
"Se rendront-ils compte un jour que je ne suis pas aussi bon qu'ils le pensent ?" Le "syndrome de l'imposteur", diagnostiqué pour la première fois en 1976, décrit cette peur d'être démasqué comme imposteur. Et selon des études, environ 70% des cadres y sont confrontés au moins une fois au cours de leur carrière. Devant plus de 200 invités, une table ronde très divertissante s'est déroulée à l'Aura de Zurich.
Dans leur allocution de bienvenue, Petra Dreyfus et Livio Dainese, CEO de Wirz, ont d'emblée mis à l'épreuve les représentants, parfois de haut rang, de l'économie et de la communication en leur demandant qui avait déjà eu l'impression d'être un imposteur dans son propre rôle. La plupart des mains dans la salle se sont levées, confirmant ainsi la pertinence du thème.
En tant qu'imposteur quasi-professionnel, le magicien Pat Perry a ensuite apporté un peu de réconfort à la table ronde en lui démontrant de manière convaincante que les gens aiment bien se laisser berner. Puis Beatrice Tschanz, Timm Klose, Stefan Büsser et Dr. Elena Gross sont montés sur scène avec l'animatrice Mona Vetsch pour une des tables rondes les plus passionnantes des 52 ans d'histoire du cocktail Wirz.
Il est significatif qu'il ait été difficile de trouver des invités pour cette table ronde sur ce thème délicat, a mentionné Mona Vetsch qui, avec ses talons de 10 cm, a commencé par se présenter comme une imposteur au sens le plus direct du terme. Beatrice Tschanz, conseillère en communication encore très sollicitée aujourd'hui et inoubliable pour sa gestion souveraine de la crise Swissair, a été à l'origine de nombreux bons mots spontanés. Elle a notamment révélé qu'elle avait accepté le poste au sein de la compagnie aérienne parce que le CEO de l'époque avait honnêtement fait des confidences sur ses propres capacités de communication. Le footballeur professionnel Timm Klose, qui a récemment pris sa retraite, a parlé ouvertement du dilemme du sportif de haut niveau entre une attitude dominante et la difficulté d'être sifflé par 60 000 personnes à chaque fois qu'il touche le ballon.
Elena Gross, qui est en train de s'implanter sur le marché américain avec son entreprise et un nouveau traitement contre la migraine, a décrit l'omniprésence de l'imposture dans la culture américaine. Elle a également abordé le thème de l'énergie positive qui peut naître du sentiment de sa propre insuffisance - comme moteur et motivation pour travailler encore plus dur sur soi-même. Une thèse à laquelle s'est rallié l'animateur de télévision, comédien et entrepreneur à succès Stefan Büsser, qui a lui-même avoué - tout comme les autres participants - qu'il fallait de temps en temps "Fake it til' you make it" et a été invité avec insistance par Beatrice Tschanz à dormir davantage.

Une fois la discussion terminée sous les applaudissements, Petra Dreyfus et Livio Dainese ont quitté les invités pour la partie sociale de la soirée avec la belle conclusion qu'un doute occasionnel sur soi-même peut être considéré comme une marque de fabrique des personnes particulièrement talentueuses et performantes. Et qu'il est tout de même plus agréable de supporter de temps en temps quelques commentaires négatifs sur les médias sociaux que de se faire engueuler par des dizaines de milliers de personnes en colère dans le cadre de son travail.
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Le cocktail Wirz de cette année - le 51e - était consacré au plaisir, par conviction. "Nous vivons une époque sérieuse. Qu'est-ce qui nous fait encore rire ?", a demandé d'emblée le co-CEO de Wirz, Livio Dainese, avant de conclure : "L'humour, c'est quand on rit quand même. Celui qui rit dépose son armure. Ce n'est qu'en se détendant intérieurement que l'on trouve de nouvelles idées". Et a appelé tous les invités à laisser leur réserve au vestiaire avec leur manteau et leur veste. Et ce n'était pas un problème : pour la photo, la plupart des quelque 300 invités ont mis leur nez rouge de clown.
Petra Dreyfus, Co-Ceo, a décerné une couronne à son collègue Dainese pour son humour, même s'il est parfois très surprenant, surtout dans les réunions avec des personnes plutôt étrangères : "La plupart du temps, je suis contente des blagues de Livio". Celle-ci aurait déjà donné une toute nouvelle orientation à certaines réunions. Tous les participants se sont également prêtés de bonne grâce à l'exercice du coach de rire Christian Hablützel, invité sur le podium, qui consistait à prendre les problèmes en main puis à les ranger - certains se contentant toutefois de sourire doucement au lieu de rire aux éclats. L'effet escompté était néanmoins atteint : le jeu nous rend plus détendus, libère de la dopamine et procure ainsi des sentiments de bonheur.

Des experts qui s'occupent professionnellement de l'amusement et du jeu ont peuplé le Wirz-Podium à l'Aura de Zurich, animé par la philosophe de la SRF Barbara Bleisch. Roberto Siano, joueur et psychologue (par ailleurs chargé de cours à la ZHAW), utilise des jeux pour l'introduction de nouveaux collaborateurs, pour des négociations ou des tâches d'innovation. Il associe le jeu et le plaisir au business : "En tant que chef d'équipe, je peux aussi commencer une réunion par un petit jeu, cela crée un bon cadre, mais il faut aussi parfois du courage", a-t-il expliqué. Le jeu "Trois mensonges, une vérité" permet ainsi de briser la glace et offre en outre de nombreux sujets de discussion.
Angela Vögtli du Gamorama de Lucerne, un musée du jeu, mise sur la force des jeux : "Kampf gegen das Bünzlitum" ou "Arschlochkind" sont les noms des jeux qu'elle a développés et qui ont le statut de best-sellers. Ils misent sur l'humour, qu'elle a elle-même montré sur le podium, elle qui a grandi sans télévision mais avec un baby-foot. "Je sais très bien rire de moi quand les choses tournent mal, comme hier lorsque j'ai commandé une pizza pour Zurich au lieu de Lucerne", explique Vögtli.

Dominic Deville, qui a quitté son émission de satire télévisée au printemps dernier après 150 épisodes, est plutôt enclin à l'humour noir. Il a reconnu sur le podium : "Les humoristes ne sont pas forcément des gens drôles. Faire de l'humour, c'est de la comptabilité". Il a néanmoins eu des rieurs de son côté lorsqu'il a admis avoir "démoli des appartements entiers" en perdant des jeux. Christian Hablützel, formateur de rires, clown et coach de yoga du rire, a également apporté un côté sérieux : "Rire et pleurer sont très proches l'un de l'autre. Et : il existe des études qui prouvent que l'on rit plus en période d'insécurité".
Rire et jouer détend et procure un nouveau sentiment de communauté - les participants au podium étaient unanimes sur ce point. Et un plongeon courageux dans la piscine à balles multicolores, dont certains invités ont fait un usage intensif, n'a pas seulement provoqué de nombreux rires, mais a également donné un sentiment de retour en enfance.
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Mardi soir, Livio Dainese et Petra Dreyfus ont accueilli comme d'habitude avec charme les quelque 300 invités de la 50e édition du cocktail Wirz. Les co-CEO de Wirz ont avoué avec humour être le contraire de ceux qui aiment prendre des risques : ils vivent encore dans le même canton que celui où ils ont grandi et sont tous deux chez Wirz depuis longtemps. Mais le travail avec les clientes et les clients serait déjà marqué par l'audace : S'aventurer sur un nouveau terrain, avoir le courage de prendre des risques. C'est ce qu'ils vivent tous les deux dans leur métier. Le thème de cette année était parfaitement adapté : se faire tatouer - en direct sur scène. Peu de temps après, Nicole Pongracz des CFF se fait effectivement tatouer en direct, pendant le podium, par la tatoueuse Luna.
Pendant ce temps, les invités du podium discutent sur la scène. Il s'agit de : Christian Aeby, Priska Amstutz, Bernhard Heusler et Lutz Jänke. Tous les quatre ont osé quelque chose dans leur vie. Ils en ont tiré les leçons : Celui qui ose et qui ne gagne pas a quand même appris quelque chose qui est précieux pour avancer. Cela peut rendre fier. L'expérience est aussi un gain. L'animatrice Mona Vetsch mène la discussion avec sérénité.
Pour finir, les quatre invités font une déclaration sur le thème des nouveaux départs : selon Christian Aeby, il faut de la curiosité, essayer de nouvelles voies. Priska Amstutz oppose les petits besoins de sécurité à une grande disposition à prendre des risques. Lutz Jäncke plaide pour éviter l'ennui. Sinon, le cerveau se dégrade. Et selon Bernhard Heusler, il faut être avide de nouveautés.
Après le podium et pendant l'apéro riche, deux jokers de Wirz distribuent des cartes d'inspiration qui invitent à sortir de sa zone de confort. Conseil sur ma carte : apprenez par cœur une danse de Tiktok et filmez-vous en train de la faire ! Il est également possible de se faire tatouer lors de l'apéro riche qui suit. Une soirée inspirante.








C'est devenu une année très particulière. Avec des répercussions que l'on ne peut même pas encore imaginer aujourd'hui, peut-on lire dans un communiqué du groupe Wirz publié mardi. La 50e édition du Wirz Cocktail est donc reportée à l'année prochaine.
Le groupe justifie le report de l'événement par la situation actuelle trop confuse. La protection des hôtes et des collaborateurs est tout simplement trop importante. Le groupe Wirz communiquera sur la nouvelle date en 2021 dès qu'il en saura plus.
Animée par le présentateur de la SRF Julian Thorner, cette soirée a vu se succéder sur le podium la politicienne PVL Chantal Galladé, la fondatrice de Zattoo Bea Knecht, l'ex-champion du monde de ski Daniel Albrecht ainsi que l'ancienne présentatrice de "Nachtwach" Barbara Bürer, sous la devise "Klar zum Wenden - Weil das Leben keine Gerade ist".
Les interventions des panélistes allaient d'anecdotes joyeuses à des récits d'expériences très personnelles sur la manière dont on gère différemment la prise de décisions.
Des changements de direction choisis et des coups du sort insoupçonnés
Chantal Galladé, qui a changé de direction par excellence en passant du PS aux Verts libéraux, a su divertir le public, tout comme l'entrepreneuse informatique Bea Knecht qui, en raison de son passé d'homme, s'est décrite comme un test A/B Google ambulant, ce qui lui a valu de nombreux rires.
Il en va de même pour Daniel Albrecht, qui a impressionné le public avec ses explications sur la période qui a suivi sa grave chute sur la légendaire Streif et son combat pour revenir à la vie. Last but not least, l'ancienne hôtesse de "Nachtwach" Barbara Bürer a prouvé qu'elle savait non seulement très bien écouter, mais qu'elle avait aussi beaucoup de choses à raconter. Elle a par exemple parlé de la nostalgie de la Suisse qui la tenaillait lorsqu'elle était rédactrice de l'hebdomadaire "Zeit" à Hambourg, ou de la façon dont elle s'imaginait déjà à Wimbledon lorsqu'elle était une jeune joueuse de tennis talentueuse.
Les invités ont pris congé des participants au podium sous les applaudissements. Lors de l'apéro riche qui a suivi au "Aura", les participants au podium et le public ont encore eu des échanges stimulants entre eux.

D'autres photos exclusives de la rédaction pour le Wirz Cocktail 2019 sont disponibles dans le Who is Who de la Werbewoche 11-12/2019.
Nous ne pouvons pas les éviter, les missionnaires : Dans les médias sociaux, des points de vue, des conseils et des appels nous parviennent toutes les secondes pour nous dire comment nous pourrions améliorer notre vie et le monde. Aucun sujet n'est trop pointu pour ne pas être élevé au rang de religion - même s'il s'agit de savoir si le vélo de course doit être ralenti par des freins sur jante ou à disque.
"Si nous sommes convaincus de quelque chose, nous voulons aussi que notre environnement se mette sur le droit chemin", a médité le co-CEO de Wirz Communications et cycliste passionné Livio Dainese dans son introduction au 48e Wirz Cocktail, qui a attiré mardi soir plus de 300 invités du secteur de la communication à l'Aura de Zurich. Selon lui, ce n'est toutefois pas tant par charité que pour apporter une aide : l'homme est reconnaissant des règles qui lui permettent de s'orienter dans ce monde de plus en plus complexe - c'est le point sur lequel tous les participants à la table ronde dirigée par Mona Vetsch étaient d'accord.
Par amour du prochain ou de soi-même ?
Même l'ancien punk Dominic Deville, aujourd'hui animateur d'une émission de radio sur SRF, a fait l'expérience, en tant qu'enseignant de maternelle, que l'anarchie n'est pas vraiment amusante, même pour les anarchistes primaires - les enfants -, ce qui l'a amené à devenir "l'enseignant de maternelle le plus sévère de Suisse centrale".
Pour Rolf Hiltl, l'évolution de l'opinion sur la mission s'explique surtout par la portée soudaine d'Instagram, Twitter et Snapchat. Sa propre mission pourrait tout simplement s'appeler Hiltl : Il a habilement fait du guacamole maison à base de petits pois - son entreprise végane ne pouvant plus être à l'origine du business mondial de l'avocat - un sujet récurrent.
Le journaliste et conseiller numérique Hansi Voigt est certes considéré comme le "messie de la numérisation des médias", mais il aimerait en fait prêcher pour une culture de l'ennui, comme il l'a avoué vers la fin de la discussion animée. Lauren Wildbolz, figure de proue du mouvement végane suisse, assume avec charme sa mission : elle veut sensibiliser les gens à leur responsabilité en tant que consommateurs. Car cette portée soudaine devrait être utilisée pour quelque chose de positif.
Il est fort possible que l'un ou l'autre ait refusé les boulettes lors de l'apéritif riche qui a suivi - non sans l'avoir partagé sur les médias sociaux avec #bonheur de la viande #machmit, bien sûr.
Est-ce que je dois vraiment le faire ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Est-ce que ça ne va pas se retourner contre moi ? "Why not ?", le thème du 47e Wirz Cocktail, est en fait une réponse aux questions du genre douteux, comme l'a révélé Livio Dainese, co-CEO de Wirz Communications, lors de son exposé d'introduction mardi soir à l'Aura am Paradeplatz. Une bonne publicité n'est pas possible sans ce "pourquoi pas ?", car sinon on ne produit rien d'exceptionnel, a-t-il expliqué devant exactement 361 invités issus des médias, du marketing et de l'économie.

"Je pense qu'il faut plus d'essais et d'erreurs si l'on veut, au lieu de s'améliorer à mort, mettre le monde ou du moins un secteur sens dessus dessous. Car qui s'enthousiasme pour des solutions "Me-too", même dans la communication ?", a-t-il ajouté en évoquant des échecs célèbres comme ceux d'Isaac Newton, Steve Jobs et Oprah Winfrey, avant que Petra Dreyfus, l'autre moitié de la nouvelle équipe à la tête de Wirz Communications, ne présente le podium de cette année.

Là, assis à la gauche et à la droite de la présentatrice de la SRF Mona Vetsch, se trouvaient la présidente de la ville de Zurich Corine Mauch, la présidente du parti PRD Petra Gössi, Kafi Freitag, active en tant que coach de vie et blogueuse, le président de l'EPFZ Lino Guzzella et l'ancien directeur général d'Uber pour les pays germanophones, Rasoul Jalali, qui ont discuté de décisions courageuses et de "faire simplement".

"Je vis très fortement selon le principe de l'essai et de l'erreur", a par exemple déclaré la présidente de la ville, autrefois active entre autres en tant qu'étudiante en sinologie et responsable des déchets de la ville d'Uster. "Je fais ce qui me convainc. Je n'ai jamais suivi de grand plan". Il en a été de même pour Lino Guzzella, fils d'immigrés italiens qui n'a appris l'allemand qu'à l'âge de six ans : "Personne n'aurait parié sur le fait que je deviendrais un jour président de l'ETH. Mes parents ne savaient même pas ce qu'était l'EPF".
Kafi Freitag a trouvé les mots de la fin : "Sur son lit de mort, personne ne s'occupe de l'échec. Mais seulement de toutes les choses que l'on n'a pas osé entreprendre", a déclaré la célèbre publiciste qui porte le principe "Pourquoi pas ? dans son nom même. On ne peut pas formuler plus clairement un encouragement à plus de courage. La discussion animée par le podium sur "Trial and Error", "Why ?" et "Why eigentlich not ?" a ensuite été approfondie pendant le cocktail riche.
Placé sous la devise "Quelle coïncidence : quelle est la probabilité de l'improbable ?", le 45e Wirz Cocktail entrera dans l'histoire de l'événement automnal traditionnel du groupe Wirz comme étant le plus fréquenté à ce jour. L'"AURA", choisi pour la première fois à cette fin dans le centre-ville de Zurich, s'est révélé être un lieu parfait pour l'événement, et les hôtes semblent avoir une fois de plus fait beaucoup de choses correctement.

Sous la direction de Mona Vetsch, brillante présentatrice de la SRF, le psychologue et chroniqueur Peter Schneider, Monika Bütler de l'Université de Saint-Gall, le CEO de Mercedes-Benz Suisse Marcel Guerry et la cheffe de groupe des Verts libéraux Tiana Angelina Moser ont discuté, plaisanté et fabulé. Cette dernière a su divertir le public avec des anecdotes amusantes sur le comportement de vote dans la Berne fédérale. Le plus grand rire de la soirée a été provoqué par l'habituel Peter Schneider, qui s'est montré surpris qu'à Berne, avant les votations importantes, l'un ou l'autre politicien soit apparemment "enfermé dans les toilettes".
"D'habitude, nous ne laissons rien au hasard dans le choix du thème. Cette année, oui. Cela a bien fonctionné", a déclaré Geri Aebi, CEO du groupe Wirz et hôte de la soirée, dans sa brève introduction habituelle au thème, également d'humeur joyeuse.
Après la table ronde, les invités ont eu l'occasion d'échanger leurs points de vue lors d'un apéritif riche. On ne sait pas dans quelle mesure les groupes qui se sont formés à cette occasion étaient des "connaissances de hasard". Il est d'autant plus certain que le "hasard" a offert suffisamment de sujets de discussion pour une longue et agréable soirée.
Nos abonnés trouveront d'autres photos de l'événement le vendredi 20 novembre dans la dernière édition imprimée de Werbewoche.