Enfin, "les médias n'aident pas la police".

Selon le président du Conseil de la presse, les journaux ne devraient pas publier de photos sur lesquelles les visages des hooligans sont clairement reconnaissables. Une telle démarche ne relève pas des missions de la presse.

Le déclencheur a été une photo d'un présumé hooligan du FCZ publiée mardi dans le Blick. Celui-ci aurait lancé des pétards dans le secteur des supporters de GC pendant le derby zurichois entre les Grasshoppers et le FCZ de dimanche. Mais le président du Conseil de la presse, Dominique von Burg, ne tolère pas un tel procédé. Les médias ne sont en principe pas des auxiliaires de la police, a-t-il déclaré à l'agence de presse ATS. Il ne peut justifier la publication de visages reconnaissables qu'en cas de danger imminent. Une telle situation serait par exemple un attentat terroriste.

Alors que von Burg n'approuve pas la reproduction de telles images, des photos d'hommes recherchés sont publiées sur Internet. Ainsi, en août dernier, le FCZ lui-même avait publié pendant quelques jours sur Internet des photos de deux hommes recherchés qui auraient lancé des pétards au stade du Letzigrund en mai dernier. Les photos étaient visibles sur la page d'accueil du club - à la demande expresse du président du FCZ, Ancillo Canepa. Cette action a été qualifiée de problématique par les défenseurs de la vie privée et Canepa en a assumé la responsabilité. Pendant ce temps, la police mettait de son côté en ligne les images de 16 supporters du FC Bâle présumés violents. Tous les autres efforts d'enquête n'ayant pas abouti, le ministère public a ordonné la publication.

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