Cinq têtes pensantes écrivent pour Higgs

Cinq chercheurs et chercheuses de haut niveau tiennent une nouvelle rubrique dans le magazine scientifique higgs.ch. Dans la rubrique « Klartext », ils exposent leur point de vue sur un sujet scientifique de leur choix, de manière percutante et en s'appuyant sur des faits.

HiggsLe magazine scientifique higgs.ch prévoit de faire un nouveau grand pas dans sa lutte contre les fake news et pour une société éclairée. Cinq chercheurs suisses renommés écrivent désormais toutes les deux semaines dans "Klartext" un article d'opinion pointu sur un thème scientifique qu'ils définissent eux-mêmes. "Il ne doit toutefois pas s'agir de textes explicatifs ou descriptifs purement vulgarisateurs", explique le fondateur et rédacteur en chef de Higgs, Beat Glogger, à propos de ce format. "Ce qui est demandé, ce sont des contributions d'opinion fondées sur des faits scientifiques. Ceux-ci peuvent également susciter la controverse ou provoquer la contradiction".

Seule condition : les textes doivent être fondés sur une base scientifique. Lorsqu'il est fait référence à la science, celle-ci sera toujours accompagnée d'un lien vers les sources.

Le quintette scientifique se compose de Dominique de Quervain, neuroscientifique (Université de Bâle), Sophie Mützel, sociologue (Université de Lucerne), Martin Röösli, épidémiologiste environnemental (Swiss TPH), Monika Bütler, économiste (Université de Saint-Gall) ainsi que du climatologue Reto Knutti (EPF Zurich). "Les chiffres et les faits sont vides", explique Knutti à propos de son engagement. "Ils ont besoin de contexte et d'interprétation.

La science ne peut pas décider de la manière dont la société va réagir, mais elle peut fournir les bases d'une discussion orientée vers des solutions, éveiller l'intérêt, et mettre en évidence les points aveugles".

Sophie Mützel : "La numérisation touche tous les domaines de la vie. Dans ma partie de la chronique, je m'intéresse en particulier à des aspects moins évidents, voire lentement insidieux, apparemment mineurs, de la numérisation de notre quotidien, mais qui peuvent avoir des conséquences à long terme".

C'est Dominique de Quervain qui ouvre le bal des "paroles en clair". Dans sa contribution il demande que Long Covid soit maintenant à l'ordre du jour politique. Car, dit de Quervain : "Pendant les derniers mois de la pandémie, la politique s'est surtout concentrée sur la prévention des infections afin de ne pas surcharger le système de santé. Maintenant, le problème de Long Covid doit être mis en avant".

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