L'équipe de Suisse au banc d'essai des médias sociaux : Granit Xhaka est le leader

La sélection suisse s'est qualifiée avec succès pour les huitièmes de finale. Il est temps d'analyser la présence des footballeurs suisses sur les réseaux sociaux. Outre leurs performances sur le terrain, qui parvient à attirer l'attention sur les réseaux sociaux ? Un nombre élevé d'abonnés ne suffit pas à lui seul à faire d'un joueur une véritable star des réseaux sociaux.

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Si l'on regarde le nombre de fans de nos joueurs, Xherdan Shaqiri est clairement le vainqueur avec un total de 2,9 millions de fans sur Facebook et Instagram. Mais c'est un autre qui a le meilleur score de social soccer : Granit Xhaka, avec 2,5 millions de fans, a plus de succès que son collègue. Mais comment ce succès est-il mesuré ?

Différents facteurs jouent ici un rôle : la combinaison du nombre de fans, de posts et de réactions des followers renseigne sur l'activité du joueur et de sa communauté et donne ce que l'on appelle le taux d'engagement. Si le contenu posté par Xhaka est ennuyeux, trop publicitaire ou même non pertinent, il sera peut-être remarqué, mais ne recevra pas de passes d'engagement. En revanche, si son post correspond exactement à l'intérêt de sa communauté, il sera récompensé par de nombreux commentaires, partages et likes. Ainsi, si le joueur entretient une relation étroite avec ses fans et propose un contenu pertinent, ceux-ci resteront proches de lui et placeront leur star en tête du taux d'engagement.

Akanji et Mvogo, respectivement 4e et 5e de notre liste Social Soccer Score, en sont un bon exemple. Ils ont certes de loin le plus petit nombre de fans sur Facebook, mais leurs contenus plaisent à la base de fans et leur apportent plus d'engagement que leurs collègues par rapport à la taille de leurs fans.

Les créateurs de jeux sur le web social

Outre le taux d'engagement, d'autres indicateurs importants sont au centre de l'attention, notamment lorsqu'il s'agit d'influencer ses fans et de renforcer sa propre marque personnelle. Le leader Xhaka convainc sur toute la ligne. Un grand nombre de followers, une gestion active des canaux avec des contenus qui ont du succès auprès de la communauté. Derrière les 14% de sa communauté indonésienne, nous supposons que ce sont des supporters d'Arsenal FC. Les clubs de football anglais sont traditionnellement très populaires dans les pays asiatiques.

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Dans le cas de Xerdan Shaqiri, par exemple, il est étonnant de constater qu'après une année en Premier League, il n'a pu se constituer "que" 100K fans en Grande-Bretagne - en comparaison avec ses trois dernières stations en Italie, en Allemagne et en Suisse, c'est plutôt faible pour une ligue qui a des affinités avec les réseaux sociaux. La valeur de sa marque personnelle devrait donc rester stable, surtout dans ces pays, voire augmenter au fur et à mesure que la Coupe du monde se prolonge pour l'équipe nationale suisse.

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Chez Stephan Lichtsteiner, en revanche, la marque personnelle est très dominante en Italie. Après sept ans à la Juventus de Turin, 65 % de sa communauté vient d'Italie. Pendant ce temps, seuls 2 % le suivent depuis la Suisse. Il sera intéressant d'observer comment il parviendra à enthousiasmer les personnes de Grande-Bretagne sur le web social chez son nouvel employeur, le FC Arsenal.

Si l'on regarde la pertinence des footballeurs en fonction de l'âge des utilisateurs des médias sociaux, on constate rapidement que c'est surtout le jeune groupe cible qui suit très activement. Cette tendance peut être observée de manière générale chez tous les joueurs de l'équipe nationale.

Il semble également y avoir une coupure générationnelle en ce qui concerne le choix des réseaux sociaux. La moitié la plus jeune de notre équipe nationale de football n'a plus de page officielle sur Facebook. En revanche, tous sans exception sont présents sur Instagram.

Le score social soccer

Après le Social Athlete Score des athlètes olympiques suisses, PRfact publie pour la deuxième fois le Social Score des sportifs suisses. Actuellement, PRfact a analysé le Social Soccer Score de l'équipe nationale suisse de football. Comment se calcule le Social Soccer Score ? Tout d'abord, les différents profils de médias sociaux (Facebook et Instagram) des footballeurs ont été analysés et évalués en tenant compte du nombre de fans et de followers. PRfact a également évalué l'activité des joueurs sur leur profil et le nombre de fois où ils ont publié des messages au cours des trois derniers mois jusqu'au début de la Coupe du monde. En outre, l'activité des fans a été évaluée et un taux d'interaction a été calculé pour chaque compte. Afin de pouvoir les comparer entre eux, ces trois indicateurs ont ensuite été réunis pour former un score spécifique, le Social Soccer Score (SSS).

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