Comparis.ch et L'Hebdo toujours à couteaux tirés
Le comparateur en ligne Comparis.ch retire sa demande de décision superprovisoire visant à empêcher la diffusion de l'accusation de piratage formulée par l'hebdomadaire romand L'Hebdo. L'article incriminé ayant déjà été publié jeudi, cette demande est de toute façon sans objet.
Pour comparis.ch, l'affaire n'est pas close pour autant : ce retrait ne signifie pas que Comparis.ch confirme les reproches formulés à son encontre dans l'article, constate l'entreprise dans un communiqué de vendredi. Entre-temps, il s'est avéré que le piratage d'un site web de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) du 28 septembre 2011 était une action individuelle et privée d'un collaborateur de comparis.ch sur son lieu de travail. Comparis.ch attend maintenant la réaction de L'Hebdo et de Ringier avant d'examiner la suite de la procédure, comme l'a précisé son porte-parole Felix Schneuwly.
L'Hebdo reproche à l'entreprise d'avoir tenté de pirater un site web de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour ses comparaisons de primes d'assurance maladie. L'article est paru jeudi malgré une décision superprovisoire que Comparis.ch avait imposée avant la publication. L'Hebdo a fait valoir qu'il était trop tard pour se rétracter.
Après s'être d'abord vigoureusement défendu contre ces accusations, comparis.ch a dû faire marche arrière jeudi soir. Un collaborateur aurait reconnu avoir "vérifié" les mesures de sécurité du site web de l'OFSP le 28 septembre 2011. Comparis.ch a licencié le collaborateur et l'a mis à pied avec effet immédiat. L'intéressé a "agi de sa propre initiative et à aucun moment sur mandat commercial". Sa démarche constitue une violation des directives internes.
Non impliqué dans la recherche de primes
En outre, le collaborateur en question n'aurait "en aucun cas été impliqué dans la consultation des primes d'assurance maladie". Comparis.ch n'aurait en aucun cas tenté de se procurer les primes d'assurance maladie par des moyens illicites. Comparis.ch a utilisé les données publiques de l'OFSP avec une méthode courante et légale selon le Tribunal fédéral, le "crawling". Cette technique est utilisée par tous les moteurs de recherche. L'OFSP ne reproche pas non plus à Comparis.ch d'avoir commis une infraction. (ats)
