Conseil de la presse : les prénoms et noms courants peuvent être utilisés comme pseudonymes
Les médias ont le droit d'utiliser un nom et un prénom largement répandus pour anonymiser une personne. Ceci si la mention "nom modifié" à la fin d'un article indique qu'il ne s'agit pas du vrai nom.
C'est la conclusion à laquelle parvient le Conseil suisse de la presse dans une prise de position publiée mardi. Il a rejeté les plaintes de deux porteurs du prénom et du nom utilisés pour l'anonymisation.
En novembre 2011, 20 Minuten Online, puis l'édition imprimée de 20 Minuten et le Newsnet du Tages-Anzeiger avaient annoncé qu'un entraîneur de football junior et arbitre de 25 ans terrorisait accessoirement des mineurs en tant que chef d'une bande de jeunes. Les articles nomment l'intéressé par un prénom et un nom de famille répandus, mais indiquent par un Astérix et la mention correspondante "Nom modifié" à la fin du rapport qu'il ne s'agit pas du vrai nom.
Deux porteurs du nom utilisé se sont plaints auprès du Conseil de la presse et ont dénoncé une atteinte à leur réputation. L'un des plaignants soupçonnait même que l'utilisation de son nom n'était pas fortuite, mais avait pour but de lui nuire dans son activité politique de parlementaire cantonal.
Le Conseil de la presse comprend certes l'irritation des plaignants. Dans le cas présent, une confusion sur la base de la mention "noms modifiés" lui semble exclue. Car pour que le risque de confusion apparaisse comme réel, il faudrait que d'autres éléments d'information (par exemple les éléments entraîneur de football junior et arbitre) concordent. (ats)
