Conseil de la presse : plainte contre Blick partiellement acceptée
Les médias sont autorisés à rendre compte des accidents. Ils ne peuvent toutefois divulguer l'identité des personnes concernées que s'il existe un intérêt public prépondérant justifiant une telle divulgation par rapport à la protection de la vie privée de ces dernières.
C'est ce que rappelle le Conseil de la presse dans sa prise de position 18/2012. En janvier 2012, Blick rapporte : "Une banquière (27) de Baar meurt pendant ses vacances de plongée". La défunte était identifiable sur la base de plusieurs indications dans l'article et d'une photo, raison pour laquelle sa sœur
Conseil de la presse. Etant donné que la femme accidentée n'était pas une personne d'intérêt public, la rédaction aurait dû renoncer à publier la photo et d'autres données d'identification, constate le Conseil de la presse dans sa décision.
En revanche, le Conseil de la presse estime que la dignité humaine de la défunte n'a pas été violée. Ni celles-ci ni leurs proches n'ont été rabaissés dans leur humanité par le reportage. Blick n'a pas non plus présenté les faits de manière sensationnelle.
