Conseil de la presse : les rumeurs doivent être vérifiées

Le Conseil suisse de la presse réprimande un article de la NZZ am Sonntag : l'auteure Milena Moser y avait écrit qu'un professeur de yoga avait prêché le célibat, mais qu'il aurait lui-même aménagé une sorte de harem.

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Elle a ainsi colporté une rumeur - sans la vérifier, critique le Conseil de la presse. Celui qui publie une rumeur doit impérativement la vérifier au préalable. Le Conseil suisse de la presse rappelle ce principe dans une prise de position publiée vendredi.

Dans l'article "Der Unterleib des Gurus", paru en mai 2015, l'auteur n'avait pas indiqué ses sources. A la demande d'un lecteur, la NZZ am Sonntag a fait savoir à ce dernier que les affirmations étaient des faits, comme l'écrit le Conseil de la presse. Ceux-ci proviendraient - s'ils ne sont pas mentionnés expressément - "des médias internationaux les plus divers (New York Times, etc.)". Dans le cas présent, le journal et l'auteur de l'article "n'ont manifestement pas vérifié la source de la rumeur", constate le Conseil de la presse. Le code de déontologie des journalistes a ainsi été violé.

Comme le Conseil de la presse le constate par ailleurs dans sa prise de position, la NZZ am Sonntag a recouru à "un argument original". Elle a en effet fait valoir que Milena Moser était une écrivaine et non une journaliste. Le code de déontologie des journalistes n'est donc pas applicable.

"A une époque où il est normal que des sportifs, des acteurs de cinéma et des artisans écrivent régulièrement des chroniques dans des produits médiatiques, il s'agit de peser cet argument de plus près", constate le Conseil de la presse. Il conclut toutefois qu'il est "sans importance que ce soit une journaliste, un écrivain ou le concierge de la NZZ qui signe l'article". (ATS)

 

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