Les langues des signes reconnues comme patrimoine culturel de l'UNESCO
Les langues des signes viennent d'être reconnues par la Suisse comme patrimoine culturel immatériel et ont été inscrites sur la liste des traditions vivantes de la Suisse. C'est ce qu'a annoncé mardi l'Office fédéral de la culture.
En adhérant à la Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la Suisse s'est engagée à élaborer un inventaire des traditions vivantes en Suisse et à le mettre à jour périodiquement. A l'occasion de la mise à jour de cette année, les trois langues des signes suisses - la Deutschschweizer Gebärdensprache (DSGS), la Langue des Signes Française (LSF) et la Lingua die segni Italiana (LIS) - ont enfin fait leur entrée dans cette liste des traditions vivantes.
Les langues des signes constituent un patrimoine culturel immatériel important en Suisse. Elles offrent la possibilité d'élargir la pensée et d'acquérir de nouvelles connaissances. Celui qui signe pense en images. La culture des sourds vit à travers la langue des signes : ouverte, spontanée, créative, visuelle, solidaire et généreuse. L'élément central de cette culture est la langue des signes en tant que forme linguistique autonome. En font partie ses dialectes et l'échange culturel étroit avec des traditions communes. La culture des sourds se caractérise par un fort sentiment d'appartenance qui repose sur l'élément central, la tradition et l'identité communes,
Pour la Fédération suisse des sourds, il est clair que les langues des signes doivent enfin être reconnues juridiquement. La Fédération suisse des sourds attend du Conseil fédéral une mise en œuvre rapide et conséquente de la motion 22.2873 Reconnaissance de la langue des signes par une loi sur les langues des signes, qui charge le Conseil fédéral de créer une loi fédérale sur la reconnaissance juridique des langues des signes suisses et sur l'égalité des personnes malentendantes.

