Vivre avec la souris : comment l'étude « Ctrl Tomorrow » de Logitech évalue notre maîtrise des outils numériques

Celui qui maîtrise ses gadgets maîtrise sa vie : après Gutenberg et Windows 95, l'ère de l'intelligence artificielle marque inévitablement le début d'une nouvelle ère, où la maîtrise technologique devient une question fondamentale de survie et de prospérité.

Il règne dans l'air une ironie presque douloureuse : alors que les algorithmes intelligents et l'intelligence artificielle s'immiscent à une vitesse record dans notre quotidien, un léger malaise s'installe dans les bureaux et les salons, celui de perdre le contrôle de nos propres outils numériques.. On a depuis longtemps l'impression que la maîtrise du matériel et des logiciels revêt la même importance fondamentale que les compétences culturelles classiques que sont la lecture, l'écriture et le calcul. Quiconque passe aujourd’hui à côté des avancées technologiques se retrouve en marge du monde numérique. L’étude mondiale de Logitech intitulée « Ctrl Tomorrow » le met en lumière : il existe une corrélation mesurable entre les compétences numériques et le bien-être personnel, qui accélère sensiblement le rythme de notre société..

La nouvelle salle de classe du quotidien : entre dividende de contrôle et impôt de contrôle

L'étude mondiale menée par l'agence de communication Burson en mai et juin 2026 – qui s'appuie sur plus de 9 000 personnes interrogées dans neuf pays ainsi que sur une enquête spécifique auprès de décideurs du secteur informatique – analyse de manière exemplaire la relation entre l'homme et la machine. Au cœur de cette étude se trouve un phénomène fascinant : ce qu'on appelle le « dividende de contrôle ». Ceux qui maîtrisent intuitivement leurs outils – en particulier les appareils physiques – bénéficient d'avantages concrets, tant sur le plan psychologique que physique. La confiance en soi, la productivité, la créativité, la concentration, la sérénité intérieure et le bien-être physique sont les fruits de la maîtrise du numérique.

D'après l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech

Mais cette situation présente un revers de médaille considérable, qui se traduit par une taxe de contrôle. Lorsque la technologie fait défaut, la frustration frappe sans pitié : en moyenne mondiale, 64 % des personnes interrogées déclarent que les pannes techniques affectent considérablement leur humeur générale après le travail et leur sentiment de contrôle sur leur vie privée. Presque autant (64 %) se sentent submergés par la frustration, la peur ou la colère lorsque leur ordinateur tombe en panne. Environ 46 % d'entre eux font même état d'un sentiment d'impuissance, de honte, d'épuisement ou de l'impression douloureuse de se sentir à la traîne.

D'après l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech

La nouvelle monnaie technologique : le « Ctrl Score » et l'anatomie de la perte de contrôle

Pour rendre ce phénomène plus concret, Logitech a mis au point le « Ctrl Score » : le premier indice composite au monde qui permet de mesurer et d'améliorer la capacité d'action technologique. Le score repose sur trois dimensions : les compétences techniques conscientes (intentionnalité), l'attitude personnelle et l'ouverture d'esprit vis-à-vis des nouveaux outils, ainsi que la perception de son propre potentiel.

Cet état des lieux mondial classe les individus en cinq profils distincts, allant des 10 % de « souverains de la technologie » aux 20 % de « créateurs de la technologie », en passant par la grande majorité des 35 % d’« adeptes de la technologie », jusqu’aux 35 % restants, composés des « héritiers de la technologie » et des « observateurs de la technologie ».. À l'échelle mondiale, cela représente environ 4,2 milliards de personnes qui, en tant que participants passifs, risquent d'être laissées pour compte. À cet égard, il est particulièrement instructif de s'intéresser à l'idée fausse concernant l'argent : contrairement à ce que l'on croit généralement, le contrôle ne s'achète pas simplement. Seuls 21 % pensent que ce sont les riches qui détiennent le plus grand pouvoir, tandis que 44 % sont convaincus que ce sont les personnes possédant de véritables compétences techniques qui tiennent les rênes.

D'après l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech

Des repères tactiles dans un monde abstrait : pourquoi le matériel informatique sauve les fondations

Plus les logiciels, le cloud computing et l'intelligence artificielle deviennent abstraits, plus les gens s'accrochent à ce qui est tangible. Près des deux tiers déclarent ressentir un sentiment de contrôle maximal lorsqu'ils interagissent avec du matériel physique. 42 % des personnes interrogées s'appuient aujourd'hui davantage sur des appareils physiques qu'il y a cinq ans ; chez les grands utilisateurs d'IA, ce chiffre grimpe à 76 %, un chiffre impressionnant.

On observe ici également le phénomène des gamers en tant que modèles : les gamers consacrent un temps supérieur à la moyenne à l'optimisation de leur environnement. 81 % d'entre eux affirment que le jeu vidéo renforce leur confiance en eux au quotidien, atténue leurs angoisses et les aide à garder leur sang-froid dans des situations de forte pression et de chaos. L'assurance acquise grâce au jeu vidéo se répercute directement sur la vie professionnelle quotidienne.

D'après l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech

Bureau ou domicile : le lieu de travail, un désert en matière de contrôle

C'est là que se révèle ce qui est peut-être la plus grande faille du monde du travail moderne : alors que les salariés se sont souvent aménagé chez eux un environnement sur mesure, hautement fonctionnel et propice au bien-être, le bureau est perçu par beaucoup comme la lanterne rouge.. Seuls 24 % des salariés ont le sentiment d'avoir davantage de contrôle sur leurs outils technologiques au bureau qu'à la maison ou en déplacement. Seul un salarié sur cinq serait disposé à conserver de son plein gré son équipement technique de bureau actuel.

Les conséquences sont graves : les divergences entre l'autonomie individuelle et les difficultés techniques d'ordre administratif nuisent à la concentration, au dynamisme et, en fin de compte, à la fidélisation des collaborateurs.. Certes, les décideurs informatiques reconnaissent le problème – après tout, 64 % d’entre eux se déclarent eux-mêmes gamers et connaissent l’importance d’un bon matériel –, mais seuls 35 % d’entre eux suivent de manière formelle et régulière les répercussions humaines de leurs décisions informatiques à l’aide d’indicateurs concrets.

D'après l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech

La soif de réussite face au scepticisme occidental : quand l'innovation se heurte à la peur

Cette étude met particulièrement en évidence les différences de mentalité qui existent à l'échelle mondiale face à l'avenir. Alors que dans les pays occidentaux, la technologie est souvent considérée comme une facilité administrative ou un outil permettant de gagner du temps, elle constitue, dans les pays émergents tels que l'Inde, la Chine et le Brésil, le principal moteur de l'ascension sociale et professionnelle. En Inde et au Brésil, 84 % des personnes interrogées sont fermement convaincues que la technologie crée davantage de nouvelles opportunités que de nouvelles pressions. La Chine (80 %) et le Brésil (78 %) arrivent en tête au niveau mondial en ce qui concerne l'idée selon laquelle la technologie favorise le potentiel personnel.

En contraste frappant avec cette tendance générale, l'Occident traditionnel fait preuve d'un scepticisme potentiellement fatal : en France, l'optimisme technologique chute à un maigre 60 %, et seuls 45 % des personnes interrogées croient encore au pouvoir des outils pour alléger leur charge de travail. Ce fossé se manifeste également en ce qui concerne l'intelligence artificielle, une technologie toute récente : alors qu'en Inde, 41 % de la population est absolument ravie de la manière dont l'IA élargit ses possibilités, ce chiffre n'est que de 16 % aux États-Unis, de 15 % au Royaume-Uni et d'à peine 13 % en Australie. Le scepticisme menace de freiner l'innovation dans notre pays, tandis que les pays du Sud progressent inexorablement.

Un regard au-delà des frontières nationales : où en est la Suisse ?

La Suisse occupe, comme à son habitude, une place particulière dans le contexte européen : les Suisses se situent solidement dans le haut du classement européen, tout en agissant avec sérénité et en privilégiant la qualité.. Ainsi, 73 % des Suisses sont convaincus qu'une meilleure maîtrise de la technologie enrichit la vie (moyenne mondiale : 77 %). En matière d'intelligence artificielle, la Suisse, avec 23 % de personnes enthousiasmées par les nouvelles possibilités qu'elle offre, se montre nettement plus ouverte que ses grands voisins européens (Allemagne : 13 %, France : 12 %), mais reste toutefois loin de la dynamique de renouveau qui anime l'Asie ou l'Amérique du Sud.

Extrait de l'étude « CTRL Tomorrow » de Logintech : CTRL Scroe dans le monde entier

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  • 77 % des personnes interrogées dans le monde entier sont convaincues que mieux on maîtrise la technologie, plus on profite de la vie.

  • 64 % indiquent que les problèmes techniques ont un impact négatif sur l'ambiance générale après le travail et sur la vie privée.

  • 52 % ont déjà réussi, grâce à la maîtrise de leur technique, à accomplir des choses qu'ils jugeaient auparavant impossibles.

  • 30 pour cent Les personnes dans le monde entier jouissent d'un haut degré d'autonomie dans le choix de leurs technologies ; seules 10 pour cent agir en professionnels chevronnés de la technologie.

  • 4,2 milliards de personnes font partie, à l'échelle mondiale, du groupe des utilisateurs moins avertis ou moins sûrs d'eux, qui risquent de se sentir laissés pour compte.

  • 42 % Aujourd'hui, les utilisateurs s'appuient davantage sur le matériel physique (comme les claviers et les souris) qu'il y a cinq ans pour garder le contrôle.

  • 73 % de la population suisse estime qu'une meilleure maîtrise de la technologie améliore la qualité de vie (moyenne mondiale : 77 %).

  • 64 % des décideurs informatiques interrogés se déclarent gamers, contre seulement 28 pour cent au sein de la population générale.

  • 35 % Les responsables informatiques évaluent de manière formelle et régulière l'impact de leurs choix technologiques sur le bien-être des personnes au sein de l'entreprise.

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