L'association des télécommunications veut débloquer l'introduction de la 5G

L'Association suisse des télécommunications (Asut) souhaite lever les obstacles au développement et aux investissements liés au déploiement de la nouvelle génération de téléphonie mobile, la 5G. En effet, le retard considérable pris dans le déploiement de la 5G aurait de graves conséquences. Selon une étude, d’ici trois ans, plus de 60 % du trafic Internet mobile ne pourrait plus être pris en charge.

5G

Dans un communiqué publié vendredi, Asut demande aux politiques et aux autorités de soutenir le renouvellement nécessaire des réseaux de téléphonie mobile et de débloquer l'extension et les investissements. Les derniers mois ont justement montré l'importance de réseaux de communication performants pour la société et l'économie.

 

Nécessité de développer les infrastructures

Au vu de la situation économique actuelle, il est incompréhensible que le secteur de la téléphonie mobile soit empêché d'investir dans l'important développement des infrastructures de la Suisse. Les opérateurs de téléphonie mobile investissent chaque année entre un demi-milliard et un milliard de francs dans l'extension du réseau mobile.

Lors de l'introduction de la dernière génération de téléphonie mobile 4G/LTE en Suisse, plus de 10'000 stations émettrices ont été équipées de la nouvelle technologie en l'espace de quelques années. En l'espace de trois ans, plus de 60% des sites ont été équipés et en 2017, la 4G/LTE était disponible sur l'ensemble du territoire.

Bien que les différences radiotechniques entre la 4G et la 5G soient bien moindres que celles des anciennes générations de téléphonie mobile, l'introduction de la 5G est retardée, voire bloquée, dans de nombreux cantons et communes, critique l'Asut.

 

La résistance est présente

Ainsi, pour les nouvelles installations ou les transformations soumises à autorisation, le temps nécessaire à l'obtention d'une autorisation de construire en première instance a augmenté de 37% depuis 2018 et il faut aujourd'hui plus de sept mois. Les recours jusqu'au Tribunal fédéral peuvent retarder la construction ou la transformation d'une installation pendant des années.

En plus de la longueur des procédures, il s'avère que de nombreuses communes et cantons ne traitent plus du tout les demandes de nouvelles installations ou de modifications d'installations. Mais le blocage ne concerne pas seulement les procédures d'autorisation. Même les adaptations d'installations de téléphonie mobile existantes, qui ne nécessitent qu'une notification, durent aujourd'hui sept fois plus longtemps qu'en 2018. (SDA)

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