Un bon conseil ne doit pas être cher

Contexta s'attaque à la publicité électorale pour le compte de Swisscom Mobile. L'annonce présente six candidats Nokia en chemise et veste, portant une cravate ou un foulard, et arborant tous le même slogan électoral, quel que soit leur parti : « Votez pour moi ! »

 
Téléphonie Contexta s'attaque à la publicité électorale pour Swisscom Mobile. 
Chaque jour ou presque, le marché propose un nouveau coup de publicité pour la commercialisation de nouveaux téléphones portables. En Angleterre, par exemple, la première offre de téléphone portable financée par la publicité a été lancée récemment pour l'opérateur Blyk. Les personnes qui souscrivent à Blyk reçoivent chaque jour six messages illustrés avec de la publicité. En contrepartie, l'"abonné" peut téléphoner gratuitement pendant 43 minutes et envoyer 217 SMS.Dans un tel contexte, les opérateurs suisses ne peuvent pas non plus s'en tenir aux bons vieux classiques pour promouvoir leurs offres. Swisscom Mobile, par exemple, explore de nouvelles voies dans sa politique de prix des natels et demande à ses clients de voter par SMS pour choisir le téléphone portable qui sera disponible au prix imbattable d'un franc. Le choix se porte sur six Nokia-Natel. L'appareil qui obtiendra le plus de voix jusqu'au 21 octobre 2007 sera proposé à partir du 25 octobre dans tous les Swisscom Shops pour un franc.
Une idée inhabituelle nécessite aussi une campagne non conventionnelle. Pour ce faire, l'agence bernoise Contexta se moque de la publicité électorale du Conseil national qui se déroule au même moment, avec sa monotonie de têtes et de déclarations. 
Le CD Bene Abegglen promet que "l'observateur averti des élections au Conseil national peut d'ores et déjà s'imaginer à quoi ressemblera l'annonce de l'offre proprement dite avec l'heureux gagnant du vote par SMS".
Andreas Panzeri

Max se mobilise

Caisses maladie I La Neue Lgk de Berne et Zurich fait une publicité sévère pour l'entraîneur Max de l'assurance en ligne CPT.

 
Caisses maladie I La Neue Lgk de Berne et Zurich fait une publicité sévère pour l'entraîneur Max de l'assurance en ligne CPT. 
L'assurance en ligne CPT cherche actuellement de nouveaux clients pour sa caisse-maladie à l'aide d'une publicité non conventionnelle. Environ 70'000 personnes intéressées se sont déjà inscrites à un "entraînement" avec Max l'entraîneur. Les affiches décalées, totalement en marge d'une communication courante pour les caisses maladie, sont ainsi manifestement comprises à l'ère de la publicité virale et cross-média. En collaboration avec la CPT, la Neue Lgk, sous la direction du CD André Benker, a développé un concept cross-média qui permet à l'assurance de démontrer ses compétences en ligne de manière ludique. Le cœur de cette campagne crossmedia est www.einzeltraining.ch, un microsite autonome qui a pour objectif de maintenir les Suisses en bonne santé et en forme. On y trouve 250 modules vidéo avec Max l'entraîneur. Ces modules, ainsi qu'un spot TV de la campagne, ont été réalisés par Solid & Hallerfilm sous la direction de Rainer Binz. La réalisation technique a été confiée à Netvertising de Zurich.
Ceux qui le souhaitent peuvent désormais faire quelque chose pour leur forme et leur santé gratuitement sur le site individutraining.ch. L'entraîneur Max établit pour chacun un programme de fitness individuel sur mesure et l'accompagne tout au long de l'entraînement. Max l'entraîneur vous accueille par votre nom et vous rappelle régulièrement par e-mail de ne pas manquer une séance d'entraînement. Le programme d'entraînement a été développé en collaboration avec des médecins du sport de Berlin. La fondation Warentest a récemment décerné la mention "à recommander sans réserve" à l'outil d'entraînement sur lequel il repose.
Afin que le plus grand nombre possible de personnes souhaitent s'entraîner avec Max l'entraîneur, celui-ci sera présenté et introduit dans tout le pays par le biais d'affiches, d'un spot télévisé, d'affiches sur les bus, de bannières et de bien d'autres choses encore.
La CPT est la première assurance-maladie en ligne de Suisse. Plus de 100'000 clientes et clients communiquent déjà en ligne avec l'assurance CPT. On attend avec impatience de voir combien des 70'000 personnes désireuses de faire du fitness et qui se laissent jusqu'à présent malmener gratuitement par le méchant entraîneur Max deviendront à l'avenir de véritables clients de la CPT.
Andreas Panzeri

Avec cette caisse, on rit bien

Caisses maladie II L'agence de l'aéroport a redécouvert les vertus médicales du rire pour la caisse maladie Provita.

 
Caisses maladie II L'agence de l'aéroport a redécouvert les vertus médicales du rire pour la caisse maladie Provita. 
La caisse de santé Provita veut croître. Et même plus que la moyenne. Mais pour cela, la caisse maladie doit d'abord développer massivement son degré de notoriété. Le service indépendant de comparaison sur Internet comparis.ch vient d'élire pour la deuxième fois Provita Assurance Santé "caisse-maladie la plus conviviale de Suisse". Pour l'agence de l'aéroport, c'est bien sûr une bonne raison de faire de cette distinction l'argument principal d'une nouvelle campagne. 30 secondes de rireLes aviateurs d'Altenrhein ont développé à cet effet un spot TV mettant en scène des personnes qui aiment offrir un rire. "Il est prouvé que le rire est bon pour la santé", estime le CD René Eugster. Et en tant que "caisse-maladie la plus conviviale de Suisse", Provita offre avec son nouveau spot TV à toute la Suisse alémanique plusieurs fois par jour un éclat de rire de 30 secondes.
Le film a été réalisé par Wirz & Fraefel sous la direction de Tobias Weber. Il est actuellement diffusé sur SF1 et SF2. La question de savoir si le présentateur poursuivra ensuite ses séminaires sur le saumon en Suisse par une tournée des "Säli" en ville et à la campagne reste pour l'instant ouverte.
L'assurance santé Provita est née en 1997 de l'ancienne caisse maladie d'entreprise de l'entreprise Sulzer. A l'époque, elle faisait plutôt partie des petites caisses maladie de Suisse. Aujourd'hui, avec près de 60'000 assurés, Provita fait partie des 20 caisses les plus importantes de notre pays. Ses objectifs sont ambitieux : Provita veut se développer et s'établir dans les régions rurales de toute la Suisse alémanique.
La marque est renforcéeL'agence de l'aéroport d'Altenrhein communique depuis quatre ans déjà pour l'assurance-maladie sise à Winterthour. Après avoir dû communiquer de manière plus ou moins active au cours des premières années de collaboration, des lignes directrices claires doivent maintenant montrer la voie de la communication pour l'avenir et faire du bon nom de Provita une marque unique - "la caisse-maladie la plus conviviale de Suisse", selon le directeur marketing Herbert Strasser.
Bien entendu, l'assurance met également tout en œuvre en interne pour développer cette force afin de rester la caisse la plus accueillante de Suisse, comme le promet Enrico Giovanoli, délégué du conseil d'administration.
Andreas Panzeri

Modèles économiques pour les éditeurs de journaux de l'article

Événement : Les 25 et 26 octobre, les résultats du projet « Where News ? » d'Ifra seront présentés à Lisbonne. Cette conférence établit un lien entre la recherche et l'avenir.

 
Manifestation Les 25 et 26 octobre, les résultats de l'enquête "Where News ?" de l'Ifras seront présentés à Lisbonne. 
L'Ifra est l'organisation de référence pour les éditeurs de journaux et les entreprises de médias, avec dix sites dans le monde entier. A l'occasion de sa conférence "Business Models for the Future", qui se tiendra à Lisbonne les 25 et 26 octobre 2007, les résultats de l'initiative de recherche "Where News ?" de l'Ifra seront présentés à un large public. L'objectif du projet est de déterminer les changements dans l'utilisation des médias pour les années à venir et de fournir ainsi une aide pour le développement de stratégies commerciales. Des scénarios sont développés à partir des facteurs d'influence identifiés et des situations futures possibles sont décrites concrètement. Dans ce cas, l'avenir signifie une situation hautement probable dans cinq ans. Les prévisions sont établies sur la base d'analyses de l'évolution des conditions sociales et technologiques sur des marchés de la presse saturés. Dans un deuxième temps, la conférence fait le lien entre la recherche et l'avenir d'une part et l'actualité de l'industrie des médias d'autre part. D'une part, elle offre un guide et une boîte à outils pour le développement de l'avenir et, d'autre part, elle présente des solutions que des collègues ont déjà trouvées aujourd'hui. Ainsi, des intervenants d'entreprises telles que Agora, Chicago Tribune, Le Figaro, Jordan United Press, Wegener ou Yahoo expliqueront comment ils ont déjà posé avec succès les jalons de l'avenir. Niko Ruokosuo, président de Sanoma Kaupunkilehdet en Finlande, sera le maître de cérémonie de ces deux journées. Il est aujourd'hui en première ligne de l'un des secteurs qui se développent le plus rapidement dans la branche, les journaux gratuits.
Sabine Flachsmann
 

 
 
Conférence Ifra : "Modèles commerciaux pour les éditeurs de journaux" Date :
25 et 26 octobre 2007 à LisbonneIfra est la principale organisation
pour les éditeurs de journaux et les entreprises de médias avec dix sites dans le monde entier. Depuis 1961, l'association, dont le siège est à Darmstadt, est la plate-forme des décideurs de l'industrie de la presse. Un conseil d'administration composé d'éditeurs ainsi que des comités centraux, régionaux et professionnels de membres dirigent le travail de l'association. La revue spécialisée zeitungstechnik est publiée chaque mois en cinq langues (www.ifra-nt.com). Le salon IfraExpo, organisé chaque année dans les grandes villes européennes, est considéré comme le plus important salon professionnel au monde pour les entreprises de presse et leurs partenaires.

Mediaxis gagne Lindt & Sprüngli

Lindt & Sprüngli Suisse confie ses activités médias à l'agence Mediaxis, fondée en 2000 et située à Schlieren.

Lindt & Sprüngli Suisse confie ses activités médias à l'agence Mediaxis de Schlieren, fondée en 2000.L'adjudication de Lindt & Sprüngli est déjà la deuxième augmentation importante en peu de temps pour Mediaxis. Ce n'est qu'en juillet de cette année que l'agence, qui emploie actuellement 15 personnes, a annoncé le gain de l'entreprise de produits de nettoyage Reckitt-Benckiser.

Augmentations de prix

Imprimerie : Sun Chemical, le plus grand fabricant mondial d'encres d'imprimerie et de pigments, a annoncé des hausses de prix en Europe. Selon les produits, ces hausses devraient se situer entre 6 et 12 %.

 
Impression Sun Chemical, le plus grand fabricant mondial d'encres et de pigments d'impression, a annoncé des augmentations de prix pour l'Europe. Selon les produits, il faut s'attendre à des augmentations de 6 à 12 pour cent. L'entreprise justifie sa décision par la hausse continue et rapide des prix des matières premières ainsi que par la pénurie de matières premières importantes pour la fabrication de pigments. Les augmentations de prix entreront en vigueur le 1er novembre 2007 et concerneront l'ensemble du portefeuille dans tous les segments de marché dans lesquels l'entreprise opère.

Sur le dos du lecteur

Étiquettes : un système d'étiquettes innovant est actuellement en cours de lancement sur le marché suisse. Le magazine intégré à l'étiquette est proposé dans des formats de 8 à 32 pages.

 
Étiquettes Un système d'étiquettes innovant est actuellement introduit sur le marché suisse. 
La société On Product Publishing lance en Suisse le "magazine sur l'emballage". Ce nouveau moyen de publicité et d'information a été conçu il y a deux ans en Australie. Il s'agit d'exploiter les synergies des canaux de distribution communs des boissons et des magazines. L'idée est venue d'une étudiante australienne, qui a ainsi lancé son propre magazine de style de vie iLove sous forme de message sur les bouteilles d'eau minérale. Depuis, le magazine de 32 pages iLove paraît six fois par mois et a déjà un tirage de plus de 150'000 exemplaires par numéro. Cela réjouit également le producteur d'eau minérale qui enregistre des ventes nettement plus élevées.Magazine dans l'étiquetteLe système est ici très simple : une publication est intégrée dans une étiquette qui peut être apposée sans problème sur différents produits et être entièrement retirée par les consommateurs. La nouveauté du magazine sur l'emballage est qu'il est proposé en différents formats et de 8 à 32 pages. Comme elle peut être apposée sur tous les types d'emballages, il est également possible de la personnaliser et de l'adapter au groupe cible.
On Product Publishing détient aujourd'hui le brevet mondial pour la fabrication des étiquettes avec magazine intégré. Celles-ci sont fabriquées en coopération avec la société britannique Fix-a-Form International Ltd. et livrées en rouleaux. La pose s'effectue à l'aide d'étiqueteuses courantes. Parmi les clients d'On Product Publishing, on trouve notamment le fabricant de boissons Coca Cola et le magazine belge de mode et de tendances GLAM*IT. En Suisse, le premier "magazine sur l'emballage" apparaît ces jours-ci sur les briques de lait de 4×1 litre de Tetra Pak. Il informe sur les thèmes de l'environnement et de la durabilité dans la fabrication des briques à boisson.
Sabine Flachsmann
 

Complecta étend son engagement dans le monde virtuel

Depuis juin, l'agence Complecta étudie le potentiel marketing et de communication du monde virtuel Second Life. Elle étend désormais son engagement dans ce domaine.

Depuis juin, l'agence de communication saint-galloise Complecta explore le potentiel de marketing et de communication du monde virtuel Second Life (voir ). En peu de temps, Complecta a pu s'appuyer sur un réseau d'entrepreneurs suisses de Second Life les plus divers, et le blog jouit d'un lectorat croissant, peut-on lire dans un communiqué.Le blog et le bon réseau ont ensuite été, selon le communiqué, les facteurs décisifs pour l'extension de l'engagement dans le monde virtuel. La nouvelle forme de relations publiques consiste avant tout à éveiller l'intérêt pour la plate-forme virtuelle dans le monde réel, explique Grob dans le communiqué. Si, au début, il s'agissait de petites commandes, des entreprises renommées comme l'agence de médias Konnex de Winterthour ou le Finance Forum de Zurich comptent désormais parmi les clients de Complecta, poursuit le communiqué.
Le bureau virtuel de l'agence est actuellement en construction. L'agence de relations publiques devrait bientôt être officiellement ouverte dans Second Life.

La culture du commentaire en ligne en est à ses balbutiements

Des problèmes de convivialité continuent d'empêcher l'émergence d'une culture vivante du commentaire en ligne en Suisse. C'est ce que révèle une étude commandée par la Netzwoche et réalisée par Peter Hogenkamp, partenaire de Zeix.

Des problèmes de convivialité continuent d'empêcher l'émergence d'une culture vivante du commentaire en ligne en Suisse. C'est ce que révèle une étude commandée par la Netzwoche et réalisée par Peter Hogenkamp, partenaire de Zeix. Les résultats montrent que la mise en œuvre concrète n'en est qu'à ses débuts, comme l'a rapporté la Netzwoche mercredi. Seule NZZ Online permet désormais de commenter chaque article. Mais on ne peut pas parler d'une utilisation productive des contenus ainsi obtenus. Cela est peut-être dû à l'attitude inchangée dans le secteur des médias vis-à-vis des contenus non journalistiques, peut-on encore lire dans la Netzwoche. Un autre problème est que les jeunes n'ont apparemment pas envie de s'exprimer sur des sujets politiques en ligne.

Smells Like Green Spirit

Chronique : Le vert est la couleur de l'espoir, y compris dans la publicité. En recourant à un « greenwashing » de plus en plus effronté, des secteurs entiers tentent désormais de sauver leur réputation et leur chiffre d'affaires. Mais les organisations environnementales et les consommateurs critiques le sentent venir de loin et réclament des sanctions juridiques.

 
Chronique Le vert est la couleur de l'espoir, même dans la publicité. Des secteurs entiers tentent de sauver leur réputation et leur chiffre d'affaires avec un greenwashing de plus en plus audacieux. Mais les organisations environnementales et les consommateurs critiques le sentent déjà de loin et exigent des conséquences juridiques. 
Andreas Beinat, "directeur marketing de Baden-Dättwil" et donc apparemment représentant du Suisse moyen conscient des tendances, aime conduire. Et en toute bonne conscience. Car "la technique moderne des moteurs réduit plus de 95 pour cent des substances nocives", explique-t-il avec enthousiasme dans le dernier NZZ Folio, consacré à "la voiture du futur" et dont le sous-titre affirme qu'"une branche bouge". Ce qui bouge, ce sont sans aucun doute les annonceurs mis dans l'embarras par la crise climatique et la conscience écologique croissante - souvent dans le sens de messages trompeurs et, stratégiquement, de préférence dans des éditions spéciales sur des thèmes environnementaux. Avec plus de dix pages de publicité verte pour des produits et des images, le numéro d'octobre du Folio est, de ce point de vue, une "Green Issue" habilement camouflée par la maison mère. C'est d'ailleurs le magazine américain Vanity Fair, dont le nom se traduit par "foire aux vanités", qui a lancé cette tendance, sur laquelle même des magazines politiquement insoupçonnables comme Annabelle ont récemment sauté.
Mais revenons à Monsieur Beinat. Il ne témoigne évidemment pas de son "plaisir de conduire" post-pubère dans la partie rédactionnelle et - malgré un slogan trompeusement similaire - pas non plus dans une campagne BMW. (Dans le folio en question, les Bavarois flirtent plutôt avec une page panoramique selon laquelle, vue de l'espace, la Terre est blanche et bleue comme leur logo). L'homme aussi inoffensif que de bonne humeur fait plutôt de la publicité pour Cleverunterwegs.ch, une "plate-forme d'information" concertée des importateurs suisses de voitures. Ce que l'on doit normalement chercher dans les divers sujets "Nous avons vu les signes des temps" des membres s'y trouve en un coup d'œil : Tout l'arsenal de la branche pour expliquer pourquoi les citoyens libres peuvent continuer à exiger et à pratiquer la libre circulation grâce aux progrès réalisés dans la minimisation des émissions.
Pour les communicateurs commerciaux, le changement climatique dans le secteur automobile et cette campagne en particulier ne sont que des exemples de "Cause Related Marketing" un peu grossier. Pour les organisations environnementales, une telle écopornographie relève de la désinformation ciblée et devrait pouvoir faire l'objet d'une plainte juridique. Des enquêtes sont en cours dans ce sens : à Bruxelles, une enquête de l'UE est en cours contre ExxonMobil (www.exxon-files.eu), l'entreprise au chiffre d'affaires le plus élevé au monde. Et Greenpeace Suisse a récemment fait appel à la Commission pour la loyauté en raison d'une campagne de l'Union pétrolière qui a coûté des millions et qui suggère que la consommation de pétrole est respectueuse du climat.
Au vu de la dimension et de l'urgence du problème (encore soulignées par le prix Nobel de la paix), les organes d'autorégulation édentés de la branche publicitaire sont dépassés. Ce qu'il faut, ce sont des sanctions sévères et juridiquement contraignantes à l'encontre de tous les annonceurs et agences qui diffusent sciemment des informations erronées en matière d'environnement et de climat. Parallèlement, un groupe qui gère les ressources et les émissions de manière vraiment responsable doit pouvoir continuer à communiquer sur cet avantage concurrentiel.
Car la réponse à l'écopornographie ne réside pas dans l'instauration d'une dictature écologique. Il suffit que l'État rende le greenwashing éhonté reconnaissable en tant que tel et qu'il le fasse valoir, pour que l'ostracisme social et les boycotts d'achat suivent d'eux-mêmes.
Oliver Classen est porte-parole de l'organisation de politique de développement Déclaration de Berne (DB) et a travaillé auparavant comme journaliste dans les médias.

Étoile suisse

Concours L'Institut suisse de l'emballage (SVI) décerne chaque année le prix Swiss Star de l'emballage. Ce prix récompense les entreprises qui commercialisent des solutions bien pensées.

 
Concours L'Institut suisse de l'emballage SVI décerne chaque année le prix de l'emballage Swiss Star. Ce prix récompense les entreprises qui mettent sur le marché des solutions bien pensées. L'évaluation se fait selon les critères suivants : protection, logistique, marketing, économie, écologie et design. Cette année, 34 emballages ont été soumis à l'appel d'offres. Parmi eux, le jury en a sélectionné 14. La remise des prix aura lieu le 25 octobre à Zurich. Parallèlement au Swiss Star, les consommateurs peuvent choisir leur emballage préféré par vote électronique.

Le penseur calibré

Pour Philippe Pfister, rédacteur en chef du nouveau journal destiné aux navetteurs « News », le nom en dit long. Il ne se laisse toutefois pas déstabiliser par le fait que ce nouveau journal gratuit, dernier arrivé pour l'instant, ne sera lancé qu'en décembre.

 
Pour le rédacteur en chef Philippe Pfister du nouveau journal pour pendulaires News, le nom est tout un programme. La concurrence ne l'inquiète pas et il fera encore de nombreux exercices à sec avant le lancement en décembre.  
Peu de journalistes sont capables de faire passer un journal entièrement nouveau de 0 à 100. "Ce défi est le moment le plus excitant de ma carrière jusqu'à présent", déclare Philippe Pfister. Jusqu'à présent, le rédacteur en chef de News a surtout travaillé en tant que fabricant de journaux. Il a "observé les flux d'informations, évalué les histoires, développé des histoires avec des gens, rédigé des gros titres". Désormais, il peut "vivre de près toutes les facettes d'un projet de journal". Cela lui pose chaque jour de nouvelles questions passionnantes. Cette semaine, par exemple, il a évalué pour la première fois une campagne publicitaire qu'il a le droit d'accompagner en tant que rédacteur en chef, afin de transmettre correctement l'image et l'identité de son nouveau journal.
Au sein de la rédaction, où les postes clés sont occupés, Philippe Pfister se réunit tous les jours, à peine deux mois avant le lancement, pour développer de nouvelles idées. L'équipe de base comprend Christian Maurer en tant que rédacteur en chef (auparavant rédacteur en chef du Tages-Anzeiger), Stefan Regez (ex-rédacteur en chef de la Jungfrau Zeitung) en tant que chef des informations, Rolf Hürzeler (Facts) en tant que chef de la culture, Ruth Cipriani (Facts) en tant que chef de la photographie et Tobias Schär (SonntagsZeitung) en tant que directeur artistique. "Nous parlons des gens, des conditions cadres techniques et des plans de déroulement", explique Pfister. Bien entendu, l'actualité est analysée de manière créative : "Comment News ferait-il cela ? Quel titre formulerions-nous ? Que mettrait-on sur le front" ?
Avec de tels "exercices à sec", Pfister veut développer son propre style rédactionnel, qui devrait donner naissance à une forme originale de transmission des nouvelles. "Ce mixage et cette mise en forme quotidienne donneront lieu à quelques numéros zéro au cours des prochaines semaines, avant que nous ne démarrions en trombe début décembre".
Un jour de vérité qui risque de donner des insomnies à certains ? "Beaucoup d'observateurs pensent que nous avons les yeux rivés sur la concurrence. Mais ce n'est pas le cas", répond le patron de News à la question de savoir si le fait d'être (pour l'instant) le dernier "retardataire" dans la course aux journaux gratuits, déjà très animée, lui pèse.
Bien sûr, .ch a été une incitation supplémentaire pour Tamedia à développer le secteur des journaux gratuits pour pendulaires. "Mais ce n'est pas ce qui a fait pencher la balance. Dans notre maison, il était clair depuis longtemps qu'un deuxième journal avait sa place à côté de 20 Minuten".
Et la concurrence interne ? Est-il même possible de trouver une ligne journalistique véritablement indépendante entre les journaux partenaires impliqués (Tages-Anzeiger, Basler Zeitung, Berner Zeitung) d'une part et 20 Minuten d'autre part ?
Quiconque observe le numéro zéro qui traîne dans les salles de rédaction encore à moitié vides ose répondre à la question par l'affirmative.
News : c'est un design qui éveille la curiosité et un concept dont le nom doit être tout un programme. "Nous faisons trois choses : premièrement des News, deuxièmement des News, troisièmement des News. Cela peut paraître banal à première vue. Mais nous pensons que les pendulaires préfèrent recevoir des actualités percutantes, courtes et écrites sur le vif", estime Pfister. Avec un journal extrêmement focalisé, dans lequel "les nouvelles pertinentes sont absolument au centre", il est possible de "battre la concurrence dans le domaine absolument le plus important pour un journal".
Pour cela, News devra aller plus loin que les dépêches d'agence déjà connues. "Réécrire, introduire d'autres aspects, faire des recherches, ajouter une interview", sont pour Pfister des possibilités supplémentaires. Pour cela, News veut générer ses propres nouvelles. "Avec notre journal, nous voulons aussi parfois faire les gros titres des autres". Une ambition qui ne semble pas trop ambitieuse à Pfister, car il est convaincu qu'"après le succès commercial des journaux gratuits, le journalisme suivra cette tendance. Lorsque nous serons confrontés à des élections nationales dans quatre ans, les médias gratuits lanceront plus fortement qu'aujourd'hui des histoires décisives qui se répercuteront dans l'arène politique".
Pfister prévoit pour les journaux pour pendulaires une évolution similaire à celle du téléphone portable. "Il y a dix ans, personne n'aurait imaginé à quel point la communication mobile s'infiltre dans tous les capillaires de la vie". Quant à savoir si les journaux sur abonnement connaîtront le même sort que le raccordement au réseau fixe, Pfister se contente pour l'instant d'un sourire. Ce qui est sûr, c'est qu'avec le succès de 20 minutes, "les possibilités éditoriales ne sont pas encore épuisées. Le marché des journaux pour pendulaires est un domaine incroyablement intéressant pour développer des idées de journaux, apporter des nouvelles aux gens et lancer des histoires sous une nouvelle forme. 20 Minuten montre l'exemple et a déjà essayé beaucoup de choses. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au bout de la journée".
Pour réaliser un journal aussi ambitieux, il faut du personnel en conséquence. Pfister se voit bien doté de plus de 26 postes à plein temps. Cela représente neuf rédactrices et rédacteurs, y compris le chef du service d'information pour les rubriques classiques : Suisse, étranger, économie. S'y ajoutent trois personnes au desk culture et trois au desk sport, ainsi que sept personnes à la production et deux à la rédaction photo.
Pfister est convaincu de sa nouvelle mission "avec la dernière fibre de mon engagement". Lorsqu'il a vu les premières ébauches en juillet, News figurait comme titre provisoire sur une première page. Pfister a déclaré : "Si vous faites comme ça, je relève le défi. News doit être placé au-dessus, et News doit être dans le journal. Cela permet d'aller chercher les gens le matin".
Cette prise de conscience ne date pas de cet été chaud sur le plan journalistique. A 17 ans déjà, Philippe Pfister, gymnasien à Sursee, voulait devenir journaliste. Cela n'a pas plu aux parents. Ils ont envoyé leur rejeton chez un conseiller d'orientation. Lorsque celui-ci a trouvé "ingénieur culturel" plus sérieux, Pfister a refusé et s'est décidé pour des études de microbiologie et de biologie moléculaire. "J'étais très intéressé par les sciences naturelles et j'aurais certainement eu raison d'évaluer l'évolution à venir". Après deux semestres "en blouse blanche et avec des lunettes de protection sur la tête", il a constaté qu'il valait mieux écrire des textes journalistiques. Il s'est inscrit en histoire et en journalisme, a travaillé parallèlement à ses études comme pigiste au Willisauer Bote et au Luzerner Vaterland et a fini par financer ses études en tant que rédacteur au Blick. "Paraphraser les informations, aller à l'essentiel, c'est ce qui m'est venu naturellement".
Après trois ans et demi, Pfister était suffisamment professionnel pour diriger le bureau extérieur du Luzerner Neusten Nachrichten à Sursee. En 1992, après avoir terminé ses études, il est revenu au Blick jusqu'en 1999, date à laquelle il a rejoint Tamedia. Reporter à la SonntagsZeitung, chef de rubrique de la Fédération multimédia et chef de l'information pendant les six dernières années ont été les étapes qu'il a franchies avant d'être nommé rédacteur en chef de Facts en janvier 2007.
Et les nouvelles de son environnement personnel : Philippe Pfister veut se marier l'année prochaine "à l'âge béni de 45 ans", il a acheté une maison à Adligenswil LU et suit des études postgrades consacrées à "la philosophie et au management". La lecture de la philosophie - autrefois Nietzsche, aujourd'hui Blumenberg - est pour ce drogué de l'actualité une "compensation absolument nécessaire pour calibrer sans cesse sa pensée". Sortir du monde de l'essoufflement et réfléchir - cela ne restera certainement pas sans effet sur le choix des actualités dans News. Pour cela, Pfister aime courir des marathons. Cette fois-ci, il ne participera pas au New Yorker en novembre. Même sans cette course, il pourra faire preuve d'endurance.
Andreas Panzeri
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