
Sur les stands, les visiteurs ont pu jouer à de nouveaux jeux à l'essai et s'entretenir avec les développeurs. Les files d'attente étaient longues devant les stands de Microsoft Xbox, d'Ubisoft avec son jeu "Star Wars Outlaws" et de Capcom avec "Monster Hunter Wilds".
Dans les jours à venir, l'affluence au salon grand public risque d'être encore plus grande, le samedi étant déjà complet. Le salon se termine dimanche. En 2023, 320 000 personnes se sont rendues à cet événement de la branche.
La présence de grands groupes technologiques américains est frappante. Ainsi, lors du spectacle d'ouverture Opening Night Live, la série "Secret Level", qui doit sortir en décembre sur Amazon Prime et qui réunit différents univers du monde du jeu, a été présentée. Le jeu Netflix "Squid Game : Unleashed" fait également l'objet d'une promotion lors du salon.
Les jeux VR veulent sortir de leur niche
En outre, il y a des nouveautés dans le domaine de la réalité virtuelle : le jeu d'action "Batman : Arkham Shadow" fait l'objet d'une publicité, il ne peut être joué qu'avec les lunettes VR Quest 3 de Meta, la société mère de Facebook.
Cela fait longtemps que l'on s'attend à ce que ce domaine visuellement prometteur sorte de sa niche, mais les jeux VR n'ont pas encore vraiment fait un carton. En fin de compte, c'est une sorte de problème de l'œuf et de la poule : il y a peu de demande parce qu'il y a peu d'applications, et il y a peu d'applications à cause de la faible demande.
Les lunettes VR, autrefois très chères, sont désormais disponibles pour moins d'argent, et il est possible qu'un marché de masse se mette en place petit à petit. Avec le jeu Batman, une nouvelle tentative est en cours.
Les jeux, une affaire de milliards
A la Gamescom, on voit surtout des jeunes. Le stand de "Civilization", un jeu de stratégie du studio Firaxis, suscite la nostalgie. C'est déjà la septième édition de ce classique qui va bientôt être rééditée. La première édition de Civilization date de 1991.
Les jeux informatiques et vidéo représentent un marché de plusieurs milliards d'euros : l'année dernière, les Allemands ont dépensé près de dix milliards d'euros pour des jeux, du matériel et des services en ligne. Au premier semestre de cette année, l'activité, qui avait connu une forte poussée de croissance dans les années Corona, s'est affaiblie. Globalement, l'augmentation des coûts et l'affaiblissement de la demande pèsent sur le secteur, ce qui a effrayé les investisseurs.
La Gamescom est un rendez-vous international, les développeurs allemands n'y jouent qu'un rôle secondaire - seuls environ cinq pour cent de l'argent dépensé en Allemagne pour les jeux sont consacrés à des jeux qui y ont été développés.
En Allemagne, environ 12 400 personnes travaillent dans le secteur des jeux vidéo pour quelque 950 entreprises, pour la plupart de petite taille. L'association professionnelle Game, qui organise la Gamescom en collaboration avec Koelnmesse, demande un soutien accru de l'État.
L'association voit un intérêt croissant
Selon le responsable des jeux vidéo Lars Janssen, le secteur a de bonnes perspectives. L'intérêt pour les jeux augmente, affirme le représentant de l'association.
Les jeunes ne sont pas les seuls à jouer à la console, à l'ordinateur ou au smartphone. "Il y a de plus en plus de gens qui continuent à jouer ou même qui commencent à jouer dans la cinquantaine ou la soixantaine".
Selon lui, les jeux du secteur sont si variés qu'ils peuvent répondre à des intérêts totalement différents. Janssen est également à la tête du studio Deck 13, qui a sorti des jeux d'action comme "The Surge" et "Atlas Fallen". (SDA/swi)
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