L'utilisation autonome de l'IA en Suisse est en plein essor

Selon une étude de Salesforce, près de la moitié des salariés en Suisse font déjà confiance à l'IA ou, à tout le moins, s'y essaient. C’est lorsque l’IA et les humains travaillent ensemble qu’ils se sentent le plus à l’aise. Les tâches chronophages, telles que l’écriture de code, l’analyse de données et la rédaction de communications écrites, font toutefois partie de celles que l’IA pourrait progressivement accomplir de manière autonome.

(Graphique : Salesforce)

Selon Étude les employés ne sont toutefois pas encore prêts à tout confier à l'IA. Ainsi, les résultats montrent qu'ils préfèrent les humains pour l'exécution de tâches telles que l'initiation, la formation et la sécurité des données. Toutefois, les données indiquent également que des investissements ciblés dans le savoir et la formation renforcent la confiance dans un avenir autonome de l'IA.

La Suisse plutôt ouverte à l'IA

En Suisse, 28% des personnes interrogées indiquent qu'elles utilisent l'IA sans hésitation. L'étude qualifie ce résultat de significativement différent de celui de son voisin du nord, l'Allemagne (20%). Mais la Grande-Bretagne (17%) ou l'Irlande (15%) voient également plus d'obstacles à l'utilisation de l'IA. Les personnes interrogées en Inde sont celles qui ont le plus confiance en l'IA, avec un score de 40%. Étonnamment, presque autant (24%) en Suisse ne sont pas du tout enclins à utiliser l'IA au travail - 25% ne sont pas disposés à utiliser l'IA générative.

De grandes différences entre les secteurs

Un regard plus approfondi sur les branches montre également des différences : les personnes les plus enclines à utiliser ChatGPT, Gemini et autres sont celles du secteur de la communication. En effet, 69% d'entre eux utilisent ou utiliseraient ces outils sans hésiter. Une explication à cela est le type de tâches spécifiques au secteur qui peuvent être confiées à l'IA. De manière générale, 19% des employés en Suisse confieraient entièrement à l'IA des textes destinés à la communication interne.

De l'autre côté, on trouve le secteur de la recherche (sciences de la vie et biotechnologie) : environ trois quarts des personnes interrogées (72%) de ce secteur ne sont pas du tout prêtes à utiliser ces outils.

Dans le secteur public, on constate à nouveau une disposition de principe, même si 56 % des personnes interrogées émettent des réserves. Les raisons en sont principalement le manque de savoir-faire et l'absence de directives de la part des employeurs concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle générative. 39% des personnes interrogées dans ce secteur sont totalement opposées à l'utilisation d'outils d'IA et n'envisagent pas non plus de les utiliser à l'avenir pour leurs tâches personnelles (78%).

Des connaissances surtout présentes chez les Millenials et la Gen X

Les Millenials et la Gen X sont, toutes générations confondues, ceux qui ont le plus de savoir-faire en matière d'implémentation technique et d'utilisation de l'IA dans leur travail quotidien. La Gen Z ne fait pas partie des générations qui connaissent le mieux l'IA et qui l'utilisent le plus souvent. Cette génération semble être particulièrement critique à l'égard des assistants IA, puisque 82% des personnes interrogées de la Gen Z n'utilisent pas des aides telles que IBM Watson ou Microsoft Copilot. Les Millennials sont d'un tout autre avis : 39% expérimentent ou ont déjà entièrement intégré de tels assistants IA dans leur travail quotidien.

"Les résultats de l'étude reflètent l'expérience de nos clients : L'intelligence artificielle est déjà utilisée dans les entreprises suisses pour de nombreuses tâches, mais dans la plupart des cas, cela ne se fait pas (encore) sans intervention humaine", déclare Gregory Leproux, Senior Director, Solution Engineering chez Salesforce Suisse. "Pour exploiter pleinement le potentiel de l'IA de confiance, il faut des mécanismes de contrôle et des directives plus performants pour l'IA générative responsable, qui permettent aux collaborateurs de vérifier la sortie des applications d'IA au niveau du système plutôt que d'un prompt à l'autre. Si les systèmes d'IA sont développés de manière réfléchie, nous pouvons combiner le meilleur de l'intelligence humaine et de l'intelligence machine pour cette incroyable nouvelle ère".


Salesforce, en collaboration avec YouGov, a mené une enquête doublement anonyme du 20 mars au 3 avril 2024. Près de 6 000 employés à temps plein représentant des entreprises de tailles et de secteurs différents dans neuf pays - dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Australie, la France, l'Allemagne, l'Inde, Singapour et la Suisse (265 personnes) - ont participé à l'enquête. L'enquête a été réalisée en ligne.

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