google Insights ne voudrait plus se passer de cet outil pour planifier et optimiser ses actions de marketing et de communication. Et ce, pas seulement dans le domaine du marketing en ligne.
Imre Sinka
Imre Sinka est directeur général de l'agence web DotPulse.
Tendances Google
Ce service de Google Labs montre, à l'aide de graphiques, combien de fois un terme a été saisi sur Google au cours d'une période donnée et dans quel pays ce terme a été le plus utilisé.
Google Insights
Google Insights est très similaire à Google Trends. Il affiche en outre l'intérêt régional pour une offre ainsi que de nouveaux termes de recherche.

Le flop de la semaine : la chute ralentit – 13 % d'annonces en moins en septembre

La morosité persiste, mais la tendance à la baisse a pu être freinée en septembre. Les recettes publicitaires de la presse suisse ont baissé de 12,8 %, pour s'établir à 159,4 millions de francs. De février à août, on a enregistré, par rapport au même mois de l'année précédente, des baisses parfois bien supérieures à 20 %.

La morosité persiste, mais la tendance à la baisse a pu être freinée en septembre. Les recettes publicitaires de la presse suisse ont reculé de 12,8 %, pour s'établir à 159,4 millions de francs. De février à août, on a constamment enregistré, par rapport au même mois de l'année précédente, des baisses dépassant parfois largement les 20 %. Sur les neuf premiers mois de 2009, cela s'est traduit par un recul de 21,7 %, comme l'a indiqué la société Wemf AG, spécialisée dans les études sur les médias publicitaires. C’est la presse dominicale qui a enregistré la baisse la plus forte en septembre, ses recettes ayant chuté de 26,3 % pour s’établir à 15,2 millions de francs. La presse financière et économique a reculé de 13,9 % à 5,5 millions de francs. La presse quotidienne a reculé de 12,4 %, à 85,2 millions de francs. En revanche, la presse hebdomadaire régionale a vu ses recettes augmenter de 14,7 %, à 4,8 millions de francs. En ce qui concerne les annonces dans les journaux, la situation tendue sur le marché du travail s’est particulièrement fait sentir : les recettes issues des offres d’emploi ont chuté de 47,9 %, pour s’établir à 13 millions de francs. Les annonces immobilières ont reculé de 20,1 %. Quant aux annonces commerciales, la baisse s’est élevée à 7,8 %.

Jeunes socialistes : Leuthard a du sang sur les mains

Après l'affiche controversée contre les minarets, voici maintenant une publicité politique provocatrice émanant du camp adverse. Les Jeunes socialistes (Juso) ont publié une affiche représentant Doris Leuthard comme une bouchère aux mains maculées de sang, en référence à la polémique autour des exportations de matériel de guerre.

La législation actuelle, défendue par la conseillère fédérale Leuthard, serait responsable de milliers de morts à l'étranger, explique Cédric Wermuth, président des Jeunes socialistes, pour justifier cette initiative. Les Jeunes socialistes réclament donc, dans le cadre d’une initiative, une interdiction totale d’exportation de matériel de guerre. Du côté du PDC, on se dit déçu et qualifie cette présentation de « primitive ». « Cette image est d’un niveau de médiocrité difficilement surpassable », déclare la porte-parole du PDC, Marianne Binder, citée sur 20min.ch. Pour les Jeunes socialistes, comme pour la droite, tous les moyens sont bons lorsqu’il s’agit de propagande politique.
« Se montrer choqué par une telle représentation serait hypocrite », rétorque en revanche la Jeunesse socialiste. « Car chaque jour, des personnes meurent sous l’effet d’armes suisses, mais on ne voit pratiquement jamais ces images, bien plus choquantes. » On ne nie nullement les parallèles avec les méthodes des adversaires politiques. On a réfléchi à la manière de mettre en place un contre-programme face à l’UDC, a déclaré Cédric Wermuth au magazine Werbewoche. Cette campagne d’affichage spontanée, réalisée en interne pour des raisons budgétaires, joue délibérément sur la corde de l’indignation.

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Clus : campagne contre la fourrure en faveur de la protection des animaux dans les Grisons

L'agence de publicité Clus a mis en place une campagne contre la fourrure pour l'association de protection des animaux des Grisons. Celle-ci vise à attirer l'attention sur les souffrances infligées aux animaux et à sensibiliser la population des Grisons à cette question.

Lors de la conception et de la mise en œuvre de la campagne, l’agence de publicité Clus, basée à Coire, a délibérément renoncé à utiliser des visuels choquants et dissuasifs. De tels motifs ont déjà été utilisés trop souvent, expliquent les publicitaires. Les amateurs de fourrure ne prendraient donc plus ces images au sérieux. Les visuels actuels visent donc à montrer que la fourrure est certes un produit beau et sensuel, mais à poser en même temps la question de savoir si elle reste aussi belle quand on sait comment elle a été fabriquée.
Au cours des trois prochaines semaines, la campagne sera visible dans tous les Grisons, sur des affiches, dans des annonces, au cinéma et sur Internet. Parallèlement au lancement de la campagne, l'agence a conçu pour la Société protectrice des animaux des Grisons une nouvelle identité visuelle, un logo moderne et une Site web.

Responsable au sein de l'association de protection des animaux des Grisons, à Coire : Tina Gartmann-Albin (présidente), Marianne Brunold-Kuratle (vice-présidente). Photographie : sfh Bildkommunikation, Bregenz, Reinhard Fasching. Responsable chez CLUS Werbeagentur ASW, Coire : Kajo Bächle (conseil/CD), Olivier Chauliac (AD), Robin Keller (conseil/texte).

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