Lufthansa fait peau neuve dans une ambiance de renouveau
Avec une identité visuelle entièrement repensée, Lufthansa se lance à la conquête de nouveaux objectifs stratégiques. Le groupe mobilise actuellement toutes ses capacités en Europe pour repeindre ses avions, a déclaré Carsten Spohr, PDG du groupe.

Outre la forte croissance de la filiale à bas prix Eurowings, les avions de la marque principale Lufthansa doivent également être repeints selon le nouveau design présenté pour la première fois dans son intégralité. Ce processus chez Lufthansa durera probablement sept ans, car on utilise les délais normaux pour les nouvelles peintures.
Lors de la cérémonie, on a pu voir un Boeing 747-8 et un Airbus A321 dans leur nouveau look, qui présente également une nouvelle forme du symbole centenaire de la grue. D'ici la fin de l'année, 40 jets devraient déjà porter la nouvelle robe, qui a suscité quelques discussions sur les réseaux sociaux en raison de l'absence de la couleur de base jaune sur le fuselage. La couleur sera toutefois conservée, notamment aux points d'interaction avec les clients, comme aux guichets, et sera utilisée de manière plus ciblée, a déclaré le directeur du marketing Alexander Schlaubitz.
"En pleine forme"
Les clients, les actionnaires et les collaborateurs ont été mis à rude épreuve pendant trois années d'assainissement, a expliqué Spohr. En revanche, le groupe a connu en 2017 le meilleur exercice de son histoire. Les chiffres seront communiqués en mars. Et : "Notre société de base, Lufthansa, est à nouveau au mieux de sa forme". Le nouvel univers de marque est pour lui la cerise sur le gâteau de la modernisation, a déclaré Spohr.
Le fait que Lufthansa ait convenu avec le syndicat Verdi d'une convention collective à long terme pour les quelque 30'000 employés des services au sol s'accordait bien avec le jour férié. Dans une première étape, ils devraient obtenir une augmentation de 3 pour cent avec effet rétroactif à partir du 1er février.
Une deuxième étape au 1er mai 2019 s'élèvera également à 3 pour cent, mais sera liée au succès économique des différentes filiales, comme l'ont indiqué les deux parties. Si les objectifs convenus pour la société de fret Lufthansa Cargo ou la filiale de catering LSG n'étaient pas atteints, les salaires n'augmenteraient que de 1,8 pour cent lors de la deuxième étape. La compagnie a également conclu des conventions collectives à long terme avec les pilotes et le personnel navigant commercial.
Extension d'Eurowings
La plate-forme Eurowings, sur laquelle plusieurs compagnies proposent des vols, doit devenir cette année encore le troisième plus grand prestataire de services de point à point en Europe, avec plus de 200 avions. Pour ce faire, elle a acquis environ 70 avions issus de l'héritage d'Air Berlin, qui doivent maintenant être repeints.
"Entre-temps, environ 80 pour cent des équipages ont posé leur candidature chez nous", a poursuivi le patron de la maison mère de Swiss. Après la sortie d'Air Berlin du marché, il s'attend à une concurrence d'autant plus rude avec des concurrents mieux positionnés. Les capacités d'Air Berlin seront remplacées "à 110 pour cent".
Les avions de la filiale belge Brussels Airlines ne seront pas repeints aux couleurs d'Eurowings. Les 50 avions de cette filiale font néanmoins partie du groupe Eurowings. Spohr a garanti aux Belges qu'ils conserveraient leur indépendance. "La marque ne sera pas touchée".
La compagnie conservera également de forts éléments belges sur le court et moyen-courrier, car elle représente une certaine valeur en tant que marque sur le marché belge. En outre, elle assume à Bruxelles le rôle important d'organiser le centre long-courrier d'Eurowings avec une vingtaine d'avions à Düsseldorf, Munich et Bruxelles.
Brussels Airlines est issue de l'ancienne compagnie nationale Sabena et est traditionnellement très présente sur le marché africain. L'indépendance de la compagnie est considérée comme un enjeu politique en Belgique. Le groupe Lufthansa avait entièrement repris l'entreprise l'année dernière et s'est séparé cette semaine du président du groupe Bernard Gustin.
Il se serait opposé aux projets de coopération avec Eurowings. Il a été remplacé par la manager de Lufthansa Christina Förster. Spohr n'avait pas de nouvelles du candidat à la reprise Alitalia. Lufthansa ne serait intéressée que par une compagnie déjà restructurée. (SDA)
