Médias suisses : satisfaits de la décision de la SSR
Dans un communiqué, l'Association suisse des médias se déclare satisfaite de la décision du Conseil fédéral de maintenir l'interdiction de la publicité en ligne imposée à la SSR.
Avec sa décision du 14 septembre 2012, le Conseil fédéral envoie un signal clair en faveur des fournisseurs de médias privés et contre de nouvelles distorsions de concurrence, indique l'association dans un communiqué publié vendredi. En 2010, la SSR a demandé la levée de l'interdiction de la publicité en ligne, arguant que la publicité sur les sites Internet compenserait la baisse des recettes de la redevance. L'association Médias Suisses a réussi à démontrer que cette nécessité n'existait pas puisque, d'une part, l'augmentation de la population et, d'autre part, davantage de publicité télévisée, de sponsoring et de placement de produits font affluer constamment plus d'argent dans les caisses de la télévision financée par la redevance.
Schweizer Medien salue en principe le fait que le Conseil fédéral veuille réviser la concession radio/TV. La SSR doit remplir son mandat de fournisseur de contributions audio-visuelles également par le biais des nouveaux canaux de distribution. Les émissions de télévision devraient donc aussi pouvoir être consultées sur Internet, poursuit le communiqué. Mais il doit être clairement défini que le mandat de la SSR se situe dans le domaine audio-visuel et non dans la présentation autonome basée sur des textes. Avec la plus grande rédaction en ligne de Suisse, la SSR s'est créé en secret une base qui concurrence massivement les maisons de médias privées dans leurs présentations en ligne. Du point de vue de Schweizer Medien, l'offre basée sur le texte sur Internet et sur les canaux mobiles ne fait définitivement pas partie du mandat légal de la SSR et doit donc être clairement limitée. La SSR ne doit pas concurrencer les offres en ligne payantes des fournisseurs de médias privés avec des offres gratuites ne relevant pas du service public.
C'est la seule façon de maintenir à moyen et long terme un paysage médiatique suisse diversifié et de bonne qualité, écrit Schweizer Medien. En tant que diffuseur radio et TV financé par une redevance imposée par l'Etat, la SSR doit accepter certaines restrictions dans sa présentation. Dans cette optique, la révision de la concession est tout à fait judicieuse du point de vue des fournisseurs de médias privés, car il est inacceptable que la SSR élargisse elle-même son offre de manière insidieuse. L'autorité de surveillance doit fixer des limites claires à cet égard.
