Les Schaffhauser Nachrichten ont désormais une édition numérique du dimanche

Dimanche 6 novembre 2011 paraîtra la première édition numérique du dimanche du Schaffhauser Nachrichten, d'abord sur l'iPad, puis sur d'autres tablettes et smartphones.

Meier + Cie est la première entreprise de médias suisse à lancer un journal dominical numérique, peut-on lire dans un communiqué. L'éditeur renforce ainsi sa position sur le marché régional dans le domaine du multimédia : Les textes et les images seront complétés dans le SN am Sonntag par des reportages radio actuels et des reportages filmés en étroite collaboration avec Radio Munot et la Schaffhauser Fernsehen. Les informations et les reportages du samedi, dont les résultats sportifs régionaux, constitueraient le noyau du nouveau journal dominical, tandis que les reportages de fond de tous les domaines assureraient le divertissement dominical. Cette édition dominicale comblera d'une part la lacune journalistique régionale du dimanche et permettra d'autre part à l'entreprise de médias Meier + Cie d'acquérir davantage d'expérience dans le domaine prometteur des médias électroniques.

Selon le communiqué, l'application est disponible dès maintenant dans l'App-Store d'Apple iTunes directement via iPad. L'offre est gratuite jusqu'à fin 2011 et sera intégrée au système d'abonnement des Schaffhauser Nachrichten à partir de janvier.
 

TBWA : McDonald's joue une feuille propre

L'agence TBWA\Zurich a conçu pour McDonald's un mailing contenant 18 bons de réduction. Le slogan : « Économiser, c'est la clé ».

Cet automne, il faudra mettre cartes sur table, écrit l'agence dans un communiqué. Car économiser est aussi un atout pour les clientes et clients de McDonald's. L'atout économie est joué avec les 18 bons qui ont été distribués par Direct-Mail dans toute la Suisse en octobre. Le set de cartes McDonald's, dont les motifs ont été spécialement illustrés, sert d'accroche et de goodies après-vente. Il est ainsi possible de jouer au menu suivant tout en dégustant un Big Mac et un Coca ou de placer les tickets de caisse sur le bord de la table. Les règles du jeu pour une sorte de Tschau-McSepp sont bien entendu également disponibles.

Responsable chez McDonald's Suisse : Yvonne Maurer (responsable marketing local du restaurant). Responsable auprès de la TBWA de Zurich : Thomas Ammann, Benny Goldstein (CD), Sabine Grossmann (graphisme), Natasa Maricic (texte), Guido Zehnder (Account Director), Simona Mink (DTP), Thomas Kriebaum (illustration), S+K (photographie).

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Sur le fond : panem et circenses

Ma compassion a ses limites : la SSR est depuis longtemps la cible de critiques. Les reproches fusent de toutes parts. La nomination de Roger de Weck au poste de directeur général de la SSR avait déjà suscité de vives réactions.

L'UDC, en particulier, s'est acharnée sur lui. Ils avaient enfin une preuve de la prétendue infiltration de la gauche à la télévision suisse. L'europhilie de de Weck était également une épine dans leur pied. Lorsque les négociations entre la Ligue suisse de football et la SSR ont été interrompues en juillet, les huées ont repris de plus belle. La SSR avait perdu les droits TV des matchs de championnat de football, vendus par la ligue à Cinetrade pour 186 millions.

Les milieux de la droite bourgeoise réclament depuis longtemps un allègement des structures de la SSR. Les actions Bye-Bye-Billag et Gebührenmonster, lancées sur les médias sociaux et fortement soutenues par la conseillère nationale UDC Natalie Rickli, ont rencontré un large écho. Plus de 140 000 signatures ont tout de même été récoltées pour une pétition en faveur d'une baisse substantielle de la redevance de 462 à 200 francs. Les partis sont mécontents. Les politiciens de tous bords se plaignent d'être désavantagés par rapport aux politiciens des partis adverses respectifs.

Les éditeurs sont également mécontents. Leur critique n'a pas pour but d'interdire à la SSR d'offrir à ses téléspectateurs la possibilité de trouver un nouvel accès aux programmes via Internet et donc aussi avec des appareils mobiles. Les éditeurs s'opposent plutôt, à juste titre, à l'extension du contenu des portails des chaînes de la SSR. En effet, une telle mesure risquerait de fausser clairement la concurrence. Grâce aux revenus garantis par les concessions, la SSR pourrait sans problème dégager suffisamment de ressources pour mettre en place un portail d'information de grande qualité. Si, en plus, la publicité était autorisée sur ce portail, les portails en ligne des éditeurs privés seraient fortement mis sous pression.

L'adversité est donc partout. C'est donc une bonne nouvelle qui peut être annoncée maintenant. Cinetrade et la SSR ont trouvé un accord.

Dès la saison prochaine, un match de football sera retransmis en direct chaque dimanche à 16 heures. Dix-huit fois par saison, la SSR peut choisir quel match elle souhaite diffuser. Et ce, en qualité de match international. L'accord n'était probablement pas bon marché. Mais même l'UDC n'émettra que des critiques prudentes, car elle ne veut pas se mettre à dos les fans de football.

Pierre C. Meier, rédacteur en chef
[email protected]
 

Top de la semaine 2 : loitransparence.ch remporte le Medien-Award 2011

Le 6e Prix des médias 2011 décerné par l'association « Qualité dans le journalisme » est attribué à l'association Öffentlichkeitsgesetz.ch.

Ce prix récompense une jeune initiative de journalistes romands et alémaniques qui s'engagent à promouvoir le principe de transparence en Suisse et à le rendre plus accessible aux médias. Le prix est décerné tous les deux ans à la "meilleure initiative de qualité dans le journalisme suisse". Selon le communiqué, les neuf membres du jury ont été particulièrement convaincus par la plateforme Internet Oeffentlichkeitsgesetz.ch, en ligne depuis juin 2011. Quelques clics de souris suffisent pour y formuler des demandes à l'intention des services fédéraux et des administrations cantonales. Actuellement, le site est traduit en français. Dès que le financement sera assuré, il sera également possible de le consulter en anglais. L'association loitransparence.ch veut encourager un changement de mentalité dans les médias et l'administration, comme le précise le communiqué. Dans ses statuts, elle s'est fixé pour objectif de "faire de la loi sur la transparence un instrument de travail efficace pour les journalistes".

Solo pour la reine des célibataires

Elle a appris le business en ligne à la direction de Yahoo ! et, en tant qu'ancienne directrice de la chaîne de télévision Viva, elle sait où se trouve la musique. Depuis 2008, Martina Bruder est CEO de FriendScout24. L'interview exclusive sur les campagnes, les agences suisses et les coopérations.

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WW : En septembre, FriendScout24 a lancé pour la première fois une campagne télévisée en Suisse. Pourquoi seulement maintenant, six ans après la création de la filiale suisse ?
Martina Bruder : Ce n'est pas la première fois que nous apparaissons à la télévision suisse. Depuis quatre ans, FriendScout24 sponsorise avec succès les séries "Joya rennt" et "Super Single". Maintenant, nous empruntons une autre voie, plus directe. Avec notre nouvelle campagne, nous réussissons à présenter nos messages de manière encore plus pointue et émotionnelle. D'autres fournisseurs essaient de se positionner de manière scientifique ou font réciter des slogans à un couple. Nous ne disons rien dans notre spot. Nous montrons simplement le moment le plus beau et le plus émotionnel de l'amour, le baiser. Chez FriendScout 24, il s'agit de la joie de vivre, de la légèreté et de la joie pure.

Pourquoi n'avez-vous pas fait appel à une agence suisse pour la campagne télévisée ?
Notre sponsoring TV en collaboration avec Mediafisch souligne que nous connaissons et apprécions le travail créatif des agences suisses. Au départ, notre campagne "Küssen kann man nicht allein" était uniquement destinée à l'Allemagne. Mais comme le spot a été très bien accueilli et que notre partenaire de coopération Max Raabe est également en tournée en Suisse, notre agence Kolle Rebbe l'a adapté pour la Suisse.

"On ne peut pas s'embrasser seul" a un budget de plusieurs dizaines de millions en Allemagne. D'autres intermédiaires en ligne apparaissent plus massivement, y compris en Suisse. Pourquoi une telle timidité ?
La quantité n'est pas synonyme de qualité. En Suisse, notre budget de spots se chiffre en millions à un chiffre. De plus, nous étions déjà à la télévision suisse alors que nos concurrents n'y pensaient même pas. Nous misons sur la continuité. FriendScout24 est ainsi devenu le leader du marché en Suisse également et une institution reconnue.

Votre bilan après un peu plus d'un mois de fonctionnement ?
Tout comme en Allemagne, nous bénéficions d'une grande attention et d'un écho positif en Suisse. Nous avons réussi à attirer l'attention de nouveaux utilisateurs sur nous et à les diriger vers notre portail partenaire.

Un collègue a calculé un jour que le nombre de membres des sites de rencontre en ligne devrait en fait se renouveler complètement chaque année, si l'on en croit les chiffres. Votre activité n'est-elle pas aussi un énorme business de cartoons ?
La qualité de notre portail de partenaires se caractérise par l'activité de nos membres. Les règles de protection des données nous obligent déjà à supprimer les profils inactifs après un certain temps. En Allemagne et en Suisse, ce délai est de 180 jours. Bien entendu, les membres se désinscrivent lorsqu'ils ont trouvé un partenaire. Mais ils se réinscrivent également si le partenariat ne fonctionne pas. Certains ont mis en ligne plusieurs profils. C'est ainsi que des sommes importantes sont générées. En fin de compte, ce qui est décisif, c'est l'expérience et le résultat d'utilisation pour nos clients. Les carnets d'adresses ne peuvent pas répondre. Nous incitons à l'activité. Nous y parvenons très bien. Chez FriendScout24, 18 000 nouvelles photos sont téléchargées chaque mois en Suisse. Nous avons 60 000 personnes qui recherchent activement un partenaire par mois.

Avec Swissfriends et Swissflirt, deux fournisseurs locaux ne jouent jusqu'à présent qu'en milieu de tableau, selon l'analyse de marché de Singlebörsen-Vergleich. A quel point prenez-vous la concurrence suisse au sérieux ?
Même dans la position de leader incontesté du marché, nous devrions bien entendu prendre nos concurrents au sérieux. Nous considérons les deux entreprises comme un enrichissement du marché.

Début 2011, Ringier s'est lancé dans les rencontres en ligne avec Citykiss.com. Agacé ?
Pas du tout contrarié. Citykiss est également une offre de marché qui s'élargit, qui a une approche très locale et qui est axée sur les rencontres mobiles.

Mais Ringier détient une participation dans Scout24 par le biais de Mediaswiss. Quel est le montant de cette participation ?
Ringier détient une participation minoritaire dans Scout24 Suisse SA par le biais de Mediaswiss. La majorité est détenue par Scout24 GmbH, Munich, qui est elle-même la société mère de FriendScout24 GmbH.

Quelle est l'influence de Mediaswiss sur la société munichoise FriendScout24 GmbH ? Certaines coopérations doivent-elles être conclues, certains placements publicitaires doivent-ils être effectués ?
Nous avons une très bonne relation de partenariat avec Mediaswiss et nous nous soutenons mutuellement.

Il y a quelques mois, la NZZ a fait l'éloge de votre concurrent Parship en tant que leader du marché couronné de succès. Jaloux ?
Ces publications et bien d'autres prouvent tout d'abord à quel point le thème de la recherche de partenaires sur Internet est entré dans les mœurs et suscite l'attention. Mais la NZZ a fait des recherches correctes et a présenté FriendScout24 Suisse comme leader avec 475'000 membres. Entre-temps, nous avons atteint 500'000 membres.

Mais qui est le leader du marché ?
FriendScout24 a été fondé en 2000 et est depuis des années, croyez-moi, le leader du marché dans tous les domaines de la recherche de partenaires en ligne. Dans l'espace germanophone, nous avons de loin le plus grand nombre de membres et le groupe cible le plus actif. Nous ne pensons pas en termes de niches ou de segments, mais nous prenons en charge tous les besoins relationnels de nos utilisateurs. Nous sommes ainsi le portail de rencontres numéro 1.

Êtes-vous un site de rencontres ou un site pour célibataires ?
FriendScout24 est également le portail de rencontres numéro 1 en Suisse. Comme nous l'avons dit, une distinction n'a pas de sens pour nous. Nous nous considérons comme un "fournisseur de services complets pour tous les désirs relationnels" et nous sommes conscients d'être également le portail de coopération numéro 1 en Suisse. Nous coopérons avec les principales marques en ligne suisses comme Swisscom, Blick, MSN, GMX et d'autres.

Mais cette clientèle ne semble pas vous tenir particulièrement à cœur. Il n'y a pas un seul bureau FriendScout en Suisse.
En tant qu'entreprise en ligne leader sur le marché, notre succès ne dépend pas d'une présence locale. Il va de soi que parmi les 150 collaborateurs de notre siège munichois se trouvent des experts reconnus pour le marché suisse. Cela vaut pour le développement de produits, le marketing en ligne et surtout pour le service clientèle.

Avec la création de Secret, vous avez fait la une des journaux. Le journal Kress-Report a titré "Herz- Dame" et a demandé "Madame Bruder, comment se passe votre business avec le sexe" ? Une épreuve de force embarrassante ?
En quoi est-ce gênant ? Dans son article de couverture, le magazine Stern a décrit Secret comme "le plus jeune acteur de la zone érogène". Tous les magazines féminins importants s'intéressent actuellement de près à la tendance des rencontres occasionnelles dans le groupe cible des femmes de 35 ans et plus qui ont confiance en elles. C'est exactement là que Secret se positionne en tant qu'offre premium unique.

Comment votre portail d'infidélités est-il accueilli en Suisse ?
Le terme d'infidélité est désuet et moralisateur. Ce qui nous intéresse, c'est la femme sûre d'elle qui ne cherche pas "Mister Right", mais "Mister Right Now". D'ailleurs, elle poursuit souvent ses deux besoins relationnels en parallèle, même en Suisse.

En quoi le célibataire suisse se distingue-t-il du célibataire allemand ?
Les besoins en matière de flirt, d'érotisme et de vie commune sont les mêmes au-delà des frontières.

Quelle est votre stratégie de communication en Suisse ? Que se passe-t-il après la campagne télévisée ?
À l'avenir, nous nous présenterons encore plus clairement via les principaux médias suisses. Outre la télévision, la presse écrite et, surtout, nos puissants partenaires locaux en ligne en feront bien sûr partie.

Les experts estiment le volume actuel du marché suisse des partenaires en ligne entre 23 et 25 millions d'euros. Environ dix millions de plus qu'en Autriche. Selon vous, quelle sera l'évolution dans les cinq prochaines années ?
Je m'attends moi aussi à une poursuite de la croissance sur le marché suisse. Toutefois, elle n'est pas déterminée par davantage d'utilisateurs, mais par des offres plus attrayantes. Il faut s'attendre, comme en Allemagne, à une consolidation du marché. En tant que leader du marché, nous pensons être parfaitement positionnés.

Avez-vous aussi rencontré votre mari sur un site de rencontres ?
Je connais mon mari depuis l'époque de mes études. Mais nous avons fait une fois le test de relation sur Friend- Scout24 et nous avons trouvé notre décision merveilleusement confirmée. Entretien avec le journaliste : Peter Ehm

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Le dernier mais non le moindre : Le scandale des écoutes coûte cher à Murdoch

Le scandale des écoutes téléphoniques au Royaume-Uni coûte très cher au groupe de presse américain News Corp. À elle seule, la fermeture du journal dominical *News of the World* représente une perte pouvant atteindre 91 millions de dollars.

A cela s'ajoutent d'autres coûts élevés liés au rachat complet du groupe de télévision britannique BSkyB, finalement avorté sous la pression politique. C'est ce qu'a annoncé News Corp.
a annoncé mercredi au siège de l'entreprise à New York. Le groupe de médias dirigé par Rupert Murdoch a vu son bénéfice reculer de 5% par rapport à la même période de l'année précédente, à 738 millions de dollars au final, en raison des charges du trimestre fiscal allant de juillet à septembre.

Mais ce que le secteur de la presse a raté, les chaînes de télévision le compensent. En effet, à l'exception du scandale des écoutes téléphoniques, les affaires ont plutôt bien marché. Le chiffre d'affaires a augmenté de sept pour cent pour atteindre près de huit milliards de dollars. En effet, ce sont surtout les chaînes de télévision appartenant au groupe qui ont pu enregistrer des recettes plus élevées grâce à l'afflux de fonds publicitaires. La division cinéma avec le studio 20th Century Fox a également rapporté plus d'argent. La "Planète des singes" s'est avérée être un blockbuster : Prevolution".

En Grande-Bretagne, le Sun et le Times font encore partie de la division journaux. Aux Etats-Unis, Rupert Murdoch a repris le journal économique Wall Street Journal. En tant que fondateur de l'entreprise, il réunit environ 40 pour cent des droits de vote. Avec les parts du prince saoudien allié Al-Walid bin Talal, il détient même 47 pour cent de toutes les voix. Les actionnaires se sont plaints que Murdoch abuse de ce pouvoir et gère le groupe comme une entreprise familiale.

 

Pro Sieben Sat.1 sur la voie des records

Après un troisième trimestre solide, le groupe Pro Sieben Sat.1 continue d'enregistrer des résultats records. Grâce notamment à une nouvelle hausse des recettes publicitaires sur ses marchés clés que sont l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse, le groupe de télévision a vu son chiffre d'affaires progresser de près de 9 % entre juillet et septembre, pour atteindre 594,5 millions d'euros.  

Pro Sieben Sat.1 a toutefois gagné un peu moins d'argent au final. Cela s'explique notamment par les coûts liés à la transformation de la structure de financement, comme l'a indiqué l'entreprise jeudi à Munich. Tous les chiffres ont déjà été calculés en excluant les contributions des magasins vendus cet été aux Pays-Bas et en Belgique.

Le résultat net est passé de 19,7 millions d'euros il y a un an à 11,4 millions d'euros. En revanche, le bénéfice opérationnel EBIT a augmenté de 96.6 millions à 101 millions d'euros. La base de l'évolution positive des affaires est le fort positionnement dans l'activité principale de la télévision, a déclaré le président du groupe Thomas Ebeling, selon le communiqué.

Le groupe de chaînes Sat1, Pro Sieben et Kabel veut réaliser un chiffre d'affaires supplémentaire de 750 millions d'euros d'ici 2015, sans achats supplémentaires, notamment grâce à des activités en dehors du marché de la publicité télévisée, comme la production de contenus, les offres en ligne ou la télévision payante. Pour cette année, Ebeling a confirmé ses perspectives positives. Pour 2012, le chef du groupe a également laissé entrevoir une croissance, même si l'année ne devrait pas être une "année de boom". (ATS)
 

Coudre soi-même est à nouveau tendance

Publicis Communications a remporté un appel d'offres international et a réalisé une refonte de l'image de marque, accompagnée d'une campagne mondiale, pour la marque suisse traditionnelle Bernina.

Depuis plus de 100 ans, Bernina est chez elle à Steckborn, au bord du lac de Constance. Avec des idées révolutionnaires et des technologies d'avenir, l'entreprise familiale a rapidement dépassé les frontières nationales et est aujourd'hui représentée dans plus de 80 pays à travers le monde. Avec 60 pour cent du chiffre d'affaires du groupe, le marché des États-Unis représente aujourd'hui la plus grande part. L'année dernière, Publicis Communications s'est imposée avec succès lors d'un pitch face à des agences allemandes et américaines et a été chargée par Bernina de développer une toute nouvelle image de marque couvrant l'ensemble du marché. Une attention particulière a été accordée à la conquête d'un groupe cible plus jeune. La plupart des fournisseurs de machines à coudre font aujourd'hui encore leur publicité de la même manière qu'il y a de nombreuses années. Une femme souriante présente une machine à coudre. Cela fait longtemps que ce n'est plus d'actualité. La couture est devenue un hobby, une passion et une possibilité de s'exprimer de manière créative et de satisfaire son désir d'individualité. A cela s'ajoute une appréciation nettement croissante des produits fabriqués avec soin. Depuis quelques années, cela se traduit par une tendance toujours croissante aux produits faits maison, qui influence également le monde de la mode et des accessoires. De nouveaux magazines de couture destinés à un groupe cible jeune ont vu le jour, et l'on trouve sur Internet de nombreux blogs et boutiques sur lesquels de jeunes artistes de la couture montrent ou vendent leurs produits faits maison. Le nouveau concept de communication de Publicis, autour du stratège Achill Prakash et du CD Sacha Moser, reprend le processus créatif dans lequel les artistes de la couture s'investissent. Les images et les histoires de la nouvelle campagne ouvrent des mondes enchanteurs, rêveurs et esthétiques. Des ingrédients individuels racontent les histoires de création de vêtements confectionnés avec amour. Les ingrédients sont aussi individuels que les œuvres d'art qui en résultent. Un seul ingrédient est présent dans toutes les histoires : Bernina. Car Bernina est l'outil fiable qui permet de réaliser presque toutes les idées. Avec ses nombreux produits, Bernina crée un espace pour la créativité et sert de source d'inspiration et de fournisseur d'idées. pan

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Étude PWC : le secteur des médias et du divertissement face à la croissance

Le secteur suisse des médias et du divertissement devrait connaître une forte croissance au cours des prochaines années. Le cabinet de conseil Pricewaterhouse Coopers prévoit une croissance du chiffre d'affaires pouvant atteindre 5 % par an d'ici 2015.

Selon l'étude, les entreprises de télécommunication et les fournisseurs de moteurs de recherche et de rubriques en ligne seront les premiers bénéficiaires. En effet, deux tiers de la croissance proviennent - et ce indépendamment de l'évolution conjoncturelle - de l'augmentation des dépenses pour des connexions Internet plus performantes, pour les taxes et les abonnements TV ainsi que pour l'augmentation de la publicité sur Internet. En revanche, les perspectives pour la publicité télévisée et extérieure ainsi que pour les recettes des journaux sont fortement dépendantes de la conjoncture et donc incertaines, a fait savoir PwC jeudi.

Ces dernières années, il a fallu une croissance économique de plus de 2 pour cent pour que les dépenses publicitaires (sans Internet) augmentent, a déclaré Patrick Balkanyi, directeur de la branche PWC, devant les journalistes à Zurich. Mais si la petite récession de -0,4 pour cent récemment pronostiquée par un premier institut de recherche conjoncturelle se produit, les dépenses publicitaires devraient chuter de 9 pour cent. PWC fonde ses prévisions de base sur une croissance annuelle du PIB de 2,5 pour cent. Si la croissance n'atteint que 0,9 pour cent, le chiffre d'affaires total augmentera encore de 4,4 pour cent par an pour atteindre 15,0 milliards de francs.

Les journaux toujours en difficulté

Alors que la publicité sur les canaux numériques cherche à atteindre le consommateur de manière toujours plus directe et sélective, les arbres ne montent toujours pas jusqu'au ciel pour la publicité sur Internet des éditeurs. PWC prévoit certes une croissance de 67 à 113 millions de dollars d'ici 2015, mais par rapport à l'ensemble du gâteau publicitaire, cela reste une petite niche. Même avec les redevances pour leurs portails, les entreprises de presse ne réaliseront que 22 millions de francs en 2015, selon l'étude. Selon Balkanyi, certaines maisons d'édition réfléchissent à des modèles d'abonnement plus flexibles ; par exemple un accès numérique pendant la première moitié de la semaine et des éditions imprimées dans la boîte aux lettres uniquement pendant la seconde. En 2010, les maisons d'édition se sont toutefois mieux comportées que prévu, notamment grâce à des frais d'abonnement plus élevés.

Dans le secteur de la musique également, les producteurs de contenus ont la vie dure : le piratage des produits réduit la croissance à 1,7% par an. En 2015, le chiffre d'affaires de la distribution numérique légale (199 millions) aura dépassé les ventes de supports physiques (115 millions), qui sont en recul.

Sur le marché des médias et du divertissement, la transformation numérique se poursuit, a déclaré Balkanyi. Une récession ne ferait qu'accélérer le processus. D'ici 2015, les dépenses pour les connexions Internet (2,7 milliards) ainsi que pour les redevances et les abonnements TV (2,5 milliards) dépasseront celles des journaux (2,2 milliards de francs). Outre les connexions à haut débit et les réseaux de fibres optiques, les smartphones et les tablettes sont en plein essor. Les 299 salles de cinéma encore présentes en Suisse doivent en revanche s'équiper, par exemple en 3D. Les annonceurs extérieurs font également leurs premiers essais avec des annonces en 3D. Et les affiches numériques permettront de changer rapidement de publicité : la chaîne de café le matin, le brasseur de bière à la fin de la journée. (ATS)
 

Les élections de 2011 n'ont pas dominé la couverture médiatique

Les médias ont couvert les élections de 2011 de manière très disparate. Contrairement à 2007, les élections n'ont pas été le sujet dominant cette année-là.  

Pour la population, les quotidiens et la télévision, la radio et les entretiens personnels sont les sources d'information les plus importantes. C'est ce qu'ont expliqué des spécialistes lors d'un symposium de la SRF sur les médias qui s'est tenu jeudi à Zurich. Le point de vue du public a été recueilli à l'aide d'enquêtes menées dans toutes les régions du pays. Les sondages ont été réalisés au cours des quatre semaines précédant et suivant les élections. Environ 3'600 Suisses ayant le droit de vote ont été interrogés.

Les sources d'information les plus utilisées sont les quotidiens et la télévision, puis la radio et les discussions personnelles avec des connaissances et des amis ou en famille. L'importance d'Internet est nettement moindre et les médias sociaux ne sont guère utilisés dans le cadre des élections. Le lien entre l'âge et le canal d'information n'est pas surprenant : alors que les quotidiens et la télévision sont davantage utilisés par les personnes âgées, l'Internet est le plus utilisé par les jeunes, comme l'a déclaré Markus Jedele, chargé des médias à la SSR. En ce qui concerne l'utilisation de la radio, les chercheurs ont constaté un net déficit chez les jeunes. Il n'y a pas de différences majeures entre les hommes et les femmes.

Une grande concurrence thématique
Contrairement à 2007, les élections n'ont pas été le sujet dominant de cette année, explique le sociologue Kurt Imhof selon l'ATS. Les reportages sur la politique de change, l'UBS, la guerre en Libye et bien d'autres sujets ont fortement concurrencé le thème des élections. De ce fait, les partis n'ont pas pu mener correctement leurs campagnes, selon Imhof. A l'époque, la présence de Christoph Blocher dans les médias dépassait tout - il y avait une "personnalisation non suisse" qui semblait "un peu nord-coréenne", selon Imhof.

Ce qui a été rapporté et la manière dont cela a été rapporté étaient directement liés au type de média. Alors que les élections étaient le sujet numéro un dans les journaux à abonnement et du dimanche, elles n'ont guère joué de rôle dans les journaux à sensation et surtout dans les gratuits. Et lorsque c'était le cas, les sujets émotionnels y étaient privilégiés, comme l'enlèvement de Zottel, la mascotte de l'UDC.

Si les thèmes financiers ont été les plus abordés sur les chaînes de radio et de télévision publiques, les élections sont arrivées juste derrière, en deuxième (radio) ou troisième position (télévision). Elles n'ont guère été évoquées sur les radios privées. Sur les chaînes de télévision privées, elles sont également arrivées en deuxième position. Enfin, l'attention des utilisateurs des médias sociaux a pu être éveillée en particulier par "la gestion de l'indignation", selon Imhof. Ils se sont volontiers occupés de l'enlèvement de Zottel, de la punition jugée injuste d'une recrue, ont discuté de la (dé)régulation, des petits délinquants et autres.
 

Ubi : reportage de SF contesté

L'Instance indépendante de recours pour la radio et la télévision (Ubi) a donné raison à l'Association des entrepreneurs en bâtiment : dans son édition tardive de l'automne 2010, le journal télévisé de la SF aurait rendu compte de manière partiale du conflit salarial dans le secteur principal de la construction, en ne donnant la parole qu'aux représentants syndicaux.  

Le 20 novembre 2010, le journal télévisé avait fait état dans son édition principale et son édition tardive de l'état des négociations salariales dans le secteur principal de la construction. Ce jour-là, les syndicats ont réagi avec une grande incompréhension à ce qu'ils considèrent comme une offre totalement insuffisante de la part de la Société suisse des entrepreneurs. L'édition principale du journal télévisé reprenait le point de vue des deux parties, tandis que l'édition de fin de soirée ne reprenait que le point de vue des syndicats. La Société suisse des entrepreneurs a porté plainte contre cette décision

Le fait que le reportage de l'édition tardive se concentre sur le point de vue syndical n'est pas critiquable, constate l'AIEP dans sa décision publiée jeudi. Toutefois, l'occultation de la position des entrepreneurs a considérablement entravé la libre formation de l'opinion du public. L'article de l'édition tardive a donc violé le principe d'objectivité. Par conséquent, l'Ubi a accepté le recours de la Société des entrepreneurs par 5 voix contre 3. (ATS)
 

Surfer au lieu de travailler ?

Les entreprises ont-elles le droit de bloquer l'accès à Internet de leurs salariés et d'interdire l'utilisation de leur téléphone portable à des fins privées ? Réponses aux questions essentielles concernant les nouveaux moyens de communication sur le lieu de travail. Par Gabriela Baumgartner (lic.iur., LL.M.), juriste au centre de conseil « Beobachter » et spécialiste du droit du travail. Parallèlement à cette activité, elle enseigne le droit du travail aux cadres du secteur de la santé.

A Zurich, la plaisanterie est terminée : depuis deux ans, les employés municipaux ne peuvent plus entretenir leurs contacts privés sur la plateforme Internet Facebook pendant les heures de travail. Après avoir constaté que les innombrables accès nuisaient considérablement à la performance du réseau, le conseil municipal a fait bloquer l'accès. Après tout, les gens doivent travailler, pas surfer.

D'un point de vue juridique, un employeur peut justifier une telle interdiction par son droit de donner des instructions. Il peut prescrire à ses employés les tâches qu'ils doivent accomplir pendant leur temps de travail et la manière dont ils peuvent utiliser les outils de travail qui leur sont confiés. Cela implique qu'il peut bloquer certains sites et limiter ou interdire totalement l'utilisation d'Internet à des fins privées.

Toutefois, la doctrine juridique est d'avis qu'en l'absence d'un règlement d'entreprise contraire, les employés peuvent passer des appels téléphoniques privés pendant le travail, à condition de ne pas le faire de manière excessive. Dans le cas contraire, les appels téléphoniques privés sont autorisés pendant les pauses. Si aucun règlement d'entreprise ne régit l'utilisation privée d'Internet, les employés peuvent partir du principe que les mêmes règles s'appliquent à la navigation et aux e-mails privés qu'aux appels téléphoniques privés. Le préposé à la protection des données du canton de Zurich, se basant sur un arrêt du Tribunal fédéral, va même plus loin : selon lui, les employeurs devraient mettre à la disposition de leurs employés un accès à Internet pour l'utilisation pendant les pauses, si l'utilisation sur le lieu de travail est interdite ou impossible.

Possibilités de surveillance et sanctions

Que faire lorsque des employés surfent et envoient des e-mails à titre privé de manière excessive ? Dans la pratique, il est difficile de prouver le comportement fautif. La loi sur le travail interdit de surveiller en permanence un employé. Ce n'est que dans certaines limites juridiques que l'employeur peut contrôler ce que ses employés font sur Internet pendant les heures de travail. Une telle surveillance est autorisée si les employés sont informés que des contrôles aléatoires ont lieu occasionnellement. Les surveillances permanentes ne sont autorisées que si elles ne permettent pas d'identifier l'utilisateur.

S'il s'avère qu'un employé surfe, envoie des e-mails ou chatte de manière excessive à des fins privées pendant ses heures de travail, l'employeur doit d'abord lui adresser un avertissement. Si cela n'aboutit pas, le contrat de travail peut être résilié pour violation des obligations du droit du travail.
Désormais, les employés peuvent facilement se soustraire à une surveillance en téléphonant, en chattant et en surfant avec leur appareil personnel sur leur lieu de travail. L'interdiction d'utiliser un téléphone portable pendant les heures de travail est en principe autorisée, mais uniquement dans certains cas exceptionnels. Par exemple, si le déroulement du travail, la performance ou la sécurité dans l'entreprise sont perturbés, comme par exemple dans les professions en contact avec le public, dans le service public ou dans les hôpitaux. Toutefois, un employeur ne peut pas interdire à ses employés d'utiliser leur téléphone portable pendant leur pause. Afin de prévenir les conflits, les entreprises devraient, à partir d'un certain nombre de collaborateurs, régler ce genre de questions dans un règlement d'entreprise.

Lien : Aide-mémoire "Explications concernant la surveillance téléphonique sur le lieu de travail" du Préposé fédéral à la protection des données : http://www.edoeb.admin.ch/themen

Livre conseillé

Droit du travail
Du contrat à la résiliation
Ce manuel de la spécialiste du droit du travail du Beobachter permet d'y voir plus clair. Que doit contenir un contrat de travail ? Que faire en cas de réduction de salaire ? Comment se passent les heures supplémentaires ? Comment licencier correctement ? Comment puis-je me défendre ? Vous trouverez ici des réponses compétentes à vos questions, des décisions de justice qui feront date et de nombreux conseils pratiques.
272 pages, Fr. 36.- 11e édition, revue et actualisée, 2011
ISBN 978 3 85569 440 2 Éditions du Livre du Beobachter

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