Conseil de la presse : tout le monde n'a pas droit à un reportage
Le droit du public à l'information ne signifie pas un droit de l'individu à faire un reportage sur lui-même. Le Conseil suisse de la presse n'est pas entré en matière sur une plainte déposée par Toni Stadelmann, candidat zurichois au Conseil des Etats, contre le Tages-Anzeiger.
Stadelmann s'est présenté l'année dernière en tant qu'outsider aux élections du Conseil des Etats zurichois. Il s'est présenté au second tour avec deux autres candidats solitaires, aux côtés des poids lourds politiques Verena Diener (PVL, sortant), Felix Gutzwiller (PRD, sortant) et Christoph Blocher (UDC, nouveau).
Il n'y a rien à redire au fait que le Tages-Anzeiger se soit limité dans ses comptes rendus à Diener, Gutzwiller et Blocher - les trois candidats qui avaient "au moins un début de chances réalistes d'être élus", estime le Conseil de la presse dans un communiqué de mardi. Certes, les médias sont tenus d'accorder un "minimum d'attention médiatique" aux petits partis et aux minorités politiques. Mais cela ne vaut pas forcément pour les candidatures individuelles sans groupement social derrière elles.
Le Tages-Anzeiger n'a donc pas enfreint la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, comme l'a fait valoir le plaignant. Stadelmann avait par ailleurs déposé une plainte similaire contre la Neue Zürcher Zeitung. Le Conseil de la presse n'est pas entré en matière sur les deux plaintes. (ATS)
