Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans cet épisode : l'Alzheimer médiatique (morbus preroll).

Description

La maladie d'Alzheimer des médias se caractérise par l'oubli d'un comportement d'utilisation des médias connu de longue date et par l'incapacité qui en découle de le reconnaître dans le cadre des formats publicitaires en ligne actuels.

Causes

En raison de l'augmentation de l'espérance de vie et de la succession accélérée d'innovations médiatiques, cette maladie est de plus en plus souvent diagnostiquée. Des dépôts de néologismes ("skipping") se produisent dans la mémoire collective, ce qui rend de plus en plus difficile le rappel de contenus mémoriels analogues mais plus anciens ("zapping").

Symptômes

Les personnes concernées montrent une insécurité accrue face aux spots publicitaires et répètent toujours la même question à environ 30 ans d'intervalle : "Et si quelqu'un ne veut plus voir ma publicité après quelques secondes ?". Les malades réagissent de manière confuse lorsque d'autres personnes disent des choses qu'ils ne peuvent pas classer : "Faites un film que les gens veulent volontairement regarder en entier". La gestion autonome de la marque est fortement limitée.

Complications

L'entreprise Internet impliquée dans la plupart des cas est à son tour atteinte d'Alzheimer médiatique. Sa conviction que les placements publicitaires ne doivent pas distraire et être pertinents a été oubliée : sur la plate-forme vidéo interne, les formats d'interruption prolifèrent. Et on "oublie" de proposer aux utilisateurs d'ad-blockers des publicités vidéo pouvant être sautées.

Publié jusqu'à présent :

Cataracte (celebriti invisibilis)
Rupture de la campagne (damnatio memoriae)
contrainte à l'ordre (normomanie)
Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)
Syndrome de l'accent publicitaire (dyslalie promotoris)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans le seizième épisode : le syndrome de l'accent dans les spots publicitaires (dyslalie promotoris).

Description

Si la mélodie de la voix d'un présentateur ou d'une voix off change d'une manière qui peut être interprétée par les auditeurs comme un accent d'une langue étrangère, il s'agit du syndrome de l'accent publicitaire.

Cas

Dans l'ensemble, seuls quelques cas ont été documentés, mais ils ont acquis une certaine notoriété en raison de leur apparence exceptionnelle. Ainsi, le cas d'un Allemand de 36 ans qui s'est soudainement mis à parler avec un accent suédois. Ce porte-parole de longue date de bandes-annonces de films d'action américains ressent comme une grande contrainte le fait d'être ainsi contraint de se limiter à une marque de magasin de meubles. Une Autrichienne de 26 ans s'exprime avec un accent apparemment français dans des spots télévisés pour des boissons à base de vin mousseux et des sous-vêtements. Un paysan d'Appenzell montre une autre approche de la maladie. Du jour au lendemain, son accent à l'italienne est apparu et lui a valu de nombreux rôles parlés pour des pâtes, des scooters et des places de marché en ligne.

Déclencheur

Le syndrome de l'accentuation des spots publicitaires est provoqué par des modifications neurologiques. Il suffit d'un léger coup à l'arrière de la tête, par exemple de la part d'un responsable du concept présent dans le studio d'enregistrement.

Thérapie

Il n'existe pas encore de traitement efficace. L'aspiration des stéréotypes a toutefois permis d'obtenir de premiers succès. Cela se fait par voie endonasale, dans les cas de poly-stéréotypie chronique, l'ensemble du cortex cérébral est également retiré.

Publié jusqu'à présent :

Cataracte (celebriti invisibilis)
Rupture de la campagne (damnatio memoriae)
contrainte à l'ordre (normomanie)
Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le quinzième épisode : la cataracte (celebriti invisibilis).

Description

Nous appelons "cataracte" une célébrité moins connue que la marque dont elle fait la promotion. Dans de rares cas, cette configuration permet à la célébrité de passer du type C au type A. Mais dans la plupart des cas, on assiste à un brouillage réciproque de l'image, voire à une perte totale de l'image de marque.

Histoire

Ce phénomène est attesté depuis les débuts de la publicité. On observait déjà à l'époque ce que l'on appelle l'effet vampire, qui valorisait les témoignages comme Napoléon et Mozart, mais affaiblissait les produits dont ils faisaient la promotion. Aujourd'hui, les tranches de Napoléon et les boules de Mozart sont au mieux des termes génériques.

Symptômes

La cataracte peut survenir à tout âge. Dans leurs jeunes années, les candidates à l'élection de Miss et les blogueurs Youtube comptent parmi les personnes visées, puis plus tard, les anciens présentateurs de télévision ou les skieurs de compétition. L'apparition massive de la cataracte s'est déplacée des autocollants on-pack vers Instagram. Les autoportraits à côté de véhicules à moteur (#lovethiscar) ou de boissons froides (#myfavouritedrink) sont considérés comme des endossements typiques.

Diagnostic

Le caractère peu reconnaissable des testimonials rend difficile la détection de la maladie. La comparaison avec la liste des participants au camp de la jungle s'est imposée comme indicateur au niveau international. Parmi les méthodes les plus courantes pour rendre une cataracte visible, on trouve la mention de son nom sous sa photo.

Publié jusqu'à présent :

Rupture de la campagne (damnatio memoriae)
contrainte à l'ordre (normomanie)
Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le quatorzième épisode : la rupture de la campagne (damnatio memoriae).

Description

Les ruptures de campagne sont la conséquence de changements de personnes au niveau de la direction, souvent du côté du client et parfois de l'agence. Elles sont favorisées par le besoin de laisser rapidement des traces personnelles avec quelque chose de nouveau.

Anatomie

La campagne est un tissu qui relie le passé récent au futur proche de la marque. Le tissu est composé de flights individuels dans différents canaux. Si un ego se cambre dans les espaces entre les deux, les présentations terminées, les tournages de films prévus et les relations commerciales de longue date peuvent être clamés.

Formes

Une rupture directe de la campagne se produit lorsque le recul de la part de marché dépasse le taux de fluctuation du management. Une rupture indirecte de la campagne commence par un léger toussotement lors des entretiens pour faire connaissance et par des déclarations telles que "revoir la communication à tour de rôle". L'équipe en place peut alors investir du temps et de l'argent pour montrer que des changements de personnel sont également attendus depuis longtemps de son côté.

Traitement

Dans la plupart des cas, il est impossible d'éviter une fracture qui se profile. Les interventions pendant la phase aiguë sont controversées et peuvent même accélérer la rupture. La procédure la plus invasive est celle qui consiste à implanter un réseau de relations (celui du nouveau dirigeant) dans la zone de rupture. Des cicatrices se forment certes sur les bords du filet, mais il n'y a pas de fusion avec l'environnement.

Publié jusqu'à présent :
 

contrainte à l'ordre (normomanie)
Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)
 

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le treizième épisode : Ordnungszwang (normomanie).

Description
L'obsession de l'ordre est un trouble obsessionnel-compulsif qui se traduit par un besoin intérieur de vouloir établir des directives de création (règles CI). La perte de flexibilité qui en découle entraîne de fortes perturbations dans le quotidien créatif (développement d'idées). Les personnes concernées se défendent contre la contrainte, car elle semble insensée, mais elles ne peuvent pas s'y opposer volontairement.

Pensées obsessionnelles et compulsives
La crainte d'être tenu pour responsable d'un éventuel malheur conduit à tourner en rond mentalement autour de certains thèmes. L'espacement : Des positions alternées du logo et du titre pourraient rendre la marque invisible. Univers visuel : il se peut que les solutions purement textuelles tourmentent le lecteur avec une froideur émotionnelle. Luminosité : les nuages, les ombres sombres ou les lignes noires peuvent plonger le groupe cible dans une profonde tristesse.

Actes compulsifs
Le tableau clinique va des pensées obsessionnelles aux rituels compulsifs développés (atelier CI) en passant par les actes compulsifs. Pour réduire les tensions, la compulsion d'ordre exige l'exécution exacte d'une chaîne d'actions ritualisée.

Diagnostic
Les contraintes d'une grande complexité et bizarrerie sont consignées par écrit (manuel CI). Les nouvelles actions qui s'insinuent entre-temps doivent être intégrées dans le rapport en tant qu'exceptions. Toutefois, la conclusion obligatoire de ce dernier est généralement tellement retardée qu'un tout nouveau système de règles se développe en parallèle.

Publié jusqu'à présent :

Client-Staupe (procure distemper)
Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans le douzième épisode : la « maladie du client » (procure distemper).

Description

La maladie de la corde du client est une maladie virale qui peut survenir dans les entreprises qui achètent des prestations à d'autres entreprises. Cette maladie se caractérise par une sensibilité extrême aux prix, accompagnée d'une forte diminution de la capacité à percevoir la qualité.

Stade initial

Le virus de la stabulation des clients, de la famille des virus B2B, pénètre dans l'entreprise par le biais de l'approche de la valeur actionnariale et y infecte d'abord les organes d'achat, où il se multiplie fortement. Après quelques mois, on observe les premières anomalies comportementales (troubles de l'économie) vis-à-vis des agences de publicité, comme l'envoi de demandes de prix et de formulaires d'accord de confidentialité. Parallèlement, on constate un affaiblissement progressif de l'appareil marketing.

Stade final

Par la suite, l'entreprise passe par la phase de pitch proprement dite, à l'issue de laquelle la décision de l'agence est prise. L'adjudication se fait par le biais d'une fiche réflexe et a lieu précisément lorsque les seuils spécifiés par l'entreprise correspondent aux indications d'un soumissionnaire : Prix par unité d'idée (produit semi-fini), délai de livraison, capacité de stockage de la campagne et responsabilité en cas d'absence de l'effet publicitaire commandé.

Prophylaxie

La seule possibilité de protection est la vaccination. Pour une immunisation de base, il est recommandé aux jeunes acheteurs de se rendre au service marketing ; pour les responsables des achats plus âgés, d'assister au tournage d'un film.

Publié jusqu'à présent :

Director's Cut (conceptus amputatis)
Barrage de saumons (risum interrupta)
Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)
 

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur de la création chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans le onzième épisode : *Director’s Cut* (conceptus amputatis).

Description

Le director's cut est une coupure profonde qui blesse un film jusque dans sa couche conceptuelle. C'est particulièrement vrai pour les films publicitaires de court format. Il faut distinguer le making-of du director's cut, dans lequel un concept intact est simplement recouvert d'une épaisse croûte audiovisuelle. Les showreels, les communautés en ligne et les jurys de cinéma sont les principaux lieux de diffusion du director's cut.

Causes

Les Director's Cuts sont créés en post-production par des travaux achevés en soi, auxquels un réalisateur se frotte. Il vise ainsi à démontrer ses capacités en tant qu'artisan autonome, sans être influencé latéralement par des briefings, des réunions de préproduction ou des copies de diffusion finies. Pendant la période d'incubation, le contact avec d'excellents éléments de l'histoire conduit à des parages dont la somme constitue la véritable coupure.
Axel Eckstein est Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse. Il écrit dans chaque Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing.

Symptômes

Une croissance anormale de la longueur est très souvent observée sur les films concernés. Elle s'accompagne de sauts de focalisation et d'un fondu au blanc. Dans les cas graves, le plan musical subit une métamorphose complète. Très rare : la mention d'une marque alternative du donneur d'ordre dans le graphique final.

Prévention

Aucune mesure de prévention efficace n'est connue à ce jour. Afin d'éviter les complications, les éventuels résidus de produit restant dans la plaie doivent être entièrement rincés.

Publié jusqu'à présent :

Barrage de saumons (risum interrupta)
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Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)
 

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Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le dixième épisode : le blocage du rire (risum interrupta).

Description

Il y a blocage du rire lorsqu'un élément humoristique d'une présentation (par exemple la chute d'un spot publicitaire) déclenche les mouvements affectifs de la bouche typiques du rire, mais qu'après un certain délai, le cortex cérébral leur attribue des sentiments de doute ou de morosité.

Causes

Jusqu'à présent, deux causes de la congestion du rire ont été identifiées. Dans les cas les plus fréquents, les personnes concernées par le blocage du rire partent du principe que d'autres personnes ne rient pas des mêmes choses qu'elles. Dans les autres cas, elles partent du principe qu'une chute transmise oralement ne peut pas être reproduite dans une autre forme de représentation (en général, une adaptation cinématographique).

Diagnostic

Pour établir le diagnostic, on fait écouter au patient un scénario de film calibré : quelqu'un fait preuve de toutes sortes d'inventions pour ne pas être libéré de prison parce qu'aucun beau meuble ne l'attend à la maison. Si le patient sourit, mais tient ensuite des propos tels que "les prisons sont pour les gens méchants et ne sont donc pas drôles", il est certain qu'il s'agit d'une crise de rire.

Prévention

Une manière éprouvée d'éviter le blocage du rire est de faire confiance à ses propres sentiments. La prévention consiste également à s'intéresser à ce que l'on transmet volontairement. Il s'agit notamment des clips vidéo partagés en ligne par des parents qui mettent leurs propres enfants à nu, ou de ceux montrant des chiens qui sautent contre des portes en verre, mais aussi des selfies de célébrités nues.

Publié jusqu'à présent :

Éjaculation précoce (ejaculatio logo praecox)
Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce neuvième épisode : l'éjaculation précoce du logo (ejaculatio logo praecox).

Description

Si le nom de l'annonceur apparaît trop tôt dans un spot publicitaire ou dans un autre format narratif, on parle d'épanchement prématuré de la marque. L'expéditeur connaît son apogée avant que l'histoire n'ait la sienne.

Caractéristiques

L'épanchement a presque toujours lieu dans les premières secondes. Il n'est pas rare qu'il ait lieu avant même que le message publicitaire ne pénètre dans l'esprit du consommateur ("ante portas"). Selon certains spécialistes, la mention précoce de la marque n'est cependant pas toujours "prématurée". En l'absence de concept, par exemple, il n'existe pas non plus de structuration du film, du texte ou de l'événement en sections dramaturgiques exigeant un certain ordre.

Suivre

L'épanchement prématuré de la marque est un dysfonctionnement dans lequel le partenaire de réalisation est incapable de contrôler lui-même le moment de l'insertion du logo. Il en résulte des tensions considérables dans la relation entre le réalisateur de la campagne et le public. Un sentiment d'impuissance d'un côté va de pair avec l'absence de satisfaction narrative de l'autre.

Remède

Une méthode connue pour éviter l'épanchement prématuré de la marque est la technique du squeeze. Juste avant de devoir citer le produit, tous les avantages de ce dernier sont comprimés dans l'histoire. Si l'on utilise en plus des vignettes, les personnes interrogées ont rapporté un retard jusqu'à six fois plus important de l'apogée.

Publié jusqu'à présent :

Echec à l'idée (decubitus idea)
Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le septième épisode : l'escarre des idées (decubitus idea).

Description

La gangrène des idées désigne les ulcères qui se forment lorsque les idées traînent longtemps. C'est le cas lorsqu'il reste encore beaucoup de temps avant la mise en œuvre ou lorsqu'une mise en œuvre n'est pas du tout prévue. Les architectures de campagne mûres qui ont été présentées plusieurs fois dans différents comités sont particulièrement menacées.

Symptômes

Les concepts qui ont été pensés jusqu'au bout, mais qui n'ont pas encore été réalisés, subissent des pressions sur les parties exposées comme le titre ou le visuel clé. Si la pression persiste trop longtemps, des dommages irréversibles peuvent être causés à la structure conceptuelle de base.

Origine

La pression néfaste résulte du simple fait que les personnes impliquées (client, créatif, conseiller) ou non (amis, parents, personnel de maison) regardent le projet à plusieurs reprises. Après un certain temps, des points sensibles apparaissent, par exemple un mot qui est ambigu, une histoire que tout le monde ne comprend pas ou une annonce qui montre des personnes différentes de celles du spot télévisé.

Traitement

Lors de la présentation d'idées, la priorité absolue est de soulager la pression. Cela se fait en déplaçant les éléments de mise en page et en réorganisant les diapositives de présentation à intervalles réguliers. Si les points douloureux sont petits et secs (pointes), il suffit parfois de les recouvrir d'une voix-off. Les zones plus importantes sont traitées avec une solution stérile. Dans le cas d'une thérapie professionnelle, il faut penser à faire des concessions sur l'idée.

Publié jusqu'à présent :

Trouble panique-progressif (morbus pendulum)
Inflammation de la marge (gastrite profit)
Strabisme successif (strabismus successus)
La fièvre de l'or (febre auri)
Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)
Probonose (fac-similé de thrombose)

Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans le septième épisode : la probonose (thrombose facsimile).

Description

On appelle "bonose" l'engorgement des jurys de concours créatifs par des travaux réalisés sans commande du client.

Origine

Aujourd'hui, la probonose apparaît surtout dans l'environnement des créateurs d'endurance qui utilisent des méthodes pour améliorer leurs performances. Cela a pour effet de transporter davantage de créativité par entrée de prix. Mais en même temps, cela rend la discussion du jury plus visqueuse, ce qui favorise la formation de caillots de colère. Ceux-ci s'installent dans les processus de décision et, dans les cas extrêmes, conduisent à l'infarctus de catégories entières.

Enquête

Tout d'abord, les juges examinent l'œuvre suspecte et la palpent. Les sensations de tension dans la mécanique texte-image servent d'indice possible pour une bonose, mais sont considérées comme imprécises, car elles peuvent avoir d'autres causes. Un vote à main levée suit pour clarifier davantage la situation. Contrairement à l'examen Mediaplan, cette méthode est nettement moins contraignante pour les personnes concernées.

Facteurs de risque

La probabilité d'un boni augmente lorsque plusieurs travaux soumis au concours excitent excessivement le système central de suspicion. Les principaux risques sont des mises en page inhabituellement épurées sans coupons ou perturbateurs, des films de cas avec des collaborateurs d'agence et des indications relatives plutôt qu'absolues sur l'effet publicitaire comme " doubler le nombre de fans Facebook " (à savoir de 1 à 2).

Publié jusqu'à présent :

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La fièvre de l'or (febre auri)
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Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce sixième épisode : le trouble panique-progressif (morbus pendulum).

Description

Le trouble panique-progressif se caractérise par des fluctuations extrêmes dans l'évaluation des opportunités et des risques liés aux campagnes publicitaires. Typiquement, l'alternance entre les deux états affectifs opposés se produit dans des situations où un concept n'existe pas sous sa forme définitive. C'est-à-dire tant que l'on y travaille.

Déclencheur

En règle générale, les sautes d'humeur sont déclenchées par des aspects non pertinents d'une présentation. Un titre de spot télévisé comme "Le malaise" peut déclencher un épisode de panique. A l'inverse, le titre "La lueur d'espoir" pour le même film peut marquer le début d'une phase progressive.

Phases

Pendant une phase de panique, les personnes concernées perdent tout espoir (en de bons résultats de test). Cela peut même aller jusqu'à considérer la mort des idées comme une meilleure alternative. En revanche, dans une phase progressive, les personnes se félicitent avec enthousiasme (parce qu'elles ont suivi à la lettre les consignes de l'IC).

Causes

Trois facteurs assurent une forte probabilité (prédisposition) d'un trouble panique-progressif. 1. le manque d'imagination est aussi important que le manque de pouvoir de décision. 2. une expérience traumatisante suite à un commentaire critique sur la page Facebook de l'entreprise. 3. le contact avec des manuels de marketing contenant des chapitres sur la conception d'annonces.

Publié jusqu'à présent :

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Fétichisme visuel (stimulus best practice)

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Axel Eckstein, Executive Creative Director chez Leo Burnett Suisse, écrit dans la Werbewoche sur les pathologies de la publicité et du marketing. Dans le cinquième épisode : l'inflammation des marges (gastritis profit).

Description

On parle d'inflammation des marges lorsque le coussin de bénéfices protecteur d'une entreprise, en particulier celui d'une agence, est attaqué.

Parcours

Le coussin de bénéfices se compose normalement d'un tiers d'honoraires de projet, d'un tiers de rémunérations forfaitaires et d'un tiers de commissions. Les inflammations commencent généralement dans la couche des commissions, qui devient brièvement basée sur le succès et finit par se dissoudre complètement. Peu à peu, parfois pendant des années, les discussions sur les coûts corrodent également les autres couches.

Formes

Les principales formes de maladies sont chroniques. La nicotine et l'alcool peuvent y jouer un rôle, car la suppression à long terme des budgets publicitaires correspondants creuse des trous sensibles. Mais l'inflammation des marges est bien plus souvent une maladie auto-immune dont la pathogenèse n'est pas encore totalement élucidée : le système de défense naturel qui, en temps normal, combat les coûts hostiles comme le café gratuit et les freelances, forme des anticorps contre ses propres principes. Les présentations de pitch gratuites en sont la conséquence.

Diagnostic

Seule l'analyse des marges permet de réaliser une étude fiable. Pour ce faire, une ligne spécialisée est installée entre le siège du groupe et la succursale. Cette procédure n'est pas douloureuse et le haut-le-cœur initial s'estompe rapidement. Le directeur financier peut alors observer en détail sur un écran le cash-flow dans le pipeline des nouvelles affaires jusqu'en haut des organes de production.

Publié jusqu'à présent :

Strabisme successif (strabismus successus)
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Platitourette (repetitio nausea)
Fétichisme visuel (stimulus best practice)

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Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce quatrième épisode : le « strabisme du succès » (strabismus successus).

Description

Les mouvements oculaires sont généralement synchronisés de manière à ce que les deux yeux se concentrent sur le même objectif central (souvent un objectif de marketing ou de communication). En revanche, dans le cas du strabisme de succès, un œil regarde sa propre marque, tandis que l'autre œil fixe simultanément et sans interruption la marque concurrente la plus dangereuse.

Symptômes

Le strabisme du succès peut conduire à une double vision. Le café en grains que l'on commercialise soi-même se superpose par exemple aux capsules du leader de l'innovation. Ou la propre philosophie du smartphone se croise avec le design actuel du challenger. La tentative de transférer des images doubles directement du cerveau à des produits concrets ou à des médias publicitaires provoque des maux de tête. Toutefois, pas chez le bigleux, mais chez tous les autres.

Thérapie

Si l'œil sain est collé, l'œil qui louche est contraint de regarder à nouveau ses propres points forts. Si cela ne se produit pas, l'œil qui louche doit être recouvert (occlusion inversée). Certes, l'œil sain se met alors à loucher, mais dans le meilleur des cas, il observe également ce que font les autres et les deux axes visuels coïncident à peu près.

Opération

Si la personne concernée peut suivre une présentation de développements maison tout en lisant des newsletters de concurrents sur son téléphone portable sous la table, l'angle de strabisme est si important qu'une correction chirurgicale s'impose.

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Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce troisième volet : la fièvre de l'or (febre auri).

Description

La fièvre dorée est une maladie infectieuse peu contagieuse causée par le virus de la fièvre dorée. Les créatifs servent d'hôte intermédiaire au virus, qui le transmet aux productions photographiques, cinématographiques et radiophoniques régulières.

Agent pathogène

Les virus de la fièvre dorée appartiennent à la famille des virus de la réputation. On en connaît deux sous-espèces. L'aurivirus extramile rend les dialogues plus drôles, les pay-offs plus surprenants et les logo-charts plus beaux, tandis que le virus de l'espèce beaucoup plus fréquente, l'aurivirus focus, est conçu pour restaurer de manière rudimentaire les idées de base détruites par les prétests.

Transmission

La transmission du virus de la fièvre d'or se fait par la sortie d'une version alternative du manuscrit dès que le commanditaire de la publicité a définitivement quitté le lieu de tournage ou le studio d'enregistrement ou qu'il s'est rendu brièvement aux toilettes. Toute l'équipe de production peut être infectée, à l'exception des éclairagistes, qui bénéficient d'une immunité à vie.

Évolution de la maladie

Du côté de l'agence comme de la production, la fièvre de l'or entraîne une augmentation du temps de travail et une baisse simultanée du niveau de profit. Dans la phase d'exécution proprement dite, les créatifs concernés présentent de brèves améliorations de l'humeur, qui sont neutralisées à intervalles réguliers par des responsables de budget encore présents. Dans 0,5 % des cas, une deuxième phase de la maladie se manifeste par l'obtention d'un prix dans un festival d'Europe de l'Est.

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Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur créatif exécutif chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce deuxième volet : le fétichisme visuel (stimulus best practice).

Description
On entend par fétichisme visuel un comportement dans lequel un objet, appelé fétiche (yaourt, voiture, pull-over), doit être représenté de façon schématique et publicitaire de manière à provoquer une excitation. Si l'excitation semble impossible sans le fétiche, le comportement est considéré comme nécessitant un traitement.

Formes
Ce qui est caractéristique, c'est la manière précise avec laquelle un fétiche doit être photographié ou filmé. Dans le cas du fétichisme alimentaire, par exemple, des framboises artificielles tombent dans du yaourt à la crème à 360 images par seconde. Les fétichistes de l'automobile (érotisme de la peinture) sont sensibles aux reflets et à la matière fissurée. Les fétichistes de la mode font retoucher le drapé des vêtements jusqu'à ce qu'ils éprouvent une satisfaction visuelle.

Causes
Le motif n'a toujours pas été élucidé. Selon une théorie de Freud, la présentation toujours identique du fétiche symbolise les actions ritualisées de sa propre mère, c'est-à-dire la sécurité. Skinner, quant à lui, suppose que le fétichiste réagit simplement à la pression de conformité de son groupe professionnel plutôt qu'au besoin du groupe cible de pouvoir distinguer les offres.

Diffusion
Le fétichisme visuel se manifeste presque exclusivement dans les relations triangulaires entre le client, l'agence et la société de production. Le consommateur reste à l'écart, car le fétiche est devenu un substitut complet à un véritable acte de communication avec lui.

De l'actuelle Édition papier de la semaine de la publicité.

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Déformation professionnelle - Maladies professionnelles dans la publicité et le marketing

Axel Eckstein, directeur de la création chez Leo Burnett Suisse, écrit dans *Werbewoche* sur les aspects pathologiques de la publicité et du marketing. Dans ce premier épisode : la « platitourette » (repetitio nausea).

Platitourette (repetitio nausea)

Description La publicité qui souffre du syndrome de Platitourette fait des déclarations qui se produisent très souvent et toujours de la même manière. Ces "marquetics" sont certes précédés de processus de coordination internes complexes, mais ils n'en sont pas moins produits sans la participation de la conscience.

Symptômes

Ce qui caractérise les supports publicitaires concernés, c'est l'émission fréquente d'adjectifs sans signification tels que "sur mesure", "individuel", "parfait", chaque catégorie de produits présentant sa propre symptomatologie. Ainsi, les emballages alimentaires répètent "soigneusement" et "exquis" de manière maladivement exagérée. Dans la publicité automobile, "agile" et "souverain" sont considérés comme prévalents. Dans sa forme sévère, la platitourette entraîne la répétition de phrases entières telles que "Innovation par tradition" ou "Hits pour les enfants", souvent en combinaison avec des grimaces (ricanement et hochement de tête d'un présentateur publicitaire).

Causes

On suppose que la cause de la maladie est un point périphérique du briefing, où la tonalité de la marque est fixée. Les attributs fixés ici sont directement transmis au support publicitaire en contournant le cortex créatif.

Conséquences psychosociales

Les personnes extérieures ignorent généralement les déclarations des publicitaires atteints du syndrome de Platitourette, ce qui peut à son tour conduire à un renforcement des discrétions. La quasi-invisibilité des symptômes rend difficile la levée du tabou sur la maladie.

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