Le Conseil de la presse rappelle les règles d'éthique professionnelle
Après l'affaire de la sociothérapeute genevoise assassinée, le Conseil de la presse rappelle aux journalistes les règles de leur éthique professionnelle. La protection de la sphère privée a été violée.
L'assassinat de la sociothérapeute genevoise et ses circonstances dramatiques ont suscité un grand écho compréhensible auprès de la population et des médias, estime le Conseil de la presse dans un communiqué de lundi. Toutefois, le public a eu l'impression d'une couverture médiatique inégale : Le Conseil de la presse rappelle donc les règles qui régissent la couverture de tels événements. Elles concernent la protection de la sphère privée de la victime et de ses proches, mais aussi du meurtrier présumé.
Dans un premier temps, lorsque les deux personnes étaient portées disparues, les médias ont logiquement publié leurs images afin de soutenir l'enquête. Mais dès que la victime a été découverte et que l'auteur présumé a été arrêté, les règles déontologiques habituelles ont repris le dessus. Sans le consentement de la personne concernée, les médias étaient donc tenus, à partir de ce moment-là, de renoncer à l'identification par le nom et l'image.
Enfin, le Conseil suisse de la presse rappelle que les journalistes, selon ses Directives se montrer particulièrement réservés envers les personnes "en situation de détresse ou sous le choc d'un événement, ainsi qu'envers les personnes en deuil".
