Le Conseil de la presse rejette la plainte contre le Tages-Anzeiger
Le Tages-Anzeiger n'a pas enfreint les directives journalistiques dans sa couverture médiatique des mauvais traitements présumés commis dans un monastère de Thurgovie. Le Conseil de la presse a rejeté une plainte déposée contre une série d'articles parus l'année dernière.
De juin à septembre 2012, le Tages-Anzeiger a publié cinq articles sur les graves accusations portées contre un père du monastère de Fischingen. Un ancien élève a expliqué qu'il avait été battu à plusieurs reprises et abusé sexuellement par le père. Un plaignant anonyme a estimé que le reportage violait plusieurs points de la "Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste". Il a notamment reproché au journal de diffuser des informations non confirmées sans tenir compte de la présomption d'innocence.
Certes, le ton des articles incriminés est parfois accusateur et unilatéral, écrit le Conseil de la presse dans sa réponse. Néanmoins, le lecteur peut voir que les faits sont controversés et que l'accusé n'est pas condamné. De plus, l'accusation d'abus dans un foyer pour enfants est d'intérêt public.
Violation de la vie privée
Le Conseil de la presse a rejeté une autre plainte, du moins en partie. L'hebdomadaire romand L'Illustré s'était vu reprocher par l'Ordre des avocats vaudois d'avoir violé la présomption d'innocence lors du compte rendu de l'arrestation d'un pédophile présumé. En outre, le magazine n'aurait pas respecté la sphère privée de l'accusé. L'Illustré est effectivement allé trop loin en publiant une photo d'identité ainsi que d'autres détails sur le prévenu, comme le constate le Conseil de la presse. Le comité n'a toutefois pas considéré que la présomption d'innocence était violée. (ATS)
