Bâle est la nouvelle capitale : seule une affiche peut le faire

Une étude menée par Publicis pour le compte de l'APG a démontré que la publicité extérieure rend l'impossible possible : la Suisse a élu une nouvelle capitale.

La recherche en affichage de Publicis a prouvé pour la SGA que la publicité extérieure rend l'impossible possible : la Suisse a élu une nouvelle capitale.Le petit jeu a commencé avec Angie Becker, inconnue et soudain célèbre dans toute la Suisse. Il s'agissait ensuite de voter pour savoir si le lapin Bugsy devait être mis à la poêle à frire ou non. Pour ces deux campagnes fantômes, Publicis a voulu tester l'effet des affiches pour son client de longue date Affichage. Il est évident que lors de l'action mystérieuse de début janvier, on a également supposé que Publicis avait concocté une nouvelle farce pour la SGA. Quelques feintes ont toutefois été habilement mises en place, comme la Werbewoche a pu le montrer dans son dernier numéro. Nous ne nous sommes pas trompés, mais nous avons joué sagement le jeu médiatique lors du vote politiquement incorrect "La Suisse élit une nouvelle capitale". En 1848, Berne a été élue capitale fédérale de la Suisse par l'Assemblée fédérale. Les conséquences de cette campagne publicitaire prouvent que ce point politique à l'ordre du jour continue de déchaîner les passions, 159 ans après la création de l'Etat fédéral.
Un sujet très discutéL'élection de la nouvelle capitale fédérale est rapidement devenue un sujet très discuté, qui s'est traduit par des commentaires dans les journaux, des lettres de lecteurs et des weblogs. Des présidents de ville ont accordé des interviews et des mères ont rempli les pages du "swissmomforum" sur Internet. Des resquilleurs ont fait leur apparition, comme la ville de Lucerne, qui a attiré les électeurs sur son site officiel en utilisant une adresse Internet ressemblant à s'y méprendre à la sienne. Enfin, la Berne fédérale est également intervenue : D'une part, la Chancellerie fédérale a critiqué l'utilisation des armoiries suisses et, d'autre part, elle a appelé tous les employés de la Confédération à boycotter les élections...
Accompagnement scientifiqueDamit a pu prouver Publicis pour la SGA : La publicité extérieure permet d'obtenir des résultats et de pratiquer concrètement le marketing mobile. L'entreprise d'affichage veut maintenant mettre ce choix en valeur dans une étude destinée à ses clients. Le message : l'affiche, l'e-board, le SMS et Internet constituent un outil de marketing complet lorsqu'ils sont combinés correctement. L'Institut de psychologie de l'Université de Zurich travaille également à une étude d'accompagnement du projet.
Lors de l'élection, Bâle et Zurich sont restés longtemps au coude à coude en tête. Bâle l'a finalement emporté avec 42,4 pour cent, devant Zurich avec 41,9 pour cent, puis Berne avec 12,7 pour cent et Genève avec 2,9 pour cent. Les votants étaient au nombre de 13600.
Andreas Panzeri

"Stop Aids" d'Euro RSCG élu campagne de l'année

Classement : Les lecteurs de « Werbewoche » et de « TV-Star » ont élu les campagnes de l'année.

Classement Les lecteurs de Werbewoche et de TV-Star ont élu les campagnes de l'année.vainqueurEuro RSCG s'est battue et a remporté la victoire avec des faits nus. La "Campagne de l'année" thématise, à l'aide d'accroches élégantes, l'importance de l'autoprotection dans la vie. L'Office fédéral de la santé publique, en tant que mandant, investit environ neuf millions de francs par an dans la prévention du sida, dont un tiers environ est consacré à la campagne. Comparé aux coûts d'une thérapie à vie après une contamination - en moyenne 200 000 francs - c'est un investissement efficace. L'équipe de Frank Bodin et du CD Petra Bottignole ne se contente plus de miser sur "Stop Aids" à titre préventif avec son travail d'information, mais a également créé le slogan "Love Life". Cette nouvelle orientation stratégique vise à communiquer les bénéfices d'une prévention personnelle au lieu d'un "message de prévention". La précédente campagne "Love Life" d'Euro RSCG avait déjà été récompensée l'année dernière par la troisième place du Crossmedia Award.
Deuxième placeUn thème plus joyeux a remporté l'année dernière la place crossmedia numéro 2 attribuée par un jury de professionnels et vient d'être confirmé à ce rang par le public pour la "campagne de l'année". "Beck & Bondi" de la maison Contexta est devenu un support publicitaire omniprésent pour Swisscom Fixnet et amuse manifestement son public cible.
Troisième placeLa troisième place a également été amusante. Pour promouvoir son large assortiment de produits, Publicis a lancé pour Migros une imposante campagne de sondage cross-média avec de nombreux sujets originaux autour du thème "Mis Lieblingsprodukt isch...".
Andreas Panzeri

La penseuse transversale

Regula Fecker s'est lancée à son compte en tant qu'agence unipersonnelle et souhaite continuer à élaborer des stratégies, y compris pour les grandes entreprises.

Regula Fecker s'est mise à son compte en tant qu'agence unipersonnelle et veut continuer à développer des stratégies pour les grandes entreprises.Dans la salle de réunion, une vieille ardoise d'école remplace un écran plat. Un élévateur à nourriture rempli de livres montre que la pièce du premier étage servait autrefois de "salle" pour un bistrot de la Langstrasse à Zurich. Dans la nouvelle agence de Regula Fecker, on ne sent pas, à la première impression, que la stratège, qui vient de se mettre à son compte, est une créatrice de tendances dans le domaine du crossmedia. L'aménagement ne laisse pas non plus transparaître le fait que Fecker a déjà travaillé dans la Mecque de la publicité, New York, ainsi que dans la ville branchée de Berlin. Un canapé comme sorti d'une brocante et une table qui fait plus penser à une cuisine de colocation qu'à des documents stratégiques pour les gros poissons. Mais : "Les clients aiment beaucoup venir ici", estime la jeune représentante d'une nouvelle génération de publicitaires et remarque que l'entrée du bureau, juste à côté du sex-shop, est en fait positionnée au milieu de notre société.Regula Fecker est entrée dans la publicité dès la fin du gymnase. D'abord dans le conseil pour une toute petite agence à Zurich. Puis, à 20 ans, elle a rejoint l'ancienne Honegger von Matt. Fecker voulait y rester sept ans au total et a ainsi "vécu toute la partie importante de l'histoire de cette agence". Au bout de trois ans, elle a pu passer au Planning, qui venait d'être reconstruit. "J'aime me casser la tête, aborder un problème de communication sous un angle nouveau et penser à des choses que personne n'avait faites avant moi", dit-elle à propos de ce défi.
Elle aime aussi aller au fond des choses. C'est pourquoi elle a voulu se perfectionner et s'est envolée pour trois mois en Amérique à la Miami Ad School, marquée par l'influence de Crispin Porter Bogusky. "Le cours intensif a élargi ma réflexion", s'enthousiasme-t-elle. Chaque week-end, un planner connu vient en avion. Une maison de vacances est mise à la disposition des stars du secteur à Miami. Une partie des cours a lieu sur la plage. "On voit les gourous personnellement comme jamais auparavant". Malgré tout, on travaille dur. Des projets hebdomadaires avec différents points forts dans le domaine de la gestion des marques, des études de marché, des études de groupes cibles, de la stratégie média. Au cours des trois mois, les étudiants ont également dû développer leur propre projet avec des créatifs. Le groupe Fecker a élaboré un pitch pour FedEx.
La présentation finale a été remportée par la Suissesse. Elle a également été la meilleure de la promotion avec son concept. Son idée se basait sur le fait que 80 pour cent des clients suivent le parcours de leur colis sur Internet. À quoi cela tient-il ? "À la fascination qu'éprouve le client lorsqu'il peut déclencher le décollage d'un avion d'un simple clic de souris". C'est ainsi que Fecker a formulé la stratégie : "FedEx permet même aux petits poissons de jouer à Dieu". Les PME trouveraient naturellement cela pertinent, car elles sont habituellement toujours les underdogs.
Cette idée lui a permis de trouver un emploi à New York. À peine rentrée en Suisse, un professeur l'a appelée : "Do You wanna job in New York" ? Elle a donc de nouveau traversé l'étang et a travaillé pendant un an et demi pour TBWA\Chiat\Day dans l'équipe de David Hackworthy en tant que planner. "C'est de lui, avec Dominique von Matt, que j'ai le plus appris".
En 2004, son mentor Hackworthy s'est installé à Londres où il a fondé The Red Brick Road. Pour Fecker aussi, le temps était venu de revenir en Europe. Elle a accepté une offre de TBWA Berlin. Elle a pu y prendre la direction du Planning. "Durant cette période, nous avons pu remporter le budget de Siemens dans le monde entier", dit-elle fièrement. Malgré tout, elle ne voulait pas rester plus de huit mois à Berlin, à cause de sa relation à Zurich. Avec New York, c'était possible. On était simplement loin. Berlin offrait une visite éclair tous les week-ends. Mais le temps manquait pour cela. Regula Fecker a donc finalement été accueillie à bras ouverts non seulement par son ami, le photographe publicitaire Jonathan Heyer, mais aussi par son ancien employeur, Jung von Matt Limmat. Après deux ans comme planner, elle s'est mise à son compte avec "Regula Fecker, Strategische Planung".
Comment motiver quelqu'un à faire quelque chose ? Regula Fecker a toujours voulu "faire quelque chose qui crée un lien entre la pensée et l'action. Qui déclenche quelque chose". Avec les expériences qu'elle a pu acquérir dans ses activités précédentes, c'était maintenant pour Fecker "le bon moment pour devenir indépendante". Elle estime que le fait de pouvoir garantir une neutralité médiatique en tant que stratège indépendante est un avantage. Miser sur une idée et ne pas se demander dès le début : y a-t-il un spot TV ou des affiches ? Il y a de plus en plus de nouveaux médias ou du moins des médias fragmentés différemment.
Ses clients sont des agences de publicité et de médias, mais aussi des annonceurs. Certains veulent faire des recherches : Comment puis-je fournir de meilleures bases à mon agence ? Fecker se voit ici comme une interface entre les clients et l'agence. Elle veut aussi travailler à l'international et a déjà reçu une commande de Londres de la part de son ex-patron.
Fecker peut compter sur un bon réseau de relations. Elle est membre de la commission de formation de BSW. De nombreux contacts se sont également noués en tant que responsable de cours au Sawi. C'est là qu'elle a mis sur pied le cours intensif Crossmedia Kompressor.
Elle explique que de plus en plus de clients interviennent dans le contenu. On veut par exemple participer à la conception des formats d'émission. On observe ainsi une migration de la partie publicitaire classique vers le contenu. C'est parfois habilement fait, comme pour 20 minutes. Pour d'autres projets, cela semble "encore parfois maladroit". YouTube ou MySpace sont certes observés et copiés avec des yeux d'Argus par l'ensemble de la scène publicitaire - mais ils ne sont pas encore bien compris. "On remarque quand les publicitaires veulent prendre le train en marche". Il en va de même pour le podcast. "J'y vois de nombreuses opportunités. Mais seules les choses les plus évidentes sont mises en œuvre".
Dans sa vie privée, Regula Fecker est également engagée dans différents domaines de la communication. Elle a accompagné la création du label de snowboard Eleven pour des amis et a fait de la marque le numéro 2 en Suisse et le numéro 8 en Europe en sept ans. Dans le domaine des organisations à but non lucratif, elle travaille pour "Table couvre-toi", où des denrées alimentaires périmées sont distribuées aux personnes dans le besoin. Elle s'occupe également de la publicité pour MyClimate, une spin-off de l'ETH, où des personnes comme elle versent un pourcentage fixe pour chaque billet d'avion afin de compenser les émissions de CO2. Et pour se détendre, Fecker fait du "yoga - comme chaque personne dans ce monde". 
 
Andreas Panzeri

La nouvelle émission scientifique de SF s'appelle Einstein

La nouvelle émission scientifique, qui remplacera bientôt le format «MTW» sur la télévision suisse, s'intitule «Einstein». On ne sait pas encore qui présentera cette émission, dont le lancement est prévu au printemps.

Loin derrière les montagnes de mots, loin des pays de voyelles et de consonnes, vivent les textes aveugles. Ils vivent isolés à Buchstabhausen, sur la côte de la sémantique, un grand océan linguistique. Un petit ruisseau du nom de Duden traverse leur localité et les approvisionne en régulateurs nécessaires. C'est un pays paradisiaque où des bouts de phrases grillées vous volent dans la bouche. Même la toute-puissante ponctuation n'est pas maîtrisée par les textes aveugles - une vie tout à fait non-orthographique.

Kudelski acquiert OpenTV

La société technologique vaudoise Kudelski a finalisé l'acquisition d'OpenTV, annoncée en octobre. Kudelski détient désormais une participation majoritaire dans ce fournisseur californien de technologies d'accès à la télévision numérique.

L'entreprise technologique vaudoise Kudelski a finalisé l'acquisition d'OpenTV annoncée en octobre. Kudelski dispose désormais d'une majorité de contrôle sur le fournisseur californien de technologies d'autorisation pour la télévision numérique, rapporte mercredi l'agence de presse ATS. Kudelski avait versé 132,12 millions de dollars à la société propriétaire Liberty Media pour une participation de 26,7% du capital et 74,7% des droits de vote d'OpenTV. Selon des informations antérieures, l'acquisition aura un effet positif sur le bénéfice de Kudelski à partir de 2008.

Campagne de l'année : "Stop Aids" d'Euro RSCG rafle la mise

La campagne de l'année a également été récompensée mercredi au Kaufleuten de Zurich. Les lecteurs de Werbewoche et de TV-Stars ont élu la campagne Stop SIDA de l'Office fédéral de la santé publique.

La campagne de l'année a également été récompensée mercredi au Kaufleuten de Zurich. Les lecteurs de Werbewoche et du magazine TV-Star ont élu à près de 30 % la campagne "Stop Sida" de l'Office fédéral de la santé publique. La publicité a été conçue par l'agence Euro RSCG, basée à Zurich. La deuxième place est occupée par la campagne "Beck-&-Bondi" de l'agence de publicité bernoise Contexta (13 pour cent), tandis que la campagne Migros "Produits préférés" de Publicis arrive en troisième position avec 12 pour cent des voix. Pour en savoir plus, consultez le numéro 2 de la Werbewoche ou le site suivant
"Stop Aids" d'Euro RSCG élu campagne de l'année
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Le Filmbulletin s'agrandit

À partir de 2007, la revue cinématographique suisse « Filmbulletin » paraîtra neuf fois par an. Les numéros intermédiaires, qui paraissaient auparavant quatre fois par an, sont ainsi remplacés par des numéros à part entière.

A partir de 2007, neuf numéros de la revue cinématographique suisse Filmbulletin paraîtront chaque année. Les numéros intermédiaires, qui paraissaient auparavant quatre fois par an, seront remplacés par des numéros complets, selon un communiqué de presse de mardi. L'objectif est de proposer davantage de sujets illustrés, plus de critiques de films et plus de culture cinématographique. L'édition de janvier du Filmbulletin est consacrée au cinéma suisse actuel, en accord avec les Journées de Soleure. Le Filmbulletin en est à sa 49e année de parution, avec un volume annuel d'environ 450 pages. Selon ses propres indications sur sa page d'accueil Internet, il est destiné à l'étude critique, historique et théoriquement fondée du cinéma.

Amour-haine

René Worni à propos de la révolte contre Publicitas.

René Worni sur la révolte contre Publicitas.Publicitas est partout. Il n'y a guère de village où la filiale de PubliGroupe n'exploite pas un bureau de réception des annonces. Publicitas fournit des annonces à tous les médias imprimés, même à ceux avec lesquels elle n'a pas de contrat. Sa position incontestée dans le paysage de la presse suisse a déjà suscité des réserves en matière de droit de la concurrence. "Si nous n'attirons pas l'attention de la Comco, c'est que nous ne faisons pas notre travail correctement", a l'habitude de dire le directeur général de PubliGroupe, Hans-Peter Rohner. Cette perspective n'est pas vraiment rassurante.
La fermentation s'installe désormais dans le secteur de la presse écrite, l'activité principale du groupe. De plus en plus d'éditeurs se détournent du géant, alors qu'ils ne voulaient pas s'exposer ouvertement à la critique pendant des années. Car tous dépendent des services de Publicitas. Depuis que Tamedia a commencé, il y a deux ans, dans le cadre du rapprochement entre PubliGroupe et la NZZ, à récompenser les agences médias qui passaient par Publicitas, une avalanche s'est déclenchée. La liste des éditeurs qui accordent des indemnités et des rabais similaires ne cesse de s'allonger. Cela semble être plus qu'une simple lutte pour des parts de marché. Même les titres de régie liés par contrat passent à la caisse. Ils prennent eux-mêmes en main le marché des annonces dès que l'occasion se présente.
Les raisons sont généralement multiples. Ce qui est nouveau, c'est que les critiques à l'encontre de Publicitas sont suivies d'effets. Ainsi, la Basler Zeitung gère ses grands comptes par le biais de sa propre entreprise et s'occupe elle-même des annonces à Liestal, en lutte contre la Basellandschaftliche Zeitung. On considère que Publicitas n'est pas capable de servir deux concurrents de manière équitable sur le marché.
La critique est également ouverte au sein du nouveau groupe de presse Nordostschweiz, qui veut se détacher complètement et prendre en main la vente d'annonces. On a constaté à plusieurs reprises que Publicitas ne se souciait pas de savoir si elle vendait un seul journal ou une alliance de six journaux et qu'elle se fermait à des solutions sur mesure. Ici et là, un amour-haine accumulé s'exprime contre un groupe qui s'est certes expressément engagé à préserver la diversité de la presse, mais qui ne la prend peut-être pas toujours très au sérieux.
René Worni, rédacteur

Et enfin, le dernier mais non le moindre : La télévision par amour de la viande

La viande ? Soit on l'adore, soit on la déteste. Il n'y a pas de juste milieu. À moins, peut-être, qu'on s'en fiche. Ou qu'on la déteste juste un peu. Ou qu'on l'adore juste un peu. Mais c'est là que s'arrête l'éventail des sentiments humains à l'égard de la viande.

"De la viande ? On aime ou on déteste. Il n'y a rien entre les deux. Sauf peut-être qu'on s'en fiche. Ou que nous la détestons juste un peu. Ou que nous l'aimions un peu. Mais la palette des sentiments humains à l'égard de la viande s'arrête là. Sans compter les personnes qui n'aiment pas vraiment la viande, mais qui la trouvent tout à fait acceptable. Ou qui ne l'aiment pas, mais qui ne parleraient pas forcément de la détester". C'est ainsi que résonne le texte de bienvenue d'un format de télévision sur Internet au contenu quelque peu inhabituel : Fleischerei.tv. Mais le projet n'a rien à voir - comme vous pourriez le penser maintenant - avec des cochonneries. Non ; sur cette brique du World Wide Web, sur ce weblog, on trouve des odes à la viande et à la saucisse. Les artisans charcutiers considèrent la saucisse comme une bonne amie. Et ils ont mis leur amour et leurs pensées dans une série de clips bien gras.

Peter Felser est le publicitaire de l'année 2007

Le 31e « Publicitaire de l'année » a été élu et récompensé mercredi au Kaufleuten de Zurich. Les lectrices et lecteurs du magazine « Werbewoche » ont cette fois-ci porté leur choix sur Peter Felser (45 ans), copropriétaire de l'agence de publicité Spillmann/Felser/Leo Burnett.

Le 31e publicitaire de l'année a été élu et désigné mercredi au Kaufleuten de Zurich. Les lecteurs de Werbewoche ont choisi cette fois Peter Felser (45 ans), copropriétaire de l'agence de publicité Spillmann/Felser/Leo Burnett, qui a reçu l'Egon des mains de l'animatrice Melanie Winiger. Après Martin Spillmann (publicitaire de l'année 2004), c'est la deuxième fois qu'un créatif de la jeune agence de publicité zurichoise peut s'appeler publicitaire de l'année. "Cette élection me réjouit beaucoup. Elle montre que la performance créative et le développement entrepreneurial de l'agence Spillmann/Felser/Leo Burnett sont reconnus par les annonceurs et les collègues publicitaires. L'ascension dans le top 3 des agences créatives et la croissance fulgurante de l'agence ne sont toutefois possibles qu'avec une équipe forte", déclare Peter Felser dans une interview accordée à Werbewoche, tout en remerciant ses partenaires et collaborateurs. La publicité pour les sous-vêtements de Migros ou la campagne Mount-Everest (Mary Woodbridge) pour Mammut sont entre autres issues de leurs plumes. Felser qualifie de bonne publicité celle qui touche, qui enthousiasme et que l'on veut revoir. Publicitaire de l'année 2006 : 1ère place pour Peter Felser
2e place pour Pius Walker
3e place pour Alexanger Jaggy

Pour en savoir plus, consultez le numéro 2 de Werbewoche ou Peter Felser, publicitaire de l'année 2007.
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Le service public dénaturé

Chronique Leur structure de direction gonflée à bloc rend les chaînes publiques allemandes presque incapables de bouger. Stephan Russ-Mohl estime qu'en Allemagne, on a davantage les pieds sur terre.

Chronique Leur structure de direction gonflée à bloc rend les chaînes publiques allemandes presque incapables de bouger. Vu de Suisse, ce n'est peut-être qu'une broutille, tout au plus une note de bas de page dans l'histoire de la radiodiffusion publique : l'animateur de télévision le plus en vue d'Allemagne, Günther Jauch, ne présentera finalement pas le principal talk-show politique allemand, l'émission qui succède à "Christiansen" le dimanche soir. Mais si l'on considère l'embarras de Jauch dans le contexte de tous les autres scandales, affaires et décisions erronées qui ont fait parler d'ARD ces derniers temps, on obtient une autre image. On peut se demander si la forme de radiodiffusion de droit public que s'offre notre grand voisin du nord est en train de devenir un modèle dépassé. Le plus grave, celui du soap "Marienhof", a duré dix ans avant qu'un reporter d'investigation ne découvre les magouilles. Grâce à un contrat de sponsoring douteux, la chaîne ARD s'est assurée l'exclusivité des informations sur le cycliste dopé Jan Ullrich et a détourné l'argent de la redevance à cette fin. Le battage autour de l'implication de la Stasi du journaliste sportif Hagen Bossdorf et l'invitation et la réinvitation de l'ex-champion du monde d'échecs russe et critique du régime Kasparov dans l'émission de Christiansen sont également embarrassants, pour ne citer que quelques autres cas. Le fait que l'on soit parvenu à imposer une redevance audiovisuelle aux PC connectés à Internet témoigne en outre d'une mentalité de self-service effrontée.
L'ARD est dépourvue d'organes de surveillance fonctionnels, elle est surdimensionnée et donc exorbitante. Sa structure de direction polyphonique et gonflée à bloc la rend presque incapable de bouger, il y a trop de hiérarques autistes et imbus d'eux-mêmes qui ne savent écouter ni leurs chaînes ni le public. Le problème ne réside d'ailleurs même pas dans l'appartenance politique des titulaires de postes de droit public, généralement élus selon un système de fermeture éclair (un à gauche, le suivant à droite). Comme l'avait déjà analysé Kurt Biedenkopf il y a quelques années, ces derniers ont plutôt tendance à se cartelliser par-delà les frontières des partis, c'est-à-dire à se soutenir mutuellement et à s'immuniser ainsi contre tout contrôle.
De plus, le service public est défiguré au point d'être méconnaissable, ce qui le rend en fait superflu : Les
Les chaînes publiques sont beaucoup trop en concurrence avec les chaînes privées aux heures de grande écoute, au lieu de miser sur des offres de programmes qui complètent judicieusement ce que le marché produit de toute façon en matière de soaps, de séries policières, d'infotainment, de retransmissions sportives et d'émissions de divertissement coûteuses, ainsi que de formats de talk-show bon marché.
Ces observations ne sont toutefois pas transposables telles quelles à la Suisse : La redevance par habitant est certes encore plus élevée qu'en Allemagne. Mais les revenus de SRG idée suisse restent modestes par rapport à ceux d'ARD et de ZDF - il n'y a que huit millions d'habitants, et non quatre-vingts, qui peuvent potentiellement payer la redevance. Malgré tout, l'argent doit suffire pour proposer des programmes TV convenables en trois langues différentes. Comme l'a montré le vaste débat autour du nouveau modèle, les puissants de la télévision sont plus ouverts au dialogue et ont davantage les pieds sur terre. Pressée par la concurrence étrangère, la "suissitude" est tout au plus suraccentuée dans les programmes, jusqu'à devenir parfois mesquine.
Néanmoins, nous devrions constater que chez nos voisins, les fournisseurs de services publics sont en difficulté. Cela vaut également pour la RAI italienne et l'ORF autrichienne. Certes, le nouveau président de l'ARD, Raff, et son collègue intendant de Stuttgart, Peter Voss, ont raison : sans Jauch, ça va aussi. Mais Jauch marque également des points lorsqu'il dénonce dans l'entretien avec le Spiegel les "feux follets", les "névrosés du profil" et les "prétentieux" au sein des instances dirigeantes de l'ARD. On pourrait tout aussi bien se passer du poids des gigantesques bureaucraties de la radiodiffusion. Small is beautiful : il se pourrait même que beaucoup de choses se passent mieux avec des chaînes plus légères - c'est-à-dire avec deux fois moins d'intendants de la radio, de directeurs de la télévision et d'autres dignitaires du droit public, qui se bloquent trop souvent mutuellement.
Stephan Russ-Mohl dirige l'Observatoire européen du journalisme de l'université de Lugano.

Köbi Kuhn sous tension

Secteur de l'électricité : Publicis met en scène le sélectionneur national pour en faire une figure emblématique d'Axpo.

L'entreprise d'électricité Publicis met en scène l'entraîneur de l'équipe nationale en tant que vecteur de sympathie pour Axpo.Köbi Kuhn crée aussi du suspense en dehors des terrains de football. L'entraîneur de notre équipe nationale, fraîchement élu "Suisse de l'année", joue le rôle principal dans cinq spots publicitaires pour Axpo. En collaboration avec le célèbre réalisateur suisse Michael Steiner ("Grounding", "Mein Name ist Eugen"), l'agence Publicis a inventé des histoires courtes, drôles et décalées, dans lesquelles tout tourne autour de l'électricité et de Köbi National. La commande émane des responsables de l'entreprise énergétique Axpo, qui souhaitent communiquer sur le thème de l'électricité d'une manière nouvelle, rafraîchissante et sympathique.Axpo est depuis longtemps engagée dans la Superleague de football en tant que sponsor éponyme. C'est là qu'est né le lien avec Köbi Kuhn. L'entraîneur de l'équipe nationale était donc un joueur attitré dans le briefing d'Axpo. L'agence Publicis, dirigée par le CD Philipp Skrabal, a ensuite dû - ou plutôt pu - concevoir sa campagne autour de ce personnage populaire et sympathique. Il en résulte cinq histoires qui doivent susciter la curiosité du grand public pour toutes les questions relatives à l'énergie et, en particulier, une attitude positive et empreinte de confiance envers Axpo. Devise : tout le monde a besoin d'électricité, mais rares sont ceux qui se demandent d'où elle vient.
A la table des habitués, il se passe beaucoup de choses lorsque Köbi Kuhn rencontre d'aimables contemporains. Les discussions sont animées, les jass passionnés et un aquarium se brise même lors d'un match de football au bistrot. Dans chaque film, il se passe quelque chose de différent dans le bistrot de quartier de Köbi Kuhn. Mais au final, il s'agit toujours d'énergie et de la manière dont nous voulons la gérer à l'avenir. Les histoires ont été inventées par Michael Sauter, Nina-Britt Rauer et Simon Staub, elles ont été produites par Condor Films.
Depuis Noël, les spots sont diffusés dans les cinémas. Parallèlement, le site web energiedialog.ch, réalisé par Futurecom interactive, a été mis en ligne en direct. Les thèmes des spots y sont repris et font l'objet d'une discussion plus approfondie avec le grand public. A partir de fin février 2007, les histoires d'énergie du Stammtisch seront également diffusées à la télévision. On peut donc sourire et se demander : à quel point Axpo sera-t-elle chargée d'énergie à l'avenir ? On sait en effet que pour assurer nos besoins dans les années à venir, il faudra investir des milliards de francs dans les nouvelles énergies.
Andreas Panzeri
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