Le dernier mais non le moindre : Droits de l'homme en ligne - La Chine prend la parole

Les droits de l'homme, et en particulier le droit à la liberté d'expression, doivent également être protégés sur Internet. C'est pourquoi le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté jeudi à Genève, par consentement tacite, une résolution sur le droit à la liberté d'expression sur Internet.

Dans la résolution sur la protection des droits de l'homme sur Internet, tous les Etats sont invités à promouvoir l'accès à Internet et à renforcer la coopération internationale pour le développement des médias et de la communication dans tous les pays. Les droits de l'homme s'appliquent indépendamment du média et des frontières nationales, indique le texte selon l'ATS. Il est soutenu par 83 Etats. Cuba a certes émis des réserves sur le texte, mais ne s'est pas opposé à la résolution.

La Chine avait pris la parole lors des négociations pour s'associer à la résolution. Le fait que la Chine prenne la parole ou même s'associe à la résolution est quelque peu surprenant. En avril encore, deux services de messages courts populaires ont dû bloquer la possibilité de publier des commentaires (la Werbewoche en a parlé : Chine : la censure sur Internet se renforce après les rumeurs de coup d'État). Dans la foulée, six personnes ont été arrêtées pour "invention et propagation de rumeurs". Et maintenant, le grand oppresseur prend même la parole pour s'associer à une résolution qui ne vise pas à protéger les gens de la torture, de la détention arbitraire ou d'autres atrocités, mais qui soutient le droit à la liberté d'expression sur Internet.

Devons-nous applaudir maintenant ? Un gouvernement qui célèbre presque la censure d'Internet, qui limite la liberté de mouvement des journalistes étrangers, qui bloque le service Xing et qui a construit un mur d'Internet quasi infranchissable. Eh bien, bravo la Chine !

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