Giroflex fait appel à Spillmann/Felser/Leo Burnett.

À l'issue d'un appel d'offres, le fabricant suisse de sièges de bureau Giroflex a choisi de collaborer avec Spillmann/Felser/Leo Burnett.

À l'issue d'un appel d'offres, le fabricant suisse de sièges de bureau Giroflex a choisi de collaborer avec Spillmann/Felser/Leo Burnett.
La société Giroflex confie à Spillmann/Felser/Leo Burnett (SFLB) la mission de la repositionner et de développer son identité visuelle. SFLB devra en outre créer différents visuels publicitaires destinés aux canaux de distribution internationaux. Les premiers travaux seront visibles à partir de l'été 2007.

P veut monter en puissance sur le web

Internet Avec l'acquisition du portail en ligne Zanox, PubliGroupe se lance dans le canal de distribution virtuel.

Internet Avec l'achat du portail en ligne Zanox, PubliGroupe découvre le canal de distribution virtuel. L'avenir est sur Internet. Les annonces de rachat de ces dernières semaines l'ont clairement montré. PubliGroupe a fait sensation dans les médias. En collaboration avec la maison d'édition Axel Springer, la société lausannoise rachète le portail de marketing en ligne berlinois Zanox pour 215 millions d'euros. Cette acquisition est une profession de foi en faveur du commerce en plein essor sur Internet. Le dinosaure suisse du offline veut se préparer au commerce numérique de demain.  
La tendance : dans le monde entier, les investissements publicitaires vont augmenter de 50 pour cent, peut-on lire dans une étude de Google et de la fédération industrielle britannique CBI. Comme le chiffre d'affaires des médias classiques diminue chaque année, PubliGroupe joue la carte du web. Ce qui a un prix. L'acquisition du portail est jusqu'à présent le rachat le plus cher de l'histoire de l'entreprise.
 
"L'achat aura des répercussions sur tous les secteurs d'activité", a fait savoir le directeur général de PubliGroupe, Hans-Peter Rohner, lors de la conférence de presse. Comme les chaînes de création de valeur traditionnelles sont sur la sellette, il faut développer l'activité numérique de manière conséquente, a-t-il ajouté. Rohner n'a pas précisé comment l'entreprise comptait utiliser les technologies de Zanox. Mais il a manifestement été impressionné par la vision de l'entreprise berlinoise. Son objectif ambitieux : "Nous voulons monétiser l'Internet". Les fondateurs de Zanox se sont montrés sûrs d'eux lors de la conférence de presse dans le noble hôtel Mariott : "La vision a d'ailleurs plutôt bien fonctionné jusqu'à présent". Chaque année, l'entreprise connaît une croissance de 100 pour cent. L'argent est principalement gagné avec ce que l'on appelle le marketing d'affiliation. Contrairement aux distributeurs de bannières publicitaires, Zanox travaille avec une "solution de marketing en ligne basée sur le succès".
 
On peut le comparer au modèle classique de l'agent. Un annonceur (Advertiser) place par exemple un lien sur un site web (Publisher) afin de vendre ses produits ou services. Zanox joue le rôle d'intermédiaire entre l'annonceur et l'éditeur. L'entreprise réunit les deux parties et se charge des services techniques et commerciaux. Si une action d'achat se concrétise, par exemple lorsque l'utilisateur suit un lien codé, l'éditeur reçoit une commission de l'annonceur et Zanox une rémunération de l'éditeur. Le principe fonctionne selon les mêmes règles du jeu que lorsqu'un représentant vend un aspirateur à un client. Ce qui est intéressant dans cette solution en ligne, c'est qu'un libraire ne doit payer pour une campagne ou une annonce que s'il y a achat. Ce qui n'est pas le cas pour les campagnes de bannières.
 
Le marketing d'affiliation est un concept prometteur. Peu d'autres disciplines connaissent actuellement un tel essor sur la toile. Zanox est encore le seul fournisseur dans 30 pays, répartis sur les cinq continents. Mais la concurrence ne dort pas. Le géant de la recherche Google se lance lui aussi sur le marché du coût par action. De plus, outre Zanox, d'autres plates-formes d'affiliation comme TradeDoubler, ValueClick ou Affilinet font beaucoup bouger le marché.
 
Pour PubliGroupe et Axel Springer Verlag, cette acquisition ouvrira un marché attractif. Avec un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, l'Allemagne occupe une place de choix parmi les nations européennes du commerce électronique. Si l'on en croit les experts de Forrester Research, cette évolution va s'accélérer et croître de manière disproportionnée dans le monde entier. C'est pourquoi Zanox veut augmenter sa portée vers les éditeurs de 1 million à 50 millions dans les années à venir. Ce qui ne leur sera pas difficile avec le réseau PubliGroupe. Grâce à cette acquisition, le groupe de médias suisse pourra commercialiser 80000 de ses clients avec l'aide de Zanox, ce qui se traduira en monnaie sonnante et trébuchante. Mais la lutte concurrentielle entre Google et PubliGroupe sera également plus passionnante dans les années à venir. Comme l'indiquent de plus en plus d'informations, le géant des moteurs de recherche prévoit de se lancer dans le commerce hors ligne. Inversement, le groupe de médias suisse exploite la plateforme de recherche local.ch, lancée récemment.
 
Christian Lüscher

Cash-Aus renforce Axel Springer en Suisse

Le malheur des uns fait le bonheur des autres : les groupes d'édition Handelszeitung et Jean Frey, qui appartiennent au groupe Axel Springer, reprennent à Ringier l'ensemble des abonnés de l'hebdomadaire économique Cash. Le groupe allemand Axel Springer renforce ainsi la position sur le marché de ses titres économiques suisses Handelszeitung, Bilanz et Stocks.

 Le malheur des uns fait le bonheur des autres : les groupes d'édition Handelszeitung et Jean Frey, qui appartiennent au groupe Axel Springer, reprennent à Ringier l'ensemble des abonnés de l'hebdomadaire économique Cash. Le groupe allemand Axel Springer renforce ainsi la position sur le marché de ses titres économiques suisses Handelszeitung, Bilanz et Stocks.  
La disparition probable de l'édition papier de Cash à la fin du mois de juin offre une croissance inattendue aux autres titres économiques suisses. A partir de juillet, les 43 000 abonnés de Cash pourront choisir de recevoir soit l'hebdomadaire Handelszeitung (tirage : 30 776 ex.), soit le bimensuel Bilanz (tirage : 38 100 ex.), soit le magazine pour investisseurs Stocks (tirage : 18 250 ex.), qui paraît également tous les quinze jours. Selon les indications de la maison d'édition Axel Springer, la livraison s'effectue pour les abonnés actuels de Cash pendant toute la durée de l'abonnement payé, sans autre conséquence financière. Ralph Büchi, président de la direction du groupe Handelszeitung et Jean Frey, se dit convaincu que cette mesure améliorera nettement la position des trois titres économiques sur le marché : "Nous en attendons des effets très positifs tant sur le marché des lecteurs que sur celui des annonces".

Ici, c'est l'homme qui cuisine

Dans son émission culinaire « Amuse Bouches », Reinhold lance un appel à Annemarie Wildeisen : « Que les hommes se mettent aux fourneaux ! ».

Amuse Bouches Reinhold demande pour le magazine culinaire d'Annemarie Wildeisen : "Les hommes aux fourneaux". C'est déjà la quatrième année que Reinhold fait la promotion de la cuisine d'Annemarie Wildeisen. Le produit phare des éditions spécialisées AZ a entre-temps un tirage de 100000 exemplaires par mois. Parmi les 316000 lecteurs, 30 pour cent sont des hommes. Certains d'entre eux sont certainement de dignes porteurs de bonnets. Mais une majorité intéressante pour le média devrait se situer dans la catégorie des "débutants". Et c'est par le biais de ce groupe prometteur que Reinhold veut maintenant enthousiasmer encore plus de gourmets pour la cuisine et le magazine du même nom. La nouvelle rubrique "Cuisine pour débutants" est déjà présente dans le magazine. Transposé dans la publicité, cet outil se présente sous la forme d'un logo qui se situe quelque part entre le marteau et la cuillère de cuisine. La campagne correspondante a pour slogan : "Les hommes aux fourneaux".  
La campagne ne se contente pas d'utiliser des sujets amusants qui mettent en scène le thème "les hommes et la cuisine" avec une blague légèrement sexiste. L'idée publicitaire pimentée est également portée par l'action : Annemarie Wildeisen cherche le pire cuisinier de Suisse. Pour Reinhold Weber et le conseiller Marco Schönenberger, cette idée est une stratégie qui permet d'atteindre les femmes abonnées en utilisant l'homme comme figure publicitaire.
 
La campagne lancée cette semaine vise à mettre un peu plus en avant la célèbre cuisinière Annemarie Wildeisen en tant que rédactrice en chef du magazine. Bien qu'elle existe réellement, contrairement à Betty Bossi, et qu'elle réalise elle-même toutes les recettes proposées, Wildeisen ne doit être intégrée dans la publicité que comme un nom fiable et non comme un personnage visible.
 
Réactions souhaitées L'incapacité des hommes à faire la cuisine comme thème d'une campagne "suscitera certainement des réactions", est convaincu Weber. On espère que les hommes se sentiront floués par cette déclaration. Ce serait tout à fait dans l'esprit de la cause. Jusqu'à présent, la publicité directe de Reinhold pour la cuisine a pu générer un taux de réponse de près de cinq pour cent. Dans une branche où un pour cent est déjà considéré comme très bon, "toutes les adresses potentielles sont donc probablement usées", raison pour laquelle on voulait maintenant chercher un nouveau tour.
 
Le concours du pire cuisinier fait l'objet d'une correspondance sur www.maenner-an-den-herd.ch. Il est également possible d'y commander un "abonnement pour débutants", titre donné aux abonnements d'essai dans le cadre de cette campagne de dégustation.
 
Andreas Panzeri

Pas à pas vers le haut

En tant que nouveau directeur général du pôle Conseil chez Ruf Lanz, Michael Gassler souhaite donner aux créatifs un élan encore plus fort pour leur permettre de prendre leur envol.

En tant que nouveau directeur du conseil chez Ruf Lanz, Michael Gassler veut donner aux créatifs encore plus d'élan pour décoller. Un travail dans les médias devait être une évidence. Michael Gassler le savait déjà à l'école secondaire. Son rêve d'enfant était d'être journaliste sportif. Son hobby de l'époque : rédiger des rapports de match pour le FC Zurich et les distribuer à ses collègues. Plus tard, l'étudiant en commerce a joué dans un groupe à Ebnat-Kappel, dans le Toggenburg. C'est ainsi qu'il a eu son premier contact avec la publicité. Le fils d'un photographe, qui a un temps flirté avec l'école des arts et métiers, "mais qui ne se battait pas assez pour une existence d'artiste", a créé des flyers et des affiches pour les concerts de son combo rock. La pochette d'un CD rappelle également cette époque. "Au seuil d'un petit succès", le groupe s'est toutefois séparé, "malgré un contrat de disque". Et maintenant ?  
L'actuel directeur conseil d'une agence du top 3 s'est battu dans l'annuaire téléphonique et a envoyé à l'époque 25 candidatures aux meilleures adresses de la scène publicitaire zurichoise. Certaines ont répondu. Mais personne n'a répondu positivement. C'est ainsi que l'homme de médias encore retenu dans la boîte de départ a d'abord gagné un peu d'argent dans le service après-vente d'un laboratoire de peinture, puis a voyagé quatre mois en Amérique. A son retour en 1985, son père a déposé une toute petite annonce sur son oreiller. Radio Wil, qui venait d'être fondée, recherchait "des collaborateurs de toutes sortes". Gassler s'assit sur le bord du lit, prit sa guitare et bricola une bande démo.
 
Peu de temps après, il était le seul rédacteur fixe de l'émission matinale, rédacteur musical responsable et reporter rapide, avant qu'un "professionnel de l'écriture" ne soit mis devant la troupe de pionniers de la radio autodidactes qui venait d'éclore. On a démissionné "collectivement" et Gassler a cherché une nouvelle chance auprès de la St. Galler Verlags AG.
 
Le défi l'a mis sur la bonne voie. Celui qui était toujours "au fond sans profession" a pu s'occuper du marketing de plusieurs journaux gratuits, a reçu en plus la responsabilité de son premier budget publicitaire de 60000 francs et a ainsi été incité à suivre une formation d'assistant publicitaire. Après son diplôme, il s'est récompensé par quatre mois de cours de français à Paris. Ensuite, il devait enfin réussir dans une vraie agence de publicité. Mais pour atteindre les sommets, il faut souvent prendre un peu plus de temps. Les grandes agences contactées n'ont pas manifesté d'intérêt pour Gassler. En revanche, la Zurich Assurance était en plein essor et devait agrandir son département de publicité à 15 personnes. Gassler a pu diriger une équipe de conseillers et est aujourd'hui encore "très reconnaissant" de cette période. C'était l'époque où la chef de la publicité responsable, Rita Kopp, misait sur une publicité aussi créative que possible, "à l'époque de manière totalement non conventionnelle pour une assurance". "Cela a également libéré chez moi le virus pour de telles idées", estime Gassler. Il se souvient par exemple de la campagne "Relax" de Wirz. En 1994, il a suivi une formation de chef de publicité et, "parce que cinq années d'assurance étaient trop monothématiques", il est entré pour la première fois dans une agence, chez Zogg Kettiger Gasser. Peter Kettiger était à l'époque président de la BSW et l'agence s'occupait des gros budgets de Masterfoods. Gassler a donc vécu l'environnement de son nouveau poste de travail de manière très professionnelle. "J'ai beaucoup appris en matière de marketing de Peter Kettiger et des gens du côté des clients, qui venaient souvent des hautes écoles et étaient également familiarisés avec les analyses fondées des États-Unis". Tout récemment, les idées de controlling faisaient également partie du répertoire, avec lesquelles on voulait mesurer l'efficacité de la publicité. "Ce qui m'intéresse, c'est la globalité, pas la publicité comme l'art pour l'art", déclare Gassler à propos de son approche professionnelle. Il est toutefois "convaincu que la publicité créative vend mieux".
 
Avec cette prémisse, c'était une bonne décision que Gassler se fasse présenter à Rolf Zimmermann d'Advico par Christoph Bürge, avec qui il faisait le chef de publicité. Cinq années se sont ensuite écoulées chez AY&R, où le jeune arriviste Gassler a soudain pu "s'asseoir à la même table que les stars de la branche". Cet environnement créatif l'a incité à "dévorer avec passion" tous les livres importants des grands noms internationaux de la publicité. Gassler s'intéressait de plus en plus à la stratégie. Et il a surtout appris comment seul un conseiller créatif pouvait vendre correctement le travail des rédacteurs et des directeurs artistiques auprès des clients.
 
Tenir des cartons lors d'une présentation", tel est désormais le nouveau job de Ruf Lanz. Le "directeur conseil" introduit par Danielle Lanz et Markus Ruf dans leur boutique créative doit apporter un conseil équivalent à l'excellente création. Le nouveau membre de la direction a acquis les derniers outils pour cette responsabilité, la plus élevée de sa carrière à ce jour, au cours des quatre dernières années en tant que Managing Partner dans l'équipe de direction avec Stefan Erhart et Dieter Hofmann chez Exxtra Kommunikation. "Exxtra a été une étape importante pour me permettre d'assumer maintenant ce rôle et de voir un défi dans le repositionnement du conseil au sein de Ruf Lanz". En 2006, Gassler a également obtenu un Executive MBA Marketing à la Hochschule für Wirtschaft de Zurich.
 
Jusqu'à présent, il connaissait Markus Ruf et Danielle Lanz "bien sûr par leurs campagnes, mais pas personnellement". Mais Gassler trouve que son parcours et sa "vision créative de la publicité" font qu'il est heureux d'avoir atterri chez ces deux-là. Le thème de "l'indépendance et de la passion comme pilotage pour l'engagement" au lieu de la dépendance d'un groupe et d'attentes de bénéfices étrangères trottait depuis longtemps dans sa tête. Mais il devait s'agir de partenaires ayant des exigences aussi élevées. Chez Ruf Lanz, Gassler doit maintenant "développer le conseil en ce qui concerne les clients plus importants" et donner plus de poids à la communication intégrée et au crossmedia, "sans changer le positionnement créatif de l'agence".
 
Michael Gassler est marié à une Turque, joue au football au FC Witikon et préfère y boire de la bière avec ses coéquipiers plutôt que des bulles lors d'une fête de publicitaires. "Je trouve qu'il est important dans cette branche de rester le plus terre à terre possible".
 
Andreas Panzeri

Des vidéos YouTube à admirer sur l'Apple TV

Apple veut permettre aux contenus de YouTube d'entrer dans le salon. A partir de la mi-juin, les vidéos pourront être diffusées sans fil directement depuis YouTube via l'Apple TV et regardées sur le téléviseur à écran large.

Apple veut permettre aux contenus de YouTube d'entrer dans le salon. A partir de la mi-juin, les vidéos pourront être diffusées sans fil directement depuis YouTube via l'Apple TV et regardées sur le téléviseur à écran large.
Selon un communiqué de presse publié mercredi, les utilisateurs de l'Apple TV pourront parcourir et trouver des vidéos YouTube et les regarder directement sur leur téléviseur. Lors du lancement de l'Apple TV à la mi-juin, des milliers de vidéos YouTube parmi les plus récentes et les plus populaires seront disponibles. En outre, YouTube ajoutera chaque semaine de nouvelles vidéos et l'offre complète de YouTube devrait être disponible pour l'Apple TV à l'automne. Par ailleurs, Apple a annoncé qu'il proposerait une nouvelle configuration de l'Apple TV avec un disque dur de 160 Go. Ce disque dur plus grand offre quatre fois plus de capacité de stockage et coûte 579 francs (la version 40 Go coûte 429 francs).
L'Apple TV est idéalement compatible avec iTunes et offre une possibilité confortable de lire sans fil ses films préférés, ses séries TV, sa musique, ses photos et ses podcasts d'iTunes depuis son PC ou son Mac sur un téléviseur à écran large. L'Apple TV nécessite un téléviseur à écran large et un réseau WLAN pour pouvoir se synchroniser automatiquement avec l'ordinateur.

Nouveau conseil d'administration de Mediapulse

Le conseil de fondation de Mediapulse a renouvelé la composition de son conseil d'administration. Outre le président Marco de Stoppani, six nouvelles personnes ont été élues au sein de cet organe.

Le conseil de fondation de Mediapulse a procédé à une nouvelle nomination au sein du conseil d'administration. Outre le président Marco de Stoppani, six nouvelles personnes ont été élues au sein de cet organeA la suite de la démission du président du conseil d'administration de Mediapulse, Walter Rüegg, il a été décidé que le président de la fondation, Marco de Stoppani, reprendrait le flambeau. En outre, il a été décidé que le conseil de fondation devait élire six nouveaux membres du conseil d'administration fin mai. Leurs noms sont désormais connus. Selon le communiqué de presse de jeudi, le nouveau conseil d'administration de Mediapulse se compose exclusivement d'hommes : Walter Rüegg (SR DRS), Martin Schneider (Publisuisse), Filippo Lombardi (Telesuisse), Martin Muerner (VSP), Klaus Kappeler (Groupe Goldbach) et Jürg Siegrist (SWA).

La dernière rumeur

La brasserie Bier Numéro 10, à Berne, a conçu pour Cardinal Bier une campagne virale à petit budget mais à fort impact.

Bier Numéro 10 à Berne a conçu pour la bière Cardinal une campagne de buzz avec un petit budget et un grand impact. "Nous vivons à une époque où nous sommes tous submergés par trop d'informations. C'est pourquoi la publicité doit chercher de nouvelles voies pour pouvoir malgré tout atteindre son public cible". Ce constat, qui devient chaque jour plus vrai, Gilles Aeby de Numéro 10 l'a inscrit en lettres très épaisses dans son livre de stratégie. L'agence de branding et de communication de Bremgarten, dans le canton de Berne, s'est en effet spécialisée depuis longtemps, en plus de la publicité classique, dans la communication dynamique, et notamment dans le buzz marketing.  
"Buzz" peut être traduit par "rumeur". Le buzz fonctionne généralement en combinaison avec les trois autres actions "dynamiques" que sont la guérilla publicitaire, les blogs et le marketing viral.
 
Une campagne de buzz qui fait actuellement grand bruit en Suisse romande malgré un petit budget est l'action de Numéro 10 pour le lancement de la nouvelle bière de froment Cardinal. Cette bière commémorative du 850e anniversaire de la ville de Fribourg est brassée avec des blés sélectionnés dans les environs de Fribourg. Pendant la phase de teasing de la campagne, l'agence a fait apparaître pendant trois semaines le conseiller national et ex-administrateur de la ville Dominique de Buman, très connu à Fribourg, sans commentaire mais avec un épi de blé dans la bouche, dans plusieurs petites annonces parues dans les journaux locaux. "Qu'est-ce que c'est que ça ?", a dû se demander le public. Bien entendu, un lien a rapidement été établi entre le blé et la bière. Mais comme Monsieur de Buman est une personnalité très respectée, que personne n'oserait croire capable d'une activité secondaire avec une publicité, les premiers articles spéculatifs avec des explications possibles n'ont pas tardé à apparaître. La communauté des blogueurs s'est bien sûr aussi fait des idées. "Les rumeurs allaient bon train", s'est réjoui Aeby, lorsque le journal Le Matin, dans une affiche, a reproché au politicien Buman des affaires publicitaires inappropriées.
 
Ce n'est que la veille du lancement de la nouvelle bière que l'agence a dévoilé le secret lors d'une conférence de presse à laquelle ont assisté douze journalistes. Monsieur de Buman fait officiellement partie du comité du jubilé de la ville et s'est donc fait engager pour la bière du jubilé de la brasserie traditionnelle fribourgeoise. Tous les médias de Suisse romande ont par la suite largement couvert cette action. La télévision romande TSR a même consacré un long reportage à ce sujet.
 
Parallèlement à ces reportages dans les médias, Numéro 10 a présenté le nouveau produit dans des annonces dans lesquelles Dominique de Buman en personne explique le contexte de cette bière à durée limitée.
 
Andreas Panzeri
 
 
 
Une ville dans la liesse de la victoire  
Les possibilités dynamiques de la communication
a également fait jouer Numéro 10 autour de la célébration de la victoire du Benetton Fribourg Olympic Basketball Club. Lorsque ce club a remporté la Coupe de Suisse, il s'agissait de faire connaître l'événement à de larges cercles de la population.  
Dans une action de guérilla
le lundi suivant la victoire de la Coupe, Numéro 10 a recouvert d'importants panneaux de rue avec les noms des joueurs de basket-ball. Le monument du Père Girard a été habillé d'un maillot du club, et des maillots ont été suspendus sur des cordes à linge au-dessus des rues. Tout cela était bien sûr illégal, mais a tout de même suscité beaucoup d'intérêt sympathique de la part de la population. (pan)

CBS Corporation rachète Last.fm

Après la vague d'acquisitions américaines de plusieurs milliards de dollars dans le secteur en ligne, l'Europe suit le mouvement : CBS Corporation rachète le site de communauté sociale Last.fm pour environ 300 millions de dollars. CBS Corporation a ainsi réalisé la plus grande opération Web. 2.0 sur le vieux continent. Avec cette acquisition, CBS veut augmenter sa portée en ligne.

 Après la vague d'acquisitions américaines de plusieurs milliards de dollars dans le secteur en ligne, l'Europe suit le mouvement : CBS Corporation rachète le site de communauté sociale Last.fm pour environ 300 millions de dollars. CBS Corporation a ainsi réalisé la plus grande opération Web. 2.0 sur le vieux continent. Avec cette acquisition, CBS veut augmenter sa portée en ligne.  
Avec plus de 20 millions d'utilisateurs dans plus de 230 pays, Last.fm est la plus grande communauté sociale sur le thème de la musique. En conséquence, CBS est euphorique : "Le management de Last.fm sait parfaitement maintenir l'équilibre entre croissance, communauté soudée et potentiel de monétisation". Il a été convenu que les fondateurs de Last.fm, l'Allemand Felix Miller, l'Autrichien Martin Stiksel et l'Anglais Richard Jones continueraient à diriger le réseau. Selon le portail de presse, les partenaires partagent la vision d'offres médiatiques intelligentes et personnalisées et du réseautage social. Felix Miller : "Ensemble, nous allons proposer aux gens une nouvelle façon de consommer les médias dans les domaines de l'actualité, du sport et du divertissement".
 
Depuis 2002, Last.fm rassemble les auditeurs, les artistes et la musique. Sur leurs iPods, itunes, winamp et 50 autres lecteurs, les utilisateurs peuvent écouter leur musique préférée et "scrobbler" avec le logiciel Last.fm : A l'aide de leur propre collection de chansons, ils créent un profil musical personnel qui contient leurs propres hit-parades, des stations de radio personnalisées, des recommandations de musique et de concerts. En outre, Last.fm recherche sur la base de ces profils d'utilisateurs des personnes partageant les mêmes goûts musicaux et offre à ses utilisateurs la possibilité d'ajouter des amis et de créer des groupes dans lesquels les utilisateurs ayant les mêmes intérêts musicaux peuvent se retrouver.

Prêt pour le projectile de Tell

L'agence Hochspannung assure la promotion de « Karten Map Link » à la manière de Tell.

Cartes Map Link est promu par l'agence Hochspannung à la manière de Tell. Pour promouvoir la plate-forme publicitaire Map Link de search.ch, le moteur de recherche suisse a chargé l'agence de publicité Hochspannung de développer une campagne d'annonces nationale. Pour les créatifs zurichois, la source d'inspiration a été la cible rouge et blanche qui marque les emplacements des entreprises et des commerces sur le portail Internet map.search.ch.  
Les annonces payantes apparaissent chaque fois que l'on cherche quelque chose à proximité de l'inscription. Cette offre s'adresse aux PME qui souhaitent attirer l'attention sur elles. Pour que le message passe d'emblée visuellement, les cibles voyantes ont été mises en scène en conséquence et en grand dans le monde réel, ce que les militaristes attachés à la tradition n'acceptent probablement que dans les annonces. Les sujets sont utilisés dans tout le pays depuis début mai.
 
Christian Lüscher

Affiches pour le nez

Affiches II La succursale d'Aarau de l'APG souhaite apporter une nouvelle dimension perceptive à l'affiche traditionnelle.

Affiches II La succursale SGA d'Aarau veut donner à l'affiche traditionnelle une autre dimension de perception. Dans le cadre d'un projet d'innovation d'Affichage, la filiale de la Société Générale d'Affichage (SGA), spécialiste de la publicité extérieure, vise actuellement, en plus de nos yeux, un autre sens : l'odorat. L'acceptation de ces supports publicitaires diffusant activement ou passivement des odeurs est actuellement étudiée sur dix sites sélectionnés à Aarau et également dans les gares de Zurich.  
L'essai pilote lancé le 21 mai est né d'un partenariat et d'une initiative de l'entreprise Vifor, appartenant au groupe Galencia. Il s'agit donc de tester l'acceptation du produit Perskindol de Vifor. "Ce gel utilisé en cas de douleurs musculaires et articulaires est probablement connu de tous les sportifs, tout comme son odeur", explique Alexandra Schär, responsable du marketing chez Vifor. Elle ajoute que cette initiative est notamment liée à la modification de la loi sur les médicaments, qui interdit désormais de distribuer des échantillons de produits comme auparavant : "La publicité extérieure et maintenant le test des affiches parfumées font partie d'une stratégie adaptée en raison de ces nouvelles conditions".
 
Deux techniques - un parfum Dans l'ensemble, si le projet actuellement lancé débouche un jour sur un produit proposé en permanence, l'affichage souhaite proposer deux variantes. D'une part, une approche plus classique : lorsque les passants frottent l'affiche sur des zones de préférence marquées ou mises en évidence, l'affiche dégage le parfum voulu par le client. L'application du parfum sur les affiches, par ailleurs tout à fait normales, est assurée par la société Hutter Werbeproduktion AG de Wohlen, habituée à l'impression d'affiches et qui a acquis un savoir-faire spécifique dans la fabrication de ce support, également appelé affiche à gratter. Pour ce faire, un parfum de marque ou de produit est appliqué ou imprimé sur le sujet à l'aide d'un concentré coulé dans des microbilles.
 
La deuxième version mise sur une technique nettement plus poussée. Un appareil de diffusion de parfum spécialement développé en collaboration avec la Haute école spécialisée du nord-est de la Suisse, autre partenaire, et monté sur les panneaux d'affichage, diffuse à intervalles à définir la composition de parfum souhaitée ou introduite. "L'appareil utilisé dans le projet pilote peut prendre un tout autre aspect par la suite ou", explique Bernhard Schnyder, conseiller Key Account à la SGA, "il peut aussi être intégré dans le cadre de l'affiche".
 
Schnyder, le responsable du projet pilote, attend avec impatience les évaluations qui seront également effectuées par la Haute école spécialisée du nord-est de la Suisse. Il attend beaucoup du projet, mais il sait aussi que l'olfactologie, la "perception olfactive", est un domaine encore peu exploré et que le projet évolue donc sur un terrain incertain.
 
Qui sait, peut-être que les étudiants de la HES font ici un travail de fond. Depuis la mise en place des premières affiches parfumées le 21 mai, ils mènent une étude de marché. Au total, 300 interviews en face à face doivent permettre de déterminer l'acceptation tant des affiches à gratter que des affiches munies de l'appareil à parfum, à l'aide d'un questionnaire structuré.
 
Les responsables de la SGA restent encore un peu discrets sur les coûts. Alors que le supplément de prix pour 100 affiches odorantes s'élève à environ 4000 francs, "les coûts d'installation et d'entretien d'une ou de plusieurs boîtes à senteurs ne pourront être précisés qu'après l'évaluation du prototype", explique Schnyder.
 
Pour Bernhard Schnyder, le fait que l'essai pilote initié par Affichage ne doit en aucun cas nuire à l'image de l'affiche est nettement plus important que le succès du projet. "Si les résultats de l'enquête ne sont pas concluants, nous arrêterons tout simplement le projet pilote", explique Schnyder de manière laconique.
 
Ce serait dommage. Car si les affiches parfumées sont utilisées avec soin et parcimonie, elles représentent tout de même un enrichissement dans la publicité extérieure. Ce qui est bien sûr une pure "affaire de goût".
 
Jürgen Franck
 
 
Les partenaires 
L'initiateur était un client :
L'entreprise Vifor, qui appartient au groupe Galencia, a cherché de nouveaux moyens d'attirer l'attention sur son produit Perskindol. L'objectif du "concept de marketing multisensoriel" est de mieux ancrer leur gel dans l'esprit des consommateurs.  
La direction du projet
et la coordination était assurée par le bureau de la SGA à Aarau. 
Les affiches parfumées ont été imprimées par
la société Hutter Werbeproduktion AG à Wohlen. C'est là que sont appliquées les substances odorantes moulées dans des microbilles grâce à un procédé d'impression spécial.  
Dernier point mais non le moindre
la Fachhochschule Nordwestschweiz a développé l'appareil olfactif en collaboration avec la SGA et réalise encore actuellement les 300 enquêtes au total.  
L'enquête doit être réalisée,
combien de passants ont remarqué lequel des deux types d'affiches, quelle valeur de sympathie ils accordent aux affiches. En outre, l'enquête détermine l'attitude fondamentale face aux affiches odorantes. (jf)

La bonne volonté suffit-elle ?

Chronique : Les grandes marques font parfois le bien et changent le monde, mais :

Chronique Les marques fortes font parfois le bien et changent le monde, mais:Microsoft a fondamentalement changé notre monde au cours des dernières décennies : nos méthodes de travail, notre comportement en matière d'information, de divertissement et de communication, sans oublier notre vie sociale. La marque est devenue l'une des plus précieuses au monde. Le succès de la marque a fait de son fondateur l'homme le plus riche du monde. Cette richesse accumulée s'apprête maintenant à modifier massivement le paysage mondial dans le secteur de la santé. Et ce, en bénéficiant d'avantages fiscaux : La Fondation Bill et Melinda Gates est devenue l'acteur le plus important et le plus influent du secteur de la santé dans le monde, si l'on se réfère au volume annuel des dépenses et si l'on compare par exemple avec l'Organisation mondiale de la santé.  
Dans le Financial Times, Michael Schrage décrit de manière appropriée la vague actuelle de créations de fondations comme une "ambition taxée de changer le monde" qui fera date. Il fait remarquer que ces institutions philanthropiques dépensent leurs milliards pour changer le travail et les résultats des institutions politiques publiques habituellement compétentes. Elles n'agissent donc plus modestement et de manière complémentaire dans l'ombre des institutions politiques telles que les partis, les parlements, les autorités, les gouvernements et les institutions internationales. Elles deviennent leurs rivales et leurs concurrentes. La fondation Gates décide, dans une plus large mesure et avec un impact plus important que l'institution des Nations unies qui en a la charge, quelles maladies doivent être combattues dans le monde. Schrage résume cela de manière concise en parlant d'"impérialisme philanthropique" et regrette à juste titre l'absence de mécanismes de contrôle démocratiques correspondants.
 
Des considérations historiques montrent clairement que cette volonté de changement motivée par l'altruisme remonte à très loin et que les créations de fondations en grandes vagues ont toujours accompagné le développement du monde moderne. Les institutions issues de la dernière de ces grandes vagues de fondation, au tournant de l'avant-dernier siècle, sont très présentes dans l'évolution de nos sociétés actuelles - associées par exemple à des noms comme Ford, Carnegie ou Guggenheim. Certains aspects de la vague actuelle de fondations semblent néanmoins remarquables, au-delà des continuités historiques.
 
Le politologue Herfried Münkler rappelle que les fondations peuvent aussi être comprises comme un "diktat de la main morte". Outre les aspects fiscaux, ce qui attire traditionnellement les fondateurs dans l'instrument de la fondation, c'est le fait que leur volonté peut ainsi être fixée comme influente après leur mort. Les activités des fondations peuvent, pour ainsi dire, être dirigées par leurs fondateurs depuis l'au-delà.
 
Pour Bill Gates, cela semble plutôt secondaire. Il indique explicitement qu'il souhaite encore utiliser cet instrument pour améliorer le monde d'ici-bas. Il croit en son pouvoir de création ici et maintenant. Pour lui, la fondation est le moyen d'utiliser une action entrepreneuriale supérieure pour plus d'efficience et d'efficacité afin de changer le monde. En tant que chef de fondation, il place son potentiel de création au-dessus de celui du chef d'entreprise et se retire à un moment où il n'est même pas proche de l'âge de la retraite.
 
En tant que chef d'entreprise, Bill Gates a reconnu et utilisé la fonction créatrice de valeur de la marque. Son nom est associé à l'une des marques les plus précieuses du monde. Il utilise maintenant cette valeur créée pour créer, avec son nom, l'une des institutions les plus importantes de notre époque. C'est aussi ainsi que les marques changent le monde.
 
Jürgen Häusler est CEO du groupe Interbrand, Zintzmeier et Lux à Zurich et professeur honoraire à l'université de Leipzig.
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