Le Conseil fédéral règle l'utilisation du domaine .swiss par l'administration fédérale
Le nouveau domaine Internet .swiss est appelé à devenir un symbole des applications suisses d'administration en ligne. Mercredi, le Conseil fédéral a adopté des règles relatives à l'utilisation de ce domaine de premier niveau suisse par l'administration fédérale.

Depuis 2007, l'administration fédérale se présente sous une identité visuelle uniforme, le Corporate Design Bund ou "CD Bund" en abrégé. Il s'applique également aux sites web. Ceux-ci sont rattachés au domaine Internet Admin.ch. Le CD Bund favorise la reconnaissance des sites web de la Confédération. Il a permis d'éviter une prolifération coûteuse de designs web.
Avec l'acquisition et la mise en service de ".swiss", la Confédération dispose depuis un peu plus d'un an d'un deuxième domaine. Celui-ci représente la Suisse et sa bonne réputation sur le web mondial. Le ".swiss" a une valeur de reconnaissance élevée et un rayonnement unique. Depuis septembre 2015, plus de 16'000 entreprises actives en Suisse ont enregistré une adresse en .swiss.
Une valeur ajoutée pour les utilisateurs au lieu de plus de sites web
Le Conseil fédéral veut également utiliser les avantages de .swiss pour promouvoir la Suisse numérique et soutenir la communication en ligne avec les gens en Suisse et à l'étranger. Ces utilisations doivent toutefois tenir compte de la valeur et du rayonnement de .swiss.
Sur proposition de la Chancellerie fédérale, le Conseil fédéral a donc fixé des règles d'utilisation. Le domaine Admin.ch, désormais familier à la population suisse, reste le domaine de base de l'administration fédérale. Un transfert complet des sites web de l'administration fédérale dans le domaine .swiss serait trop coûteux. Et ce, sans utilité suffisante pour les citoyens.
Le domaine .swiss doit abriter des services de cyberadministration modernes et orientés vers les prestations, tels qu'ils sont développés par la Confédération, les cantons et les communes dans le cadre de la cyberadministration suisse. Ces sites ne mettent pas en avant une autorité et ses produits. Ils s'orientent plutôt vers les besoins des personnes et des entreprises en matière d'obtention rapide et simple d'informations, de données, d'extraits de registres et d'autorisations. L'un de ces sites, le portail Open-Government-Data Opendata.swiss, est déjà en .swiss. D'autres suivront.
Mais les utilisateurs doivent aussi pouvoir reconnaître d'emblée ces offres comme des prestations étatiques. C'est pourquoi la Chancellerie fédérale définira dans les prochains mois, en collaboration avec les départements et E-Government Suisse, les éléments de la marque qui permettront de garantir cette reconnaissance.
