Le Conseil suisse de la presse n'entre pas en matière sur une plainte contre l'hebdomadaire genevois GHI
Le Conseil suisse de la presse a décidé de ne pas donner suite à une plainte déposée contre l'hebdomadaire genevois GHI concernant un article publié le 3 novembre 2016 et intitulé « L'ancien rédacteur en chef de Canal Onex accusé d'avoir volé des documents d'archives ».

Le plaignant, mis en cause par cet article, avait parallèlement saisi la justice pénale. Or, sur la base de ses règles de procédure, le Conseil de la presse n'entre pas en matière sur un cas lorsqu'une procédure judiciaire "a été engagée ou est prévue" en parallèle. Une exception est faite lorsqu'une plainte soulève des questions fondamentales d'éthique professionnelle. Ce n'était pas le cas ici, comme le constate le Conseil de la presse.
L'article faisait référence au dépôt d'une plainte pénale de TéléOnex pour délit de propriété contre son ancien rédacteur en chef. Le ministère public n'avait toutefois pas donné suite à la plainte, renvoyant les parties à une conciliation civile pour régler leur différend. L'hebdomadaire a également indiqué qu'il avait tenté de joindre la personne concernée, dont le nom n'était pas mentionné dans l'article, mais qu'il n'y était pas parvenu.
Le même jour et sur la base des mêmes faits, la personne concernée a déposé une plainte pénale pour diffamation, ou à défaut pour calomnie, contre l'auteur de l'article auprès de la justice genevoise. Cette plainte se référait directement aux règles déontologiques de la profession et reprenait presque les mêmes arguments que ceux avancés devant le Conseil de la presse.
Dans ces conditions, la plainte ne peut être traitée sur le fond par le Conseil de la presse que si elle soulève des questions éthiques fondamentales. Les règles déontologiques auxquelles se réfère le plaignant font l'objet d'une pratique bien établie. Aucun des griefs soulevés par le plaignant ne soulève de questions ou de problèmes nouveaux qui nécessiteraient une clarification particulière. Une intervention du Conseil de la presse ne semble pas non plus indispensable pour d'autres raisons, par exemple parce que le cas aurait eu un grand écho dans les autres médias.
