Facebook se montre peu coopératif avec les forces de l'ordre suisses
Depuis 2013, les autorités pénales suisses ont demandé des données à Facebook dans plus de 360 cas. La plupart du temps, il s'agissait de terrorisme. Le réseau social n'a coopéré que dans 110 cas.

C'est ce qu'écrit la SonntagsZeitung dans son édition actuelle. Dans la plupart des cas, les demandes proviennent de l'Office fédéral de la police (Fedpol) - des données telles que les adresses IP ou les adresses e-mail ont été demandées.
En ce qui concerne les délits, le terrorisme est "clairement au centre", explique une porte-parole de Fedpol au journal. Et lorsque les cantons, dont les demandes passent aussi par la Confédération, s'adressent à Facebook, il s'agit le plus souvent de délits contre la vie et l'intégrité corporelle et d'atteintes à l'honneur.
Facebook n'offre aucune aide, en particulier pour les délits qui ne sont pas punissables aux États-Unis. Il s'agit par exemple de la diffusion de propagande illégale. En revanche, selon Fedpol, les demandes "Emergency" fonctionnent "très bien". Celles-ci interviennent en cas d'enlèvement d'enfant, de prévention du suicide ou de danger imminent en général. Dans douze de ces cas au premier semestre 2017, Facebook a fourni les données demandées dans huit d'entre eux.
La plupart des demandes d'aide de la Suisse sont rejetées par Facebook. Néanmoins, la collaboration s'est améliorée au cours des dernières années, affirme Fedpol. La commission juridique, qui veut obliger les géants étrangers de l'informatique à créer une représentation en Suisse pour faciliter l'accès des autorités, trouve que cela ne va pas assez loin. Sa proposition est à son tour rejetée par le Conseil fédéral - et n'a pas été commentée par Facebook auprès de la SonntagsZeitung. (hae)
