La suissitude continue d'attirer
Le « Swissness » ne séduit pas seulement les consommateurs. Compte tenu de la nouvelle loi sur le « Swissness », qui entrera en vigueur dans moins d’un mois, il séduit également les annonceurs et les agences. Le 1er décembre, KS Kommunikation Schweiz a organisé un atelier.

Vous trouverez un article détaillé sur ce thème dans le prochain Semaine publicitaire 21/16.
L'intérêt pour les explications de Stephan Feige, associé gérant de HTP St. Gallen Managementberatung, et de Stefan Szabo, responsable du service juridique des droits de propriété industrielle à l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI), était grand.
La salle verte du Volkshaus était pleine à craquer jeudi dernier lorsque la section suisse alémanique de KS Kommunikation Schweiz a organisé l'atelier pratique "Swissness - la croix et la bannière". C'est avec plaisir que les participants, tant du côté des donneurs d'ordre que des agences, se sont vu confirmer dans la première partie les conclusions de l'étude "Swissness Worldwide" de HTP, à savoir que le Made in Switzerland reste un facteur qui influence positivement la décision d'achat de nombreux consommateurs dans le monde et en particulier en Suisse.
Mais pas dans la même mesure pour tous les secteurs, produits et services. Alors que les gens du monde entier seraient prêts à payer plus que la moyenne pour des montres, des soins corporels, des cosmétiques, du fromage, des vacances et des imprimantes 3D ( !) si la Suisse y était présente, les secteurs des TIC et des compagnies aériennes, par exemple, ne peuvent pas beaucoup profiter de ce bonus. Dans l'ensemble, les produits et services suisses sont toutefois au top : dans la perception globale, ils se situent juste un peu derrière l'Allemagne, mais devant le Japon, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
La décoration ou l'origine est déterminante
La douce euphorie concernant la force de la marque Suisse a toutefois laissé place à une certaine désillusion après l'exposé de Stefan Szabo. Le spécialiste de l'IPI a certes convaincu par ses connaissances approfondies des nouvelles directives pour la communication commerciale. Il n'a toutefois pas pu donner de réponse définitive à des questions concrètes telles que la question de savoir si et sous quelle forme les importateurs d'automobiles pourront encore faire de la publicité avec une "Swiss Edition" à partir du 1er janvier 17. Trop de choses dépendent des cas individuels. La seule chose qui est sûre, c'est que de telles désignations de produits ne sont légales que si le package supplémentaire de l'édition a pour but de répondre à des directives suisses spécifiques.
Deux conclusions se sont néanmoins dégagées : d'une part, l'utilisation des armoiries sera à l'avenir réservée à la Confédération, sauf exceptions. D'autre part, la différence entre décoration et origine est décisive. Une croix suisse ne peut être utilisée que si le produit ou le service provient réellement et majoritairement de Suisse. Stefan Szabo n'a pas pu réfuter l'avis de Marc Schwenninger, conseiller juridique de KS Kommunikation Schweiz, qui a mené les débats, selon lequel cette soupe ne serait pas mangée aussi chaude qu'elle n'a été cuite. Jusqu'à présent déjà, les infractions contre l'utilisation de la croix suisse n'ont été poursuivies qu'avec retenue, bien qu'il s'agisse de délits poursuivis d'office.
Vous trouverez de plus amples informations sur la nouvelle loi sur le swissness sur le site Internet de l'IPI sous Ige.ch/swissness.
Voix sur l'atelier
"Bien que j'aurais bien sûr aimé savoir concrètement si nous pouvions continuer à promouvoir notre "Swiss Edition" et sous quelle forme, l'atelier m'a beaucoup plu. Je vais maintenant clarifier encore plus précisément avec nos juristes internes ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas. Car nous voulons être sûrs que notre publicité est juste et correcte".
Reto Kreis, directeur chez Suzuki Automobile Suisse
"Dans notre agence, nous nous occupons de différents clients et associations qui font de la publicité avec le Swissness. Le merchandising est également un thème important pour différents clients. Nous aurions parfois souhaité des réponses encore plus claires. Nous avons toutefois apprécié que le côté marketing ainsi que la situation juridique aient été abordés".
Claudia Minchau, conseillère chez Schaerer und Partner
"J'ai participé à l'atelier parce que je n'étais pas sûre de ce qui m'attendait avec la nouvelle loi sur le Swissness. Grâce à l'atelier, je suis désormais sensibilisée à ce sujet. Les deux intervenants compétents y ont beaucoup contribué".
Roger Hausmann, atelier d'écriture
